Les églises de l’Isère

 

Ce répertoire est établi par cantons.

 

Nota : sauf exception, les inscriptions paléochrétiennes et leur bibliographie (détaillées dans la Carte archéologique de l’Isère) ne sont pas décrites ici.

De même, pour ne pas alourdir la bibliographie, pour les très nombreuses inscriptions campanaires on se reportera à l’ouvrage de G. VALLIER : inscriptions campanaires du département de l’Isère (1886).

 

 

 

  ARRONDISEMENT DE GRENOBLE

                                                          

 

 

CANTON D’ALLEVARD

 

ALLEVARD

 

Ancienne église Saint Marcel : de style roman tardif, elle s’élevait jusqu’au 19ème siècle à proximité de l’emplacement de l’actuelle église. Elle est citée dans le cartulaire de Saint Hugues (vers 1100) sous la forme « ecclesia Sancti Marcelli de Burgo Alavare ». Il en subsiste la porte d’entrée en chêne massif, de style roman tirant sur le gothique, conservée au musée « Jadis Allevard ».

 

Ancienne chapelle : également citée dans le cartulaire de Saint Hugues : « capella in eadem parrochia ». Son vocable n’est pas connu. Il en subsiste le lieudit « la Chapelle ».

 

Commanderie : au 12ème siècles les templiers auraient possédé à Allevard une maison dépendant de la commanderie d’Echirolles. Aux templiers succédèrent les hospitaliers de Saint Jean de Jérusalem et c’est de cette époque que daterait l’appellation donnée au quartier dit « de Jérusalem ».

 

Maladrerie : elle est citée en 1276, « maderia de Alavardo » et dans une reconnaissance passée le 30 avril 1291 en faveur de Pierre Bigot et Brusse Dolle pour une pièce de terre « joignant le chemin public et la terre de maladrerie d’Allevard ». Elle est également mentionnée dans le pouillé de l’église cathédrale de Grenoble de 1497 : « léproseria d’Alavardi ».

 

Hôpital : il est cité à la fin du 13ème siècle dans le compte de decime : « hospitale Hierosolimitanum de Alavardo » et dans le pouillé de 1497 : « hospitalia de Alavardi ».

 

Eglise Saint Marcel : édifiée en 1863 dans le style gothique ogival en remplacement de la première église. Elle conserve une cloche du 18ème siècle et un autel de 1863 dédié à Saint Eloi (monument historique au titre des objets mobiliers (IS) 1996).

 

LA CHAPELLE DU BARD

 

Ancienne église Notre Dame : elle dépendait du prieuré de Saint Pierre d’Allevard.

 

Chartreuse de Saint Hugon : (aujourd’hui sur la commune d’Arvillard en Savoie). Elle fut fondée en 1172 par Hugues d’Arvillard, sa femme Audisa et leur fils Hugues. Parmi les fondateurs et bienfaiteurs de la chartreuse figurent le Dauphin, comte d’Albon, Béatrix, comtesse de Genevois, Guy de Châteauneuf, Ysmidon d’Ars, maître du temple et les papes Alexandre III, Luce III et Innocent III.

Détruite deux fois, elle s’élevait à l’emplacement des bâtiments actuels de la correrie. Les constructions primitives n’existent pratiquement plus. Les bâtiments que l’on voit aujourd’hui sont ceux de la vaste construction élevée en 1675 – date gravée sur la porte principale – à environ un kilomètre plus haut dans le même ravin. A en juger par ce qui en reste, les bâtiments devaient être imposants. La révolution supprima le couvent mais les religieux ne l’abandonnèrent qu’en 1793.

 

Une « capella de Baro » est citée en 1170.

 

Maladrerie : elle est citée en 1291. Il en subsiste le lieudit « la Maladière ».

 

Forges des Chartreux : en amont du Pont Sarret, vestiges des anciennes forges mentionnées dans la carte du chapitre général de 1339.

 

Eglise Notre Dame : élevée au 19ème siècle dans le style roman, en remplacement de l’église primitive. Elle possède une cloche de 1823.

 

LA FERRIERE D’ALLEVARD

 

Eglise Saint Maxime : elle est citée dès 1090 dans le cartulaire de Domène : « in loco Ferrariarum et burgo Ferrariis », comme dépendance du prieuré de Domène et peu après dans le cartulaire de Saint Hugues « ecclesia de Ferrariis ».

 

Eglise moderne Saint Maximin (ou Maximilien) : elle semble avoir conservé le clocher roman de l’ancienne église. Elle possède une cloche du 18ème siècle.

 

Chapelle de la Vacherie.

Chapelle de l’Epinay.

Chapelle Marie Thérèse.

Oratoire de Notre Dame des Sept Douleurs.

 

LE MOUTARET

 

On a souvent dit que le nom de la commune provenait de « monasterium » mais cela est sans fondement historique.

 

Eglise Saint Jean Baptiste : elle dépendait vers 1100 du prieuré d’Arvillard (Savoie).

L’église actuelle, construite en 1905, semble avoir conservé le clocher roman de la première église, à double arcature.

 

Chapelle Saint Roch.

Lieudit « la Croix » cité en 1367.

 

PINSOT

 

Eglise Saint Maurice : elle est citée dans le cartulaire de Saint Hugues : « ecclesia Sancti Mauritii ».

L’église actuelle a été édifiée en 1842 sur son emplacement.

 

Chapelle des Ayettes.

 

SAINT PIERRE D’ALLEVARD

 

Eglise Saint Genis : elle fut donnée en 1081 à Cluny. Elle existait toujours en 1488. Elle a aujourd’hui totalement disparu.

 

Eglise Saint Pierre : elle est connue dès 1082. Le cartulaire de Saint Hugues la mentionne sous l’appellation « ecclesia Sancti Petri de Alvarare ». Elle était à la fois église paroissiale et celle d’un prieuré bénédictin donné à Cluny. Le clocher, à la haute souche carrée sans ouvertures, séparé de l’unique étage par un bandeau en saillie, conserve une colonne romaine et appartient, avec ses arcatures et ses bandes Lombardes au premier art roman (monument historique, 1908). L’abside date de 1104. L’église conserve :

 

Ø  une cloche de 1644,

Ø  des chandeliers d’autel en cuivre forgé du 18ème siècle,

Ø  une croix de procession en laiton du 16ème siècle,

Ø  une croix de procession en argent avec des parties dorées de la seconde moitié du 16ème siècle,

Ø  une statue de la Vierge avec les mains et le visage polychrome et un costume doré du 18ème siècle.

Ces objets sont classés monuments historiques au titre des objets mobiliers (IS), 1975.

 

Elle possédait une chapelle dédiée à la Vierge Marie, décrite dans un état de ruine consommée en 1667 et détruite en 1672.

Elle conserve, au sud du chevet, une chapelle consacrée à Saint Jean Baptiste citée dès la fin du 15ème siècle.

 

Prieuré Saint Pierre : en 1082, plusieurs personnages de la famille des Ainard de Domène font don à l’abbaye de Cluny des deux églises Saint Pierre et Saint Marcel d’Allevard, dans l’attente que les moines y établissent un monastère. Cette donation est à l’origine de la fondation du prieuré de Saint Pierre d’Allevard dont un prieur est mentionné pour la première fois vers 1103 dans un acte passé en faveur du prieuré de Domène.

 

Maladrerie et chapelle Sainte Marie Madeleine : elle est citée dès 1239. Près de l’ancien chemin d’Allevard à Saint Pierre, au lieudit « la Maladière » subsistait jusqu’à la mise en eau du lac artificiel la chapelle. D’après la tradition, il y aurait eu à cet emplacement « une ville nommée Grésivodan » qui aurait été engloutie à l’exception de la chapelle.

 

Chapelle Saint Christophe : elle est mentionnée dans le pouillé de 1497.

 

A l’angle de la rue de la Charrière, maison de 1690 surmontée du monogramme « JHS » qui dépendait du prieuré.

 

Bibliographie pour le canton :

 

-       A. BOUGY : essai historique et statistique sur l’ancien mandement d’Allevard, BSSI, 1838

-       C. de MONTEYNARD : cartularium monasterii beatorum Petri et Pauli de Domina, 1859

-       F. CROZET : description toponymique, historique et statistique des cantons formant le département de l’Isère et des communes qui en dépendent, canton d’Allevard, 1860

-       E. BURNIER : la chartreuse de Saint Hugon en Savoie, Mémoires de l’Académie Impériale de Savoie, 2ème série, Tome XI, 1869

-       J. MARION : les cartulaires de l’église cathédrale de Grenoble dits cartulaires de Saint Hugues, 1869

-       E. PILOT de THOREY : les prieurés de l’ancien diocèse de Grenoble compris dans les limites du Dauphiné, BSSI, 3ème série, T XII, 1883

-       J. J. A. PILOT : Allevard et son mandement, 1883

-       A. BERNARD et A. BRUEL : recueil des chartes de l’abbaye de Cluny, T IV, 1888 

-       O. BILLIAZ : en Allevard, 1907

-       P. MONNET : le pays d’Allevard, Revue de géographie alpine, XV, 1927

-       J. BRUNO : le Grésivaudan, toponymie et peuplement d’une vallée des Alpes, 1977

-       V. BELLIN : petite histoire du pays d’Allevard, 1980

-       Mémoire d’Allevard, 1982

-       R. L. LACHAT : la vallée aux cent chaâteaux, 1985  

-        Histoire des communes de l’Isère, 1988

-       Archéologie chez vous, n° 7,1991

-       G. BARRUOL : Dauphiné roman, 1992

-       M. FAKHOURY : mémoire de Moretel de Mailles, 1998

-       M. COLLIN : le pays d’Allevard, 2003  

-       P. HAMON : églises de l’Isère, sd

 

 

CANTON DE BOURG D’OISANS

 

ALLEMONT

 

Ancienne église Saint Nizier : elle est citée dans le cartulaire de Saint Hugues : « ecclesia de Alamon ». Elle dépendait de l’abbaye d’Oulx. Elle aurait été située au hameau de Coteyssart jusqu’au 14ème siècle.

 

Maladrerie : elle est citée en 1465.

 

Chapelle Saint Sauveur du Bessey : elle remonte au 15ème siècle et elle a été restaurée en 1979.

 

Chapelle Sainte Marguerite du Rivier puis église succursale: fondée au 16ème siècle, elle a été restaurée en 1979. Son érection en paroisse ne date que de 1864.

 

Chapelle Notre Dame des Grâces à la Drayrie : fondée avant 1672. Elle a été restaurée en 1887 et en 1925.

 

Chapelle Saint Claude du Mollard : elle est citée en 1683 sans indication de titre. Elle a été démolie en 1930.

 

Chapelle Saint Roch d’Articol : elle est également citée en 1683. Elle a disparu dans les années 1930.

 

Chapelle de la Condamine : elle est seulement connue par l’inventaire des biens nationaux.

 

Eglise Saint Nizier : édifiée en 1887 en dessous des ruines du château. Elle conserve une cloche de 1657 (monument historique au titre des objets mobiliers, 1963)

 

Eglise Notre Dame du Rivier : édifice du 19ème siècle sans grand caractère.

 

Tradition de couvent des Capucins vers le chemin du Crêt.

 

Chapelle du Clot.

Chapelle Saint François du Rafour.

Oratoire Saint Jean Baptiste construit en 1830 sur l’emplacement d’une chapelle emportée par une avalanche.

Oratoire Saint Roch au Rivier du 18ème siècle.

 

AURIS EN OISANS

 

Ancienne église Saint Julien : des vestiges existeraient encore sous la route du hameau, dans un pré dit « des Gardents ». Le village de Saint Julien fut, entre le 10ème et le 16ème siècles un gros bourg autour de l’église consacrée au saint du même nom. Autour de l’ancien édifice beaucoup de sépultures en pierre d’ardoise ont été retrouvées notamment lors des travaux de rectification de routes ou de chemins (chemin du tour de l’Homme, route des Orgières). L’église est attestée dès 1073, date de sa donation à Oulx. Ce village et son église ont disparu sans doute par suite d’une avalanche.

 

Le culte de Saint Julien à Auris : il procède sans doute d’une haute origine et de la proximité de voies de circulation importantes permettant de véhiculer le culte des martyrs.

Julien, né à Vienne dans une famille aisée, suit une carrière militaire puis se convertit au christianisme. En 304, lors des persécutions de Crispinus, gouverneur de la Province, il s’enfuit dans les environs de Brioude. Retrouvé par les persécuteurs, il a la tête tranchée et celle-ci est emportée à Vienne pour servir d’exemple.

Peu après, dit-on, deux vieillards bergers, Ilpize et Arcons portèrent son cadavre du lieu du supplice à Brioude pour l’enterrer sur le site de l’actuelle basilique.

Les fondateurs du christianisme à Auris, qui connaissaient la vie et la mort des martyrs, véhiculée par les pèlerins nombreux qui se rendaient à Rome, ont replacé dans ce lieu leur souvenir. Comme à Brioude, le chef lieu est sous le patronage de Saint Julien et une petite chapelle pastorale de la montagne rappelle la mémoire du saint berger Ilpize.

 

Au « Champ des Moines », vers le « Clos des Bessoux » tradition locale de monastère.

 

Eglise Saint Julien : elle a conservé de son premier état un très beau clocher roman de l’école d’Oisans, le plus beau de tout l’Oisans et l’abside. La nef médiévale n’existe plus. A sa place, un vaisseau beaucoup plus vaste, axé nord sud, a été élevé au 18ème siècle. Le reste de l’édifice date du 19ème siècle.

L’église possède un maître autel rétable de 1726 et une cloche de 1793.  

 

Chapelle Saint Antoine de la Balme : elle est mentionnée dès le 15ème siècle.

 

Chapelle Saint Géraud : le saint abbé Géraud d’Aurillac mourut au début du 10ème siècle. Il allait à Rome tous les deux ans. Mais sa vie, rédigée par Eudes de Cluny ne dit rien de précis sur l’itinéraire qu’il empruntait. On sait seulement que les deux termes de son passage dans les Alpes étaient Lyon et Turin. Deux noms de lieux seulement sont donnés dans l’intervalle, sans doute déformés : Abricolam et Catuserias. Le second est à rapprocher du Catorissium de la Table de Peutinger, cependant que le premier représenterait Auris. Le saint y aurait fait un miracle en guérissant un aveugle qu’il aurait fait entrer sous sa tente et la tradition de son passage persiste dans le pays.

A ces vagues indices historiques s’ajoutent des présomptions géographiques. Le pouillé du diocèse de Grenoble de 1497 dit que Saint Géraud est enterré à Auris « au lieu même où il est mort » ce qui est inexact si la vie du saint dit vrai. Mais il existe toujours une chapelle qui lui est consacrée, sans doute rebâtie au 16ème siècle sur un édifice plus ancien puisque le pouillé susvisé la mentionne déjà.

Son emplacement est cependant insolite car elle n’est située ni sur le tracé de la voie romaine au col de Cluy ni sur celle joignant le bassin du Freney à Auris. Par contre, sa position exceptionnelle permet de la rendre visible de presque tous les points de l’horizon.

 

Chapelle Notre Dame de Pitié de la Ville : elle est mentionnée dès le 16ème siècle.

 

Chapelle de Cluy : construite (ou reconstruite) en 1730 et dédiée à Saint Ilpice. A l’entrée de la chapelle, pierre gravée de 1750 rappelant le souvenir d’Ilpice (ou Ulpize), compagnon de Saint Julein de Brioude, protecteur de la paroisse, ce qui pourrait prouver l’ancienneté des deux cultes.

 

Chapelle Notre Dame des Anges de Cours : chapelle citée dès 1672 qui renferme des œuvres d’art :

 

Ø  un maître autel et son retable en bois peint et doré du 17ème siècle (monument historique au titre des objets mobiliers, 1970),

Ø  deux chandeliers d’autel en laiton du 17ème siècle (monuments historiques au titre des objets mobiliers, 1970),

Ø  une clochette en bronze et bois du 18ème siècle (monument historique au titre des objets mobiliers, 1970),

Ø  une statuette de la Vierge à l’enfant en faïence polychrome de Nevers du 17ème siècle (monument historique au titre des objets mobiliers, inventaire supplémentaire)

Ø  une statue de Saint Roch en bois sculpté polychrome (monument historique au titre des objets mobiliers, inventaire supplémentaire).

 

Chapelle Saint Jean Baptiste et Saint Roch des Certs : elle a été édifiée en 1699 et restaurée récemment.

 

Oratoire ruiné de Saint Michel aux Cours du 18ème siècle.

Oratoire Saint Christophe à la Balme.

Oratoire de Notre Dame de Bonté aux Cours.

Oratoire de Saint Martin.

Oratoire double Notre Dame de la Délivrance et Saint Antoine au Petit Chatain.

Oratoire Sainte Catherine ou Sainte Anne sous le cimetière.

 

BESSE EN OISANS

 

Eglise Saint André : elle est citée dès 1080. Elle fut partiellement conservée jusqu’en 1540 avant d’être partiellement reconstruite au 17ème siècle et modifiée au début du 19ème siècle. Elle possède une cloche de 1819.

 

Maladrerie : citée au 15ème siècle.

 

Chapelle Notre Dame puis Notre Dame de Pitié dite aussi chapelle du Calvaire : elle est citée en 1557. Ele subsiste toujours à « la Croisette ».

 

Chapelle de Bonnefin : construite en 1609 sous le vocable des saints Roch, Saint Fabien et Saint Fabien (site inscrit, 1983).

 

Oratoire de Saint Sébastien à 1990 mètres d’altitude

Oratoire de Saint Antoine en aval du village.

Oratoire de Sainte Anne à l’entrée du village contre la façade d’une maison, antérieur à 1556.

Oratoire Saint Jérôme des Granges du Gay.

Oratoire à la Vierge Marie du Cuchet de 1757, aujourd’hui en ruines.

Oratoire de Saint François Régis de Bonnefin.

Oratoire Notre Dame de la Grand Combe à la Monta, antérieur à 1558.

Oratoire Notre Dame de Pitié cité en 1591. Il était situé chemin du Moulin.

Oratoire Saint Jacques du Cert, adossé à une maison.

Oratoire Saint Roch sur le chemin du Gay au Sert, disparu.

Oratoire Saint Denis au ancien hameau du même nom, disparu.

Oratoire Saint Jean Baptiste du Cuchet, disparu.

 

BOURG D’OISANS

 

Eglise Saint Laurent : elle est citée dès 1036. Le cartulaire de Saint Hugues la cite sous la forme  ‘ecclésia Sancti Laurenti de Lauso ». Elle a été reconstruite au 17ème siècle puis en 1825 à l’exception du clocher de souche romane.  

 

Prieuré de Saint Laurent du lac : il fut fondé vers 1080 comme dépendance du prieuré Saint Laurent de Grenoble. De ce prieuré dépendaient les églises de Bourg d’Oisans, des Gauchoirs, de Saint Pierre de Venosc, Saint Christophe, Saint Didier d’Oulles, Notre Dame de Villard Eymond et Saint Jean Baptiste de Villard Reymond.

En 1497, le prieuré comprenait un prieur, un sacristain, deux religieux et le curé de la paroisse. En 1789 les biens du prieuré furent vendus comme biens nationaux.

 

Chapelle Sainte Anne et du Saint Esprit de la Paute : elle est mentionnée dès 1179 : « capella de Pauta » dans une charte d’Alexandre III. Ruinée en 1686, elle fut reconstruite au début du 18ème siècle et restaurée en 1832, 1860 et 1980. Elle conserve une vierge à l’enfant du 16ème siècle (monument historique au titre des objets mobiliers, 1992).

 

Maladrerie : elle est citée dès 1260 et dans une levée de cens de 1303. Elle semble avoir disparu au début du 15ème siècle.

 

Hôpital : il est cité dès 1260 puis dans le pouillé de 1497 : « hospitalia de Burgi Oysentii ». Il possédait une chapelle dédiée à Notre Dame de Pitié. Reconstruit en 1649, il sera détruit par incendie en 1781.

 

Croix de la Font des Roches à Rochetaillée : croix gravée dans une lentille de calcaire, vraisemblablement liée au siège de Bourg d’Oisans pendant les guerres de religion en octobre 1588. La croix pourrait marquer l’emplacement de 85 soldats catholiques tués par l’armée de Lesdiguières.

 

Chapelle Saint Nicolas et Sainte Catherine de Bourg Vieux : d’origine médiévale, elle était déjà détruite en 1728, époque où elle fut remplacée par un calvaire.

 

Chapelle Saint Antoine : édifiée sans doute avant 1630, elle fut reconstruite en 1786.

 

Chapelle des Pénitents Blancs : édifiée en 1642 sur la place publique. Son emplacement a été utilisé pour la construction d’une école.

 

Chapelle Notre Dame de Pitié : c’était la chapelle de l’hôpital. Elle fut consacrée en 1651 et disparut lors de l’incendie de l’hôpital.

 

Couvent des Recollets : fondé en 1601 sous le vocable de Saint Bonaventure. Il possédait un cloître. Fermé à la révolution, il fut vendu à divers particuliers dont l’un d’eux le revendit en 1816 à l’évêque de Grenoble pour l’établissement d’un petit séminaire.

Il conserve sur sa façade un cadran solaire de 1684 avec inscription « d’un moment dépend l’éternité ».

 

Chapelle Sainte Anne : édifiée en 1639 près du pont de Geymetta et désaffectée sous la révolution.

 

Chapelle Saint Sauveur : édifiée peu après 1660 au hameau du Bassey. Ell fut détruite au 18ème siècle et reconstruite en 1979.

 

Chapelle Saint Antoine de Padoue du Vert : citée au 17ème siècle, elle fut détruite vers 1950.

 

Chapelle Saint Claude du Vert : également citée au 17ème siècle, elle fut détruite ausiècle suivant.

 

Chapelle Saint Claude des Sables : édifiée en 1712. Elle a été reconstruite vers 1856.

 

Chapelle de l’Assomption ou de Notre Dame des Anges aux Alberges : construite en 1665 elle était déjà ruinée en 1757.

 

Chapelle Saint Barthélemy des Gauchoirs : édifiée en 1665.

 

Chapelle du Calvaire : elle est citée en l’an VII. Elle a totalement disparu.

 

Chapelle de Saint Claude à Boisrond : édifiée au début du 18ème siècle. Elle a été rénovée en 1970 et en 1999.

 

Chapelle de l’Assomption des Alberts : citée en 1757.

 

Chapelle de la Bergerie à Sarennes : édifiée au 19ème siècle.

 

Chapelle de la maison de repos « Vaujania » de 1929, aujourd’hui disparue.

 

Oratoire de Rochetaillée, récemment restauré

Oratoire des Gauchoirs.

Oratoire dit du Sacré Cœur du Sarret avec inscription « P 1805 F ».

 

 

CLAVANS EN HAUT OISANS

 

Ancienne église Saint Didier et Saint Martin : citée dès 1080, elle dépendit ensuite du prieuré de la Garde.

 

 

Chapelle de l’Assomption de la Vierge à Clavans le Haut : elle est attestée en 1488 et sa construction pouvait remonter à 1453. Elle possède un clocher peigne.

 

Chapelle du Clot des Granges : elle remontait à 1677. En 1757 elle était déjà signalée en très mauvais état.

 

 

Eglise Saint Didier et Saint Martin de Clavans le Bas : élevée au 19ème siècle sur l’emplacement de l’édifice primitif. Le tabernacle de l’église date de 1676 et a été sulptée par Jacques Vibert, artisan grenoblois. L’église conserve une cloche de 1702.

 

Eglise de Clavans le Haut : église moderne qui conserve un calice en argent de la fin du 17ème siècle (monument historique au titre des objets mobiliers, 2006).

 

A Clavans le Bas, oratoire avec inscription « WPD, 1770 »

Oratoire Saint Didier de 1895.

Oratoire de Notre Dame de l’Assomption à Clavans le Bas.

Oratoire Saint Sauveur à Clavans le Bas.

Oratoire Saint Jean à Clavans le Bas.

Oratoires de Saint Joseph et de Sainte Barbe (de 1912) aux Près.
Oratoire Saint Pierre des Perrons démoli en 1965.

Oratoire de Saint François de 1770 à Clavans le Bas.

Oratoire Notre Dame du Follet à Clavans le Bas.

Oratoire Sainte Philomène aux Balmes.

Oratoire Saint Roch, disparu.

Oratoire Saint Claude, disparu.

Oratoire Notre Dame de la Délivrance, restauré en 2001.

Oratoire Notre Dame de la Rédemption de Clavans le Haut.

 

 

LE FRENEY D’OISANS

 

Eglise Saint Arey : il subsiste de l’église citée dès 1073 puis dans le troisième cartulaire de Saint Hugues un clocher roman avec flèche octogonale et clochetons, probablement refaits au début du 15ème siècle. Le reste de l’édifice a été reconstruit au 19ème siècle. L’église conserve une cloche du 18ème siècle.

 

Chapelle Notre Dame de Pitié de Puy d’en Bas : elle est mentionnée dès 1497. Elle fut vendue au titre des biens nationaux.

 

Chapelle Notre de Pitié : fondée au 17ème siècle, elle conserve un calice en argent de la fin de ce même siècle (monument historique au titre des objets mobiliers, 2006).

 

Chapelle Saint Joseph dans le village du Freney.

Chapelle Notre Dame du Bon Secours de Puy le Haut de 1830.

 

Oratoire Saint Servan à Puy le Bas.

Oratoire de Saint Roch

Oratoire Saint Martin à Puy le Haut.

Oratoire Saint François au lieudit « la Grange » à la Combe.

Oratoire Notre Dame de la Romanche, restaurée en 1993.

Oratoire de la Vierge Marie à l’église.  

Oratoires disparus du Clos et de Lachanet, cités en 1757.

 

LA GARDE

 

Eglise Saint Pierre : citée dès 1058, sous l’appelation « capella Beate Maria de Casto Sagetti » elle devint ensuite à la fois paroissiale et prieurale. Elle a été reconstruite en 1677 mais des fouilles ont mis au jour, à l’intérieur, un caveau médiéval avec des sépultures dont l’une portait en pendentif un petit pèlerin de Saint Jacques de la fin du 15ème siècle ainsi qu’une nef de 10,5 m sur 4,5 m et un chœur en abside semi circulaire de 4 mètres de diamètre. Deux chapiteaux sont encore visibles : le premier est scellé à l’envers sur le mur de clôture du cimetière et le second est posé sur le sol de l’église.

L’église conserve un grand nombre d’œuvres d’art :

 

Ø  un ciboire en argent forgé du 17ème siècle,

Ø  une toile représentant le Christ en croix entouré de plusieurs saints avec cadre peint et doré du 17ème siècle,

Ø  un tableau représentant Tobié emmené par l’ange, toile dans un cadre doré du 17ème siècle,

Ø  le maître autel et son retable en bois sculpté et doré du 18ème siècle,

Ø  un calice en argent forgé et ciselé du 18ème siècle,

Ø  une chasuble en satin broché du 18ème siècle,

Ø  deux chapes en satin broché du 18ème siècle,

Ø  une dalmatique en coton du 18ème siècle,

Ø  une chasuble du 19ème siècle,

 

toutes classées monuments historiques au titre des objets mobiliers (IS), 1975

ainsi qu’un Christ en croix, deux autres toiles peintes, des lanternes du 17ème siècle, des reliquaires en bois doré et du mobilier du 18ème siècle (monuments historiques au titre des objets mobiliers, 1995) et un calice du 17ème siècle (monument historique au titre des objets mobiliers, 2004).

 

Prieuré : fondé par les Augustins de la prévôté d’Oulx en 1058, par suite d’une donation faite à leur abbaye par Adam, seigneur du Castrum Sageti et sa femme Aguiarda.

Dédié à Saint Pierre, le prieuré avait pour dépendances les églises de la Garde, Besse, Clavans, Brandes, Huez, Mizoën, le Freney, Auris, la Grave, Villard d’Arène, Parizet, Villard Reculas, Vaujany, Oz et Allemont.

En 1342 il comprenait un prieur et quatre chanoines réguliers. Les divers immeubles de ce prieuré furent vendus comme biens nationaux à la révolution.

Il en subsiste quelques traces à coté de l’église.

 

La Madeleine : il existe au lieudit « le Châtelard » un ensemble de ruines parmi lesquelles CROZET signalait au 19ème siècle une vieille chapelle en ruines dédiée à Sainte Madeleine. L’enquête delphinale de 1339 fait état, en effet, entre Armentier et Maronne d’un hameau nommé « Magdalena ». Selon CROZET, cette chapelle passait pour avoir été bâtie sur l’emplacement d’un « temple romain ». Des sépultures y ont été signalées à plusieurs reprises. Signalée ruinée en 1678 elle semble avoir été reconstruite sous les vocables de Saint Sauveur, Sainte Magdeleine et Saint Roch. Elle est mentionnée pour la dernière fois en 1757.

 

Chapelle de la Sainte Trinité au Rosay : elle remonte au 15ème siècle. Elle a été reconstruite ultérieurement mais conserve une pierre d’angle portant la date de 1643.

 

Chapelle Saint Barthélemy des Souchiers : elle semble antérieure à 1655. Elle a été détruite vers 1990.

 

Chapelle Saint Antoine des Ribaux : elle est citée en 1757. Son emplacement n’est pas localisé.

 

Oratoire à la Vierge du Châtelard.

Oratoire Saint Claude.

 

HUEZ EN OISANS

 

Eglise Saint Ferréol : elle est citée dès 1058. Elle est bâtie sur un éperon rocheux d’où l’on a une vue remarquable sur tous les environs. Le clocher, en pierres apparentes, est massif. De base carrée, il se termine par une pyramide octogonale surmontée d’une croix en fer forgé et est flanqué de quatre clochetons aux angles.

Elle renferme une chapelle vouée à Sainte Catherine et deux cloches de 1723.

 

Chapelle Saint Nicolas de Brandes : elle est citée dès 1058. Au 13ème siècle elle était église paroissiale. Déjà abandonnée en 1455, elle resta l’objet de grandes vénérations jusqu’en 1885 ou s’y rendait une procession (monument historique, 1993).

A proximité, une nécropole a livré plus de 250 sépultures du 12ème au 14ème siècles.

Sur son emplacement fut édifié un oratoire à Saint Nicolas en 1768, détruit au début du 20ème siècle.

 

Chapelle Sainte Catherine : elle fut fondée vers 1361 par l’évêque d’Orange, confesseur du Dauphin.

 

Maladrerie : la « Maladeria de Brandes » est citée en 1465.

 

Chapelle de la Trinité : édifiée en 1643 au hameau du Rosay.

 

Eglise Sainte Anne : une première chapelle fut édifiée en 1683. L’église actuelle a été construite sur son emplacement de 1868 à 1873 pour suppléer à l’église Saint Ferréol qui se révélait trop petite.

 

Chapelle Anne et  Saint Claude de l’Alpe : elle remontait à 1686.

 

Chapelle Saint Antoine : rustique édifice construit en 1767 et restauré en 1994.

 

Eglise Notre Dame des Neiges de 1940 et 1962.

 

Oratoire Saint Claude, route de l’Alpe.

Oratoire du Rosaire, route de Villard Reculas.

Oratoire Reconnaissance à Marie au bord de l’ancien chemin d’Huez à l’Alpe.

Oratoire Saint Nicolas de Brandes, restauré en 2003.

Oratoire Saint Jean Baptiste, restauré en 1980.

 

LIVET ET GAVET

 

Ancienne église Saint Jean Baptiste et Saint Antoine de Livet : connue dès le 11ème siècle, elle relevait du prieuré d’Oulx.

 

Chapelle des Clots : dédiée à Saint Roch, elle a été construite au milieu du 17ème siècle sur l’emplacement d’un édifice plus ancien détruit par un incendie. Une tradition voudrait qu’elle ait été édifiée sur une mansio romaine.

Elle conserve une cloche de 1649 avec inscription « JHS » ((monument historique au titre des objets mobiliers, 1963).

 

Chapelle de Bâton : dédiée à Notre Dame des Grâces, elle fut édifiée en 1759.

 

Chapelle Saint Sébastien, Saint Roch et Saint Esprit de Gavet : d’origine antérieure à 1665, elle a été reconstruite en 1854.

 

Chapelle Notre Dame de Pitié puis Saint Jean Baptiste des Clavaux : elle est citée au 17ème siècle et elle conserve une cloche de 1750.

 

Chapelle Notre Dame de l’Espérance de Rioupéroux : érigée en 1874 et reconstruite en 1991.

 

Eglise Saint Sébastien et Saint Roch de Gavet, moderne.

 

Eglise paroissiale Saint Jean Baptiste et Saint Antoine de Livet : construite au 19ème siècle sur l’emplacement de l’ancienne église.

 

Oratoire de la Vierge de Bâton.

 

MIZOEN

 

Ancienne église Saint Christophe : elle est citée dès 1073.

 

Hospice de Loche : il était situé dans la Combe de Malleval sur les limites de l’Isère et des Hautes Alpes. Il aurait pu succéder à une mansio romaine.

 

Ancienne paroisse de Paris : jadis église paroissiale dédiée à Saint Etienne, elle devint ensuite simple chapelle. Le hameau de Paris, devenu Parizet, a été submergé lors de la mise en eau du barrage du Chambon. Une chapelle moderne, dédiée à Sainte Barbe, a été édifiée en 1931 en surplomb du lac.

 

Chapelle Saint Antoine du Dauphin : elle est signalée en 1678 comme étant en ruines.

 

Eglise Saint Jacques et Saint Christophe : édifiée en 1822. Elle conserve un ciboire en argent de la fin du 17ème siècle (monument historique au titre des objets mobiliers, 2004).

 

Oratoire Saint Sébastien cité en 1589.

Oratoire de la Sainte Croix aux Clots de 1991.

Oratoire Saint Claude des ,Aymes, restauré en 1990.

Oratoire Sainte Croix de Singuigneret, restauré en 1990.

Oratoire de l’Alpe du Pin, restauré en 1990.

 

MONT DE LANS

 

Eglise de l’Assomption Sainte Marie : elle est citée dès 1073. Elle dépendait au 11ème siècle du prieuré d’Oulx. Dans son état actuel elle conserve un clocher roman agrémenté d’une flèche octogonale avec clochetons. Le reste de l’édifice a été repris au 18ème siècle.

 

Prieuré Notre Dame : il fut fondé au 11ème siècle par les évêques de Grenoble. Il relevait de l’ordre de Saint Augustin. Il en subsiste l’église, devenue paroissiale et quelques vestiges de bâtiments au coté nord de l’église.

 

Hôpital : cité en 1460 : « Hospitalia de Lento ».

 

Chapelle Saint Claude : aux Deux Alpes, rustique chapelle montagnarde peinte à fresques par un artiste Italien au 16ème siècle.

 

Chapelle Notre Dame de la Visitation ou du Rosaire à Cuculet : son origine remonte au 17ème siècle.

 

Chapelle Saint Sauveur de la Rivoire : elle remonterait au 17ème siècle.

 

Chapelle du Saint Esprit ou Notre Dame de Toute Grâce de Bons : elle remonte au 17ème siècle.

 

Chapelle Saint Jacques puis Saint Laurent Justinien du Penail : elle était antérieure à 1665. En 1931 elle était en ruine.

 

Chapelle de la Faurie : remontant au 18ème siècle, elle a été récemment restaurée.

 

Chapelle du Ponteil : dédiée à Notre Dame des Sept Douleurs. Elle remonte au 18ème siècle.

 

Chapelle des Saint Abdon et Sennen :elle était située au lieudit « le Chambon » aujourd’hui sous les eaux. Elle est citée au 18ème siècle.

 

Chapelle de Lachenal citée en l’an VII.

Chapelle du Calvaire aux Serres, détuite sous la révolution.

Chapelle du Sappey, également citée en l’an VII.  

 

 

Oratoire Saint Roch au Ponteil.

Oratoire de la Rivoire avec date « 1242 » ( !).

Oratoire Notre Dame de la Romanche.

Oratoire de Cuculet.

Oratoire des Travers.

Niches votives de la Rolandière.

 

ORNON

 

Eglise Saint Martin : citée dans le cartulaire de Saint Hugues sous l’appellation «  ecclesia de Ornone ». Elle a été partiellement reconstruite aux 17ème et 18ème siècles et en 1866.

 

Chapelle Notre Dame et Sainte Madeleine du Rivier : elle est antérieure à 1672 et conserve un bénitier avec la date de 1652.

Chapelle Saint Jean Baptiste de la Palud : elle remonte à 1855 et est aujourd’hui totalement abandonnée.

Chapelle Saint Michel l’Archange et des Saints Anges de 1854 aujourd’hui détruite.

Chapelle de la Poutuire.

Chapelle Saint Antoine, Sainte Brigitte, Saint Paul et Saint Roch  de la Grenonière, d’origine antérieure à 1683, elle a été détruite en1993.

Chapelle de l’Annonciation ou Sainte Marie du Guillard :  elle est antérieure à 1776 et elle conserve un calice et un patène du 18ème siècle (monument historique au titre des objets mobiliers, 2005).

Chapelle de la Poyat citée en 1776.

Chapelle Sainte Philomène au cimetière.

 

Oratoire Saint Antoine de Padoue du Guillard rénové en 2002.

 

OULLES

 

Eglise Saint Didier : citée dès le 11ème siècle comme dépendance du prieuré Saint Laurent de Grenoble. Le cartulaire de Saint Hugues la cite sous l’appellation « ecclesia de Olla ». Reconstruite au 19ème siècle, elle conserve une cloche de 1744.

 

Chapelle Saint Antoine du Puy d’Oulles : elle était antérieure à 1672. Elle est encore citée en 1888.

 

Oratoire Saint Pierre refait vers 1995.

Oratoire Saint Jean.

Oratoire Saint François.

Oratoire Saint Roch.

Oratoire du Puy d’Oulles, en ruines.

Oratoire de l’Ange Gardien cité en 1757.

 

 

OZ

 

Chapelle Saint Barthélemy et Saint Hugues de Sardonne : antérieure à 1665, elle était déjà délabrée en 1840.

 

Chapelle Sainte Marie Madeleine des Pontonniers : antérieure à 1630, elle a disparu à l’époque révolutionnaire.

 

Chapelle Saint Antoine de Padoue de la Voûte : construite en 1683, elle s’est effondrée en 1935.

 

Chapelle Saint Roch et Saint Sébastien du Mollaret : construite à la suite d’une épidémie de peste en 1717.

 

Chapelle Saint Claude puis Saint Roch du Boulangeard : elle est antérieure à 1686.

 

Chapelle Saint Joseph de l’Enversin : elle est citée en 1686.

 

Chapelle Saint Michel du Bessey : antérieure à 1655, elle a été reconstruite en 1869.

 

Eglise Saint Ferréol : édifiée en 1872 en remplacement d’une plus ancienne du début du 17ème siècle démolie à l’époque de la reconstruction. Elle conserve une cloche de 1600.

 

Oratoire Sainte Barbe au Bessey.

Oratoire Saint Ferréol du Bessey, antérieur à 1844.

Oratoire Saint François de la Voûte.

Oratoire du bout du Pré

Oratoire Saint Andéol et Saint Georges de 1742.

Oratoire Notre Dame du Villard

Oratoire Saint Antoine des Roberons
Autre oratoire disparu en 1928.

 

SAINT CHRISTOPHE EN OISANS

 

Ancienne église Saint Christophe : elle est citée dans le cartulaire de Saint Hugues sous l’appellation « ecclesia de Valle Sancti Christofori ».

 

Chapelle des Etages : édifiée au 17ème siècle, seul subsiste de l’édifice détruit par une avalanche le campanile près du Vénéon.

 

Eglise Saint Christophe : reconstruite aux 18ème et 19ème siècles dans le style roman sur l’emplacement de l’église primitive. Elle conserve de l’ancien édifice une statue en bois polychrome du 17ème siècle et une vierge à l’enfant en bois doré et polychrome de même époque.

 

Chapelle Saint Sauveur au Puy : elle remonte au 17ème siècle.

 

Chapelle Notre Dame des Anges ou des Neiges de la Bérarde : construite au 19ème siècle grâce aux dons des chartreux sur l’emplacement d’une chapelle dédidée, à la Vierge des Glaciers qui était antérieure à 1678. On y voit une plaque commémorative de la première ascension de la Meije par Boileau de Castelanu et ses guides le 15 août 1877.

 

Chapelle du Clot d’en haut.

Chapelle des Etages, antérieure à 1678 et disparue en 1928.

Chapelle Notre Dame des Neiges de Lanchâtra, antérieure à 1686 et restaurée en 1934.

Chapelle des Bernadrdières citée en l’an VII

 

Oratoire Saint Antoine de Champhorent.

Oratoire de la Vierge à l’Enfant de Champhorent.

Oratoire Notre Dame au hameau du Puy restauré en 1995.

Oratoire de la Vierge à l’Enfant à la Lavey.

Oratoire de la Vierge à Pré Clot.

Oratoire de Champebrant.

 

 

Vierge du Collet.

 

VAUJANY

 

Eglise Saint Etienne : elle est citée dès 1080. Le clocher de l’actuelle église parait être de souche romane. Le reste de l’édifice date de 1890.

L’église conserve un calice en argent de 1663 (monument historique au titre des objets mobiliers, 2006).

 

Eglise Saint Félix : ancienne église paroissiale, citée comme chapelle en 1488 et aujourd’hui totalement disparue.

 

Chapelle Notre Dame de la Consolation de Villette : elle est citée en 1460.

 

Chapelle Notre Dame et Saint Antoine de Villette : mentionnée dès 1590, elle a été restaurée en 1930.

 

Chapelle Saint Claude de Pourchery : petit édifice du 17ème siècle avec un campanile. Détruite au 19ème siècle, elle a été reconstruite à l’identique en 1980.  

 

Chapelle disparue de Sainte Marie.

Chapelle Saint Félix citée en 1655.

Chapelle Sainte Barbe citée en 1657.

 

Oratoire Notre Dame des Sept Douleurs ou Notre Dame de Pitié du petit Vaujany de 1928.

Oratoire Notre Dame de Villette cité en 1590.

Oratoire du Périer de 1980.

 

VENOSC

 

Eglise Saint Pierre : elle est citée dans le cartulaire de Saint Hugues : « ecclesia de Venosch ». Elle a été profondément modifiée au 17ème et au 19ème siècles. Elle renferme un grand nombre d’objets d’art :

 

Ø  une cloche en bronze de 1622,

Ø  deux calices en argent forgé et ciselé de la deuxième moitié du 17ème siècle,

Ø  un calice et une patène en argent forgé du 17ème siècle,

Ø  un reliquaire pédiculé en argent forgé et ciselé du 17ème siècle,

Ø  une lampe de sanctuaire en argent forgé et ciselé du 17ème siècle,

Ø  un calice en argent du 17ème siècle,

Ø  un plateau et des burettes en argent forgé et ciselé du 17ème siècle,

Ø  une croix d’autel en argent forgé du 17ème siècle,

Ø  quatre grands chandeliers d’autel en argent forgé et ciselé du 17ème siècle,

Ø  deux chandeliers similaires du 17ème siècle,

Ø  une boite aux saintes huiles en argent forgé du 17ème siècle,

Ø  un encensoir et une navette du 17ème siècle,

Ø  un plateau à burettes et des burettes du 17ème siècle,

Ø  un encensoir et une navette à encens de 1683,

Ø  une lampe de sanctuaire de 1683,

Ø  deux burettes de 1683,

Ø  une croix d’autel de 1683,

Ø  six chandeliers de 1671 et 1683,

Ø  un calice avec patène de 1681,

Ø  un calice de 1683,

classés monuments historiques au titre des objets mobiliers (1963).

 

Ainsi que :

 

Ø  une croix d’autel en laiton fondu et ciselé du 17ème siècle,

Ø  une paire de chandeliers en laiton fondu et ciselé du 17ème siècle,

Ø  un autel avec retable en bois sculpté, peint et doré du 17ème siècle,

Ø  une seconde paire de chandeliers en laiton du 17ème siècle,

classés monuments historiques au titre des objets mobiliers (1965).

 

Ø  un calice avec poinçon de Melchior Lestelley du milieu du 17ème siècle

classé monuments historiques au titre des objets mobiliers (1970).

 

Ø  une croix de procession du 16ème siècle,

Ø  une navette à encens du 17ème siècle,

Ø  un ciboire du 17ème siècle,

Ø  deux calices et patènes du 17ème siècle,

Ø  deux paires de chandeliers du 17ème siècle,

Ø  l’épitaphe de Jacques Rochette de la Molière, bienfaiteur de l’église, mort en 1690,

classés monuments historiques au titre des objets mobiliers (1983).

 

Eglise de Bourg d’Arud : le clocher parait être de souche romane.

 

Chapelle Notre Dame des Sept Douleurs, Notre Dame de Pitié et Saint Sébastien de le Sellier : rustique édifice du 17ème siècle dans le style roman. Elle a été restaurée en 1970 et en 2005. Elle conserve une piéta en bois sculpté et polychrome du 16ème siècle (monument historique au titre des objets mobiliers, 2005) et deux cloches anciennes, l’une de 1451 et l’autre de 1706.

 

Chapelle Saint Sauveur ou de la Transfiguration de Bourg d’Arud : elle fut fondée en 1686 par Jacques Rochette. Elle conserve son architecture originelle.

 

Chapelle Saint Barthélemy des Gauchoirs : elle remonte au 17ème siècle.

 

Chapelle Saint Louis et Saint Claude de la Danchère : elle est antérieure à 1665. Aujourd’hui bien conservée, elle présente, dans une niche grillagée, un Saint Louis en céramique.

 

Chapelle du Calvaire à la Lausse : son origine est antérieure à 1790. Elle est aujourd’hui à l’abandon.

 

Chapelle Saint Claude à l’Alpe de Venosc : elle est antérieure à 1665. Elle a été reconstruite en 1955.

 

Chapelle Notre Dame, Saint Pierre de l’Argentière : son origine est antérieure à 1665. Déjà en mauvais état en 1757, il n’en subsiste aujourd’hui que des ruines.

 

Chapelle Saint Benoît de l’Alpe de Venosc : elle a été construite en 1956.

 

Oratoire du Sarret.

Oratoire de l’Alleau à Bourg d’Arud.

Oratoire Sainte Thérèse de Bourg d’Arud.

Oratoire Marie et Joseph de Bourg d’Arud.

Oratoire du Cerisier au Pleynet.

Oratoire de la Croix à la Danchère.

Oratoire de la Vierge Marie à la Danchère.

Oratoire du Sacré Cœur.

 

 

VILLARD NOTRE DAME

 

Eglise Sainte Marie : une première église est citée dans le cartulaire de Saint Hugues : « ecclesia de Vilar Aimon » du nom primitif du village. L’édifice actuel a été partiellement reconstruit au 18ème siècle, hormis le portail d’entrée qui remonte au 16ème siècle. Elle conserve plusieurs objets d’art :

 

Ø  des peintures du 18ème siècle,

Ø  un ostensoir du 18ème siècle,

Ø  la chaire à prêcher du 19ème siècle,

 

classés monuments historiques au titre des objets mobiliers, 1995.

 

Oratoire Saint Antoine

Oratoire Notre Dame

Oratoire Sainte Anne.

Oratoire de l’Assomption.

 

VILLARD RECULAS

 

Ancienne église : elle est citée en 1096.

 

Chapelle Sainte Catherine : elle est citée vers 1360.

 

Chapelle Saint Antoine : son origine remonte au 15ème siècle. Elle a servi d’église paroissiale.

 

Chapelle Notre Dame de Pitié et Saint Pierre ou Notre Dame du Rosaire : édifice rustique remontant au 17ème siècle, cité lors des visites pastorales de Mgr le Camus.

 

Eglise Saint Jean Baptiste : elle a été édifiée en 1747 en remplacement de l’église primitive. Elle conserve des œuvres d’art :

 

Ø  une cloche de 1573 ornée d’un crucifix (monument historique au titre des objets mobiliers, 1963),

Ø  un calice en argent forgé et ciselé, poinçon de Salomon Ruinat, du début du 17ème siècle,

Ø  deux chandeliers d’autel en laiton du 17ème siècle,

Ø  une croix d’autel en argent forgé de 1752,

classés monuments historiques au titre des objets mobiliers, 1970,

 

ainsi que :

 

Ø  une cloche de 1626,

Ø  un retable de 1882 du sculpteur grenoblois Jacques Vibert.

 

Oratoire Saint Roch.

Oratoire Saint Claude.

 

VILLARD REYMOND

 

Eglise Saint Jean Baptiste : elle est citée dès le 11ème siècle comme dépendance du prieuré de Bourg d’Oisans. Elle a été reconstruite aux 18ème et 19ème siècles sur le même emplacement.

Elle conserve une cloche de 1573 et une seconde de la fin du 17ème siècle classées monuments historiques au titre des objets mobiliers (1963).

 

Chapelle Sainte Philomène : construite par les habitants du village, elle fut consacrée le 11 juin 1410 par l’évêque de Grenoble. Elle a été reconstruite en 1840 et restaurée en 1928.

 

Oratoire Saint Jean Baptiste restauré en 1999.

Oratoire du Val de Lignarre mentionné en 1757 et aujourd’hui à l’abandon.

 

Bibliographie pour le canton :

 

-       A. ALBERT : essai descriptif sur l’Oisans, 1854

-       J. H. ROUSSILLON : guide du voyageur dans l’Oisans, 1854

-       J. MARION : cartulaires de la cathédrale de Grenoble dits cartulaires de Saint Hugues, 1869

-       F. CROZET : description topographique, historique et statistique des cantons formant le département de l’Isère et des communes qui en dépendent, canton de Bourg d’Oisans, 1870

-       U. CHEVALLIER : cartulaire de l’abbaye Saint Chaffre du Monastier, 1884

-       H. MULLER : contribution à l’histoire de la paroisse et des mines abandonnées de Brandes en Oisans, AFAS, 1901

-       G. COLLINO : le carte della prevostero d’Oulx, 1908

-       L. CORTES : l’Oisans, 1926

-       A. ALLIX : l’Oisans au moyen âge, 1929

-       Vita Geraldi Aurilliacensis par Odon, abbé de Cluny, traduction du Père G. de VENZA, revue de la Haute Auvergne, T 43, 74ème année, 1972, II, 24

-       G. SENTIS : l’Oisans, 1975

-       M. HOSTACHE : souvenirs des montagnes de l’Oisans, 1977

-       P. L. ROUSSET : au pays de la Meije, 1977

-        Histoire des communes de l’Isère, 1988

-       R. REYMOND : mystères et curiosités de l’histoire, 1991

-       G. BARRUOL : Dauphiné roman, 1992   

-       M. C. BAILLY MAITRE et J. BRUNO DUPRAZ : Brandes en Oisans, DARA n° 9, 1994

-       B. FRANCOIS : Mémoire du Bourg d’Oisans, 1, 1997   

-       Patrimoine en Isère, l’Oisans, 2001

-       SRA, bilan scientifique 2003, pages 119 et 121

-       O. IVACHKEVITCH, B. FRANCOIS et M. MARTIN : chapelles rurales et oratoires de l’Oisans, 2005

 

 

CANTON DE CLELLES

 

CHICHILIANNE

 

Eglise Notre Dame : elle est connue dès 1224. Le chœur et l’entrée pourraient remonter à cette époque. La nef actuelle a été reconstruite en 1697. Elle conserve une cloche de 1631, classée monument historique au titre des objets mobiliers (1963).

 

Au château de la Ruthière, chapelle castrale conservant les armoiries des Durand de ma Molinière, possesseursdu château au 17ème siècle.

 

CLELLES

 

Eglise Notre Dame : elle est mentionnée dès 1115, comme donation à l’abbaye de Saint Ruf, dans la bulle pontificale de Pascal II : « ecclesia Sanctae Mariae de Claellis ». Cette belle église de type roman remonte vraisemblablement à cette époque à l’exception du clocher plus tardif (15ème siècle). Ce clocher est inscrit à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques (1997). Elle conserve divers objets d’art :

 

Ø  un encensoir du 16ème siècle,

Ø  un ciboire du 17ème siècle,

Ø  un calice du 17ème siècle,

Ø  un calice du 19ème siècle,

Ø  un tableau du Christ de 1863,

classés monuments historiques au titre des objets mobiliers (1992),

 

ainsi qu’une cloche de 1769, une vierge du 16ème siècle, des chandeliers en laiton du 18ème siècle, des chasubles et des dalmatiques du 18ème siècle et un carillon de Westminster de 1914, unique en France.

 

Prieuré : il fut établi en 1115 par l’abbaye de Saint Ruf. Il y avait à la fin du 12ème siècle une douzaine de moines à demeure. En 1733 il fut rattaché à l’évêché de Die.

 

Prieuré de Longefond : il relevait du prieuré bénédictin de Domène.

 

Temple protestant : édifié en 1620.

 

Chapelle Saint Antoine l’Ermite de Longefond : construite en 1723.

 

Oratoire de Notre Dame de la Salette.

 

Statue de Notre Dame de Clelles : érigée le 15 août 1890 à la sortie est du bourg.

 

LALLEY

 

Eglise Notre Dame : la paroisse a été créée en 1730. Auparavant il n’y avait qu’une simple chapelle dédiée à Notre Dame. En 1730 on agrandi la chapelle en empiétant sur le cimetière pour en faire l’église paroissiale. Elle fut réparée en 1816, 1842 et 1888. Le clocher a été modifié de 1834 à 1838 sur l’assise de l’ancien qui comportait un campanile.

Elle conserve deux cloches de 1735 et 1755, un Christ en bois sculpté et une statue de la Vierge du 17ème siècle.

 

Chapelle Saint Louis d’Avers : elle remonte à 1725.

 

Chapelle Notre Dame du Bon Secours : édifiée en 1854 en souvenir d’une terrible épidémie de choléra.

 

Temple protestant.

Croix de mission de Prusère de 1839.

Croix de l’Incendie, de 1866

Croix de mission de 1941.

Chapelle du Calvaire.

Oratoire Notre Dame du Trièves du 19ème siècle.

 

MONESTIER DU PERCY

 

Eglise Saint Pierre et Saint Paul : elle remonte partiellement au 13ème siècle. La nef est d’origine médiévale. L’église était alors paroissiale et prieurale. Sa toiture, longtemps recouverte de chaume fut couverte en tuiles en 1684. L’église a été remaniée en 1772, date inscrite au dessus de la porte. Le clocher date de 1841.Très récemment, sous le badigeon qui recouvrait les parois intérieures, on a découvert les restes d’un décor peint du 14ème siècle.

 

Prieuré Saint Pierre : il fut fondé par l’évêque de Die, Amédée de Roussillon vers 1278. C’est de cette époque que le village prit le nom de Monestier, déformation de monastère.

 

Chapelle Saint Roch des Bailes : elle remonte sans doute à 1631, époque d’une grande épidémie de peste. Elle a été restaurée vers 1970. Elle conserve un beau portrait de Saint Roch.

 

Chapelle du Serre : cette chapelle, signalée dès 1644, ressemble à celle des Bayles avec un clocheton placé sur l’entrée. Elle est dédiée à Saint Joseph. Elle a été modifiée en 1862.

 

Croix de mission de 1940.

Croix de l’abbé Borel de 1944.

 

LE PERCY

 

Prieuré Saint Barthélemy : fondé en 1198 par les bénédictins de Saint Marcel de Die.

 

Eglise Saint Barthélemy : elle est citée dès la fin du 12ème siècle. Le chœur et le porche semblent remonter au 13ème siècle, cependant que la nef date de 1675. L’église était à la fois paroissiale et prieurale.

 

Notre Dame des Neiges d’Esparron : la légende raconte qu’un dimanche d’été, des muletiers de Die transportant des marchandises par les sentiers abrupts de la montagne, se virent soudain environnés d’une neige épaisse qui obstruait la route, tandis qu’une dame resplendissante de lumière se tenait devant eux et leur reprochait de profaner le jour du seigneur. Un oratoire fut édifié à l’endroit de l’apparition et les habitants de la région y venaient en pèlerinage.

Une autre tradition en attribue la fondation aux chevaliers de Saint Jean de Jérusalem. De fait, une maladrerie fut ensuite édifiée dans les environs.

Bayard serait venu à Esparron faire bénir ses armes. En 1592 la chapelle fut détruite par les troupes du baron des Adrets. Relevée et restaurée, elle était de nouveau très fréquentée vers 1625.

Vers le milieu du 19ème siècle, la chapelle fut reconstruite par un ermite, le frère Jérôme avec le produit de quêtes recueillies dans toute l’Europe. Son oratoire, précaire et fragile, fut réédifié en 1873 à la suite d’un vœu fait durant la guerre de 1870 exactement au même endroit et avec le même caractère d’excessive simplicité. Durant la seconde guerre mondiale la chapelle fut à nouveau endommagée après que l’ermitage eut été utilisé par les officiers du cadre volant d’Uriage. Le site est aujourd’hui restauré.

 

Chapelle des Blancs : elle a été construite à la fin du 17ème siècle et dédiée à Saint Jean Porte Latine.

 

SAINT MARTIN DE CLELLES

 

Eglise Saint Martin : la paroisse de Saint Martin, acquise vers 1200 par le chapitre de Die, est citée en 1340 dans l’hommage de Guillaume de Morges au Dauphin Humbert II. L’église daterait en partie du 13ème siècle. Elle fut largement réparée en 1732 avant d’être pratiquement reconstruite vers 1882 à l’exception du chœur et du clocher.

Elle conserve une cloche de 1679 classée monument historique au titre des objets mobiliers (1963).

 

Prieuré Saint Martin : ancien prieuré dont l’église était à la fois prieurale et paroissiale. Le prieuré disparut vers le début du 18ème siècle.

 

Chapelle Saint Saturnin de Trézannes : petit édifice rustique avec un clocher à campanile. A la fin du 16ème siècle, Trézannes était une paroisse distincte de celle de Saint Martin. En 1801 elle fut unie à celle de Chichilianne et ensuite, à compter de 1844, à celle de Saint Martin. Elle conserve une statue de la vierge à l’enfant.

 

Au cimetière, croix de 1845.

Croix de l’Orbanne de 1892.

 

SAINT MAURICE EN TRIEVES

 

Commanderie : le plus ancien texte qui la concerne remonte à 1240, époque où elle appartenait aux chevaliers de Saint Jean de Jérusalem. Au début du 16ème siècle elle fut réunie à la commanderie d’Echirolles et au siècle suivant à celle de Valence. En 1748, le domaine était encore possédé par les chevaliers de Malte qui y tenaient un fermier pour l’exploitation de leurs terres. Une visite de 1761 montre les bâtiments « médiocrement entretenus » mais des terres « régulièrement ensemencées ». La croix de Malte s’est effacée au linteau de la grange subsistante et plus rien ne rappelle maintenant le souvenir de l’ancienne commanderie.

 

Eglise Saint Maurice : la plus ancienne mention connue remonte à 1269. L’église actuelle conserve un chœur de cette époque et quatre pierres sculptées remployées à la base du choeur provenant de l’édifice primitif. Le clocher a été construit en 1763. Le reste de l’édifice a été réparé à diverses époques et notamment en 1772, date inscrite au dessus de la porte. Une console sculptée de chœur représente Saint Pierre.

L’église conserve une cloche de 1636 classée monument historique au titre des objets mobiliers (1963).

 

Près de la commanderie existait une chapelle sous le vocable de Saint Jean. Ruinée dès 1644 il n’en subsiste aujourd’hui plus rien.

 

SAINT MICHEL LES PORTES

 

Au hameau de « Chauplane », au lieudit « Saint Sulpice », emplacement traditionnel d’une ancienne chapelle qui, selon TERRAS, aurait été édifiée à l’époque d’Abbon.

 

Ancienne église Saint Pierre : au « Serre de l’église » église citées dès 1247. Elle a disparu au 18ème siècle. Ses fondations restent toutefois discernables.

 

Chapelle Sainte Anne : chapelle du 16ème siècle qui était située au hameau des Portes. Elle devint église paroissiale à la fin du 16ème siècle. Elle disparut sous la révolution.

 

Chapelle Saint Michel : édifiée au 17ème siècle par les habitants. Elle conserve une cloche de 1748.

 

Chapelle de Savoueyre : chapelle du 17ème siècle écroulée au 19ème siècle.

 

Ancienne église paroissiale Saint Antoine de Thorame : d’origine indéterminée elle fut détruite lors des guerres de religion avant d’être reconstruite en 1670. Elle fut unie à celle de Saint Michel en 1839. Aujourd’hui, la chapelle est très délabrée.

 

Eglise Saint Michel : elle remonte à 1762. Elle a été reconstruite en partie vers 1850 mais conserve l’entrée, le porche, le clocher et une voûte de l’édifice primitif.

Elle conserve une cloche de 1692 classée monument historique au titre des objets mobiliers (1962).

 

Chapelle Saint Christophe de Savouyere, citée en 1644. Elle disparut au début du 19ème siècle.

 

Bibliographie du canton :

 

-       F. CROZET : description toponymique, historique et statistique des cantons formant le département de l’Isère et des communes qui en dépendent, canton de Clelles, 1870

-       J. J. A. PILOT : Esparron, commune du Percy, 1871

-       A. LAGIER : le Trièves et son passé, 1892

-       H. CLAVEL : Notre Dame d’esparron, 1898

-       U. CHEVALLIER : Regeste Dauphinois, 1913, n° 3352, 8305, 12092

-       F. M. ROCHE : l’archiprêtré du Trièves du 16ème au 17ème siècles, 1946

-       H. TERRAS : la vicomté de Trièves et la baronnie de Gresse en vallée chevaleureuse, 1970

-       R. CHABOUD : Saint Maurice en Trièves, commanderie de l’ordre de Saint Jean de Jérusalem, bulletin de l’Académie Delphinale, janvier 1974

-       A. BEAUP : les sanctuaires du Trièves, 1980

-       R. AVEZOU : quelques bribes de l’histoire de Chichilianne, la Bartifèle n° 1, 1982

-       J. de MONTS : Notre Dame d’Esparron en Trièves, 1982

-       A. BEAUP : histoire du Trièves, 1984

-       R. REYMOND : énigmes, curiosités, singularités, 1987

-       Histoire des communes de l’Isère, 1988

-       R. REYMOND : l’insolite et images fortes du passé, 1989

-       R. REYMOND : mystères et curiosités de l’histoire, 1991

-       M. PATTE et B. ROY : petit patrimoine vernaculaire, Chichilianne, Gresse, le Percy, Saint Martin de Clelles, Saint Michel les Portes, 1992

-       G. BARRUOL : Dauphiné roman, 1992

-       Patrimoine en Isère, Trièves, 1996

-       Atlas du patrimoine de l’Isère, 1998

-       L. RIONDET : où était située l’ancienne église de Saint Michel les Portes, bulletin des AVG n°48, 2001

-       J. C. MICHEL : Regeste Dauphinois et autres archives sur la vallée de la Gresse et le Trièves, bulletin des AVG n° 55 et 56, 2005

 

 

CANTON DE CORPS

 

AMBEL

 

Selon la tradition locale, Saint Eldrade aurait fait bâtir à Ambel à la fin du 8ème siècle

une « grande et magnifique église dédiée à Notre Dame et, autour de celle-ci, des cellules ».

 

Eglise Notre Dame : elle est signalée dès 1152 comme étant annexée au prieuré de Romette près de Gap. L’édifice actuel remonte à 1690, époque de la reconstruction de l’église sur l’emplacement du sanctuaire primitif. Elle possède des statues modernes de Saint Eldrade et de la Vierge.

 

Chapelle Saint Eldrade : depuis un temps immémorial Saint Eldrade, moine provençal du 9ème siècle, abbé de la Novalaise, est honoré à Ambel. Une chapelle fut édifiée en son nom en 1516. Elle a totalement disparu.

 

Ancienne chapelle Saint Adrien : elle est citée au 17ème siècle.

 

BEAUFIN

 

Eglise de l’Assomption Notre Dame : elle est citée en 1138 comme dépendance du prieuré de Corps. L’église actuelle a été édifiée sur son emplacement en 1871. Elle conserve une cloche de 1789.

 

Chapelle Saint Marguerite de Belijay : elle est citée en 1620.

 

CORPS

 

Eglise Saint Pierre : elle est connue dès le 12ème siècle, époque où elle est confirmée comme possession de l’abbaye de la Novalaise. Ruinée pendant les guerres de religion, elle conserve quelques parties anciennes et, notamment, une fenêtre gothique. Le clocher et la voûte ont été reconstruits par Beruuyer en 1858.

Elle conserve une cloche de 1757.

 

Prieuré Saint Pierre : il est cité dès 1183. Ce prieuré bénédictin dépendait du prieuré de Romette avant d’être uni à celui de Monestier d’Ambel au 17ème siècle. Il couvrait les paroisses de Saint Brême, les Côtes de Corps, la Salette, Saint Julline, les Fallavaux, Beaufin et Aspres les Corps.

 

Maladrerie : attestée en 1398, elle fut reunie en 1696 à l’hôpital du lieu.

 

Hôpital : attesté dès 1549, il subsiste en partie dans le rue du même nom et conserve un écusson sculpté du 16ème siècle.

 

Ancienne église Saint Bénigne : aujourd’hui engloutie sous les eaux du barrage du Sautet elle est citée dans un acte de 1192 comme dépendance de l’abbaye de la Novalaise.

 

Chapelle Saint Roch : attestée en 1743, elle conserve une cloche de 1843.

 

Chapelles du Cours, Saint Joseph et Saint Sébastien attestées en 1743.

 

Croix de Saint Roch de 1843.

 

LES COTES DE CORPS

 

Paroisses disparues de Saint Jean des Vertus et de Saint Brême.

 

Chapelle Notre Dame de l’Assomption des Achards : elle est citée dès 1647

 

Chapelle des Pagnes : il n’en subsiste qu’une partie de l’abside.

 

Ancienne chapelle du Villau fondée en 1755

 

Eglise Saint Jean : de 1891

 

Chapelle Saint Jacques.

 

Oratoire du Villars.

 

MONESTIER D’AMBEL

 

Selon la tradition, Monestier d’Ambel devrait son nom et son origine à un « monastère » qui aurait été édifié par Saint Eldrade vers 850. Celui-ci aurait été détruit par les Sarrasins vers 906. Aucune source d’archives n’en fait état.

 

Prieuré Saint Pierre : il aurait été édifié dans le village en 1107 par des moines de l’abbaye d’Oulx. C’est vraisemblablement ce monastère qui a donné son nom au village. En 1307 il fut réuni à celui de Romette près de Gap. L’église du prieuré servit d’église paroissiale jusqu’au 17ème siècle.

 

Eglise Saint Pierre : elle a été édifiée vers 1660 sur l’emplacement de l’ancienne église prieurale dont elle conserve certaines bases en pierre de taille.

Elle conserve un reliquaire cylindrique contenant un ossement de Saint Benoît apporté par les moines fondateurs du prieuré et une croix miraculeuse : selon la tradition, celle-ci aurait été trouvée par des bergers sur le « Mont Faraud » à une date ignorée, le 14 septembre, jour de l’exaltation de la Sainte Croix.

Elle conserve une cloche de 1742.

 

PELLAFOL

 

Eglise et prieuré Saint Michel de la Croix de la Pigne : ils auraient été édifiés vers la fin du 11ème siècle par des bénédictins. Ils subsistèrent jusqu’à la Révolution, époque où le prieuré fut vendu comme bien national. L’église fut unie à celle de Pellafol, devenant alors chapelle rurale.

 

Eglise Saint Nicolas de Pellafol : l’église primitive était située au hameau de Pellafol le Vieux, sur une petite élévation.

En 1899 on rebâtit une église neuve aux « Pays ». Elle conserve deux cloches de 1740 et 1780 provenant de l’ancien édifice.

 

Chapelle de la Nativité de la Vierge de la Posterle : le hameau de ce nom est cité dès 1060. Une église paroissiale existait en ce lieu. Elle fut reconstruite comme simple chapelle en 1670.

 

Eglise Saint Michel de la Croix de la Pigne : édifiée en 1891 en forme de croix latine.

 

Eglise de l’Assomption aux Payas.  

 

Ancienne chapelle des Charraux, ruinée.

Ancienne chapelle des Payas, transformée en maison particulière en 1866.

Ancienne chapelle du Vieux Pellafol, détruite en 1945.

Croix de 1914 en face de l’église.

Croix des Serlons de 1921.

 

QUET EN BEAUMONT 

 

Eglise Saint Jean : elle a été édifiée en 1852 en remplacement d’un édifice cité au 13ème siècle et ruiné au cours des guerres de religion.

 

Chapelle du Haut Quet, mentionnée en 1838, aujourd’hui disparue.

 

Lieudit « Maladeria de Belmonte », emplacement probable d’une maladrerie disparue.

 

Croix en fonte de 1894 au dessus d’une fontaine.

 

SAINT LAURENT DE BEAUMONT

 

Prieuré Saint Laurent : ancien prieuré d’Augustins, fondé par Léger, évêque de Gap, entre 1074 et 1080 au hameau des Meyers. Il dépendait de la prévôté d’Oulx. En 1296 il relevait directement de Cluny. Il disparut sous la révolution. Il en subsiste le lieudit « Bois du Prieur ».

 

Maladrerie : elle est citée au 13ème siècle. Il en subsiste le lieudit « la Maladière ».

 

Eglise Saint Laurent : édifiée au 19ème siècle en remplacement de l’ancienne église prieurale. Elle conserve une cloche de 1624.

 

Chapelle de Malbuisson : édifiée en 1839. Elle porte l’inscription « Ave Maria ».

 

Chapelle de Chardenot du 19ème siècle.

 

Chapelle de Charlaix du 19ème siècle.

 

Chapelle disparue des Meyers.

 

Croix dite du « prêtre mort ».

 

SAINTE LUCE

 

Eglise Sainte Luce : moderne, en remplacement de l’ancienne église qui relevait du prieuré de Beaumont. Elle conserve une cloche du 18ème siècle.

 

Chapelle de l’Annonciation Notre Dame.

 

SAINT MICHEL EN BEAUMONT

 

Eglise Saint Michel : édifiée au 19ème siècle dans le style néo roman en remplacement d’une église plus ancienne. Elle conserve une cloche de 1731.

 

Chapelle Saint Roch de 1630.

 

Chapelle disparue de Villelonge.

 

Chapelle Notre Dame du Serre.

 

SAINT PIERRE DE MEAROTZ

 

Le château possédait une chapelle castrale.

 

Eglise Saint Pierre : édifiée au 19ème siècle en remplacement de l’église primitive qui dépendait du prieuré de Beaumont. Elle conserve une cloche de 1719.

 

Chapelle de la Garde.

 

LA SALETTE FALLAVAUX

 

Eglise Saint Julien : ancienne église paroissiale qui dépendait du prieuré de Corps. Cette église fut confirmée comme possession du diocèse de Savoie par le pape Eugène III le 9 février 1192.

 

Eglise de la Salette : elle fut confirmée en 1151 comme possession du monastère de Saint Brême.

 

Chapelle de la Dorcière : elle est citée dès 1292. Sur son emplacement, on a reconstruit une chapelle moderne.

 

Chapelle des Ablandins : construite en 1710.

 

Chapelle des Pras, citée en 1710.

 

Chapelle de Fallavaux, citée en 1710.

 

L’apparition : le 19 septembre 1846, vers 15 heures, deux enfants, Mélanie Giraud (14 ans) et Maximin Giraud (12 ans), qui gardaient des vaches sur la montagne, virent, d’après leur récit, apparaître la Vierge sous la forme d’une « dame assise sur une pierre, la tête entre ses mains, les coudes sur les genoux ». « … Elle écarta ses mains et son visage apparut, baigné de larmes brillantes… Après avoir encouragé les enfants à s’approcher d’elle, la Vierge leur dit qu’elle pleurait sur l’ingratitude des hommes et sur les malheurs qui les menaçaient. Puis elle monta vers le plateau et commença à s’élever un peu dans les airs jusqu’à environ trois pieds et resta un moment suspendue puis disparut… ».

Le récit de cette apparition a donné lieu à de nombreuses controverses et même, en 1852, à un retentissant procès devant la cour de Grenoble. Enfin approuvé par l’église, le pèlerinage, malgré la rudesse du site et la difficulté d’accès, a pris rapidement un grand essor et c’est encore aujourd’hui le sanctuaire marial le plus fréquenté après celui de Lourdes.

Le chemin que suivit l’apparition est jalonné de quatorze croix de fonte. En bas, statue de la Vierge assise et pleurant. A mi hauteur, le groupe des enfants marque l’endroit ù ils aperçurent la Vierge. Au sommet, un quatrième groupe représente les deux enfants tendant les bras vers la Vierge s’élevant.

Le site est inscrit au titre des sites (1946).

 

Basilique : elle a été bâtie dans le style néo roman de 1861 à 1879. Elle est flanquée de deux tours carrées surmontées chacune d’une croix. A l’intérieur, elle offre de belles colonnes de marbre et renferme une profusion d’ex voto. Dans la sacristie est conservée une partie de la pierre sur laquelle, selon le récit des deux enfants, la Vierge était assise lorsqu’elle leur apparut.

 

Chapelle Notre Dame des Sept Douleurs.

Chapelle de l’Assomption, en face de la basilique.

Chapelle des Payas.

Chapelle des Mathieux.

Chapelle Notre Dame de Gournier.

Chapelle Saint Julien.

Oratoire de la Salette Saint Antoine.

 

LA SALLE EN BEAUMONT

 

Chapelle Saint Martin : elle est citée en 1260 et en 1398 qui était située au hameau des « Martins ».

 

Eglise Notre Dame de l’Assomption : édifice moderne construit sur l’emplacement de l’ancienne église de l’Assomption de la Vierge qui dépendait du prieuré de Beaumont.

 

Aux « Marcioux », chapelle fondée en 1744.

 

Bibliographie pour le canton :

 

-       U. CHEVALLIER : Regeste Dauphinois, 1913, n° 16229, 17826

-       H. DURAND : notes sur l’histoire de Corps et son mandement depuis les origines jusqu’à nos jours, 1991

-       A. BEAUP : les sanctuaires du Trièves, 1980

-       P. JAONNAIS : mémoire sur la commune des Cotes de Corps, manuscrit, 1983

-       R. REYMOND : énigmes, curiosités, singularités, 1987

-       Histoire des communes de l’Isère, 1988

-       R. REYMOND : l’insolite et images fortes du passé, 1989

-       R. REYMOND : mystères et curiosités de l’histoire, 1991

-       Mémoire d’Obiou n° 1, 1996, et n° 4, 1999

-       J. C. MICHEL : Regeste Dauphinois et autres archives sur la vallée de la Gresse et le Trièves, bulletin des AVG n° 55 et 56, 2005

-       Patrimoine en Isère, 2006

-       Mémoire d’Obiou n° 11, 2006 et n° 12, 2007

-       P. HAMON : églises de l’Isère, sd

 

 

CANTON DE DOMENE

 

CHAMROUSSE

 

Croix de 1857 remplacée en 1941.

Chapelle de Roche Bérenger de 1967

 

LA COMBE DE LANCEY

 

Chapelle Saint Nicolas : elle est mentionnée dès 1488. Il en subsiste le lieudit « la Chapelle ».

 

Eglise Saint Barnard et de la Natavité de la Vierge : elle a été édifiée au 19ème siècle dans le style néo roman. Elle possède un vitrail évoquant la mort de Mgr Dupanloup.

 

Croix de Mas Larry : en bordure de la route, pierre dressée en forme de croix avec en haut relief un christ naïf dit « le Christ qui fait mal au ventre ». Elle proviendrait d’un hypothétique cimetière du haut moyen âge mais la sculpture parait être d’époque romane.

 

DOMENE

 

Eglise Saint Georges : elle est attestée dès 1027 dans un acte de donation à Cluny.

 

Prieuré Saint Paul et Saint Pierre : au début du 11ème siècle, Rodolphe II, Comte du Grésivaudan, donna à son fils Aynard la résidence et la seigneurie de Domène. Voulant arracher les broussailles, assécher les marais et faire prospérer l’agriculture, celui-ci appela à lui des moines de l’ordre de Saint Benpït, célèbres comme défricheurs et agriculteurs. Les bénédictins de Cluny reçurent en donation des biens considérables, des terres, des redevances…

L’église du prieuré de Domène, construite d’après les indications de Saint Odilon qui gouvernait alors Cluny, fut achevée en 1058. Elle fut consacrée en présence de quatre prélats : l’archevêque de Vienne, ceux de Tarentaise et d’Embrun et l’évêque de Grenoble.

Aynard 1er mourut en 1080 au cloître du prieuré où il s’était retiré. Son corps fut inhumé dans le caveau de l’église, au dessous du chœur.

Le cartulaire de Saint Hugues le mentionne sous la forme « monasterium Domena ».

Les ruines de l’édifice comprennent les deux grands murs nord et sud de la nef, le mur nord du croisillon et, relativement intacts, les murs du croisillon sud du transept et de la chapelle d’Arces. A l’angle sud ouest on voit, encastré dans la maçonnerie, un bloc de molasse sculpté d’une croix à entrelacs de tradition carolingienne. A l’extérieur, sur le flanc sud, un ensemble de constructions, en partie ruinées, occupe l’emplacement des bâtiments prieuraux et des dépendances de l’exploitation agricole, sans doute remaniées ultérieurement.

La nef de l’église fut édifiée en deux campagnes : d’abord un édifice construit en moellons et galets enduits (vers 1027), couvert en charpente comme les basiliques romaines. Ensuite, vers 1125 – 1250 ; les moines surhaussèrent la nef au moyen d’un étage en briques, lancèrent dans la construction quatre piliers en briques, subsistant aujourd’hui, et couvrirent l’ensemble de trois voûtes gothiques aujourd’hui écroulées.

A l’intrados de l’arcade centrale et sur chaque piédroit une plate bande s’arrête à trois mètres du sol sur une moulure supportée par trois médaillons en forme de tête d’homme et deux grosses têtes encadrant une plus petite. A l’arcade latérale sud ouest, deux autres têtes de même facture subsistent. Au total, huit têtes restent visibles.

Le prieuré fut gouverné jusqu’en 1122 par Pierre le Vénérable, ami de Saint Bernard, qui devait ensuite devenir abbé de Cluny. La prospérité de ce monastère fut considérable durant tout le moyen âge. En 1790 il fut vendu comme bien national. La destruction du monument aurait été inévitable si la marquise de Monteynard n’était intervenue pour racheter l’ensemble et veiller à sa conservation (monument historique, 1943).

 

Chapelle d’Arces : elle a été ajoutée vers la fin du 14ème siècle au chevet du prieuré par la puissante famille d’Arces. De style gothique, elle comporte deux travées sur un plan carré, voûtée d’ogives élégantes dont les arcs retombent sur des culs de lampe. Celle fut décorée de fresques représentant diverses scènes religieuses. Au 18ème siècle, ces fresques furent piquées et recouvertes d’enduit.

Dans le mur sud ouest subsiste un enfeu qui devait autrefois contenir un tombeau et, peut être, la statue d’un gisant. Accolés aux murs sud ouest subsistent des bâtiments claustraux en mauvais état dont il ne reste guère qu’une salle rectangulaire.

Vers 1930, quelques peintures de style byzantin, semblant remonter au 12ème siècle, étaient visibles dans cette salle (monument historique, 1943).

 

Chapelle castrale : dans le château du Mont Garcin, chapelle vouée à Saint Nicolas, citée dans le cartulaire de Saint Hugues qui dépendait du prieuré : « capella Sancti Nicolai de Monte Garcinesco ».

 

Chapelle Saint André : elle est citée dès 1058.

 

Eglise Saint Clément : citée en 1058. Etait-elle située à Domène ? En 1685, existait dans l’église prieurale une chapelle sous le vocable de Saint Clément.

 

Maladrerie : citée depuis le 13ème  siècle, elle existait encore en 1677.

 

Eglise Saint Nicolas de Mont Garcin : elle est citée dans le cartulaire de Saint Hugues : « ecclesia Sancti Nicolai de Monte Garcinesco ».

 

Hôpital : l’ « hospitale de Domène » est mentionné dans le pouillé de 1497.

 

Chapelle Saint Georges : elle est citée en 1497.

 

Eglise Saint Georges : elle a été édifiée en 1892 sur l’emplacement de l’édifice du 11ème siècle qui renfermait la tombe de Sainte Mathilde, comtesse d’Albon, mère du premier Dauphin. Elle conserve une cloche de 1642.

 

LAVAL

 

Eglise Saint Etienne : elle est citée dans le cartulaire de Saint Hugues : « ecclesia de Monte Reculati ». L’édifice date partiellement du 12ème et du 14ème siècles. C’est le cas notamment de la chapelle dite des Alleman, contiguë à l’église, construite à la fin du 14ème siècle par Jean Alleman, seigneur de Laval. Elle renferme une remarquable peinture murale dite « la Vierge au Manteau » exécutée vers 1450. Elle occupe toute une paroi de la chapelle. Au centre de l’arc roman qui la limite, la Vierge déploie son large manteau doublé d’hermine. De petits personnages s’y abritent, en rangs pressés et se serrent contre elle, montant jusqu’à hauteur de ses genoux. De cette confuse multitude se dégagent, à chaque extrémité, les profils les plus nets du fondateur, Jacques Alleman, de sa femme et de ses enfants. Hors du pli, les deux saints titulaires de la chapelle sont debout : à gauche Saint Jacques et à droite Sainte Catherine (monument historique, 1958).

Elle possédait une chapelle dédiée à Saint Barthélemy, fondée au 15ème siècle, dont il ne reste que l’arcade d’entrée prise dans le gouttereau nord de la nef et une chapelle vouée à Sainte Anne, citée dès 1488.

 

L’église conserve également une cloche en bronze de 1463 (monument historique au titre des objets mobiliers, 1911) et un christ en croix du 16ème siècle (monument historique au titre des objets mobiliers, 1957).

 

Chapelle Sainte Gertrude de Prabert : elle a été construite par une princesse de Savoie sauvée miraculeusement en ce lieu. Elle conserve une cloche du 15ème siècle (monument historique au titre des objets mobiliers, 1963).

 

Lieudit « la Maladière », ancienne maladrerie probable.

Lieudit « la Croix des Didiers » cité en 1260 : « cabannaria de cruce disderiorum »

 

MURIANETTE

 

Selon G. de MANTEYER, l’ancienne église Saint Jean Baptiste aurait fait partie d’un groupe déglises remontant à la période 432 – 440.

 

Eglise Saint Jean : peut être d’origine paléochrétienne (supra), elle est citée dans le cartulaire de Saint Hugues : « ecclesia de Maurianeta ». Elle a subi de nombreuses réparations et transformations dont la dernière en date est l’élévation d’un fronton sur la façade principale au 19ème siècle.

Elle conserve une cloche de 1756.

 

REVEL

 

Selon G. de MANTEYER, l’église Notre Dame de Revel aurait fait partie d’un groupe d’églises remontant à la période 432 – 440.

 

Eglise Notre Dame : elle est citée dans le cartulaire de Saint Hugues : « ecclesia Sancte Marie Super Domena ». Elle a été reconstruite au 19ème siècle et conserve une cloche de 1726.

 

Chapelle castrale : vouée à Saint Félix, elle est citée en 1488.

 

Lieudit « la Maladière », ancienne maladrerie probable.

 

SAINTE AGNES

 

Eglise Sainte Agnès : elle est citée dès 1070 puis dans le cartulaire de Saint Hugues : « ecclesia Sancte Agnetis de Monte Aimonis ». De cette époque, il ne subsiste que l’abside en hémicycle et une partie du clocher.

 

Lieudit « la Croix Rouge », cité en 1413. La croix devait marquer le petit col entre les deux vallées.

 

SAINT JEAN LE VIEUX

 

Eglise Saint Jean : elle est citée dès 1070 puis, peu après, dans le cartulaire de Saint Hugues : « ecclesia Sancti Johanis Super Domena ». Elle se compose d’une seule nef terminée par un chœur plus étroit et une abside en demi cercle, percée de deux baies. Toutes les ouvertures sont étroites. La façade avec oculus et deux petites fenêtres carrées au dessus est ornée de neuf arcatures supportées par des masques et accompagnées de deux bandes lombardes d’un bel effet décoratif. Le court clocher comporte à l’étage supérieur et sur chaque face une baie géminée dont les arcs reposent sur une grosse colonne (inventaire supplémentaire des monuments historiques, 2004).

L’église conserve :

-       un tabernacle en bois polychrome et doré du 17ème siècle classé monument historique au titre des objets mobiliers (1963),

-        deux cloches de 1652 et de 1694 (monuments historiques au titre des objets mobiliers, 1963),

-       un confessionnal du 17ème siècle (monument historique au titre des objets mobiliers, 1911),

-       une statue de la Vierge du 17ème siècle (monument historique au titre des objets mobiliers, 1908),

-       des lambris de revêtement du 17ème siècle (monuments historiques au titre des objets mobiliers, 1911),

-       un retable du 17ème siècle (monument historique au titre des objets mobiliers, 1983).

 

SAINT MARTIN D’URIAGE

 

Selon G. de MANTEYER, l’ancienne église Saint Sauveur aurait fait partie d’un groupe d’églises (Saint Pierre de Brié, Saint Jean Baptiste de Murianette, Notre Dame de Revel) remontant à la période 432 – 440.

 

Eglise Saint Jean de Villeneuve : elle est mentionnée dans le cartulaire de Saint Hugues : « ecclesia de Villa Nova ». Cette église était à la fois paroissiale et celle d’un prieuré fondé en 1091 comme dépendance de l’abbaye de Saint Chaffre. Elle conserve un clocher de style roman flanquant la nef sur son coté droit. Modeste, n’ayant qu’un seul étage et une baie sur chaque face, sans bande lombarde mais avec de nombreux festons formant corniche, il possède encore sa flèche en pierre. Le reste de l’édifice parait être du 16ème ou du 17ème siècles.

L’église conserve une chaire abbatiale en bois sculpté provenant de la chartreuse de Prémol, classée monument historique au titre des objets mobiliers (1911) et une cloche en bronze de 1618 (monument historique au titre des objets mobiliers, 1911).

 

Eglise Saint Nizier : elle est également citée dans le cartulaire de Saint Hugues : monastera Sancti Nicetii ». Comme l’église de Villeneuve, elle faisait partie du prieuré dépendant de Saint Chaffre. Le pouillé de 1497 indique que c’était alors devenu une dépendance de Saint Laurent de Grenoble. Le clocher accolé à la façade comporte en son sommet une structure en bois très rare. La façade primitive de l’église était à l’origine peinte à fresques. Il reste encore, à l’intérieur, des traces assez importantes de fresques à l’italienne qui, vraisemblablement, ont été exécutées ainsi que le faux marbre du maître autel par des émigrants italiens plus ou moins clandestins. L’édifice actuel remonte au dernier tiers du 17ème siècle.

Les décors peints et l’autel majeur sont inscrits à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques (1991).

L’autel, le retable et le tabernacle du 18ème siècle sont classés monuments historiques au titre des objets mobiliers (1992).

 

Prieuré Saint Nizier : il dépendait de l’abbaye de Saint Chaffre. Connu dès le 12ème siècle, il a disparu dans le dernier quart du 17ème siècle. L’église prieurale, également disparue, comportait selon plusieurs textes concordants du 15ème à la fin du 17ème siècles une crypte sous l’église. Ce prieuré était peut être situé au lieudit « Champ de l’Eglise ».

 

Eglise Saint Ferréol de Pinet : elle est également citée dans le cartulaire de Saint Hugues : « ecclesia Sancti Ferreoli de Pineto ». Elle conserve un clocher accolé à la nef.

 

Eglise Saint Martin : elle est aussi citée dans le cartulaire de Saint Hugues : « ecclesia Sancti Martini de Oriatico ». Cette église primitive était située dans le haut du village de Saint Martin. Elle était dans un état de ruine totale lorsque la nouvelle église fut construite en 1875 sur un terrain donné par le Comte de Saint Ferréol.

 

Chapelle Saint Sauveur : le cartulaire de Saint Hugues la désigne comme « capella de Oriatico ». Cette chapelle, originellement isolée, devint église paroissiale du patronage du prieur de Saint Nizier avant d’être réunie à celle de Villeneuve.

Elle était située au pied du château. Elle fut démolie au 16ème ou au 17ème siècles.

 

Chapelle castrale Saint Georges : elle remontait sans doute à l’origine du château (fin du 10ème siècle). Le pouillé de 1497 la mentionne encore. Elle aurait été rebâtie sous Mgr le Camus.

 

Chapelle Saint Luc : édifice moderne qui conserve un bénitier du 15ème siècle provenant de l’ancienne église Saint Sauveur (monument historique au titre des objets mobiliers, 1956).

 

Lieudit « les Maladières », ancienne maladrerie probable.

Lieudit « la Croix » cité en 1469 : « crux de super martinetto revelli ».

 

SAINT MURY MONTEYMOND

 

Eglise Saint Maurice : elle est citée dans le cartulaire de Saint Hugues : « ecclesia Sancti Mauritii de Monte Aymonis ». Elle dépendait alors du prieuré de Domène.

L’église actuelle a été construite au 19ème siècle. Elle possède une statue de la Vierge à l’Enfant du 19ème siècle classée monument historique au titre des objets mobiliers (1988).

 

LE VERSOUD

 

Eglise Saint Laurent : elle est citée dans le cartulaire de Saint Hugues : « ecclesia de Versatorio ».

L’édifice actuel a été construit au 19ème siècle dans le style néo gothique.

 

Croix du cimetière : elle porte la date de 1846 et l’inscription : « le 1er août 1847, Mgr Philibert de Bruillard, évêque de Grenoble, a accordé une indulgende de 40 jours à gagner une fois par jour aux personnes qui, dans l’état de grâce, réciteront devant cette croix cinq pater et cinq ave ».

 

VILLARD BONNOT

 

Eglise Saint Martin de Villard Bonnot : elle est citée dans le cartulaire de Saint Hugues : « ecclesia de Vilar Bonold ».

L’église a été reconstruite en 1828 sous la forme d’une colonne tronquée recevant le jour par la partie supérieure à l’imitation (modeste) du panthéon d’Hadrien à Rome. Le clocher date de 1876. La coupole a été détruite en 1961 et remplacée par une couverture conique en zinc.

 

Eglise Sainte Marie de Lancey : elle est citée dès 1040. C’est sans doute cette église que le cartulaire de Saint Hugues mentionne sous l’appellation « ecclesia de Lanceu ». En 1414 elle n’était plus qu’une chapelle unie à Saint Martin de Villard Bonnot.

L’église actuelle, à l’imitation de celle de Villard Bonnot, a été reconstruite au 19ème siècle.

 

Chapelle Saint Jean : aujourd’hui disparue, elle est citée dans le pouillé de 1497.

 

Bibliographie pour l’ensemble du canton :

 

-       H. MICHAL LADICHERE : Uriage et ses environs, 1850

-       Abbé GALLOIS : recherches archéologiques sur le bourg de Domène, 1854

-       H. PALLIAS : Uriage et Vizille, 1856

-       C. de MONTEYNARD : cartulare monasterii Beatorum Petri et Pauli de Domina, 1859

-       J. MARION : cartulaires de l’église Notre Dame de Grenoble dits cartulaires de Saint Hugues, 1869

-       A. BRUEL : recueil des chartes de l’abbaye de Cluny, 1876

-       E. PILOT de THOREY : les prieurés de l’ancien diocèse de Grenoble compris dans les limites du Dauphiné, BSSI, 3ème série, T XII, 1883

-       J. SESTIER : la vallée du Grésivaudan, rive gauche de l’Isère, 1900

-       U. CHEVALLIER : Regeste Dauphinois, 1913, n° 1940

-       L. PERRIER : histoire de Domène et du prieuré des bénédictins depuis le moyen âge jusqu’à nos jours, 1921

-       J. DAVID : Laval saint Etienne : la chapelle des Alleman et la Vierge au manteau, 1923

-       A. BOURNE : Vizille et ses environs, 1925

-       G. de MANTEYER : les origines chrétiennes de la deuxième Narbonnaise, des Alpes Maritimes et de la Viennoise, 1926

-       J. B. LANFREY : chez nous, 1930

-       H. S. THAL : le prieuré de Domène, ordre de Cluny, BSDEA, n° 206,7 et 8, 1948 – 1951

-       F. GERMAIN : le prieuré de Domène, bulletin de l’Académie Delphinale, 7ème série, n° 26, 1958

-       P. DESCHAMPS : un monument aux morts du 15ème siècle, la Vierge au manteau de l’église de Laval en Dauphiné, BM, T CXVIII, 1960 

-       M. ROQUES : les peintures murales du sud est de la France, 13ème au 16ème siècles, 1963

-       J. BRUNO : le Grésivaudan, toponymie et peuplement d’une vallée des Alpes, 1977

-       L. VIVARAT : Uriage les Bains, 1979

-       R. GIRARD : le prieuré de Domène, bulletin de liaison du CSVG, n° 8, 1980

-       Des Burgondes à Bayard, 1000 ans de moyen âge, 1981-1984, page 228

-       B. BLIGNY : le diocèse de Grenoble, 1992

-       Histoire des communes de l’Isère, 1988

-       G. BARRUOL : le Dauphiné roman, 1992

-       Domène, un prieuré bénédictin, Musée Dauphinois, 1995

-       Patrimoine en Isère, canton de Domène, 1996

-       Anonyme : patrimoine de Saint Nazaire les Eymes, 2002

-       A. DUCLUZAUX : le patrimoine religieux de Laval, la Vierge au manteau du 15ème siècle, 2006

-        P. HAMON : églises de l’Isère, sd

 

 

CANTON D’ECHIROLLES

 

BRESSON

 

Eglise saint Sulpice : elle est citée dans le cartulaire de Saint Hugues : « ecclesia de Bresson ». L’entrée principale et la porte de la sacristie sont ornées s’une croix de Malte. Elle conserve une cloche de 1670.

 

Oratoire Notre Dame : situé au bord de l’ancienne voie romaine de l’Oisans, il pourrait avoir succédé à un milliaire.

 

ECHIROLLES

 

Tombeau de saint Jacques : ce Jacques, dont la rumeur populaire fit un saint et sous la protection duquel l’église paroissiale avait été placée, semble, selon la tradition, avoir été un pèlerin du 9ème siècle. G. ALLARD en fait la relation suivante : « Jacques était un pèlerin dont on n’a pas pu apprendre le pays ; il passa en Dauphiné en revenant de Rome et s’arrêta auprès de Grenoble en un lieu appelé Echirolles. Là il bâtit un petit ermitage où il finit ses jours. Son corps est dans l’église paroissiale du même lieu à la réserve de sa tête qui fut dérobée par un autre pèlerin et portée à Compostelle en Espagne, ce qui a donné lieu à quelques uns de dire qu’on avait en Espagne d’autre relique de Saint Jacques que cette tête… Son tombeau fut ouvert le 12 mai 1488 et la procédure porte qu’on y trouva son corps sans tête… ».

D’autres historiens (Chorier, Pilot…) ont fait mention de manière semblable de Saint Jacques d’Echirolles. Ce qui est certain c’est qu’un culte véritable s’établit au moyen âge autour de ce tombeau. Les pèlerins, de plus en plus nombreux, y vinrent faire leurs dévotions. La tradition dit même que l’empereur d’Allemagne, Charles IV, lors de son passage en Dauphiné, vint s’y recuieillir.

Emu par tous les bruits faits autour de cette sépulture, par la rumeur persistante de miracles, l’évêque de Grenoble, Laurent Alleman, en compagnie de sa suite et des notables du lieu visita le tombeau le 12 mai 1488. Aux termes du procès verbal de visite, il semble que cette sépulture sous tumulus était vraisemblablement d’origine protohistorique, ce qui fut sans doute pressenti par la hiérarchie ecclésiastique ; ceci expliquerait sans doute le silence de Rome quant à l’authenticité des reliques de Saint Jacques. Depuis cet évènement, la croyance dans le pèlerin s’effaça. Aujourd’hui, même l’emplacement du tombeau n’est plus discernable.

 

Ancienne église Saint Jacques : elle était située vers le château, sur la colline. Elle est citée dans le cartulaire de Saint Hugues : « ecclesia de Eschirolis ». Une partie de ses matériaux a servi à édifier en 1847 le presbytère.

Dans la partie est du château de Saint Jacques subsistent quelques éléments en pierre d’architecture ancienne qui pourraient provenir de l’ancienne église.

 

Commanderie : la commanderie templière d’Echirolles fut primitivement installée au dessus de l’ancienne église Saint Jacques, dans un bois de garrigues encore nommé « le Temple ». Plus tard, avec le déblaiement de la plaine du Drac, les commandeurs s’établirent au pied du coteau d’Echirolles où certains bâtiments subsistent encore.

Construite dans le style militaire propre à l’ordre et à l’époque, la commanderie se composait de plusieurs bâtiments et de nombreuses dépendances entourés de murs fortifiés. Lors de la suppression de l’ordre des templiers en 1312, la commanderie fut dévolue aux chevaliers hospitaliers de Saint Jean de Jérusalem puis, ultérieurement, à celui de Malte. Le domaine fut ravagé lors des guerres de religion. Il en reste néanmoins aujourd’hui des vestiges particulièrement évocateurs : le bâtiment qui servit de résidence aux commandeurs a été reconstitué et son architecture respectée. Plus loin, au pied de la colline, se trouvent des restes de tour ronde englobés dans une ferme. A l’est, vers la colline, la chapelle de la commanderie subsiste sous une épaisse couche de terre (aujourd’hui propriété privée).

 

Maison des hospices : 11 à 15 avenue de la République, ancienne demeure qui appartenait au 17ème siècle aux hospices de Grenoble. On y voit encore une belle porte cloutée, un grand escalier à colonnades, des boiseries et un plafond à la française.

 

Eglise Saint Jacques : construite dans la plaine en 1847 en remplacement de l’église primitive. Elle conserve :

 

-       une cloche de 1762,

-       une peinture sur toile de la fin du 16ème siècle représentant la flagellation du Christ (monument historique au titre des objets mobiliers, 1997),

-       un tableau de la Sainte Famille du 17ème siècle (monument historique au titre des objets mobiliers, 1995),

-       une paire de reliquaires, une statue du Christ en croix et un calice du 18ème siècle,

-       le socle d’une statue de Saint Christophe.

 

Jadis, elle possédait, outre la statue de Saint Christophe, une statue de Saint Jacques. Les deux statues du 16ème furent vendues à la révolution. Le socle de la statue de saint Jacques montre, sur deux lignes coupées par un écusson, une inscription gothique mentionnant le nom d’Aymon de Charantonnay qui fut curé d’Echirolles en 1500. Ces deux statues sont aujourd’hui conservées au Musée Dauphinois.

 

Devant l’église, croix de 1854 représentant la Vierge aux pieds du Christ.

 

Eglise moderne Sainte Monique.

 

Eglise moderne Saint Jean de Bosco.

 

Bibliographie pour le canton :

 

-       G. ALLARD : histoire du Dauphiné, manuscrit 17ème siècle, BMG

-       N. CHORIER : histoire générale de Dauphiné, 1661 – 1672

-       J. J. A. PILOT : recherches sur les inondations dans la vallée de l’Isère, 1856

-       GARRIEL : histoire du Dauphiné, 1864   

-       J. MARION : cartulaires de l’église cathédrale de Grenoble dits cartulaires de Saint Hugues, 1869

-       M. RIVIERE SESTIER : légendes et pèlerinages au temps jadis, BSDEA, 1967

-       Collectif : à la découverte du vieil Echirolles, 1970

-       R. BORNEQUE : Dauphiné, 1971

-       J. BRUNO : toponymie et peuplement d’une vallée des Alpes, 1977

-       R. CHABOUD : la commanderie d’Echirolles, templiers et hospitaliers, bulletin de l’Académie delphinale n° 6, 1977

-       Histoire des communes de l’Isère, 1988 

-       Atlas du patrimoine de l’Isère, 1998

-       C. MULLER : Bresson, 1999   

 

 

CANTON D’EYBENS

 

EYBENS

 

Ancienne église : elle fut construite sans doute à une époque précoce sur les ruines d’une villa romaine. Elle est citée dans le cartulaire de Saint Hugues : « ecclesia de Aiben ». Les fouilles de 1982 ont révélé plus de 95 sépultures de l’ancien cimetière paroissial médiéval.

 

Maladrerie de la Levata : elle est citée en 1228 dans le testament de la Dauphine Beatrix. En 1317 le Dauphin la céda à l’ordre de Saint Jean de Jérusalem qui l’unit à la commanderie d’Echirolles.

 

Chapelle castrale : elle est mentionnée en 1792. Elle existe toujours et possède des peintures murales du 17ème siècle.

 

Eglise Saint Christophe : édifiée dans le style ogival dans la seconde moitié du 19ème siècle sur l’emplacement de l’église primitive. Elle conserve une cloche du 18ème siècle.

 

GIERES

 

Eglise Saint Marcel : elle est citée dans le cartulaire de Saint Hugues : « ecclesia de Jeyra » (ou Geyria). Il est possible que ce soit toujours ce premier édifice qui soit partiellement conservé. Il possède en effet des traces romanes (clocher) et gothiques (fenêtres).

 

Chapelle castrale : elle est également citée dans le cartulaire de Saint Hugues : « capella de castro Jerie ».

 

Maladrerie : elle est citée au 13ème siècle et en 1497 sous le nom de « leproseria de Gerie ».

 

HERBEYS

 

Eglise paroissiale Saint Victor : elle est citée dans le cartulaire de Saint Hugues : « ecclesia Sancti Victoris de Herbisio ». Elle a été reconstruite en 1687 sur l’emplacement et avec les matériaux de l’église primitive et dédiée à Saint Victor et Saint Ours.

Elle conserve :

 

-       une cloche de 1641,

-       un tableau représentant Sainte Jeanne de France, fille de Louis XI, et Saint François de Paule de la première moitié du 18ème siècle (monument historique au titre des objets mobiliers, 1992).

 

Dans un pré, petit oratoire avec statue de la Vierge et inscription « consolatrice des affigés (sic) priez pour nous ».

 

VENON

 

Ancienne église Saint Christophe : elle est mentionnée dans le cartulaire de Saint Hugues : « ecclesia de Venona ».

 

Château épiscopal : il y eut au 13ème siècle un château possédé par les evêques de Grenoble, seigneurs temporels de Venon, dans lequel en 1329, Jacques de Die, conseiller du Dauphin, fit donation d’une maison et d’un jardin aux pauvres de Grenoble.

 

Eglise Saint Christophe et Sainte Brigitte : édifiée au 19ème siècle dans le style néo gothique en remplacement de l’église primitive. Elle conserve une cloche de 1749.

 

Bibliographie pour le canton :

 

-       J. MARION : cartulaires de l’église cathédrale de Grenoble dits cartulaires de Saint Hugues, 1869

-       Anonyme : Herbeys et son château épiscopal, 1939

-       M. A. FOIX : les murmures du château d’Eybens, Nouvel Actualité Dauphinois n°5, 1975

-       Les châteaux de Gières, Information n° 32, 1982

-       Patrimoine en Isère, canton de Domène, 1996

-       Histoire des communes de l’Isère, 1988

-       M. VIANNEY LIAUD : Herbeys, 1991

-       M. BERTRAND : Poisat, 2002  

 

 

CANTON DE FONTAINE SASSENAGE

 

FONTAINE

 

Oratoire Notre Dame de Santé : la tradition orale indique qu’il existait autrefois à Fontaine un très ancien oratoire dédié à la Vierge sous le nom de Notre Dame de Santé fondé par Charlemagne ( !). Il existe toujours à l’emplacement de ce supposé sanctuaire primitif une statue de la Vierge dans une niche protégée par un grillage dans le mur d’enceinte du cimetière.

 

Eglise Notre Dame (aujourd’hui de la Natavité) : elle est citée dans le cartulaire de Saint Hugues : « ecclesia de Fontanis ». Ce fut ensuite une dépendance du prieuré Notre Dame des Vignes de Sassenage. La visite pastorale du 25 juin 1383 la décrit en mauvais état. En 1488, elle est trouvée en bon état, ainsi qu’en 1673. En 1763 elle est déclarée en parfait état. Il semble que ce soit toujours cette église qui subsiste aujourd’hui. Elle conserve une cloche de 1694 (monument historique au titre des objets mobiliers, 1963).

 

Ferme de l’Abbaye : il est possible qu’il y ait eu à Fontaine une abbaye dont l’histoire n’a pas été retrouvée. Il subsiste un beau bâtiment d’époque renaissance encore appelé « ferme de l’Abbaye » avec les traces d’une chapelle au nord du bâtiment principal, transformée à une époque indéterminée en écurie (site inscrit, 1946). Selon la tradition, ce couvent aurait servi de couvent à une époque non précisée.

 

Eglise Saint François d’Assise, mderne

 

NOYAREY

 

Eglise Saint Paul : elle est citée dès 1080 et, peu après, dans le cartulaire de Saint Hugues : ecclesia Sancti Pauli de Noiareto ». Elle a été agrandie en 1838 tout en conservant certains éléments importants de l’édifice primitif et, notamment, des chapiteaux à feuilles d’acanthe de son portail, trois travées, des chapiteaux en molasse et des colonnes dans le chœur. Elle conserve également un clocher roman trapu dont l’étage supérieur possède sur les quatre faces une fenêtre géminée dont les arcs reposent sur deux colonnettes en molasse, en retrait l’une de l’autre, avec des chapiteaux romans.

A l’intérieur sont conservés quatre tableaux des 17ème et 18ème siècles.

 

Prieuré : c’est en fait l’ancienne maison curiale, voisine de l’église, qui est restée connue sous ce nom depuis l’époque où l’un des possesseurs de la cure fut en même temps prieur de Notre Dame de Jarrie. Le bâtiment, vendu comme bien national à la révolution, conserve une inscription de 1677 au dessus de la porte d’entrée.

 

Chapelle Saint Jean : elle est mentionnée dès le 12ème siècle. Quelques ruines en subsistent à l’entrée du domaine de Chaulnes.

 

Chapelle de Trucherelles : chapelle ruinée de 12 mètres sur 7 mètres avec une porte en pierre taillée en ogive. Elle semble remonter au 15ème siècle.

 

SASSENAGE

 

Ancienne église Notre Dame des Cotes : elle est citée dans le cartulaire de Saint Hugues : « capella de Chassanatico ». Au 12ème siècle c’était l’église d’un prieuré qui dépendait du monastère de Saint Robert. Elle présente un plan de basilique semblable à l’église de Paquier et conserve une cloche de 1776.

 

Eglise Saint Pierre : elle est citée dès 1080. C’est l’une des églises restituées à l’église de Grenoble à cette haute époque. Le cartulaire de Saint Hugues la mentionne : « ecclesia Sancti Pietri de Chassanatico ». Son clocher est de pur style roman du début du 12ème siècle. L’abside parait être de la même époque. La nef a été très remaniée, particulièrement au 19ème siècle. Elle conserve une chapelle latérale du 16ème siècle, dite « des Berenger », dans laquelle subsiste une dalle tumulaire en marbre noir contenant les restes présumés du Connétable de Lesdiguières qui auraient été transportés ici en 1788. Ce tombeau est l’œuvre de Jacob Richier, le maître sculpteur du château de Vizille. Tout l’ouvrage est porté par un piédestal de marbre noir enrichi de quatre basses tailles de marbre blanc représentant la prise de Grenoble, la bataille de Pontcharra, le combat des Motelles et la prise de Barraux. Parmi les huit devises entourant l’écu de Lesdiguières figure cette formule : « Penna nido majores », « les plumes sont plus grandes que le nid ».

Le clocher et la chapelle contenant le tombeau de Lesdiguières sont inscrits à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques (1930).

 

En 1968, lors de travaux de restauration au pied du clocher, une magnifique pierre d’angle sculptée du 11ème siècle a été exhumée. Elle représente la mise au tombeau et la descente de croix, de la même inspiration que la pierre d’angle de San isidoro de Leone, panthéon des rois de Castille, de même époque. La ressemblance entre les deux pierres est frappante bien que celle de Sassenage soit d’une facture plus malhabile (monument historique au titre des objets mobiliers, 1968).

 

Chapelle castrale : elle est citée dès 1080. Son vocable n’est pas connu.

 

Prieuré Notre Dame des Cotes ou des Vignes : fondé en 1328 par François Bérenger, seigneur de Sassenage.

 

Oratoire Notre Dame des Vignes du 19ème siècle.

 

VEUREY

 

Ancienne église : d’après l’abbé MOUTON, le chapiteau en molasse conservé au presbytère ainsi que deux autres jadis dans le jardin curial provenaient d’une première église dédiée à Saint Georges. Plusieurs auteurs signalent que l’église démolie au 19ème siècle était d’origine mérovingienne. H. Müller pensait même qu’elle avait été élevée sur les ruines d’un temple romain. C’est sans doute celle qui est citée dans le cartulaire de Saint Hugues : « ecclesia de Voreio ».

Le plus beau des chapiteaux représente un sujet symbolique, une tête de femme nimbée surmontée d’un soleil (monument historique au titre des objets mobiliers (IS), 1975) et les deux autres sont de feuilles d’acanthe et de volutes.

 

Basilique funéraire de Saint Ours : entre 1855 et 1857, M. Dupuy de Bordes découvrit et fouilla, dans sa propriété au flanc du Vercors, une cinquantaine de tombes et les substructions d’une petite église funéraire. Le site, au débouché d’une voie romaine, est perché à l’altitude 650 mètres, au centre d’un petit plateau aujourd’hui occupé par une ferme.

Selon le rapport qu’en fit G. VALLIER en 1860, l’édifice possédait une nef rectangulaire de 13 mètres de longueur sur 5 mètres de largeur et un chœur en arc de cercle. Il découvrit alors 33 tombes en relation directe avec l’édifice : 14 sarcophages, un coffre en dalles calcaires, une sépulture en pleine terre et 17 tombes en coffres de tegulae. Parmi les sarcophages, 10 étaient taillés dans du tuf et les 4 autres dans du calcaire local. Enfin, il signalait une vingtaine de tombes « en briques » dans le champ confinant à la chapelle.

Selon M. COLARDELLE qui a repris l’étude du site dans les années 1970 « … les murs de la chapelle ont été fortement érodés, recouverts de végétation et les sarcophages ont été cassés, volés ou recouverts… Dans l’écurie de la ferme sont conservés deux chapiteaux trouvés sur le plateau de Saint Ours… Le type d’inhumation, le caractère très typé du plan qui rapproche l’édifice de nombreux édifices religieux tant urbains que ruraux permettent de proposer un schéma d’évolution : dans un cimetière de la fin de l’antiquité, une chapelle funéraire est construite dès le haut moyen âge. Le manque de précisions dans les observations ne permet pas de savoir si l’annexe nord est asymétrique et si elle est antérieure au reste de l’église ou si elle lui est rigoureusement contemporaine. Il faut noter toutefois qu’elle ne contient qu’une seule inhumation en coffre de tegulae, ce qui pourrait indiquer qu’il s’agit d’un mausolée contenant une tombe vénérée. Celle-ci aurait pu constituer le noyau chrétien primitif. La juxtaposition, dans les mêmes rangées à l’intérieur de la nef, de coffres de tegulae et de sarcophages semble plutôt indiquer une haute époque pour l’installation de l’église, le 5ème siècle tout au plus. L’abandon est difficile à situer mais la présence de sarcophages de plan ovale recule cette phase au moins à la fin de la période mérovingienne ».

 

Chapelle des Jayères : elle est citée dans le cartulaire de Saint Hugues : « capella de Voréi ». Une fenêtre romane et une porte ogivale sont encore visibles.

 

Ancienne église de l’Eygalem : elle est citée dans le cartulaire de Saint Hugues : « ecclesia de Aiqualenz ». Ses fondations existent encore, accusant de 12 à 14 mètres longueur sur 3 mètres de largeur. Une croix a été édifiée le 14 septembre 1907 sur son cimetière.

 

Prieuré Saint Georges : il fut établi par les bénédictins de Saint Pierre de Vienne avant la fin du 13ème siècle.

 

Tour des Templiers : à l’origine maison forte. Elle fut sans doute concédée tardivement aux chevaliers de Saint Jean de Jérusalem (inventaire supplémentaire des monuments historiques, 1984).

 

Ancien couvent des filles de le Charité : construit au 17ème siècle par la famille de Pelissier. Plusieurs pièces conservent des boiseries de l’époque de Louis XIII

 

Eglise Saint Georges : elle a été reconstruite en 1853 sur l’emplacement de l’église primitive. A l’intérieur, deux fûts de colonnes romaines supportent deux bénitiers ornés d’archanges sculptés vers le 13ème siècle. Elle conserve une cloche de 1768. Des chapiteaux sont signalés en réemploi dans le clocher.

 

Chapelle Saint Ours : édifice de plan carré de 3 mètres de coté sans aucun style, construite surle bord d’un à pic du bec de l’Ecjhaillon. Elle a pour seuil une dalle de pierre qui semble bien différente des calcaires blancs environnants. La chapelle actuelle, très délabrée bien que d’époque récente, pourrait occuper la place d’un édifice plus ancien.

 

Ancien lieudit « la Madeleine » (maladrerie ?).

 

Bibliographie pour le canton :

 

-       G. ALLARD : description du mandement de Sassenage, manuscrit 17ème siècle

-       G. VALLIER : note sur l’église de Saint Ours, CAF, 24ème session, 1857, pages 369 à 372

-       G. VALLIER : la revue des Alpes, n° 158, 1860

-       E. PILOT de THOREY : les prieurés de l’ancien diocèse de Grenoble compris dans les limites du Dauphiné, BSSI, 3ème série, T XII, 1883

-       Abbé MOUTON : notice historique sur Veurey en Dauphiné, 1912, pages 12, 13, 27, 29, 33 et 40

-       M. MARIAC : monographie de Fontaine, TER, 1946

-       L’architecture religieuse du haut moyen âge en France, 1952, page 61

-       Anonyme : essai historique sur la commune de Noyarey, 1958

-       Chanoine C. THELLIEZ : au pays de Dauphiné, Noyarey, 1961

-       F. CAMOIN : Villard de Lans, son histoire, son site, 1965

-       C. MULLER : Sassenage, 1971

-       MAZOUYES : maladreries et lépreux dans l’ancienne province du Dauphiné, 1980   

-       E. CHATEL : monuments sculptés en France du 4ème au 10ème siècles, T 2, 1981

-       M. COLARDELLE : sépultures et tradition funéraire du 5ème au 13ème siècles après J. C. dans les campagnes des Alpes françaises du nord, 1983, pages 222 à 224

-       G. SENTIS : Grenoble aux trois roses, 1985

-       Isère gallo romaine, 1, 1985, page 185

-       Archéologie chez vous, n° 6, 1987, Histoire des communes de la Gaule, 1988, page 205

-       Histoire des communes de l’Isère, 1988

-       L’Essor n° 1976, 1990

-       G. BARRUOL : Dauphiné roman, 1992

-       Atlas du patrimoine de l’Isère, 1998  

-       CAG 38/1, 1994, pages 132 et 133

-       P. HAMON : églises de l’Isère, sd

 

 

CANTON DE FONTAINE SEYSSINET

 

SEYSSINET PARISET

 

Chapelle Notre Dame de Pariset : rustique édifice roman qui était la chapelle du château féodal. Elle est citée dès le 11ème siècle dans le cartulaire de Saint Hugues : « capella de Parisio ».

Elle conserve une cloche de 1654 (monument historique au titre des objets mobiliers, 1963).

 

Eglise Saint Pierre : c’est un bel édifice avec des ogives et des nervures élégantes. La voûte est assez hardie et les consoles présentent encore des sculptures historiées avec des traces de peintures. Le clocher a été refait à une époque récente. Il conserve une cloche du 18ème siècle.

 

Ancienne église Saint Just : elle est également citée dans le cartulaire de Saint Hugues : « ecclesia Sancti Justi ». J. MARION la situe à Parizet. En fait, cette église, détruite au cours des guerres de religion, était située au lieudit « le Balet » ou « le Couvent ».

 

Le cartulaire de Saint Hugues cite aussi la « capella alia » dont l’emplacement n’est pas connu.

 

Chapelle moderne de Notre Dame des Iles.

 

SEYSSINS

 

Eglise Saint Martin : de SAINT ANDEOL et de VERNISY en faisaient remonter la construction au 9ème siècle. L’extérieur et le clocher, modernes, sont peu intéressants mais l’intérieur est celui d’une basilique romaine. Il en reste une double rangée de très belles colonnes dont le fût est formé d’assises de grès reposant sur de lourdes aubes en pierre dure. Les chapiteaux du 11ème siècle sont remarquables et présentent une ornementation toute particulière. Le cœur parait être de même époque. Cette église est unique en Dauphiné par ses proportions. Elle est citée dans le cartulaire de Saint Hugues : « ecclesia de Saisino ».

Les 8 chapiteaux de la nef sont classés monuments historiques (1908).

Par ailleurs, l’église conserve une cloche en bronze de 1635 (monument historique au titre des objets mobiliers, 1963) et deux satues d’anges du 17ème siècle (monuments historiques au titre des objets mobiliers, 1992).

 

Prieuré : au lieudit « le Priou », traces d’un prieuré qui appartanit au chapitre de la cathédrale Notre Dame de Grenoble. Il était situé à hauteur du « Parlement » et au sud de celui-ci.

 

Bibliographie pour le canton :

 

-       J. MARION : cartulaires de l’église cathédrale de grenoble dits cartulaires de Saint Hugues, 1869

-       F. de VILLENOISY : Seyssins et la voie romaine de la rive gauche de l’Isère, le Dauphiné du 2 octobre 1892

-       A. de VERNISY : Parizet, Seyssins, Seyssinet, Saint Nizier, bulletin de l’Accadémie Delphinale, XIII, 1899

-       E. REY : Notre Dame de Pariset, 1963

-       R. L. LACHAT : la tour Sans Venin haut lieu d’histoire et de légendes, Actualités Dauphiné, 1992

-       J. ROGER : l’église de Seyssins, 1980

-       Archéologie chez vous n° 6, 1987

-       A. de MONTJOYE : une production locale de sculptures romanes en Grésivaudan, actes du 108ème congrès national des sociétés savantes, Grenoble, 1983, 1987

-       Histoire des communes de l’Isère, 1988

-       G. BARRUOL : Dauphiné roman, 1992

 

 

CANTON DE GONCELIN

 

LES ADRETS

 

Ancienne église : elle est citée dans le cartulaire de Saint Hugues : « ecclésia de Adreiz ». Au moyen âge elle dépendait du prieuré de Champ.

 

Eglise Saint André : construite au 19ème siècle en remplacement de l’édifice primitif.

Elle conserve un christ en bois scultpé de la fin du 15ème siècle (monument historique au titre des objets mobiliers, 1988).

 

Lieudit « la Croix » déjà cité en 1285 : « Crux de Adrexteris ».

 

Lieudit « Grange Ladra » (ancienne maladrerie ?).

 

CHAMP PRES FROGES

 

Eglise Notre Dame : elle est citée dans le cartulaire de Saint Hugues : « ecclesia de Champo ». Elle conserve un très remarquable vitrail du 12ème siècle dont on pense qu’il provient du prieuré de Domène (monument historique au titre des objets mobiliers, 1897). L’église a été modifiée à diverses époques et il ne subsiste guère de la construction originelle qu’un portail roman avec des colonnettes pourvues de deux chapiteaux identiques.

 

Chapelle privée de l’église : sur le mur gouttereau sud de la nef, chapelle Sainte Croix et Sainte Catherine du 16ème siècle construite sur deux niveaux. Le niveau inférieur n’a d’autre usage que de maintenir l’entrée directe de l’église par l’ancien portail roman, partiellement conservé. L’accès à la partie supérieure voûtée sur croisée d’ogives, où se trouvait l’autel, se fait par l’extérieur au moyen d’un escalier droit pris dans le volume formant saillie. Une large baie permet, depuis la partie haute, une vue dégagée sur la nef et sur le chœur.

 

Prieuré : en 1236, il existait à Champ un prieuré bénédictin dédié à Saint Pierre qui dépendait de l’abbaye de Saint Chaffre.

 

LE CHEYLAS

 

Eglise Saint Martin : elle est citée dès 1081 : « ecclesia de Castellato » et peu après dans le cartulaire de Saint Hugues « ecclésia Sancti Martini Chaelais ».

L’église actuelle a été reconstruite sur son emplacement en 1780.

 

Chapelle vouée à Saint Sauveur citée dès le 13ème siècle dans la maison forte de Rochemorte.

 

Lieudit « l’Abbaye », ancienne possession de l’abbaye de Tamié qui avait aussi des granges à Chapareillan et à Pontcharra. L’ « abbaye » du Cheylas ne fut sans doute une grange un peu plus importante que les autres.

 

Au Manoir de la Tour, emplacement d’une chapelle au 1er étage avec des fenêtres trilobées.

 

Chapelle Saint Sébastien du Villard : elle est citée en 1497.

 

FROGES

 

Ancienne église Saint Quentin : elle est citée dans le cartulaire de Saint Hugues : « ecclesia de Frodgis ».

 

Ancienne paroisse Saint Julien de Brignoud : elle est également citée dans le cartulaire de Saint Hugues : « ecclesia Sancti Juliani de Brinosch ». Au 15ème siècle elle avait déjà disparu.

 

Eglise Saint Quentin : construite au 19ème siècle dans le goût de l’époque sur l’emplacement de l’église primitive. Elle conserverait une cloche du 15ème siècle.

 

Lieudit « la Grande Croix » déjà mentionné en 1260 : « mansus de croce montis anzour ».

 

GONCELIN

 

Eglise saint Didier : elle est citée dans le cartulaire de Saint Hugues : « ecclesia de Guncelino ». Elle a été modifiée à diverses reprises dont au 19ème siècle à l’exception peut être du clocher. Elle possède douze statues de bronze mesurant 1,80 mètre de hauteur et représentant les apôtres avec leurs attributs de leur premier état et constituent un ensemble unique en France.

Elle possède un maître autel et sa garniture avec croix et cinq chandeliers en laiton du 18ème siècle (monuments historiques au titre des objets mobiliers (IS), 1975).

 

Anciennes églises Saint Genis (Sancti Genesis) et Sainte Marie de Mayeta disparues et non localisées. Cette dernière est encore mentionnée comme chapelle dans le pouillé de 1497.

 

Maladrerie de la Pra : elle est citée dès 1244. Elle dépendait alors de la chartreuse de Saint Hugon. Elle a subsisté jusqu’en 1677. Il n’en reste que le lieudit « la Maladière ».

 

Aumônerie : elle est attestée en 1300.

 

Hôpital : le pouillé de 1497 mentionne l’ « hospitalia de Gocellini ».

 

Chapelle Sainte Marie de Mayeta : elle est citée par le même pouillé.

 

Chapelle Saint Roch : aujourd’hui disparue, elle est citée au 18ème siècle.

 

Croix des Augustins citée en 1420 : « substus crucem prioratus villaris benedicti ».

 

HURTIERES

 

Eglise Saint Christophe : elle est citée dans le cartulaire de Saint Hugues : « ecclesia de Urtigeriis ». Elle a été reconstruite au 19ème siècle et conserve une cloche de 1751.

 

Prieuré présumé dont l’histoire n’est pas connue.

 

Chapelle rustique de style roman.

 

Lieudit « la Chapelle », « Ad Capellam » en 1379.

 

MORETEL DE MAILLES

 

Ancienne église Saint Michel : près du lieudit « le Fort », emplacement (près d’une motte castrale)  de l’ancienne église paroissiale citée dès 1081 et peu après dans le cartulaire de Saint Hugues « ecclesia de Maurestello ». Elle dépendait du prieuré de Saint Pierre d’Allevard. Elle fut reconstruite en 1597 au lieudit « les Fontaines ».

 

Chapelle castrale Saint Jean Baptiste : elle est citée dans le pouillé de 1497.

 

Maladrerie Saint Marie Madeleine : citée en 1285. Il n’en subsiste plus rien.

 

Chapelle Saint Jacques : elle est citée dans le pouillé de 1497. Il s’agit peut être de la « capella de Maurestello » du cartulaire de Saint Hugues, transférée en 1597 au hameau des Fontaines.

 

Eglise Saint Michel : édifiée au 19ème siècle en remplacement de l’église médiévale.

 

LA PIERRE

 

Ancienne église Saint Pierre : elle est citée dans le cartulaire de Saint Hugues : « ecclesia de Petra ». Elle fut donnée au début du 13ème siècle par l’évêque de Grenoble aux chanoines du prieuré de Saint Martin de Misere. Elle était située à proximité du « Château Vieux ».

 

Chapelle castrale Saint Pierre.

 

Maladrerie : elle est citée en 1379. Il n’en subsiste plus que le lieudit « les Maladières ».

 

Eglise Saint Pierre : édifiée peu avant la révolution « hors les murs du château », aux frais de François de Monteynard en dédommagement aux villageois de son départ de la Pierre pour Tencin. Elle possède une cloche de 1781.

 

PONTCHARRA SUR BREDA

 

Chapelle castrale Sainte Marie : elle est citée en 1095.

 

Ancienne église Saint Genis : elle est citée en 1081. Cette église fut donnée aux bénédictins de Cluny.

 

Ancienne église Saint Blaise de Villard Benoît : elle est citée dans le cartulaire de Saint Hugues : « ecclesia de Vilar Benedicto ». Elle était à la fois paroissiale et prieurale. Elle fut agrandie au 16ème siècle.

 

Prieuré Saint Blaise de Villard Benoît : dit aussi « Château des Augustins ». Le prieuré fut fondé vers 1110 par Saint Hugues, évêque de Grenoble. Son homonyme, Saint Hugues de Lincoln, y passa les premières années de sa vie monastique. Il fut incendié en 1561 par les troupes du Baron des Adrets. Dans son état actuel, l’édifice ne date que de l’extrême fin du 17ème siècle, à l’exception d’une tour féodale et de quelques restes gothiques. C’est en effet en 1596 que l’archevêque d’Embrun le fit relever de ses ruines pour accueillir les Augustins déchaussés venant de Rome. L’ancien cloître de 1596 est dépourvu de tout ornement et témoigne de la simplicité de l’ordre de Saint Augustin.

 

Ancienne église Sainte Marie de Grignon : elle est également mentionnée dans le cartulaire de Saint Hugues : « ecclesia de Grignone ». Selon MARION, elle était située au lieudit « Grignon ».

 

Commanderie d’Avalon dite Temple des Ages : elle fut fondée en 1132 au lieudit « les Ages » sur Villard Benoît. En 1218 elle avait à sa tête Guillaume, maître du Temple. En 1311, l’ordre de Saint Jean de Jérusalem hérita de cette commanderie qui subsista jusqu’à la révolution.

 

Prieuré Saint Jean Baptiste d’Avallon : il est cité au 12ème siècle.

 

Maladrerie : elle est citée en 1260. Il n’en subsiste que le lieudit « la Maladière ».

 

Courrerie : ce bâtiment, situé entre le château Clément et la route, dépendait du prieuré. Il présente encore des croisées gothiques très remaniées.

 

Chapelle Sainte Catherine : elle est citée en 1305 et dans le pouillé de 1497.

 

Chapelle Saint Roch mentionnée sur la carte de Cassini.

 

Eglise Sainte Marie de Grignon : construite au 19ème siècle en remplacement de l’ancienne église dont elle conserve un bénitier gothique.

 

Eglise Saint Blaise du 19ème siècle.

 

SAINT MAXIMIN

 

Prieuré Saint Jean Baptiste d’Avallon : prieuré bénédictin établi dans les dernières années du 11ème siècle par suite d’une donation faite à Cluny par un habitant de Saint Maximin nommé Didier. Il est cité dans le cartulaire de Saint Hugues : « ecclesia de Monasterio Avalonis ». Du 11ème siècle jusqu’à la révolution ce prieuré régit les trois paroisses de Saint Pierre d’Avalon, la Chapelle Blanche et Villaroux. Il fut supprimé en 1783.

 

Eglise Saint Maxime : elle est citée dans le cartulaire de Saint Hugues : « ecclesia Sancti Maximini ». L’église actuelle date de 1888 et conserve un crucifix du 15ème siècle et une cloche de 1657.

 

Commanderie d’Avallon dite Temple des Ages : fondée le 30 janvier 1132 au lieudit « les Ages » sur Villard Benoît (supra : commune de Pontcharra). En 1318 l’ordre de Saint Jean de Jérusalem hérita de cette commanderie qui subsista jusqu’à la révolution.

 

Chapelle castrale d’Avallon : vouée à Sainte Marie, elle est citée dès 1095.

 

Ancienne paroisse Saint Pierre d’Avallon : son église était en même temps la chapelle castrale. Elle devait se situer dans l’enceinte du château (est-ce le lieudit actuel « la Chapela » ?).

 

Chapelle Saint Joseph mentionnée sur la carte de Cassini.

 

TENCIN

 

Eglise Saint Jean : elle est citée dès 1040 dans le cartulaire de Domène puis dans le cartulaire de Saint Hugues : « eeclesia de Tencinis ».

L’église actuelle a été construite au 17ème siècle et rénovée au 19ème siècle. Elle conserve deux paires d’anges du 18ème siècle et une statue de Saint Jean Baptiste de même époque (monuments historiques au titre des objets mobiliers, 1992) et un retable d’époque renaissance.

 

THEYS

 

Ancienne église Sainte Marie de Theys : elle est mentionnée en 1040 dans le cartulaire de Domène (« parrochia de Tehes ») puis dans le cartulaire de Saint Hugues : « eeclesia de Tehes ».

 

Ancienne église d’Herculais : elle est mentionnée dans le même cartulaire : « ecclesia de Monte Reculati ». J. MARION la situe au hameau d’Herculais.

 

Maladrerie : elle est citée au 13ème siècle. Il en subsiste le lieudit « la Maladière ».

 

Hôpital Notre Dame : le pouillé de 1497 mentionne l’ « hospitalia de Theysii ».

 

Chapelles castrales : le même pouillé mentionne deux chapelles castrales : Sainte Marie et Saint Vincent. L’une d’entre elles existait au Chatel depuis l’an Mil.

 

Eglise Sainte Marie : construite en 1875 en remplacement de l’église primitive à l’exception peut être du clocher qui pourrait remonter au 17ème siècle. Elle possède un autel du 18ème siècle provenant de la cathédrale Notre Dame de Grenoble, une peinture sur cuir de même époque représentant l’Assomption dans un cadre en bois mouluré (monument historique au titre des objets mobiliers, 1930) et deux cloches de 1644 et de 1786.

 

Lieudit « le Vieux Couvent ».

 

Bibliographie pour le canton :

 

-       G. ALLARD : dictionnaire du Dauphiné, manuscrit 17ème siècle

-       C. de MONTEYNARD : cartulaire de Domène, 1859

-       J. MARION : cartulaires de l’église cathédrale de Grenoble dits cartulaires de Saint Hugues, 1869

-       F. CROZET : description topographique, historique et statistique des cantons formant le département de l’Isère et des communes qui en dépendent, canton de Goncelin, 1870

-       E. PILOT de THOREY : les prieurés du diocèse de Grenoble, BSSI, 1883

-       DUFAYARD : le Grésivaudan à vol d’oiseau, 1886

-       A. BRUEL : recueil des chartes de l’abbaye de Cluny, 1888

-       P. BLANCHET : le vitrail de Champ, 1890 

-       C. BELLET : Saint Hugues d’Avallon, chartreux et évêque de Lincoln, 1891

-       J. SESTIER : la vallée du Grésivaudan, rive gauche de l’Isère, 1900

-       CHASSANDE : monographie du mandement d’Avallon, 1907

-       G. de MANTEYER : les origines chrétiennes de la 2ème Narbonnaise, 1924 

-       G. LETONNELIER : le vitrail de Champ près Froges, BSDEA 1937-1941

-       Lt Colonel POUCHOT : Theys, son histoire, 1954  

-       F. BERNARD : histoire de Pontcharra, 1964

-       F. BERNARD : l’abbaye de Tamié, ses granges, 1132-1794, 1967

-       C. BRISSAC : la verrière de Champ près Froges (Isère), l’Information d’histoire de l’art, 1972

-       J. BRUNO : le Grésivaudan, toponymie et peuplement d’une vallée des Alpes, 1977

-       B. BLIGNY : le diocèse de Grenoble, 1979

-       MAZOUYES : maladreries et lépreux de l’ancienne province du Dauphiné, 1980

-       Des Burgondes à Bayard, 1000 ans de moyen âge, 1981-1984, page 136

-       R. L. LACHAT : la vallée aux cent châteaux, 1985

-       Histoire des communes de l’Isère, 1988

-       Archéologie chez vous n° 9, 1991

-       A. MENARD : le château de Theys, la Pierre et l’Ecrit, 1991

-       G. BARRUOL : Dauphiné roman, 1992

-       M. FRANCILLARD : Isère, terre de châteaux, bulletin de l’Académie Delphinale, 1994

-       M. FALKOURY : mémoire de Morétel de Mailles, 1998

-       C. MULLER : les oubliés de l’histoire, 1998

-       Anonyme : Grésivaudan et Belledonne, coteaux de Brâme Farine, 2002  

-       P. HAMON : églises de l’Isère, sd

 

 

CANTON DE MENS

 

CORDEAC

 

Ancienne église Saint Martin : la paroisse est connue dès 1060. L’église primitive avait du être construite au 11ème siècle peu avant la création du prieuré. Vers 1660 elle fut profondément remaniée.

 

Paroisse Saint Jacques de Puy Boson : elle est connue dès le 11ème siècle. Elle dépendait alors du prieuré de la Croix de la Pigne. Elle disparut pour une cause indéterminée à la fin du 15ème siècle.

 

Prieuré Saint Martin de Ribeyre : il fut fondé à la fin du 11ème siècle au hameau de Ribeyre par des moines du monastère Saint Marcel de Die.

 

Prieuré Saint Sébastien : il est mentionné en 1317 et en 1331.

 

Chapelle Sainte Catherine : d’origine inconnue, elle fut ruinée au milieu du 17ème siècle.

 

Temple : du 17ème siècle. Il conserve une cloche de 1645 ;

 

Croix de la Passion : au hameau de Ribeyre, croix en bois avec les instruments de la Passion. C’est la seule croix de ce type connue en Trièves.

 

Eglise Saint Nicolas : érigée en 1860 en forme de croix latine. Elle conserve une cloche de 1723.

 

Oratoire à la Vierge du 19ème siècle.

Croix du col de la Brèche de 1929.

 

CORNILLON EN TRIEVES

 

Selon G. de MANTEYER, l’ancienne église de Petit Oriol remontait au 5ème siècle.

 

Prieuré Saint Pierre : fondé vers 1100 par les bénédictins de Domène.

 

Commanderie de Villard Julien : sa chapelle est mentionnée en 1644.

 

Eglise Saint Pierre : dans son gros œuvre c’est sans doute celle qui a été construite vers 1660 en remplacement de l’ancienne église paroissiale et prieurale. Le porche, la nef et le chœur semblent remonter à cette époque.

 

Chapelle Saint André de Blanchardeyres : elle disparut au 16ème siècle.

 

Chapelle Saint Etienne de Petit Oriol : c’était peut être l’église mérovingienne citée par G. de MANTEYER (supra). Elle disparut au 16ème siècle.

 

A Villard Julien, une chapelle avait été édifiée par la commanderie de Malte d’Echirolles.

 

LAVARS

 

Prieuré Notre Dame : fondé en 1080 par les bénédictins de Domène. La chapelle de ce prieuré devint ensuite église paroissiale. Elle a été reconstruite en 1883, à l’exception du clocher.

 

Eglise paroissiale de Brion : aujourd’hui disparue, elle remontait sans doute au 11ème siècle.

 

Chapelle Saint Martin.

 

Chapelle Notre Dame.

 

Eglise de la Natavité Notre Dame : édifiée en 1863 dans le style néo gothique en remplacement de l’ancienne église paroissiale et prieurale. Elle conserve une cloche de 1624 classée monument historique au titre des objets mobiliers, 1963.

 

Confrérie des Pénitents fondée en 1729.

 

Vers l’église, croix de jubilé de 1851.

 

MENS

 

Eglise Notre Dame : l’édifice remonte à l’époque romane et conserve encore des fenêtres et des chapiteaux du 12ème siècle et un voûtement du 13ème siècle. Selon R. WIDNER l’église serait d’origine templière.  Les travées ont été restaurées aux 17ème et 18ème siècles. Le clocher actuel est à rapporter à l’époque moderne, le clocher primitif se situant au nord. Une tradition locale veut que le tombeau de Saint Mens se trouve dans le sous sol.

Le clocher et les chapiteaux de la croisée sont inscrits à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques (1961). L’ensemble de l’église a été inscrit à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques (1987). L’église et ses abords sont également inscrits au titre des sites (1947).

L’église conserve un ostensoir de la fin du 17ème siècle et une toile représentant l’adoration des mages de même époque.

 

Commanderie : mention est faite au 12ème siècle d’une commanderie de templiers qui passa ensuite, à la dissolution de l’ordre, aux chevaliers de Saint Jean de Jérusalem. Son emplacement n’est pas situé.

 

Ancienne église Saint Martin : selon PILOT de THOREY elle est citée au 13ème siècle.

 

Prieuré bénédictin dépendant de Cluny.

 

Confrérie citée dans un acte du 16 août 1255.

 

Aumônerie non localisée.

 

Maladrerie : elle est citée au 14ème siècle. Il en subsiste le lieudit « Maladreire ».

 

Temple protestant : il remonte au 16ème siècle. Il servit de poste de commandement à Lesdiguières d’où le nom de « tour de Lesdiguières » encore donné à son clocher.

Il conserve une chaire en bois sculpté du 17ème siècle provenant de l’ancien couvent des Ursulines de Grenoble et une cloche de 1653 provenant de l’ancienne église de Saint Genis.

 

Maison dite de l’hospice : près du presbytère, maison élevée au 17ème siècle par un conseiller du Parlement de Dauphiné qui servit d’hospice au 19ème siècle. Sa façade d’entrée de style jésuite conserve un remarquable portail en bois.

 

Ancienne commune de Saint Genis :

 

Ancienne église : elle forma dès le 12ème siècle une communauté distincte et une paroisse distincte mais le resta toujours sous l’influence de Mens.

L’église primitive, réparée en 1509 et 1696 fut désaffectée en 1789. Le concordat supprima la paroisse de Saint Genis qui fut rattachée à celle de Mens.  L’église qui n’était plus entretenue s’effondra et ses ruines ont aujourd’hui disparu. Seul son bénitier a été récupéré et placé dans une propriété particulière.

 

Prieuré : connu au 12ème siècle, il avait déjà disparu en 1390.

 

PREBOIS

 

Eglise Saint Barthélemy : elle remonte à l’époque romane. La chapelle dite des Seigneurs à gauche en entrant remonte au 12ème siècle. Le clocher, de style roman, reconstruit en 1680, s’apparente à celui de Saint Paul les Monestier.

 

.Prieuré Saint Martin : il est connu dès le 12ème siècle. Son église était à la fois prieurale et paroissiale.

 

Ancienne église Sainte Eugénie : elle a disparu depuis plusieurs siècles et sa localisation exacte est aujourd’hui incertaine. D’après A. BEAUP elle était certainement située vers le centre du mandement de Feuillans, sur la rive droite de l’Ebron, en face du pont de Varailles. Cette église fut confirmée à Cluny par une bulle d’Urbain II du 16 mars 1095.

 

Chapelle Sainte Madeleine des Petits Moulins : édifiée en 1763 sur l’emplacement d’u  petit oratoire qui étai dédié à Sainte Madeleine. Sa clé porte la date de 1787 mais elle a été consolidée au 19ème siècle.

 

SAINT BAUDILLE ET PIPET

 

Au lieudit « la Chapelle », emplacement d’une chapelle déjà citée en 1106 qui passait pour remonter à la plus haute antiquité.

 

Chapelle de Saint Pancrasse : ancienne chapelle dédiée à Saint Denis qui avait déjà disparu au 17ème siècle.

 

Prieuré de Saint Baudille : il relevait de l’ordre des Augustins et dépendait de l’abbaye de Saint Ruf les Valence. Il fut détruit sous la révolution.

 

Chapelle Saint Denis, disparue.

 

Chapelle de la Nativité au Périer : bâtie au hameau du même nom au début du 17ème siècle. Elle subsiste toujours et présente un aspect classique avec un clocheton placé au dessus de l’entrée.

 

Chapelle d’Agnès : sans doute édifiée au 18ème siècle. Elle ne sert plus au culte et est incluse dans une propriété privée.

 

Devant l’église, croix de 1774.

 

Eglise Saint Pancrasse, Saint Baudille, Saint Addon et Saint Cerès du 19ème siècle avec une cloche de 1740.

 

Chapelle des Moulins.

 

SAINT JEAN D’HERANS

 

Prieuré : dès 1040 il existait un prieuré de bénédictins qui dépendait de celui de Domène.

 

Eglise Saint Jean aujourd’hui Notre Dame : c’était sans doute à l’origine celle du prieuré. Elle est citée dès 1062. Le clocher parait remonter à l’époque romane mais le reste de l’église a été reconstruit vers 1870. Elle conserve une cloche de 1697 classée monument historique au titre des objets mobiliers (1963).

 

Eglise Sainte Marie : également citée en 1062 ; Elle a totalement disparu.

 

Chapelle Saint Blaise de Touage : elle est citée au 12ème siècle.

 

Commanderie de Saint Jean de Jérusalem citée en 1313.

 

Temple : un temple existait déjà vers 1578. Il fut détruit en 1692. Le temple actuel date de 1830. le volume très simple est largement éclairé par six grandes baies en plein cintre. Une tribune, une chaire et un pupitre constituent les seuls éléments de mobilier. Il conserve également une croix de 1654.

 

Chapelle Saint Blaise : d’origine indéterminée, elle est citée au 17èpe siècle.

 

Devant l’église, croix en pierre avec inscription du jubilé de 1851.

 

SAINT SEBASTIEN

 

Ancienne paroisse de Morges fondée au 6ème siècle selon l’abbé DUSSSERT. Saint AREY qui devait devenir évêque de Gap y serait né. Cette paroisse fut rattachée à Saint Sébastien à la fin du 15ème siècle.

 

Chapelle castrale Saint Nicolas : c’était la chapelle du château vieux de Morges de haute origine.

 

Prieuré bénédictin : il dépendait de Cluny dès la fin du 11ème siècle. On sait qu’il possédait un cloître mentionné par un texte de 1607. Il disparut lors des guerres de religion.

 

Eglise Saint Sébastien : elle est mentionnée dès 1080. Très vite elle fut paroissiale et prieurale. Remaniée sans doute à diverses époques, elle conserve de son premier état un clocher avec campanile et une belle abside. Elle possède une cloche de 1645.

 

Ancienne paroisse de Lecherenne : d’origine inconnue, elle est mentionnée pour la dernière fois en 1449. Elle était située vers le bord du Drac. Elle fut unie à celle de Saint Sébastien vers 1490.

 

Hôpital : il est mentionné en 1313.

 

Temple protestant : du 17ème siècle. Il possède une cloche de 1645 (monument historique au titre des objets mobiliers, 1963).

 

TREMINIS

 

Prieuré Saint Pierre : la tradition rapporte que des moines venus de Die l’auraient fondé vers la fin du 10ème siècle. Toutefois, la première mention du prieuré n’apparaît qu’en 1380.

 

Eglise Saint Pierre : elle fut sans doute à l’origine la chapelle du prieuré. L’édifice actuel, remanié en 1681 et 1760 et transformé en 1868 a conservé les caractères du sanctuaire primitif : croisées étroites en plein cintre, encadrement des portes latérales et façade. Une pierre porte une inscription latine en caractères du 12ème ou du 13ème siècles : « Humbert Irénée, prêtre chapelain mourut le 6 des Ides d’avril ». Le clocher est d’époque médiévale et le porche porte la date de 1681. Il conserve une cloche de 1679 (monument historique au titre des objets mobiliers, 1963).

 

Chapelle Saint Roch du Serre : la chapelle actuelle fut probablement érigée en 1630 à l’occasion d’une épidémie de peste. Une croix en marque aujourd’hui l’emplacement. Non loin de là, une nouvelle chapelle a été érigée en 1854.

 

Chapelle Saint Ferréol : elle se trouvait au hameau du Ménil. La tradition rapporte qu’elle aurait été construite par un seigneur de la famille des Bérenger en reconnaissance d’avoir échappé à un danger mortel au cours d’une partie de chasse. A la fin du 18ème siècle elle était ruinée. On planta une croix sur son emplacement et une procession eut lieu le jour de l’Ascension jusqu’en 1830.

 

Temple de Château Bas : il date du début du 19ème siècle.

 

Croix du cimetière : elle remplace une croix très ancienne qui fut brisée en 1794 et porte ces mots : « Antoine Mathieu, tailleur, 1830 ».

 

Croix de 1877 au dessus de l’église.

 

Au lieudit « Rochasset », croix de mission de 1879 érigée à l’emplacement d’un ancien oratoire.

 

Bibliographie pour le canton :

 

-       G. ALLARD recherches sur le Dauphiné, manuscrit du 17ème siècle

-       A. BLANC : lettres à Lucie sur le canton de Mens, 1844

-       F. CROZET : description topographique, historique et statistique des cantons formant le département de l’Isère et des communes qui en dépendent, canton de Mens, 1870

-       A. BRUEL : recueil des chartes de l’abbaye de Cluny, 1876

-       A. LAGIER : notes historiques sur Tréminis, 1881

-       E. PILOT de THOREY : les prieurés de l’ancien diocèse de Grenoble, BSSI, T XII, 1883

-       A. LAGIER : le Trièves et son passé, 1892

-       R. P. CLAVEL : Notre Dame d’Esparon, 1898

-       U. CHEVALLIER : Regeste Dauphinois, 1913, n° 1810, 1813, 1814, 1956, 2009, 2240, 2245, 2389, 3418, 5849, 6250, 6602, 10828, 12764, 16347 et Regeste supplémentaire n° 1124, 1743 

-       G. de MANTEYER : les origines chrétiennes de la 2ème Narbonnaise, 1926

-       F. M. ROCHE : l’archiprêtré du Trièves du 16ème au 18ème siècles, 1946

-       F. VERMALE : dialogues sur l’histoire de Mens et du Trièves, 1966  

-       L. TERRAS : la vicomté de Trièves en vallée chevaleureuse, 1970

-       R. CHABOUD : Saint Maurice en Trièves, commanderie de l’ordre de Saint Jean de Jérusalem, bulletin de l’Académie Delphinale, n° 1, 1974   

-       B. BLIGNY : le diocèse de Grenoble, 1979

-       A. BEAUP : les sanctuaires du Trièves, 1980

-       J. de MONTS : le Percy en Trièves raconté par ses archives, 1980

-       J. de MONTS : Notre Dame d’Esparon en Trièves, 1982

-       E. ROSTANG : regards sur le passé de Mens et des communes voisines, 1983

-       R. REYMOND : énigmes, curiosités, singularités, 1987

-       Histoire des communes de l’Isère, 1988

-       R. REYMOND : l’insolite et images fortes du passé, 1989

-       R. REYMOND : mystères et curiosités de l’histoire, 1991    

-       G. BARRUOL : Dauphiné roman, 1992

-       Patrimoine en Isère, le Trièves, 1996

-       Atlas du patrimoine de l’Isère, 1998

-       J. C. MICHEL : Regeste Dauphinois et autres archives sur la vallée de la Gresse et le Trièves, bulletin des AVG n° 55 et 56, 2005

-       Chartes de la Chartreuse de Durbon, n° 166

-       Cartulaire de Die, 4163, n° 16   

 

 

CANTON DE MEYLAN

 

CORENC MONTFLEURY

 

F. BARATIER pensait que le mamelon sur lequel a été construit l’église a toujours était consacré au culte. Il y voyait une église paléochrétienne. Un fragment d’épitaphe de cette époque, jadis trouvé, pourrait accréditer cette hypothèse. Elle est citée dans le cartulaire de Saint Hugues : « ecclesia de Corenes ». Elle fut rebâtie en 1376.

 

Oratoire de Saint Bruno : selon la tradition, c’est par le chemin qui porte toujours son nom que Saint Bruno et des six compagnons seraient passé en 1084 pour aller fonder leur ermitage de la Grande Chartreuse. Cette tradition pourrait être confirmée par le petit oratoire construit en bordure du chemin, à hauteur du hameau de Bealière qui marquerait l’endroit où Saint Bruno et Saint Hugues, évêque de Grenoble, se séparèrent.

 

Chapelle castrale de Bouquéron : elle est citée dans le cartulaire de Saint Hugues : « capella de Bocoirone ».

 

Prieuré Saint Pierre : fondé par les moines de Saint Martin de Miséré vers 1289. En 1497, le prieuré comptait 4 moines. Les bâtiments et le domaine du prieuré furent vendus comme biens nationaux en 1791.

 

Maladrerie de Cizérin ou de Bouquéron : elle est citée en 1268. Il n’en subsiste que le lieudit « la Maladière ».

 

Croix de Montfleury : elle pourrait remonter à 1344, époque où elle est citée pour la première fois. L’église de Corenc avait son chemin de croix qui passait par Bouquéron et le dernier lieu de prières de ce chemin était situé à Montfleury. Cette croix semble avoir résisté aux atteintes du temps.

 

Couvent de Montfleury : G. ALLARD en donne la relation suivante : « ancien château delphinal sur une éminence. Ce fut là qu’Humbert II fonda un monastère le 22 décembre 1342 en vertu d’une bulle du pape Clément VI. Ce monastère ne fut achevé que 5 ans après qu’il fut commencé. Jeanne de Lignières de Poissy en aurait été la première prieure ».

Le couvent conserve une chapelle gothique dite « de l’Epine », aujourd’hui presque entièrement modifiée, conçue sur le même plan que Saint André de Grenoble. Elle conserverait une épine de la Sainte Couronne.

Il existe une autre chapelle, dite du Sacré Cœur de Boisfleury, élevée dans le style ogival par Sappey, qui conserve une salle capitulaire du 15ème siècle.

 

Chapelle Saint Théodule : elle est citée par le pouillé de 1497 : « in parrochia Corenco est capella Sancti Theoduli ». C’était peut être la chapelle du château de Bouquéron.

 

Eglise Saint Pierre : elle a été édifiée en 1857 sur l’emplacement de l’église primitive qui remontait peut être à l’époque paléochrétienne (supra). Elle conserve la porte médiévale de l’ancienne église, une cloche de 1778 et des peintures de Jules Flandrin (site inscrit, 1946).

 

Couvent de la Providence : il a été élevé sur l’ancien château du Mollard. C’était la maison mère de l’ordre de la Providence et la prieure générale y résidait. Au 19ème siècle elle dirigeait toujours les actions de la congrégation axées surtout sur l’enseignement et sur les missions de Madagascar.

 

Eglise Sainte Thérèse : construite à Montfleury en 1932.

 

MEYLAN

 

Eglise Saint Victor : elle est mentionnée dans le cartulaire de Saint Hugues : « ecclesia Sancti Victoris ». L’édifice actuel date de 1803. Cependant, le chœur est encore en partie celui de l’ancienne église romane. C’est le type même de chœur en fer en cheval avec une voûte d’arêtes modifiée au 15ème siècle. Les colonnes, à base attique, portent aux angles du socle différentes sculptures assez curieuses etles chapiteaux sont décorés de feuilles d’acanthe. Les contreforts datent vraisemblablement du 12ème siècle. Un chapiteau roman, qui servait de bénitier dans le mur sud de la nef, pourrait provenir du prieuré Saint Martin de Miséré. Il a été enlevé en 1974 et est conservé au Musée Dauphinois (74.1.1).

Elle conserve un tableu de Saint Augustin du 18ème siècle (monument historique au titre des objets mobiliers, 1988).

 

Eglise Saint Maurice : elle est également signalée dans le cartulaire de Saint Hugues : « ecclesia Sancti Mauritii ». Au 17ème siècle elle avait déjà totalement disparu. Elle semble avoir donné son nom au lieudit « Saint Mury ».

 

Aumônerie de Rochasson : bel édifice renaissance avec de nombreuses fenêtres à meneaux.

 

Couvent des Augustins : ancienne demeure du Comte de Meffrey, connue sous lenom de « château ». Dans la grande salle qui fut au 16ème siècle le salon, on dit que Catherine de Médicis dansa. La cour d’honneur était à cette époque à l’emplacement actuel de la chapelle. Le château fut acquis en 1855 par les Capucins de Savoie.

 

LE SAPPEY EN CHARTREUSE

 

Eglise Saint Michel : une première église est mentionnée dans le cartulaire de Saint Hugues : « ecclesia de Sapeto ». L’édifice actuel semble conserver de cette époque le porche d’entrée et la partie inférieure du clocher qui, dans son style primitif, comportait quatre clochetons malheureusement supprimés lors de le restauration de 1894. Par contre, une nouvelle restauration en 1955 a permis de découvrir dans l’épaisseur d’un mur un vitrail représentant le globe des Chartreux paraissant dater du 17ème siècle (Inventaire Général, 1990). Elle conserve aussi une cloche de 1665 (monument historique au titre des objets mobiliers, 1963) et un retable en bois du 17ème siècle, en dépôt au trésor de la cathédrale Notre Dame de Grenoble (monument historique au titre des objets mobiliers, 1995). La verrière du 17ème siècle est inscrite à l’Inventaire Général (1990).

 

Prieuré Saint Eynard de Fayssia : on retrouve encore au « Pas Guiguet », à proximité du fort du Saint Eynard, quelques marches d’escalier taillées dans la pierre sous la falaise supérieure et un bassin en pierre qui révèlent l’existence du prieuré du Saint Eynard, « prioratus Sancti Eynardi de Fayssia », construit en 1251 et utilisé comme ermitage dépendant de l’abbaye bénédictine de Saint Michel du Connexe depuis 1300. Les moines de ce prieuré, très pauvres, vivaient un peu d’élevage mais presque uniquement d’aumônes. Abandonné par les moines en 1578 puis donné aux Recollets de Saint François, il fut ruiné définitivement en 1778 et brûlépendant la Terreur.

 

Chapelle du Churut.

 

LA TRONCHE

 

Autour de l’ancienne église Saint Ferjus, on a découvert à diverses époques une nécropole composée de tombes maçonnées et de sarcophages. En 1862, dans le fond de la sacristie de la nouvelle église, on a trouvé un « cercueil en plâtre » des 5ème ou 6ème siècles. Sur ce site devait exister un édifice paléochrétien consacré à Saint Ferréol qui a livré une belle inscription sur marbre dédiée à Populonia de la fin du 6ème ou du début du 7ème siècles.

 

Au lieudit « Saint Sixte », une autre nécropole de même époque a été découverte sur les limites de la Tronche et de grenoble. A cet endroit, existait aussi une église dès la fin du 6ème siècle.

 

Eglise Saint Ferreol : elle est citée dans le cartulaire de Saint Hugues : « ecclesia Sancti Ferreolis ».

 

La Vierge Noire : la légende dit que jadis, sur le coteau de la tronche, une bergère vit l’une de ses brebis gratter la terre avec son sabot… La bergère aida l’animal et découvrit une statue de la Vierge Noire et l’emporta chez elle. Le lendemain, la statue avait disparu et, comme la veille, la même brebis creusa au même endroit où la statue était de nouveau enfouie. Le même phénomène recommença plusieurs jours de suite et l’on éleva alors à cet endroit un oratoire. Chacun vint l’implorer et les miracles se mirent à fleurir.

SAILLENS, dans son ouvrage sur les vierges noires, écrit que la première vierge était en bois. On l’aurait découverte au 9ème siècle et elle aurait été ultérieurement remplacée (1441) par une statue en pierre blanche dont seul le visage fut noirci (monument historique au titre des objets mobiliers, 2002).

PILOT y voyait la survivance d’un culte à Isis.

Une relation ancienne décrit la chapelle toute pareille à aujourd’hui. Comme jadis, l’oratoire est enclavé dans une modeste maison particulière. Une porte, sous une arcade en pierre, donne accès à une petite cour. A gauche, descendant de trois marches, on trouve l’entrée de la chapelle. L’oratoire est très modeste, à peine 10 m2. Une grille en fer forgé, peinte en noir, coupe en deux parties la chapelle.

Aujourd’hui comme hier, la Vierge Noire domine un autel débordant de fleurs, d’ex votos, de statuettes, de photographies et de chapelets.

 

Chapelle Saint Théodule : elle est citée par le pouillé de 1497 : « capella Sancti Theoduli ». Il n’en subsiste plus que le lieudit « Saint Théodule ».

 

Les Chartreusines de Prémol possédaient à la tronche un domaine où elles envoyaient les religieuses éprouvées par le rude climat montagnard. Il en subsiste une belle voûte surbaissée en plein cintre qui servait d’entrée à un cellier.

 

Eglise Saint Ferréol : édifiée en 1852 en remplacement de l’église primitive. Elle conserve une croix de procession du 16ème siècle (monument historique au titre des objets mobiliers, 1990) et un tableau dit « la Vierge d’Hébert (monument historique au titre des objets mobiliers, 1911).

 

Chapelle et statue de Saint Ferjus : érigées en 1852 sur l’emplacement de l’ancienne église paroissiale.

 

Maison des Petites Sœurs des Pauvres : construite en 1860.

 

Hôpital des Sablons : il a été construit de 1909 à 1913 en remplacement de l’ancien hôpital général de Grenoble. Il conserve une grille en fer forgé du 18ème siècle provenant de l’ancien hôpital et des piluliers en bois et en bronze du début du 20ème siècle qui servaient à la fabrication des pilules (monuments historiques au titre des objets mobiliers, 2000).

 

Chapelle de l’hôpital : elle conserve des objets provenant de la chapelle de l’ancien hôpital de Grenoble :

 

-       une statue de la vierge à l’enfant en bois doré et polychrome du 18ème siècle (monument historique au titre des objets mobiliers, 1911),

-       des lambris de choeur en bois sculpté du 18ème siècle (monuments historiques au titre des objets mobiliers, 1913)

-       un maître autel en marbres polychromes du 18ème siècle (monuments historiques au titre des objets mobiliers, 1913),

-       six chandeliers d’autel en bronze ciselé et doré du 18ème siècle (monuments historiques au titre des objets mobiliers, 1970).

 

Couvent des Carmélites du 19ème siècle.

 

Chapelle Notre Dame du Rosaire de 1960.

 

Bibliographie pour le canton :

 

-       Album du Dauphiné, 1839

-       J. J. A. PILOT : les maisons fortes du Dauphiné, 1860

-       J. MARION : cartulaires de l’église cathédrale de Grenoble dits cartulaires de Saint Hugues, 1869

-       E. PILOT de THOREY : les prieurés de l’ancien diocèse de Grenoble, BSSI, T XII, 1883

-       X. DREVET : notes sur la Tronche, le Dauphiné, 1887

-       A. PRUDHOMME : histoire de Grenoble, 1888

-       J. SESTIER : le tramway Grenoble Chapareillan et la vallée du Grésivaudan, rive droite de l’Isère, 1900  

-       G. de MANTEYER : les origines de la 2ème Narbonnaise, 1926

-       GUILLEBON : histoire du monastère de Fayssia sur le territoire de la commune de Corenc, bulletin de l’Académie delphinale, 6ème série, III, 1932

-       R. AVEZOU : le couvent de Montfleury, BSDEA, 1940

-       Anonyme : Humbert II et le couvent de Montfleury, bulletin de l’Académie Delphinale, 1948

-       P. THEVENON : quelques renseignements sur l’église de Corenc, BSDEA, 1949

-       GAILLARD, JAIL, BILLET : Meylan au fil des siècles, 1975

-       G. FLANDRIN : à Corenc, du château du Mollard au couvent de la Providence, Nouvel Actualités Dauphiné, n° 23, 1976

-       J. GODEL : la Providence de Corenc, Nouvel Actualités Dauphiné, n° 23, 1976

-       J. BRUNO : le Grésivaudan, toponymie et peuplement d’une vallée des Alpes, 1977

-       MAZOUYES : maladreries et lépreux de l’ancienne province du Dauphiné, 1980

-       R. L. LACHAT : la vallée aux 100 châteaux, 1985

-       B. BLIGNY : le prieuré de Saint Eynard, bulletin de l’Académie Delphinale, 1985

-       G. SENTIS : Grenoble aux trois roses, 1984

-       B. BLIGNY : le prieuré de Saint Eynard, bulletin de l’Académie Delphinale, 1985

-       Histoire des communes de l’Isère, 1988

-       Archéologie chez vous, n° 3, 1984

-       L. VADOT : histoire de la montagne de Saint Eynard, la Pierre et l’Ecrit, 1992-1993, pages 101 à 119

-       G. SAILLET : regards sur Montbonnot et Saint Martin de Misere de 1100 à 1789, Site Internet  

 

 

CANTON DE MONESTIER DE CLERMONT

 

AVIGNONET

 

Ancienne chapelle Sainte Luce : elle est citée dès 1148. Elle était située au hameau des « Cattiers ». Le chœur était voûté et au dessus se trouvé la chapelle. Elle relevait du prieuré de Sinard et fut détruite en 1570 « par l’impétuosité des vents ».

La clé de cette église, dite à tort carolingienne, date du 12ème siècle. Elle est conservée à Sinard (collection particulière).

 

Chapelle Notre Dame de la Baume disparue.

 

Eglise Sainte Luce : édifiée en 1865 sur l’emplacement de l’édifice primitif. Elle possède une cloche de 1675.

 

CHATEAU BERNARD

 

Eglise Notre Dame du Désert : elle est citée dans le cartulaire de Saint Hugues « ecclesia de Deserto ». Elle relevait alors du mandement du Gua. C’était encore le cas en 1497 où elle est nommée dans le pouillé « ecclesia Beate Marie de Deserto ». Elle dépendait alors du prieuré de Vif.

 

Eglise paroissiale Saint Laurent : construite en 1866, elle conserve une cloche de 1775 et une reproduction de la Cène de Léonard de Vinci donnée par Napoléon III et placée au dessus de l’entrée.

 

Croix dite de Jacques (Saint Jacques ?) : elle est érigée dans la forêt au dessus de « Puy Grimaud » au dessus d’un rocher creusé dit « le bénitier ».

 

Croix de 1878 érigée dans un champ à la mémoire d’un enfant, Joseph terrier, frappé en cet endroit par la foudre.

 

Statue de Notre Dame du Désert : érigée en 1927 au hameau de « Mas Roux », sur l’emplacement de l’église primitive.

 

GRESSE EN VERCORS

 

Ancienne église : il semble probable que la première église de Gresse ait été édifiée au lieudit « Pré du Repos ». Elle devait posséder un cimetière car un vase en céramique du 12ème ou du 13ème siècles a été découvert en ce lieu.

 

Eglise Saint Barthélemy : elle fut construite au début du 13ème siècle, pour son état le plus ancien conservé. Ses arcs en plein cintre attestent l’architecture romane. Les arcs, les linteaux et leurs colonnes de support en calcaire semblent provenir des carrières romaines de la Queyrie. L’étage supérieur, fait de tuf brun, supporte quatre clochetons de brique dont la toiture bleue à quatre pans est surmontée, pour chacun d’eux, d’une petite croix. Reliés entre eux par une balustrade, ils encadrent le clocher dont les quatre faces portent chacune un cadran de l’horloge monumentale. Elle conserve une cloche de 1675.

Le vitrail de l’église, exécuté dans les années 1925 par le maître verrier grenoblois Antoine Bernard et offert par la paroisse en souvenir « de ses enfants morts pour la France ». Le Christ auréolé bénit un poilu allongé, casque et fusil posés à ses cotés. Ce type de représentation à la mémoire des morts de la grande guerre est assez exceptionnel dans un édifice religieux.

 

Chapelle castrale citée en 1339.

 

Prieuré Saint Marcel (ou saint Barthélemy) : fondé en 1213 par les religieux de Saint Marcel de Die. Il passa ensuite à l’abbaye de Saint Ruf et fut supprimé peu avant la révolution.

 

Chapelle Notre Dame de la Bâtie : l’origine de cette chapelle est sans doute antérieure à l’église elle-même. Elle est citée en 1211 dans un acte de donation. Dans son état actuel, elle se présente comme un rustique édifice campagnard qui remonte au 17ème siècle (1687).

Elle conserve divers objets mobiliers :

 

-       deux chandeliers en laitons du 17ème siècle (monuments historiques au titre des objets mobiliers, 1971),

-       un maître autel en bois polychrome,

-       quatre chandeliers en bois polychrome et doré,

-       deux statues en bois polychrome de la Vierge à l’Enfant et de Saint Joseph,

(monuments historiques au titre des objets mobiliers, inventaire supplémentaire 1975).

 

Devant l’église, croix en granit rongée par l’érosion. Le Christ est sculpté en londe bosse, bras élancés de manière très frustre. On remarque une coquille de Saint Jacques au dessus de la tête et une autre au bord des bras. Au dos, on distingue une croix plantée sur un coq tripartite. Cette croix qui rappelle le pèlerinage de Saint Jacques de Compostelle semble dater du 15ème siècle.

 

Chapelle Saint Sulpice : d’origine inconnue, elle est signalée ruinée et abandonnée en 1645.

 

Croix de la Bâtie, d’origine médiévale avec un christ sculpté en relief de petite taille. Les inscriptions du socle avec la date de 1763 sont vraisemblablement postérieures.

 

Couvent Notre Dame : fondé le 5 mars 1869 dans l’ancienne maison forte de Rochassière. Il fut supprimé en 1905 et transformé en hôtel.

 

Ancienne chapelle de la Combe.

 

Au col de l’Allimas, croix de 1861.

 

MIRIBEL LANCHATRE

 

Eglise Saint Martin de Miribel : la paroisse de Miribel Lanchâtre offrait autrefois la particularité de posséder deux lieux de culte appartenant à deux diocèses différents : Miribel à celui de Die et Lanchâtre à celui de Grenoble. Cet état résultait des anciennes circonscriptions épiscopales découlant elles mêmes, selon toute vraisemblance, des limites des civitates de Die et de Grenoble au bas empire. Cette église était peut être l’ancienne chapelle castrale, « capella de Mirabello » du cartulaire de Saint Hugues.

On pense que cette ancienne église, aujourd’hui disparue, était située entre le château de Miribel et celui de Grinde. En 1375, elle était déjà désaffectée.

 

Eglise Notre Dame de Lanchâtre (ou Sainte Marguerite) : elle est citée dans le cartulaire de Saint Hugues : « ecclesia de Inchastris ». Elle a été reconstruite en 1880 sur le même emplacement. Elle conserve une cloche de 1694 (monument historique au titre des objets mobiliers, 1963).

 

Chapelle de la Sainte Croix : elle est citée dès le 11ème siècle. En 1732 elle existait encore. Ses dernières ruines, vers le château de Miribel, ont disparu au 20ème siècle.

 

Chapelle du Saint Esprit citée en 1488.

 

Ancien mas « le Templier » cité par PILOT de THOREY.

 

MONESTIER DE CLERMONT

 

H. TERRAS pense que le monastère Saint Pierre du Monestier aurait été établi par Abbon entre 726 et 739 à l’emplacement actuel du village et de l’église.

 

Monastère Saint Pierre et Saint Paul : le bourg de Monestier de Clermont doit son nom et son origine à un monastère sans doute fondé par l’abbaye d’Oulx, la théorie d’une fondation mérovingienne ne reposant ni sur les textes ni sur l’archéologie. Son nom apparaît dans une confirmation faite par le pape Eugène III au prévôt d’Oulx en 1148. La chapelle de ce monastère fut placée sous le patronage de Saint Pierre et Saint Pul et devint très vite l’église paroissiale de la localité qui se forma autour du monastère.

 

Chapelle castrale Saint Marcel.

 

Eglise Saint Pierre : elle occupe sans doute l’emplacement de la chapelle du monastère. Reconstruite ou restaurée à diverses reprises elle parait remonter, dans son état actuel, au 17ème siècle à l’exception du chœur.  Elle conserve un crucifix sculpté en grandeur naturelle du 18ème siècle dans un noyer par l’ébéniste Hache, provenant de l’église Saint André de Grenoble. Elle possède également un vitrail dit de l’Annonciation de 1780.

 

Maison du Grand Armirail : grande bâtisse d’âge indéterminé qui est peut être l’ancien hôpital que les chevaliers de Saint Jean de Jérusalem édifièrent en 1349 en remplacement de celui de Roissard qui avait été ruiné lors d’une épidémie de peste.

 

Chapelle Notre Dame de la Salette de 1862.

 

ROISSARD

 

Eglise Saint Etienne : elle est citée pour la première fois dans un document  de 1095. Elle a été reconstruite, d’une part, à la fin du 17ème siècle et, d’autre part, au 19ème siècle, à l’exception du clocher qui parait remonter au 14ème siècle. Elle conserve une cloche de 1775 et un tableau de la Vierge donnant le Rosaire à Saint Dominique.

 

Hôpital de Saint Jean : l’ordre des chevaliers de Saint Jean de Jérusalem avait fondé vers 1230 à Roissard un hôpital placé sous la dépendance du commandeur de Saint Maurice en Trièves. Il n’en est plus fait mention après 1350 et l’on suppose que sa destruction serait due à un incendie ou à la peste de 1348. Il n’en subsiste que le lieudit « les Hôpitaux ».

 

Maladrerie : elle est signalée au 13ème siècle. Il en subsiste le lieudit « la Maladière ».

 

Chapelle Notre Dame et Saint Barnard du Fau : elle a été édifiée en 1747.

 

SAINT ANDEOL

 

Eglise Saint Andéol : elle est signalée pour la première fois dans une bulle du pape Alexandre III de 1179 où elle figure parmi les possessions de l’abbaye de Saint Chaffre en Velay. Elle s’apparente à celles de Saint Maurice en Trièves et du Percy et pourrait remonter, dans son état actuel, au 13ème siècle. Elle fut modifiée en 1623. Elle conserve une cloche de cette époque classée monument historique au titre des objets mobiliers, 1963.

 

SAINT GUILLAUME

 

Eglise Saint Blaise et Saint Guillaume : elle est en partie romane et conserve un chœur du 13ème siècle en cul de four. Le reste de l’édifice a été repris au 17ème siècle. Elle conserve une cloche de 1668 classée monument historique au titre des objets mobiliers (1963).

 

Chapelle castrale de Touchane citée en 1339.

 

Léproserie de la Beaumette : elle remontait peut être à la grande peste de 1348.

 

Chapelle du château de Saint Guillaume.

 

Chapelle de Grisail : elle fut construite par la famille Mollin peu avant la révolution. Elle a été restaurée en 1924.

 

Croix dite des Rameaux de 1878.

 

 

SAINT MARTIN DE LA CLUZE

 

Eglise Saint Christophe de Paquier : ancienne église paroissiale citée dès le 11ème siècle dans le cartulaire de Saint Hugues : « ecclésia de Pashirs » et concédée en 1106 à la prévôté d’Oulx. Elle est dans son aspect général de style roman à l’exception du clocher du 17ème siècle.

 

Prieuré : ancien prieuré d’Augustins qui dépendait de la prévôté d’Oulx. Il fut ultérieurement réuni à l’évêché de Grenoble.

 

Eglise Saint Martin de Avec : elle est citée dans le cartulaire de Saint Hugues : « ecclesia Sancti Martini de Avec ». En 1828 on l’a reconstruit en totalité à l’exception semble t-il de son clocher.

 

Chapelle castrale Saint André : elle est également citée dans le cartulaire de Saint Hugues : « capella de Clusa ». Elle fut peut être église paroissiale au 12ème siècle.

 

Commanderie : PILOT de THOREY situe au lieudit « Villa Templi » la commanderie templière de Godissar qui fut rattachée en 1654 à celle d’Echirolles.

 

Le lieudit « les Chevaliers » pourrait rappeler le souvenir d’un établissement des hospitaliers de Saint Jean de Malte.

 

Au lieudit l’  « Abbaye », emplacement supposé d’un monastère dédié à Saint Michel cité en 1267.

 

SAINT PAUL LES MONESTIER

 

Eglise Saint Paul : elle est citée dès le 11ème siècle et conserve un beau clocher du 13ème siècle qui s’apparente à celui de Saint André de Grenoble. Elle comprenait trois chapelles, à Notre Dame, à Saint Antoine et à saint Jean Baptiste.

Elle possède une cloche de 1651 classée monument historique au titre des objet mobiliers, 1963.

 

Chapelle Saint Antoine de Grisail : construite peu avant la révolution, en 1790, elle a été restaurée vers 1924.

 

Au bord d’un chemin rural, petit oratoire avec une statue de la Vierge à l’Enfant.

 

Croix de 1844 face à l’entrée de l’église.

 

Croix du Serpaton, moderne, rappelant une procession qui remontait à la grande peste de 1348.

 

Croix de Pré de la Croix.

Croix de Gruère.

 

SINARD

 

Prieuré : fondé par les moines d’Oulx entre 1064 et 1100. Ce prieuré qui levait la dîme dans les paroisses de Monestier de Clermont, Saint Paul, Saint Guillaume, Avignonet et Sinard était le plus riche du Trièves. Il fut supprimé à la révolution.

 

Eglise de l’Assomption Notre Dame : édifice roman d’origine monastique, l’église était paroissiale et prieurale. La tour massive du clocher est percée de fenêtres géminées. Elle est, pour son intérieur, de deux époques distinctes : le chœur et la nef sont romans cependant que les grands arcs latéraux sont gothiques. Les chapiteaux de la nef sont tous semblables et semblent remonter au 12ème siècle. Une chapelle dédiée à Sainte Catherine et à Sainte Anne est citée le 23 novembre 1346. La chapelle Saint Jacques fut fondée le 30 novembre 1516 par Jacques Chevallier.  L’église conserve une cloche de 1781.

 

Confrérie du Saint Esprit : citée en 1644

 

Croix des Fauries de 1846.

 

TREFFORT

 

Eglise Saint Pierre : elle dépendait du prieuré de Domène depuis 1027 et le pape Urbain II confirma cette possession en 1095. L’église actuelle a été reconstruite en 1749 puis en 1832 sur l’emplacement de l’ancien édifice.

 

Prieuré Saint Pierre : prieuré bénédictin qui relevait de Domène. Il subsista jusqu’à la révolution.

 

Maladrerie : elle est citée en 1336. Son souvenir est rappelé par le lieudit « Combe de l’Hôpital ».

 

Bibliographie pour le canton :

 

-       J. MARION : cartulaires de l’église cathédrale de Grenoble dits cartulaires de Saint Hugues, 1869

-       F. CROZET : description topographique, historique et statistique des cantons formant le département de l’Isère et des communes qui en dépendent, canton de Monestier de Clermont, 1870

-       E. PILOT de THOREY : les prieurés de l’ancien diocèse de Grenoble compris dans les limites du Dauphiné, 1884

-       A. LAGIER : le Trièves et son passé, 1892

-       U. CHEVALLIER : Regeste Dauphinois, 1913, n° 2312, 2313, 2574, 2621, 2775, 2813, 2821, 2822, 2830, 2926, 2930, 2931, 3004, 3276, 3817, 6153, 6163, 6167, 9691, 4719, 10486,  10543, 17686 et Regeste supplémentaire page 465

-       J. B. LANFREY : chez nous, 1930

-       Abbé MATHIAN : l’Echo de Sinard, 1930 – 1935 

-       L. TERRAS : Rouissar in Trievas, 1968

-       L. TERRAS : la vicomté de Trièves en vallée chevaleureuse, 1970

-       L. TERRAS : la baronnie de Gresse en vallée chevaleureuse, 1971  

-       G. MARTIN : Gresse en Vercors du passé à l’avenir, 1971

-       E. R. LABANDE : les routes de pèlerinage de Saint Jacques, les dossiers de l’archéologie n° 20, 1977

-       A. BEAUP : histoire du Trièves, 1997  

-       B. BLIGNY : le diocèse de Grenoble, 1979

-       A. BEAUP : les sanctuaires du Trièves, 1980

-       A. BEAUP : géographie du Trièves, 1982

-       Archéologie chez vous n° 4, 1985

-       J. C. MICHEL : en remontant le cours de la Gresse, Miribel Lanchâtre, bulletin des AVG n° 16, 1985

-       J. C. MICHEL : en remontant le cours de la Gresse, Saint Guillaume, bulletin des AVG n° 17, 1986

-       J. C. MICHEL : en remontant la vallée de la Gresse, Monestier de Clermont, bulletin des AVG n° 22, 1988  

-       R. REYMOND : l’insolite et images fortes du passé, 1989

-       J. C. MICHEL : aux sources de la vallée de la Gresse, Gresse en Vercors, bulletin des AVG n° 24 et 26, 1989, 1990  

-       R. REYMOND : mystères et curiosités de l’histoire, 1991

-       Histoire des communes de l’Isère, 1988

-       J. C. MICHEL : en remontant le cours de la gresse, Monestier de Clermont, bulletin des AVG n° 22, 1988

-       J. C. MICHEL : aux sources de la vallée de la Gresse, Gresse en Vercors, bulletin des AVG n° 24, 1989 et n° 26, 1990

-       G. BARRUOL : Dauphiné roman, 1992

-       Patrimoine en Isère, Trièves, 1996

-       Atlas du patrimoine, 1998

-       J. GARNIER : à propos de Notre Dame du Désert, bulletin des AVG n° 44, 1999  

-       J. C. MICHEL : Sinard, éléments d’histoire, bulletin des AVG n° 47, juin 2001

-       L. RIONDET : l’église de Monestier de Clermont, bulletin des AVG n° 49, juin 2002

-       J. C. MICHEL : promenade historique en Trièves, bulletin des AVG n° 50, 2002

-       SRA : bilan scientifique 2003, page 96

-       E. COFFIN : visites pastorales de Jean II et Aymon 1er de Chissé en 1340 et 1399-1404 dans la vallée de la Gresse, bulletin des AVG n° 53, juin 2004

-       L. RIONDET : la chapelle de la Bâtie de Gresse, bulletin des AVG n° 55, 2005

-       J. C. MICHEL : Regeste Dauphinois et autres archives sur la vallée de la Gresse et le Trièves, bulletin des AVG n° 55 et n° 56, 2005

-       E. COFFIN : visites de Siboud Alleman, évêque de Grenoble, 1455-1477, dans les paroisses de la vallée de la Gresse, bulletin des AVG n° 57, 2006

-       E. COFFIN : visites pastorales de Laurent 1er Alleman, 1488, bulletin des AVG n° 58 et 59, 2006 et 2007

-       Archives de Malte, Marseille, H 5132 et 5133

 

 

CANTON DE LA MURE

 

CHOLONGE

 

Eglise de l’Assomption de la Sainte Vierge : elle est citée dès 1090 puis dans le cartulaire de Saint Hugues : « ecclesia Sancte Marie de Chalma Longa ». L’édifice actuel date de 1864 et a été reconstruit sur l’emplacement de l’église primitive. Elle conserve deux cloches de 1661 et 1755.

 

Maladrerie : son histoire n’est pas connue. Il en subsiste le lieudit « la Maladière ».

 

Chapelle Saint Didier et Sainte Barbe : elle fut fondée en 1661 dans l’église par l’abbé Barruel.

 

Chapelle Saint Joseph de la Coizette : édifiée en 1680 par le curé Didier Barruel.

 

Chapelle de la Bergogne de 1680.

 

Chapelle des Josserands de 1682.

 

COGNET

 

Eglise Saint Laurent : elle est citée dans le cartulaire de Saint Hugues : « Capella de Coeito ». Elle a été reconstruite au 19ème siècle.

 

Chapelle castrale citée en 1110.

 

Chapelle de Cognet : elle fut construite sur les à pics du Drac à la fin du 17ème siècle sur les ordres de Louis XIV « en considération des nouveaux convertis ». La chapelle, aujourd’hui en ruines, est de style roman. Les murs sont soutenus par de nombreux contreforts. Le petit clocheton conserve une cloche de 1712.

 

Face à l’église, croix de 1872.

 

MARCIEU

 

Eglise Saint Christophe de Roac : elle est citée dans le cartulaire de Saint Hugues : « ecclesia de Roach ». Le porche pourrait remonter à cette époque. Il conserve une cloche de 1774.

 

Chapelle castrale Saint Blaise : elle est citée en 1339.

 

Chapelle des Champs : elle remonte à 1769 et est aujourd’hui en ruines.

 

Lieudit « les Hôpitaux ».

 

MAYRES SAVEL

 

Chapelle castrale Saint Jacques.

 

Eglise Saint Jean Baptiste de Mayres : elle est citée dans le cartulaire de Saint Hugues : « ecclesia de Maires ». C’est une très belle église romane du début du 12ème siècle. Le clocher est à deux étages distingués par des bandeaux saillants. La flèche de pierre, certainement prévue, peut être réalisée mais non conservée a été remplacée par un toit en ardoises. Le clocher et les murs de la nef sont classés monuments historiques, 1919.

 

Chapelle Saint Blaise de Savel : elle est citée dans le cartulaire de Saint Hugues : « capella de Savelis ». Elle devint ultérieurement église paroissiale.

 

Prieuré de Savel : il est mentionné par G. ALLARD.

 

Chapelle du Souvenir : édifiée après la mise en eau du lac de Monteynard. Elle conserve l’autel et la cloche de l’ancienne chapelle de Savel aujourd’hui sous les eaux qui remontait à 1670.

 

MONTEYNARD

 

Eglise Sainte Agnès de Jardenc : elle est citée dans le cartulaire de Saint Hugues : « ecclesia Sancti Agnetis de Gardenco » du nom primitif de la paroisse, Jardenc. L’édifice, avec un petit campanile, subsiste au milieu du cimetière. L’ancienneté du bâtiment n’est révélée que par les deux colonnes à chapiteaux engagées de part et d’autre de l’abside.

 

Eglise Saint Pierre : édifiée en 1856, elle possède une peinture sur toile de Sainte Barbe de 1860.

 

Chapelle du château de Pellisière avec une cloche du 17ème siècle.

 

Chapelle de la Ville fondée en 1757.

 

Chapelle Saint Antoine disparue.

 

LA MOTTE D’AVEILLANS

 

Eglise Saint Pierre : elle fut donnée vers 1080 par Saint Hugues, évêque de Grenoble, aux chanoines d’Oulx. Au 12ème siècle elle est citée sous l’appellation « ecclesia Sancti Petri de Avelanth ». Le clocher est présumé roman. Le reste de l’édifice a été reconstruit de 1852 à 1855 par Peronnet. Elle conserve une cloche du 18ème siècle.

 

Lieudit « les Hôpitaux ».

 

Lieudit « Prioré ».

 

Eglise de la Festinière du 19ème siècle.

 

LA MOTTE SAINT MARTIN

 

Chapelle castrale : elle est mentionnée dans le cartulaire de Saint Hugues : « capella de Motta ».

 

Chapelle Notre Dame de la Délivrance : selon la tradition, elle aurait été élevée au 12ème siècle par un chevalier guéri par les eaux de la Motte à son retour des croisades. Elle a été noyée en 1962 lors de la mise en eaux du barrage de Monteynard.

 

Chapelle Notre Dame des Neiges : édifiée en 1709. Ruinée, elle fut restaurée vers 1896. C’est aujourd’hui une propriété particulière.

 

Eglise Saint Martin : elle a été construite en 1860 en remplacement de l’ancienne église qui était peut être la « capella » primitive. Elle conserve une cloche en bronze de 1678, classée monument historique au titre des objets mobiliers, 1963.

 

LA MURE

 

Eglise Notre Dame : elle remonte à 1058 et fut édifiée par les bénédictins. Elle était à la fois paroissiale et prieurale. Elle conserve un clocher à la base quadrangulaire massive avec une abside semi circulaire à l’Orient et une façade à l’Occident comme presque toutes les églises médiévales.

C’est un ensemble roman puissant et robuste auquel on adjoignit au cours des âges un peu de gothique.

Son portail, datant de 1606, avait été transporté à l’entrée de la citadelle de Lesdiguières avant de reprendre sa place primitive en 1659. Elle a été désaffectée par suite de la construction de la nouvelle église.

 

Prieuré Notre Dame : il fut fondé en 1050 dans le quartier encore nommée « le prieuré ». Il est aujourd’hui en partie occupé par le presbytère de la paroisse. Il dépendait de l’abbaye de Saint Pierre de Vienne. Le cartulaire de Saint Hugues le nomme « monasterium Sancte Marie de Mura ». Il fut détruit lors des guerres de religion.

 

Eglises Saint Maurice et Saint Jean : ces deux églises, citées dans le cartulaire de Saint Hugues (« ecclesia Sancti Mauritii », « ecclesia Sancti Johannis ») semblent avoir disparu assez tôt sans laisser de traces.

 

Ancienne chapelle Saint Jacques : elle est connue sous le nom de « Maison Carral » en souvenir de Charles Carral, consul de la Mure de 1669 à 1719 qui la posséda. Il en subsiste un pan de mur conservé sur 12 mètres de hauteur surplombant une vaste salle voûtée.

 

Maladrerie : sans doute fondée par la Dauphine Béatrix. Elle est citée en 1266. Sa chapelle était vouée à Saint Lazare.

 

Chapelle de Beaumont dite Notre Dame de Pitié : elle est attenante à l’angle nord de l’église Notre dame et fut établie au 15ème siècle par Humbert de Combourcier pour servir de sépulture aux membres de sa famille. En partie ruinée par les protestants lors des guerres de religion, elle a été agrandie au 19ème siècle de trois arcades formant le bas coté de l’église et rattachant celle-ci au clocher.

 

Chapelle saint Georges de Paradis : elle est citée de 1481 à la révolution.

 

Hôpital : il est mentionné dans le pouillé de 1487 : « hospitalia de Mure Mathassena ».

L’hôpital actuel conserve, comme provenant de l’ancien, le seul portrait connu de Béatrix de Hongrie, dernière dauphine. Le tableau, restauré, est postérieur à 1680.

 

Couvent des Augustins : fondé en 1643 par Jean de Combourcier. Deux corps de bâtiments couverts d’ardoises et formant un angle droit composent l’ensemble. La partie principale, servant au logement des révérends pères, solidement établie sur un rez de chaussée voûté, comprenait deux étages aux larges fenêtres de style Louis XIII.

L’église, avait un chœur et une sacristie voûtés, s’allongeant avec ses dépendances du nord au midi se rattachant à un cloître élevé à la jonction des bâtiments.

Durant un siècle et demi, les religieux franciscains de Saint François d’Assises se maintinrent en possession de leur monastère mais ils durent l’abandonner à la révolution. L’ancien couvent servit alors d’école jusqu’en 1889, date de sa démolition. L’église du couvent fut à son tour démolie en 1952.

Le hall du lycée conserve, comme provenant de l’ancien couvent, une pierre de taille avec inscription grecque : « KALEPA TA KALA » : « le beau est difficile ».

 

Calvaire : en 1723, une confrérie dite « du Calvaire » s’établit dans la paroisse. A la même époque, on décida d’élever tout près de la voie romaine une petite chapelle. Construite en une dizaine de jours, cette chapelle fut également appelée « du Calvaire ». Elle fut entièrement démolie en 1794. Longtemps après, son site fut rappelé par trois croix de bois que remplacèrent en 1864 les trois croix actuelles de pierre de l’actuel monument du calvaire.

 

Eglise Notre Dame : construite en 1887 par BERRUYER dans le style roman. Son clocher, entièrement en béton, s’élève à 60 mètres de hauteur.

 

Croix de Fayollat de 1877 en remplacement d’une plus ancienne.

 

NANTES EN RATTIER

 

Le « Château Rattier » possédait une chapelle dédiée à Sainte Catherine, voisinant avec l’étable et l’écurie. Un texte de 1427 la mentionne encore.

 

Vers l’an mille, une église existait à Nantes.

 

Eglise Saint Theudère : elle est citée dans le cartulaire de Saint Hugues : « ecclesia Sancti Theuderii de Nanta » comme dépendance de la cathédrale Notre Dame de Grenoble.

 

Nouvelle église Saint Georges : elle conserve un calice en argent forgé et ciselé de la seconde moitié du 17ème siècle avec poinçon de J. Lestelley de Grenoble (monument historique au titre des objets mobiliers, 1970).

 

Lieudit l’ « Hôpital ».

 

NOTRE DAME DE VAUX

 

Eglise Notre Dame et Saint Laurent : la paroisse et son église sont connues dès le début du 11ème siècle par le cartulaire de Saint Hugues : « ecclesia Sancte Marie de Vallis ». C’est un édifice trapu de style roman. Selon la tradition orale, cette église aurait été la chapelle d’un couvent de Dominicains où s’opéraient des miracles. C’était u n lieu de pèlerinage et l’église était ornée de cadeaux faits au couvent, entre autres de magnifiques tableaux qui l’ornent encore.

De même, Blanche de Castille, mère de Saint Louis, aurait été guérie de la lèpre en revenant de Marseille, après une croisade où elle aurait donné la petite Vierge qui est encore placée dans la niche près de la porte de l’église.

L’église a été transformée en 1664 ainsi que l’indique une inscription derrière l’autel. Enfin, la partie ouest a été refaite en 1840. Le clocher a été reconstruit au 17ème siècle puis en 1850. L’église conserve une cloche de 1784.

 

Chapelle de Saint Antoine et de Sainte Anne : elle fut fondée par les habitants en 1640. Tombant presque en ruines, elle fut reconstruite en 1850. Depuis 1963 elle est transformée en salle publique.

 

Au cimetière, pierre gravée dite « templière » qui conserve plusieurs figurations schématiques se rapportant au métier de maçon.

 

Lieudit « Porte des Chanoines », passage qui permettait d’aller en pèlerinage au prieuré de Saint Michel de Connexe.

 

Lieudit « la Mazetière », peut être de « meseleria », maison pour lépreux.

 

PIERRE CHATEL

 

Ancienne église Saint Pierre : elle est citée dans le cartulaire de Saint Hugues : « ecclesia Sancti Petri de Festinière ». Cette église qui était peut être une fondation bénédictine a été désaffectée en 1898 et démolie en 1902. Son portail de 1677, époque où l’on avait percé une nouvelle ouverture dans la façade latérale, est aujourd’hui encastré dans une maison.

 

Chapelle Notre Dame : sa fondation remonte au 15ème siècle. En 1678, Mgr le Camus indique qu’elle était vouée à Saint Antoine. Vendue comme bien national à la révolution, elle servit d’abord de maison communale. C’est aujourd’hui une propriété privée.

 

Chapelle Saint Barthélemy : elle est citée en 1584. Elle fut entièrement restaurée en 1854. Elle conserve une cloche de 1712.

 

Chapelle du Collet : fondée en 1777, elle fut ruinée sous la révolution. Elle a été restaurée à plusieurs reprises.

 

Chapelle de Puteville : édifiée en 1822 par la famille Bellion Jourdan. Elle est aujourd’hui très délabrée et à l’abandon.

 

Eglise Saint Pierre de Feyteny : édifiée à la fin du 19ème siècle, en remplacement de l’église primitive. Elle est de style roman en forme de croix latine. Elle conserve un bénitier dont la cuve circulaire et le pied qui la supporte peuvent remonter à l’époque romane, nonobstant une inscription du 18ème siècle. Elle possède également une cloche de 1736, la chaire et le confessionnal de l’ancienne église.

 

Croix de mission de la Garde de 1892.

 

PONSONNAS

 

Eglise Sainte Marguerite : construite en 1285 par Douce de Vaulnaveys et remaniée aux 15ème et 17ème siècles. Elle possède une cloche de 1641 classée monument historique au titre des objets mobiliers (1963).

 

Lieudit « la Maladière », emplacement vraisemblable d’une ancienne maladrerie.

 

Lieudit « Trois Evêchés », limite des évêchés de Grenoble, Gap et Die.

 

PRUNIERES

 

Chapelle Saint Jacques et Saint Philippe de Simane : édifiée au début du 18ème siècle et consacrée le 3 août 1723 par l’évêque de Grenoble. Elle possède une cloche de 1722.

 

Eglise Saint Jacques et Saint Philippe : construite au 19ème siècle.

 

Chapelle de la Transfiguration.

 

A la mairie, tableau de Guédy de 1849 représentant Saint Antoine en prières.

 

SAINT AREY

 

Eglise Saint Arey puis Saint Jacques et Saint Philippe : elle est citée dans le cartulaire de Saint Hugues : « ecclésia Sancti Arigii ». Elle a été reconstruite en 1680. Elle conserve néanmoins quelques traces romanes, notamment 8 chapiteaux ornant l’arcature absidiale.

 

Chapelle Sainte Anne : fondée au 15ème siècle au hameau de la Baume par Pierre Fabry de la Mure.

 

Lieudit « la Maladrerie », emplacement probable d’une ancienne léproserie.

 

SAINT HONORE

 

Eglise Saint Honoré : elle est cité dans le cartulaire de Saint Hugues : « ecclesia Sancti Honorati de Vilar ». Elle a été reconstruite au 17ème siècle. Elle conserve :

 

-       une cloche de 1686, classée monument historique au titre des objets mobiliers, 1963

-       un calice en fer forgé de 1735,

-       un ciboire portatif en argent forgé de la fin du 17ème siècle,

-       une boite aux saintes huiles en argent forgé de la fin du 17ème siècle et une autre avec poinçon de 1692

-       4 chandeliers en laiton du 17ème (tous ces objets sont classés monuments historiques au titre des objets mobiliers, 1970).

 

Aumônerie Sainte Catherine de Pontcharra : elle fut sans doute fondée au début du 12ème siècle au bord de l’ancienne voie romaine. Vers la fin du 13ème l’établissement perdit de son importance. Vers 1425 elle tombait déjà en ruines. Il n’en subsiste que les lieudits « Pré de l’Aumône » et « Pré de l’Hôpital ».

 

Chapelle Sainte Madeleine de Tors : d’origine médiévale. Un revenu très important lui était affecté (1000 livres en 1665). Elle fut utilisée comme dépendance rurale jusqu’au 17ème siècle. C’est aujourd’hui une propriété particulière.

 

Chapelle disparue de la Madeleine qui dépendait de l’Abbaye des Ayes.

 

Confrérie des Pénitents Blancs citée en 1781.

 

Chapelle Saint Jean Baptiste et Sainte Brigitte semblant remonter au 17ème ou au 18ème siècles.

 

SAINT THEOFFREY

 

Prieuré Saint Théoffrey : il remontait au début du 12ème siècle et son église était à la fois paroissiale et prieurale. L’église est citée dans le cartulaire de Saint Hugues : « ecclesia Sancti Theotfredi de Laus ». Il en subsiste de beaux restes sur la colline des Creys. Au dessus de la voûte en partie effondrée se dresse encore un joli clocheton roman avec d’élégantes colonnes aux chapiteaux sculptés.

 

Chapelle de Saint Sébastien et de Notre Dame de Pitié de Petichet : elle remonte en partie au 12ème siècle et conserve une belle fenêtre gothique.

 

Chapelle des Thenaux de 175.

 

Eglise Saint Théoffrey : édifiée au 19ème siècle en remplacement de l’ancienne église.

 

SOUSVILLE

 

Léproserie citée en 1580 avec une chapelle dédiée à Saint Lazare. Elle était située sur les bords de la Jonche.

 

Chapelle de Charlaix.

 

Chapelle des Terrasses.

 

Chapelle de la Croix.

 

Eglise du 19ème siècle.

 

SUSVILLE

 

Chapelle de Susville.

 

Chapelle de Crey.

 

Chapelle Saint Jean Baptiste et Sainte Catherine de Versenat de 1823.

 

Chapelle de Nantizon.

 

Eglise moderne.

 

Lieudits « la Maladière » et l’Hôpital » rappelant le souvenir d’une maladrerie. Un dessin de 1580 la représente.

 

Sur le mur d’une maison de Versenat, sculpture représentant la croix laline et l’inscription « IHS ».

 

VILLARD SAINT CHRISTOPHE

 

Eglise Saint Christophe : elle est citée dans le cartulaire de Saint Hugues : « ecclésia Sancti Christofori del Vilar ». Elle a été partiellement refaite au 19ème siècle mais conserve trois chapelles de la première moitié du 17ème siècle : chapelle Saint Sébastien de 1629, chapelle Notre Dame de 1631, Chapelle Saint Jean l’Evangéliste de 1650 et une cloche de 1755.

 

Chapelle Saint Roch de la Traverse : elle fut fondée par la population du hameau vers 1645. Elle conserve un curieux plafond.

 

Croix du cimetière du 18ème siècle.

 

Bibliographie pour le canton :

 

-       G. ALLARD : histoire du Dauphiné, manuscrit du 17ème siècle

-       J. MARION : cartulaires de l’église cathédrale de Grenoble dits cartulaires de Saint Hugues, 1869

-       F. CROZET : description des cantons de l’Isère, 1870

-       A. FAYOLLE : la Mure et la Matheysine, 1876

-       E. PILOT de THOREY : les prieurés de l’ancien diocèse de Grenoble, 1883

-       Abbé DUSSERT : essai historique sur la Mure et son mandement depuis les origines à 1626, 1903

-       U. CHEVALLIER : Regeste Dauphinois, 1913, n° 2934, 18492

-       L. CAILLET : la Mure d’Isère et ses environs, 1925

-       P. BERTHIER : le plateau matheysin, 1939

-       L. CAILLET : la Mure d’Isère, 1960

-       V. MIARD : la Mure et la Matheysine à travers l’histoire, 1965

-       R. REYMOND : Pierre Chatel hier et aujourd’hui, 1968

-       M. C. FOIX : l’église de Mayres, le Nouvel Actualités Dauphiné n° 27, 1977

-       Archéologie chez vous, n° 7, 1989

-       B. de la FAYOLLE : le pays de la Mure, 1987

-       R. REYMOND : énigmes, curiosités, singularités, 1987

-       Histoire des communes de l’Isère, 1988

-       R. REYMOND : l’insolite et images fortes du passé, 1989

-       R. REYMOND : mystères et curiosités de l’histoire, 1991

-       G. BARRUOL : Dauphiné roman, 1992

-       E. TASSET : l’Isère des châteaux forts, 1995

-       V. BETTEGA : Matheysine, Valbonnais, les noms de lieux, 1997  

-       Atlas du patrimoine de l’Isère, 1998

-       Mémoire d’Obiou, n° 8, 2003

-       Patrimoine en Isère, 2006

-       P. HAMON : églises de l’Isère, sd

 

 

CANTON DE PONT EN ROYANS

 

AUBERIVES EN ROYANS

 

Eglise Notre Dame : elle est citée dans le cartulaire de Saint Hugues : « ecclesia de Alba Ripa ». L’édifice actuel est daté de la fin du 12ème ou du début du 13ème siècles. Couverte d’une voûte en berceau, sa nef unique se termine par une simple abside semi circulaire. La façade percée d’un portail et d’une baie en arc brisé présente un avent que soutiennent deux consoles en bois. Couronnée d’un clocher mur surmonté d’un fronton, l’église a été rénovée au 17ème siècle.

 

Presbytère : il est composé de trois corps de bâtiments. Sa porte présente un arc en plein cintre avec la date de 1677.

 

BEAUVOIR EN ROYANS

 

Ancienne église Notre Dame : elle remontait au 12ème siècle et dépendait alors du prieuré de Saint Romans. On y pénétrait par un portail roman avec colonnes surmontées de chapiteaux. Elle fut détruite pour cause de vétusté en 1910.

 

Chapelle castrale : la chapelle delphinale, attestée dès 1324, conserve un unique mur avec une belle ogive à dentelures fines.

Malgré sa ruine, elle évoque un édifice aux proportions monumentales et de grande qualité de construction (monument historique, 1922). C’est peut être la chapelle Sainte Catherine qui est mentionnée au début du 14ème siècle.

 

Couvent des Carmes : il fut fondé le 17 juin 1343 par Humbert II. L’acte de fondation précise qu’il donna à cet effet :

 

-       son domicile en partie avec la chapelle de son grand château et une autre petite chapelle qui est en la salle basse,

-       un jardin clos

-       un autre jardin sous le château et la vigne contiguë.

Dans son testament, rédigé à Rhodes, le 19 janvier 1347, il légua également 3000 florins aux Carmes.

La confirmation de cette donation fut faite par Louis, Dauphin, le 16 mars 1447 et par plusieurs rois de France, en 1490, 1547, 1574, 1595 et 1671.

Les Carmes entretinrent le couvent jusqu’aux guerres de religion, époque où il fut détruit par les Huguenots. Après la tourmente, les Carmes ne revinrent à Beauvoir qu’en 1666. Ils ne retrouvèrent à peu près rien de leur ancien couvent, aussi élevèrent-ils le bâtiment que l’on voit de nos jours. A la révolution, les bâtisses furent converties en exploitation agricole, ce qui explique leur sauvegarde.

Des constructions de 1343 sont conservées une grande baie à encadrement de molasse, aujourd’hui obturée, de même modèle que celle de la grande chapelle castrale, une porte à gros claveaux de tuf et une inscription gothique.

Des constructions postérieures subsistent un corps de bâtiment principal, très allongé, qui abritait les cellules des moines, et une aile en retour à vocation de grange, ouvrant sur la cour.

L’ancien autel est aujourd’hui conservé dans l’église de Saint André en Royans. La porte du 17ème siècle conserve encore sur le fronton les armes de l’ordre et, sous la bâtisse subsistante, les caveaux de la famille de Beaumont.

 

Eglise Saint Jean Baptiste : construite en 1910 dans un style similaire à celui de l’ancienne église. Elle conserve la cloche de l’ancienne église, de 1694 (monument historique au titre des objets mobiliers, 1963).

 

CHATELUS

 

Eglise Saint Martin : elle remonte probablement au 12ème siècle mais elle a été restaurée à plusieurs reprises, notamment vers 1636. Elle conserve une cloche de 1671.

 

Lieudit « le Temple ».

 

CHORANCHE

 

Ancienne église Saint Etienne : elle est citée dans le cartulaire de Saint Hugues : « ecclesia Sancti Stephani de Chauranchis ». Détruite au cours des guerres de religion, il n’en subsiste plus que des ruines informes au lieudit « Saint Etienne », 500 mètres au dessus de la route de Pont en Royans.

 

Ancienne église Sainte Marie : elle est également citée dans le cartulaire de Saint Hugues : « ecclesia Sancte Marie de Chauranchis ».

 

Ancien prieuré : d’abord prieuré d’Augustins puis d’Antonins, il dépendait de l’abbaye de Saint Antoine.

 

Léproserie : les Chartreux de Bouvante avaient fait bâtir un hôpital pour les lépreux au 12éme siècle. Il n’en subsiste que le lieudit « les Chartreux ».

 

Eglise Sainte Marie ou de l’Assomption Notre Dame : reconstruite au 19ème siècle avec, semble t-il, les matériaux de l’ancienne. Elle possède une cloche de 1829.

 

IZERON

 

Ancienne église Saint Jean des Essarts : elle est citée dans le cartulaire de Saint Hugues : « ecclésia Sancti Johanis de Exartis ». Elle pouvait être située au lieudit « Saint Jean ». On notera toutefois que MARION situe cette église sur le territoire de Saint Pierre de Chérennes.

 

Chapelle castrale : elle est également citée dans le cartulaire de Saint Hugues : « capella de castro Iseronis »

 

Couvent des Clarisses : fondé par Humbert II en 1343 sous le vocable de Saint Louis d’Anjou. Il fut transféré peu après à Moirans puis enfin à Grenoble.

 

Eglise Saint Jean Baptiste : édifiée vers 1864 dans le style néo roman.

 

PONT EN ROYANS

 

Eglise Saint André : elle est citée dans le cartulaire de Saint Hugues : « ecclésia de Ponte ». Elle s’appuie sur des fondations du 12ème siècle mais le reste de l’édifice qui avait beaucoup souffert des guerres de religion fut relevé de ses ruines par les Antonins en 1775. Elle offre une particularité peu commune en Dauphiné : un autel et un chœur de style Louis XV. La nef centrale est flanquée à l’est par une nef latérale accessibles par 4 arcades. La voûte est relativement basse. Le bâtiment est en contrebas de la rue principale, ce qui indique que celle-ci a été aménagée postérieurement à la construction de l’église (Site Inscrit, 1945).

 

Beffroi : de la fin du 16ème siècle. C’est la tour de l’ancien temple protestant (Site Inscrit 1944). Il conserve une cloche de 1715 classée monument historique au titre des objets mobiliers, 1912.

 

A l’hôtel de ville, cloche de 1725 classée monument historique au titre des objets mobiliers, 1952.

 

PRESLES

 

Eglise Sainte Anne : elle est citée dans le cartulaire Saint Hugues : « ecclesia de Praellis ».

L’édifice actuel date du 12ème siècle mais pourrait conserver quelques traces d’époque romane. Il conserve une cloche de 1693.

 

RENCUREL

 

Eglise Saint Jean Baptiste : elle est citée dans le cartulaire de Saint Hugues : « ecclesia de Rancurello ». Elle dépendait du prieuré de Nacon.

Elle a été reconstruite au 19ème siècle.

 

SAINT ANDRE EN ROYANS

 

Ancienne église Saint André : elle est citée dans le cartulaire de Saint Hugues : « ecclésia Sancti Andrei ». Elle fut détruite lors des guerres de religion. Ses fondations sont encore visibles.

 

Eglise Saint André : construite au 17ème siècle par suite d’un édit de Louis XIV. Elle présente la forme d’un rectangle et se distingue par une parfaite régularité dans les proportions. Son clocher arcade est orné de cordons en tuf à deux étages et est percé de trois arcades (inventaire supplémentaire des monuments historiques, 1990).

Elle conserve :

 

-       un tableau de la Vierge à l’Enfant du 17ème siècle (monument historique au titre des objets mobiliers, 1988),

-       un maître autel du 18ème provenant du couvent des Carmes de Beauvoir en Royans (monument historique au titre des objets mobiliers, 1991), conservé depuis le Jubilé de Pie IX dans la chapelle de la Sainte Vierge,

-       5 chandeliers du 18ème siècle (monuments historiques au titre des objets mobiliers, 1990),

-       2 bustes reliquaires du 18ème siècle (monuments historiques au titre des objets mobiliers, 1990),

-       un reliquaire du 18ème siècle (monument historique au titre des objets mobiliers, 1990).

 

SAINT JUST DE CLAIX

 

Eglise Saint Just : elle est citée dans le cartulaire de Saint Hugues : « ecclesia Sancti Justi de Mana ».

 

Prieuré Saint Just : il remontait aux dernières années du 11ème siècle et dépendait de l’abbaye de Montmajour. Il fut vendu comme bien national le 17 février 1791.

 

Abbaye Notre Dame des Anges : elle fut fondée en 1349 par Humbert II pour servir de retraite à sa mère Béatrix de Hongrie. L’abbaye, de l’ordre cistercien, fut transférée à Romans au cours de la seconde moitié du 16ème siècle. Elle conserve surtout des éléments évoquant aussi la maison forte qu’elle fut. La tour quadrangulaire aurait accueilli le chœur de l’église des religieuses.

 

SAINT PIERRE DE CHERENNES

 

Eglise d’origine paléochrétienne connue par deux fragments d’inscription des 6ème et 7ème siècles, aujourd’hui encastrés dans la façade de l’église actuelle (monuments historiques au titre des objets mobiliers, 1992).

 

Eglise et prieuré Saint Etienne de Nacon : l’église est citée dans le cartulaire de Saint Hugues : « ecclesia Sancti Stephani de Nacone ». Elle était à la fois paroissiale et prieurale mais le prieuré n’apparaît que dans les premières années du 12ème siècle. C’était une fondation de l’abbaye de Montmajour. Bien que peu florissant, le prieuré subsista jusqu’à la fin du 15ème siècle, époque à laquelle il fut unit à l’abbaye dont il dépendait. Mais cette union de fait n’eut jamais lieu et fut rapportée. Par la suite l’église Saint Etienne disparut également et le culte fut transféré dans celle de Saint Pierre de Chérennes, Nacon ne devenant plus qu’un simple hameau.

 

Ancienne église Saint Pierre : elle est également citée dans le cartulaire de Saint Hugues : « ecclesia de Escherena ».

 

Prieuré Saint Michel de Chérennes : édifié au début du 12ème siècle. Comme celui de Nacon, il dépendait de l’abbaye de Montmajour avant de devenir possession de l’abbaye de Saint Antoine.

 

Ancienne église Saint Jean des Essarts : le cartulaire de Saint Hugues mentionne une troisième église : « ecclesia Sancti Johannis de Exartis ».

 

Eglise Saint Pierre moderne.

 

SAINT ROMANS

 

Eglise Saint Roman, Romans ou Romain : elle est citée dans le cartulaire de Saint Hugues : « ecclesia de Granenco ». Elle conserve de son premier état des lignes pures et sobres, le chevet, la travée du chœur, le clocher et les amorces de la nef. Celle-ci a été refaite en 1827 et elle offre une arcade percée d’un portail en plein cintre couronné par la sculpture en ronde bosse d’un personnage en prière.

 

Prieuré de Gravoine ou de Gramenc : prieuré bénédictin connu dès 1080 sous le nom de Saint Romain de Gramenos. D’abord dépendant de l’abbaye de Montmajour, il devint ensuite prieuré bénédictin et fut rattaché à l’abbaye de Saint Antoine. Il disparut en 1791.

 

Maladrerie : il n’en subsiste que le lieudit « Ladrière ».

 

Dans l’ancien cimetière, croix de 1603.

 

Au château, chapelle du 17ème siècle.

 

Calvaire et chapelle du saint Sépulcre : en 1724 un chemin de croix fut érigé avec des stations creusées dans le roc. Six ans plus tard on éleva une chapelle sous le vocable du Saint Sépulcre. Le chemin de croix a été restauré en 1853 et la chapelle en 1875.

 

Bibliographie pour le canton :

 

-       Album du Dauphiné, 1835

-       A. VINCENT : lettres historiques sur le Royans, 1850

-       Abbé CLERC JACQUIER : notice sur Saint André en Royans, 1852

-       J. MARION : cartulaires de l’église cathédrale Notre Dame dits cartulaires de Saint Hugues, 1869

-       E. PILOT de THOREY : les prieurés de l’ancien diocèse de Grenoble compris dans les limites du Dauphiné, 1884

-       A. FAVOT : notes historiques sur Beauvoir en Royans, 1912

-       A. FAVOT : Saint Romans en Royans, étude historique, archéologique et ethnographique, 1919

-       S. CHAUSSAMY : petite histoire de Pont en Royans, Cahiers de l’Alpe, 1961

-       G. BARRUOL : Dauphiné roman, 1992  

-       Histoire des communes de l’Isère, 1988

-       A. MENARD : le château des Dauphins, 1998

-       Atlas du patrimoine de l’Isère, 1988

-       SRA : bialn scientifique 2000, page 98

 

 

CANTON DE RIVES

 

BEAUCROISSANT

 

Parménie : Nicolas CHORRIER dans son « Histoire du Dauphiné » écrit « Parmagne », formé selon lui du celtique « Par », sommet » et de « magne, magnus », grand. La montagne de Parmagne ou Parménie par corruption, s’avance dans la plaine de Tullins à la tête d’un bourrelet de collines qui se prolonge jusqu’au Rhône. Cette montagne, dit GRAS de VILLARD, se présente, en venant de Grenoble, comme isolée dans la plaine, en forme de pain de sucre, semblable au « Mont Thabor », la montagne des miracles.

D’après les historiens anciens, les évêques de Grenoble, chassés de leur siège par les Sarrasins au 9ème siècle, auraient trouvé refuge à Parménie, domaine qui leur avait été donné par l’archevêque de Vienne. Ils y auraient séjourné par intervalle durant deux siècles, y établissant une chapelle épiscopale dédiée à la Sainte Croix. Toutefois, en ce qui concerne ce séjour plus ou moins prolongé des évêques de Grenoble, il n’existe guère de documents authentiques ou de preuves indiscutables. Néanmoins, on trouve à travers l’histoire de si nombreux rapports entre l’église de Parménie et la cathédrale de Grenoble qu’il semblerait logique d’admettre un passage des évêques à Parménie. De plus, les fouilles entreprises en 1965 pour déblayer les ruines et commencer la restauration de Parménie ont permis de découvrir des murs et une série de petites fenêtres meurtrières pouvant remonter au 9ème siècle.

C’est effectivement au 9ème siècle que la tradition fait remonter l’origine d’un prieuré amplement fortifié. Mais le premier témoignage certain de l’existence de ce prieuré n’est fourni que par un acte de 1184 intervenu entre Jean de Sassenage, évêque de Grenoble, et Hugues de Dijon dont l’un des témoins est un certain Berlion, prieur de Parménie.

En 1220, un an après l’inondation de Grenoble, Pierre de Seyssins voulut offrir les consolations de la religion à ceux qui avaient souffert du cataclysme. Il annonça qu’une procession solennelle se rendrait sur la montagne de Parménie où ses prédécesseurs avaient coutume d’aller célébrer la fête de la Sainte Croix en septembre. Une grande procession eut alors lieu.

On sait que les pèlerinages ont été à l’origine des foires dans les campagnes : ces rapprochements, qui amenaient chaque année un marché à Parménie le 14 septembre décidèrent Guy de Tullins à faire bâtir, au pied de cette montagne, un village où les marchands trouveraient un gîte assuré et plus d’espace pour les bestiaux, les denrées et les marchandises de toute espèce. Par la suite, le nombre des marchands, curieux et saltimbanques devint de plus en plus important, ce qui fut à l’origine de la foire de Beaucroissant, l’une des plus anciennes et des plus pittoresques de France.

 

Chartreuse de Parménie : au milieu du 13ème siècle, les chanoines réguliers de Saint Augustin avaient la charge du prieuré de Parménie et recevaient, lors des fêtes de la Croix en septembre, les pèlerins qui venaient en foule sur la sainte montagne. La foire qui suivait la fête fut peut être l’une des causes qui introduisirent peu à peu le désordre du prieuré. Toujours est-il que l’évêque de Grenoble, Falcoz, transféra à Villard Benoît en 1257 son chapitre de Parménie et céda la montagne aux chartreusines de Prémol le 13 septembre 1259.

La charte de fondation de la chartreuse de Parménie est décrite dans une bulle du pape Clément IV du 13 janvier 1257. Durant un siècle et demi, la chartreuse de Parménie parait avoir été paisible et prospère et l’on voit figurer les noms les plus illustres de la Province parmi ceux des religieuses qui y vécurent : Alleman, Bressieux, Sassenage et, surtout, le nom de Béatrix d’Ornacieux.

Vers la fin du 14ème siècle, les moniales ne se sentant plus en sécurité à Parménie, en raison de bandes pillards qui hantaient la contrée, se réfugièrent à la chartreuse des Ecouges. Le monastère aurait été brûlé peu après par des pillards et abandonné.

En 1673, une jeune bergère, Louise Hours, exaltée par les traditions religieuses attachées au lieu, persuada le cardinal le Camus de relever les murs de l’église et du couvent abandonnés.

A la révolution, le domaine de Parménie fut vendu comme bien national. Une émule de sœur Louise releva ensuite Parménie de sa ruine et les pèlerinages reprirent jusqu’en 1880. En 1964, une société de sauvegarde se rendit acquéreur des restes de Parménie, qui avaient eu à subir la dévastation des Allemands en 1943, et les confièrent aux Frères des Ecoles Chrétiennes, en souvenir du séjour de leur fondateur, Saint Jean Baptiste de la Salle.

L’ensemble est maintenant totalement restauré.

La chapelle, de style roman très sobre, renferme une belle piéta polychrome du 14ème siècle. Dans le domaine se voit aussi le monument de la bienheureuse Béatrix d’Ornacieux, érigé au 17ème siècle par le cardinal le Camus et la sœur Louise ainsi qu’un oratoire, dit de Saint Baptiste de la Salle, édifié en 1714 en mémoire de son passage à Parménie.

 

Ancienne église Saint Georges : il n’en subsite que le lieudit « Saint Georges ».

 

Chapelle de la Croze : au temps du chapitre existant à Parménie, les habitants qui s’étaient établis dans la plaine au pied de la colline, avaient construit une simple chapelle. L’existence de cet édifice est confirmée par les cartulaires de Notre Dame de Grenoble. D’après une tradition locale, il y avait, au même endroit appelé « Mas de la Pélerinaz » d’autres maisons de construction fort ancienne. Elles auraient été bâties pour recevoir les pèlerins qui se rendaient à Parménie.

 

Maladrerie : le lieudit « la Maladière » rappelle le souvenir d’une maladrerie.

 

Eglise Saint Georges : édifiée au 19ème siècle. Elle conserve :

 

-       un reliquaire en bois sculpté et doré en forme d’ostensoir qui conserverait un fragment de la vraie croix qui aurait été donné à Parménie (monument historique au titre des objets mobiliers, 1942),

-       une cloche en bronze provenant également de Parménie (monument historique au titre des objets mobiliers, 1963).

 

CHARNECLE

 

Léproserie Sainte Madeleine du Dolon : elle aurait été fondée par le Comte de Savoie à l’époque des croisades et confiée pour un temps aux hospitaliers. Elle était située dans le vallon du Ri Dolon, non loin du chemin de la Pierre. Quelques fondations furent dégagées vers 1872 dont des poutres en chêne en assez bon état de conservation qui furent réutilisées dans la construction d’une charpente à Manguély. A la fin du 19ème siècle, on montrait encore des vestiges d’escaliers par lesquels les lépreux descendaient au bord de l’eau dans un endroit encore appelé « fontaine des lépreux ». La chapelle de la léproserie était dédiée à Sainte Marie Madeleine. La fermeture de la léproserie intervint à la fin du 16ème siècle et en 1685 l’établissement était déjà en ruines.

 

Ancienne église : elle remontait à 1628.

 

Eglise Saint Roch et Saint Sébastien : construite en 1873 en remplacement de l’ancienne église dont elle conserve une cloche de 1726 ainsi que trois tableaux du 18ème siècle provenant de l’ancien couvent des Cordeliers de Moirans.

 

Lieudit « la Chapelle ».

Lieudit « Mas des Ayes », ancienne dépendance de l’abbaye des Ayes.

 

IZEAUX

 

Eglise Saint Bénigne : édifiée au 19ème siècle en remplacement d’un édifice plus ancien dont elle conserve la cloche de 1766. Le retable en bois doré et sculpté du 17ème siècle, composé de plusieurs rangs de niches séparées par des colonnes d’ordre corinthien, provient de l’ancienne abbaye de Saint Paul (infra).

 

Lieudits « les Ladrets » et « l’Hôpital », emplacement probable d’une maladrerie.

 

MOIRANS

 

Eglise Saint Pierre : la découvertes de deux épitaphes du 6ème siècle laisse à penser à une église d’origine paléochrétienne. L’édifice aujourd’hui conservé, construit avec de nombreux matériaux gallo romains, remonte à 1016. C’était l’église d’un prieuré dépendant de l’abbaye de Cruas en Vivarais qui est cité dans le cartulaire de Saint Hugues « monasterieum de Moirenco. Elle semble avoir été reconstruite au 12ème siècle.

Le portail roman constitue le principal ornement de la façade de l’église.

Les trois nefs de l’église sont séparées par de lourds piliers. Celle de droite et celle du centre remontent à l’origine de l’édifice cependant que celle de gauche, où se mélangent l’ogive et le plein cintre, indique la fin du 15ème siècle. Un chapiteau du milieu du 12ème siècle est en place au sommet de la pile ouest de l’arc ouvrant sur le bras nord du transept. Un chapiteau de même nature se trouve en vis-à-vis du premier de l’autre coté du même arc. Le clocher est surmonté d’une flèche en pierre, refaite au 18ème siècle dans le style de celle d’origine. L’église a été inscrite à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques en 1927 avant d’être classée en 1984.

 

Eglise Saint Vincent : elle est également citée dans le cartulaire de Saint Hugues : « ecclesia Sancti Vincentii ». Son emplacement n’est pas connu.

 

Maladrerie : au lieudit « la Maladière », emplacement d’une maladrerie citée en 1164.

 

Hôpital Notre Dame disparu.

 

Ancien couvent des Cordeliers : ce couvent, fondé dans la seconde décennie du 13ème siècle est avec celui, disparu, l’une des plus anciennes maisons de l’ordre de Saint François d’Assises. Il est en bon état de conservation en ce qui concerne une partie du mur sud de l’église et de son bras de transept, les restes d’une galerie de cloître et la majeure partie de l’aile orientale des bâtiments réguliers, aujourd’hui intégrés dans une maison de retraite. Les dispositions générales de l’ancienne église conventuelle sont fortement apparentées à celle de Saint André de Grenoble et, comme pour celle-ci, le matériau principal de construction est la brique. Les vestiges subsistants, le croisillon sud de l’église, l’aile du cloître et les bâtiments conventuels sont inscrits à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques (1989).

 

Eglise moderne Saint Pierre : élevée à la fin du 19ème siècle dans le style néo roman par Berruyer en remplacement de l’ancienne église désaffectée.

Dans la sacristie est conservée une inscription dédicatoire de 1333 provenant du couvent des Cordeliers.

 

LA MURETTE

 

Prieuré disparu qui était dédié à Saint Martin.

 

Eglise Saint Martin : édifiée au 19ème siècle en remplacement de l’ancienne église prieurale et paroissiale. Elle conserve une cloche de 1777 et une piéta en bois polychrome du 18ème siècle représentant une vierge assise tenant sur ses genoux le corps supplicié du Christ.

 

Maison dite de l’Asile du 17ème siècle.

 

REAUMONT

 

Commanderie de Planèse : Planèse (ou Planicia) fut l’ancien nom de Réaumont jusqu’en 1313. Divers inventaires des titres du Viennois mentionnent que Planèse était le siège d’une commanderie du temple dont la fondation remontait à 1255. Après 1312, le domaine fut attribué aux hospitaliers de Saint Jean de Jérusalem.

 

Prieuré Saint Jean : ancien prieuré bénédictin mentionné dès le 13ème siècle. Il dépendait du prieuré de la Murette, lui-même rattaché à l’abbaye d’Oulx.

 

Eglise Saint Jean : édifiée au 19ème siècle.

 

RENAGE

 

Ancienne église Saint Pierre : elle est mentionnée dans le cartulaire de Saint Hugues : « ecclesia de Renatico ».

 

Eglise Saint Pierre : elle a été consacrée en 1762 en remplacement de l’église primitive. Elle possède une cloche de 1776 et des peintures murales réalisées en 1862 par un artiste germanique Johann Lange de Coblenz. Un vitrail représente la grande fabrique telle qu’elle existait au 19ème siècle.

 

Chapelle de la Guillonière.

 

RIVES

 

Chapelle castrale Notre Dame de Châteaubourg : elle est citée dans le cartulaire de Saint Hugues : « ecclesia de Castra Riparum ». Elle est aujourd’hui restaurée.

 

Ancienne église paroissiale Saint Vallier : elle est également citée dans le cartulaire de Saint Hugues : « ecclesia Sancti Valerii de Ripis ». Le chœur roman semble remonter à cette époque. Le reste de l’édifice est du 14ème siècle. Elle possède un retable en bois doré du 17ème siècle.

 

Prieuré Saint Vallier : il est cité dès le 11ème siècle. Il en subsiste quelques vestiges aujourd’hui transformés en cinéma.

 

Chapelle Notre Dame des Sept Douleurs : elle est citée en 1488.

 

Maladrerie : elle est citée au 13ème siècle. Il n’en subsiste que le lieudit « la Maladière ».

 

Eglise Saint Vallier : édifiée au 19ème siècle par Berruyer.

 

Chapelle de style byzantin vers les papeteries, édifiée par Berruyer.

 

SAINT BLAISE DU BUIS

 

Commanderie : elle est mentionnée au 14ème siècle. Il en subsiste le lieudit « le Temple ».

 

Eglise Saint Blaise et Saint Christophe : édifiée au 19ème siècle. Elle possède une cloche de 1776.

 

SAINT CASSIEN

 

Ancienne église Saint Cassien : elle est citée au 15ème siècle : « parrochia Sancti Cassini de Malossa ».

 

Eglise Saint Cassien de 1868.

 

SAINT JEAN DE MOIRANS

 

Ancienne église : elle est citée dans le cartulaire de Saint Hugues : « ecclesia de Blivinino ». Elle était située au lieudit actuel « le Billoud ».

 

Prieuré Saint Jean : ancien prieuré bénédictin, aujourd’hui disparu, qui dépendait de celui de la Buisse.

 

Chapelle de la Madeleine de Saint Jean de Jérusalem : elle est citée dès le 13ème siècle. Elle fut transformée sous la révolution en maison d’habitation. Elle est située au dessous du château de Fontgalland, au niveau de la dernière terrasse et au centre d’un quartier qui se nomme toujours « la Commanderie ».

 

La Colombinière était une possession des religieuses ursulines de Moirans en 1682. Elles y aménagèrent une chapelle consacrée à Saint Louis et Saint Jean.

 

Eglise Saint Jean : moderne. Elle conserve une inscription lapidaire gothique.

 

VOUREY

 

Eglise Saint Martin : elle est citée dès 1034 dans une donation puis par le cartulaire de Saint Hugues : « ecclesia de Volvredo prope Tolinum ». Le clocher roman a une pyramide quadrangulaire. L’abside pourrait être de même époque. Le reste de l’édifice a été reconstruit au 19ème siècle.

 

Commanderie de Templiers : elle est citée au 12ème siècle comme dépendance de celle de Bellecombe.

 

Maladrerie : elle est citée de 1319 à 1677. Sa chapelle était vouée à Sainte Madeleine et à Saint Lazare.

 

Chapelle du Val Marie du 19ème siècle.

 

Bibliographie pour le canton :

 

-       N. CHORIER : histoire générale du Dauphiné, 1661

-       J. J. A. PILOT : histoire de Grenoble, 1829

-       G. VALLIER : notice sur Rives, Album du Dauphiné, T 4, 1839

-       J. CLERC JACQUIER : monographie religieuse et historique de Moirans, 1850

-       G. VALLIER : le vallon de la Fure, 1852

-       A. MACE : guide itinéraire, T VII, 1860

-       H. BLANCHET : Rives et ses environs, 1861

-       T. OGIER : la France par cantons, Rives, 1862   

-       J. MARION : cartulaires de l’église cathédrale de Grenoble dits cartulaires de Saint Hugues, 1869

-       A. JOANNE : géographie et histoire de l’Isère, 1870

-       J. J. A. PILOT : ancien couvent des Cordeliers, le Dauphiné, T IV, 1870

-       F. CROZET description des cantons de l’Isère, 1870  

-       J. CLERC JACQUIER : monographie religieuse et historique de Moirans, 1882

-       E. PILOT de THOREY : les prieurés de l’ancien diocèse de Grenoble compris dans les limites du Dauphiné, 1884

-       H. CHARVET : Renage ancien et moderne, 1887

-       M. GIRARD : note historique sur Beaucroissant, BSDEA, n° 2, octobre 1898

-       M. DUBOIS : la commanderie de Saint Jean de Jérusalem et ses rapports avec l’église Notre Dame des Echelles, BSDEA, T 27, 1930

-       L. CORTES : Voiron à travers les âges, 1963

-       L. BURKHARD : Parménie, 1976

-       M. T. PONCET : Rives sur Fures, 1976    

-       P. CHANARON : Charnecle à travers les siècles, Rives et Réaumont au moyen âge, 1980

-       Archéologie chez vous, n° 5, 1986

-       P. PLUCHOT : l’histoire de Vourey, 1986

-       Histoire des communes de l’Isère, 1988

-       G. BARRUOL : Dauphiné roman, 1992

-       Atlas du patrimoine de l’Isère, 1998

-       SRA : bilan scientifique 1999, page 101 ; 2001, page 86 ; 2002, page 105 ; 2003, pages 98-99 ; 2004, page 90 ; 2005, page 105 ; 2006-1, page 99  

-       P. HAMON : églises de l’Isère, sd

 

 

CANTON DE ROYBON

 

BEAUFORT

 

Prieuré : il dépendait de l’abbaye de Saint Antoine. Les bâtiments de ce prieuré, parfois qualifié des Antonins ou des Augustins, tiennent maintenant lieu de cure.

 

Eglise Saint Pierre : édifice du 17ème siècle qui était peut être l’église prieurale et paroissiale. Elle a été reconstruite au 19ème siècle dans le style néo classique. Elle conserve une cloche de 1714.

 

Lieudit disparu « la Chapelle », emplacement d’une chapelle citée au 14ème siècle, non loin du hameau de Saint Jean de Fromental.

 

CHATENAY

 

Eglise Saint Germain : elle a été édifiée en 1864 dans le style néo gothique. Elle possède une riche décoration intérieure (inventaire supplémentaire des monuments historiques, 2003) et un carillon « Westminster » de 1850 (monument historique au titre des objets mobiliers, 1991)

 

Statue de Notre Dame des Champs en métal moulé.

 

LENTIOL

 

Eglise Saint Jacques et Saint Andéol : édifiée en 1618 sur l’emplacement d’un édifice plus ancien cité en 1325 (chapelle castrale ?). Une inscription sur marbre relate la consécration par l’évêque Pierre de Villars en 1618 (monument historique au titre des objets mobiliers, 1931). L’église a été en partie détruite en 1993 par une coulée de boue. Les sondages effectués lors de la reconstruction ont mis en évidence des éléments de l’édifice du 14ème siècle.

 

Lieudit « le Couvent ».

 

MARCILLOLES

 

Eglise Saint Roch et Saint Nicolas : elle a été édifiée au 19ème siècle sur l’emplacement d’un édifice cité en 1302. Les boiseries de la cuve baptismale datent du 17ème siècle et proviennent de Saint Pierre de Vienne.

 

Monastère des Trinitaires de 1826.

Chapelle du 19ème siècle.

 

MARCOLLIN

 

Ancien prieuré bénédictin qui dépendait du prieuré de Manthes et qui fut uni à Saint Pierre de Vienne en 1735.

 

Eglise Saint Cyrice (ou Saint Laurent) : du 19ème siècle.

 

Couvent des Trinitaires du 19ème siècle.

 

MARNANS

 

Eglise Saint Pierre : c’est l’une des plus belles églises de l’ordre de Citeaux et l’une de celle où se retrouve, dans toute sa pureté, la discipline formée par le vouloir des fondateurs. Elle a été élevée vers la fin du 11ème siècle sur l’emplacement d’une église donnée en 1070 par une veuve, Elisabeth, et ses fils à l’église Saint Pierre de Vienne. Le portail, dont la base est très large, s’évase dans le sens de la hauteur. Le chevet se compose d’une abside centrale, percée de cinq fenêtres à plein cintre, et de deux autres absides latérales plus petites. Les fenêtres du contour de la grande abside sont ornées chacune de deux colonnettes. Ses murs, d’une grande épaisseur et d’une solidité exceptionnelle, ont résisté à une mine pratiquée par les Huguenots qui n’a pu que lézarder la façade (monument historique, liste de 1846).

La cloche de l’église date de 1752.

 

Monastère bénédictin : il fut construit à la fin du 11ème siècle et atteignit rapidement une activité florissante au 12ème siècle. Il s’étendait au nord de l’église et le cloitre couvrait à peu près la surface de la place actuelle. Au-delà s’étendaient des dépendances. Le couvent fut occupé jusqu’aux guerres de religion. Au 16ème siècle le baron des Adrets le fit détruire. Les travaux de construction de la nouvelle mairie en 1979 ont permis de retrouver les substructions du monastère.

 

Passage du Chemin de Saint Jacques (segment Saint Peray – Arles).

 

 

MONTFALCON

 

Ancienne église Notre Dame des Loives : elle est citée en 1299.

 

Commanderie disparue qui résultait du transfert à Montfalcon de la commanderie des Loives.

 

Eglise Notre Dame : édifiée au 19ème siècle, dans le style néo roman. Elle conserve une cloche de 1783.

 

ROYBON

 

Aumônerie disparue.

 

Les Loives : à l’origine, c’était une maison forte sans doute édifiée au 13ème siècle. A la fin du 14ème siècle, les Antonins acquirent le « chasselet des Loives » de Guigues Velnier qui, lui-même, le tenait du dauphin et s’y établirent. Ils en firent un hôpital destiné à soigner le « mal des Ardents ». Il semblerait aussi que ce soit aux Loives que fut célébré le mariage de Guigues VII et de la princesse Béatrix de Savoie.

Les Loives avaient été érigées par les moines chevaliers en une sorte de panthéon des armes de leurs bienfaiteurs. L’immense salle à manger, aujourd’hui compartimentée, avec sa cheminée massive était ornée de peintures murales. Les fresques sont au  nombre de deux : la fresque de Saint Georges, patron du Dauphiné, aujourd’hui défigurée et une grande fresque en forme de draperie qui fait le tour de la salle. Les armes se trouvent à la partie supérieure et l’on compte 39 blasons. Les plus importants sont ceux des dauphins du Viennois, des comtes de Savoie, du seigneur de Bressieux et du vicomte de Clermont. De même, figurent les armes des prieurs de Saint Antoine, les armoiries du seigneur d’Hauterives et celles du seigneur de la Tour de Vinay.

Sur la façade de ce qui fut l’aile gauche du bâtiment, figure un écu marqué du Tau traditionnel de Saint Antoine avec la date de 1749, époque où les chanoinesses succédèrent aux chanoines de l’hôpital des Loives.

Les peintures sont classées monument historique (1961).

 

Ancien temple : édifié en cailloux roulés au 17ème siècle. Il conserve une tour et une niche renfermant une statue de la Vierge.

 

Presbytère : édifié en 1746 par les Antonins desquels dépendait l’église paroissiale.

 

Eglise Saint Jean Baptiste : elle a été construite en 1879 en briques et cailloux roulés disposés en épis, d’après les plans de l’architecte Berruyer. Le clocher est à l’imitation de celui de Saint Germain des Prés. Elle conserve ne remarquable chaire à prêcher en bois sculpté du 17ème siècle qui est en fait l’ancien tabernacle de l’abbaye de Saint Antoine (monument historique au titre des objets mobiliers, 1911).

 

Trappe de Chambaran : construite à partir de 1868 par les moines venus de Sept Fons dans l’Allier. La maison n’a rien de remarquable que son étendue. La porte d’entrée, ouverte sous un pavillon, conduit à une cour au fond de laquelle se trouve la chapelle du couvent. L’abbaye fut occupée par des cisterciens jusqu’en 1903. C’est à partir de 1931 que les premières moniales s’installèrent dans des bâtiments délabrés pour former la communauté des trappistines qui existe encore.

 

Au « village d’enfants », deux hauts reliefs, copies de statues de Le Vigneron (monuments historiques au titre des objets mobiliers, 1995).

 

Chemin de Saint Jacques (segment Saint Péray – Arles).

 

SAINT CLAIR SUR GALAURE

 

Eglise Saint Clair : élevée vers 1825 dans le style néo roman.

 

Chapelle du hameau Le Serein du 19ème siècle.

 

Chapelle du Fournet du 19ème siècle.

 

THODURE

 

Chapelle castrale Saint Georges, disparue.

 

Ancienne église : elle est citée en 1302.

 

Eglise Saint André : construite dans le style néo gothique de 1863 à 1873 par Berruyer en remplacement de l’ancienne église.

 

Couvent des Trinitaires fondé au 19ème siècle.

 

VIRIVILLE

 

Prieuré Saint Robert : il est cité dès 1122 comme dépendance de l’abbaye de la Chaise Dieu. Il en subsiste le clocher et le portail de l’église prieurale.

 

Chapelle Notre Dame de Grollée : elle remonte probablement au 11ème siècle. Elle renferme un immense tableau de 1602 représentant la Sainte Vierge et Saint Dominique établissant le Rosaire (monument historique au titre des objets mobiliers, 1986, aujourd’hui au château)  et un autre tableau représentant le martyre des Saint Macchabées.

 

Ermitage de Saint Baudille : sur la colline, pyramide surmontée de la statue de la Vierge, en souvenir des victimes de la guerre de 1870, sur l’emplacement de l’ermitage de Saint Baudille, fondé à une époque ancienne et lieu de pèlerinage jusqu’à la révolution, époque de sa destruction.

 

Chapelle des Ursulines qui dépendait d’un couvent du même ordre fondé au 19ème siècle.

 

Eglise Saint Bonnet : édifiée en 1863, dans le style néo classique, sur l’emplacement de l’ancienne église Saint Bonnet qui dépendait du prieuré de Saint Siméon de Bressieux.

 

Bibliographie pour le canton :

 

-       A. BERRUYER : notice historique de Roybon, 1848

-       A. MACE : guide itinéraire, 1860

-       J. MARION : cartulaires de l’église Notre Dame de Grenoble dits cartulaires de Saint Hugues, 1869

-       L. CROZET : description des cantons de l’Isère, 1870

-       E. PILOT de THOREY : les prieurés de l’ancien diocèse de Grenoble compris dans les limites du Dauphiné, 1883

-       J. CAPELIER : Roybon, ses origines, son histoire, 1925  

-       J. B. LANFREY : chez nous, 1930

-       R. BARBEZAT : histoire du plateau de Chambaran et de la forêt delphinale, Evocations, 1962  

-       Anonyme : la plaine de Bièvre, 1968

-       R. GIRARD : l’église de Marnans, 1969

-       S. GOUBET : l’église Saint Pierre de Marnans, 1974

-       B. BLIGNY : le diocèse de Grenoble, 1979

-       Histoire des communes de l’Isère, 1988

-       G. BARRUOL : Dauphiné roman, 1992

-       La Pierre et l’Ecrit 1995-96, page 221

-       C. MAZARD : la commanderie de Montfalcon en bas Dauphiné, la Pierre et l’Ecrit, 1996-1997

-       Atlas du patrimoine de l’Isère, 1998

-       Patrimoine en Isère, Chambaran, 1999

-       SRA : bilan scientifique 1999, page 101

-       P. HAMON : églises de l’Isère, sd

 

 

SAINT EGREVE

 

FONTANIL CORNILLON

 

Chapelle castrale Notre Dame : elle est citée dans le cartulaire de Saint Hugues : « capella de castro cornilionis ». Elle fut détruite lors des guerres de religion.

 

Chapelle Sainte Marie : édifiée vers 1455 par Guy Pape.

 

Eglise Saint Martin : construite au 19ème siècle sur l’emplacement de la chapelle Sainte Marie. Elle conserve deux cloches de 1723 et 1730.

 

MONT SAINT MARTIN

 

Eglise Saint Martin :elle est mentionnée dès la première moitié du 11ème siècle comme possession de l’abbaye de Saint Chaffre en Velay, puis, peu après, dans le cartulaire de Saint Hugues : « ecclesia Sancti Martini de Monte ». Le portail de la façade occidentale remonte au 12ème siècle. Le reste a été reconstruit en 1866. Elle conserve un ostensoir de 1852 (monument historique au titre des objets mobiliers, 1990).

 

Chapelle rustique.

 

PROVEYZIEUX

 

Eglise Saint Pierre : elle est citée dans le cartulaire de Saint Hugues : « ecclesia de Provaiseu ». Elle relevait du prieuré de Saint Robert. L’édifice actuel, composite, conserve le clocher de souche romane, très restauré, et une cloche de 1701.

 

QUAIX EN CHARTREUSE

 

Eglise Saint Martin : elle est citée dans le cartulaire de Saint Hugues : « ecclesia Sancti Martini de Kez ». Elle relevait du prieuré de Saint Robert. Elle semble ensuite avoir changé de patronage puisque tous les documents postérieurs montrent le titre de Saint Jean Baptiste. La tour du clocher, qui conserve quelques baies géminées, parait remonter à l’époque romane. Le reste est moderne. Elle conserve une cloche de 1685 (monument historique au titre des objets mobiliers, 1963). Des travaux de restauration intérieure, effectués en 1989, ont fait réapparaître les murs de la nef romane avec ses ouvertures primitives.

 

Chapelle castrale du 15ème siècle.

 

SAINT EGREVE

 

Prieuré Saint Robert : fondé par Guigues le Gras vers 1070. Des bénédictins de l’abbaye de la Chaise Dieu y furent installés. Le dauphin fondateur devint moine de Cluny et mourut cinq ans après. Cinq ans plus tard, son fils Guigues le Gras fut enterré dans l’église du prieuré. Les privilèges du prieuré Saint Robert furent confirmés par Guigues André vers 1223 et, dans son testament de 1228, la dauphine Béatrix lui légua 330 sous d’or.

Humbert II en 1344 tenta de recourir au pape pour obtenir l’érection du prieuré en abbaye mais le projet n’aboutit pas. Après diverses fortunes, il fut supprimé à la révolution avant d’être transformé, en 1826, en hôpital départemental d’aliénés. Les bâtiments sont aujourd’hui désaffectés et en ruine.

 

Maison des prieurs : vers l’ancien hôpital, maison à pans coulés du 15ème siècle qui servit de résidence aux prieurs de Saint Robert aux 17ème et 18ème siècles.

 

Eglise Saint Agripanus : elle est citée dans le cartulaire de Saint Hugues : « ecclesia Sancti Agripani ». Elle relevait du prieuré de Saint Robert. Le clocher de l’édifice actuel, reconstruit en 1850, parait être de souche romane. Trois travées voûtées peuvent remonter au 16ème siècle. Elle conserve des stalles en bois sculpté du 17ème siècle (monument historique au titre des objets mobiliers, 1911).

 

Eglise Saint Christophe de la Monta du 19ème siècle.

 

Eglise de Prédieu.

 

 

SAINT MARTIN LE VINOUX

 

Ancienne église Saint Martin : elle est citée dans le cartulaire de Saint Hugues : « ecclesia Sancti Martini del Vinos ».

 

Prieuré de la Balme : il était situé à l’Hermitage, au dessus de la Buisserate. Il était de haute origine est c’est sans doute la « capella de Vino », mentionnée dans le cartulaire de Saint Hugues qui dut devenir église prieurale. En 1236, le prieuré dépendait de Saint Martin de Miséré avant d’être uni au prieuré de Corenc en 1275.

 

Maladrerie Sainte Marie Madeleine : elle est citée dès 1244. En 1645, elle fut réunie à l’hôpital de Grenoble.

 

Ermitage des Augustins de la Balme : c’était une annexe du couvent des Augustins de Grenoble fondé au 16ème siècle.  Celui-ci, peu important, était situé dans une cavité au pied du Néron. Des vignes formaient la dépendance de l’ermitage.

 

Chapelle de Narbonne : elle fut fondée au milieu du 18ème siècle pour les habitants du hameau. Elle conserve deux chapiteaux du 12ème siècle de provenance inconnue.

 

Eglise Saint Martin : elle date de 1830 et a été édifiée en remplacement de l’église primitive dont elle a conservé le mur inférieur du clocher, une inscription lapidaire de la fondation de la chapelle Notre Dame en 1650 et des baies géminées du 12ème siècle.

 

Couvent de la Balme : édifié au 17ème siècle et aujourd’hui détruit.

 

Chapelle Sainte Agnès : construite au 19ème siècle par Berruyer.

 

Eglise Saint Jean Marie Vianney de la Buisserate de 1960.

 

 

SARCENAS

 

Eglise Saint Barthélemy : elle est citée dans le cartulaire de Saint Hugues comme chapelle : « c. de Cercennaz ». Elle prendra ensuite rang d’église paroissiale à une époque non connue. Le chœur semble être d’époque romane avec sa voûte en cul de four, peut être en tuf comme semblerait l’indiquer l’appareillage. La façade comporte un linteau de porte paraissant ancien et provenant peut être d’un remploi. La fenêtre au dessus de l’entrée est dominée par un motif très frustre avec trois lobes et deux motifs inscrits dans un cercle. Le clocher en briques est d’époque récente. Elle conserve une cloche de 1660 (monument historique au titre des objets mobiliers, 1963).

 

Bibliographie pour le canton :

 

-       A. MACE : guide itinéraire, 1860

-       J. MARION : cartulaires de l’église cathédrale de Grenoble dits cartulaires de Saint Hugues, 1869

-       F. CROZET : description topographique, historique et statistique des cantons formant le département de l’Isère et des communes qui en dépendent, 1870

-       E. PILOT de THOREY : les prieurés de l’ancien diocèse de Grenoble compris dans les limites du Dauphiné, BSSI, 3ème série, T XII, 1883

-       U. CHEVALLIER : Regeste Dauphinois, 1913, n° 30281

-       J. B. LANFREY : chez nous, 1930

-       H. PAQUET RIVIERE : au pays de Chartreuse, Proveyzieux, 1966

-       R. MALEVERGNE : du prieuré Saint Robert à l’hôpital psychiatrique départemental de Saint Egrève, 1969

-       E. CONTOURNET et P. VAURE : histoire du Fontanil des origines à nos jours, 1970 

-       PINOT : histoire de Saint Egrève, commune de l’Isère, 1973

-       Anonyme : histoire de Saint Egrève, 1974

-       A. FAYARD : Saint Agrève, évêque et apôtre, Cahiers de la Haute Loire, 1976

-       B. BLIGNY : histoire du diocèse de Grenoble, 1979

-       J. EMERY : pour une histoire de la paroisse de Saint Martin le Vinoux, BSDEA, n° 377 (1967) à 429 (1980)

-       Quaix en Chartreuse, almanach du Vieux Dauphinois, 1982

-       M. BART : Voreppe et le Chevalon, 1986  

-       Histoire des communes de l’Isère, 1988

-       Archéologie chez vous, n° 10, 1992

-       G. BARRUOL : Dauphiné roman, 1992

-       J. LOUERA : autour de Chamechaude, 2003

 

 

SAINT ETIENNE DE SAINT GEOIRS

 

BRESSIEUX

 

Ancienne église : Bressieux a été érigé en archiprêtré rural dans le courant du 9ème ou du 10ème siècle (RD 588). On ignore l’emplacement de cette église.

La seconde église est contemporaine du château construit vers 1276. Edifiée dans la basse cour contre le rempart, elle était utilisée par la famille seigneuriale et les habitants du bourg.

Cette église castrale sera plus tard dédiée à Notre Dame et à Saint Roch. Elle fut détruite vers 1835. Un sondage archéologique de 1992 a révélé ses dimensions intérieures : 17,30 m sur 10,30 m.

 

Ancienne église Saint Michel : elle était située dans le bourg en dessous de la maison particulière de l’archiprêtre. Elle servait probablement de chapelle particulière à celui-ci. La translation s’est effectuée au tout début du 16ème siècle puisqu’un acte du 22 mars 1518 cite l’église paroissiale de Saint Michel de Bressieux. Elle fut démolie en 1867.

 

Confrérie de Saint Roch : elle est connue en 1630 par une bulle du pape Urbain VIII du 16 août 1630 accordant l’indulgence aux religieux de cette confrérie.

 

Chapelle de l’est est du château construite en 1663.

 

Eglise Saint Michel et Saint Roch : construite en 1867. Elle possède :

 

-       un grand tableau du 16ème siècle représentant la Vierge entourée de Saint Michel et de Saint Roch (monument historique au titre des objets mobiliers, 1995),

-       une statue de Saint Roch du 18ème siècle (monument historique au titre des objets mobiliers, inventaire supplémentaire, 1995),

-       deux statuettes d’anges du 18ème siècle (monuments historiques au titre des objets mobiliers, inventaire supplémentaire, 1995).

 

Une Vierge à l’enfant avec Saint Roch, provenant probablement de l’ancienne église paroissiale de Bressieux, est conservée au Musée Dauphinois.

Le même musée conserve également une vierge assise et couronnée tenant l’enfant Jésus et une statue de Saint Roch du 15ème siècle, sans doute de même provenance.

 

BREZINS

 

Le château de Grand Maison ou de Chalonge a-t-il été à l’origine une possession templière ?

 

Eglise Notre Dame : édifiée au 19ème siècle dans le style gothique ogival. Elle conserve une cloche de 1708.

 

Chemin de Saint Jacques de Compostelle (segment Saint Péray – Arles).

 

BRION

 

Ancienne église : d’origine romane, elle a été convertie en grange en 1992. De cette église, le Musée Dauphinois possède une cloche du 15ème siècle (monument historique au titre des objets mobilier, 1911).

 

Eglise Saint Didier : du 19ème siècle.

 

Croix de Toutes Aures de 1880 au col du même nom.

 

LA FORTERESSE

 

Eglise Saint Jean du Mont : au lieudit du même nom existait une église paroissiale du patronage du prieuré Saint Laurent de Grenoble auquel elle avait été donnée le 24 juin 1074. Elle disparut vers le 13ème siècle.

 

Eglise Saint Pierre : elle est citée dans le cartulaire de Saint Hugues : « ecclesia de Annos ». Elle a été reconstruite au 19ème siècle.

 

Chapelle de la Forteresse : elle est également citée dans le cartulaire de Saint Hugues : « capella de Forteressa ».

 

Eglise Saint Vincent : elle est aussi citée dans le même cartulaire mais son emplacement est incertain. Peut être était elle située à la Morette.

 

Lieudit « la Maladière », emplacement probable d’une maladrerie dont l’histoire n’est pas connue.

 

LA FRETTE

 

Eglise Saint Ours : édifiée au 19ème siècle en remplacement d’une église plus ancienne. Elle conserve :

 

-       un tableau de Saint François de Paule du 17ème siècle (monument historique au titre des objets mobiliers, 2005),

-       un tableau du pape Saint Léon arrêtant Attila du 17ème siècle (monument historique au titre des objets mobiliers, 2005),

-       un autre tableau de 1840 (monument historique au titre des objets mobiliers, 2005),

-       une cloche de 1786.

 

Passage du Chemin de Saint Jacques de Compostelle, section Genève le Puy, aujourd’hui GR 65

 

PLAN

 

Eglise Notre Dame : elle conserve un portail de la première moitié du 12ème siècle. A droite de la nef, subsiste une chapelle du 14ème siècle, des vitraux du milieu du 16ème siècle  représentant Notre Dame des Sept Douleurs et une verrière de Dieu le Père (Inventaire Général, 1990) et une cloche de 1715.

 

Ancienne résidence des évêques de Grenoble : sur les flancs du coteau est de Plan, importante demeure du 17ème siècle ayant conservé une entrée monumentale (aujourdhui ferme). C’était la résidence d’été des évêques de Grenoble. L’intérieur conserve la trace de plafonds à poutrelles et des peintures.

 

SAINT ETIENNE DE SAINT GEOIRS

 

Eglise Saint Etienne : de l’édifice primitif, cité dès la fin du 11ème siècle, il ne subsiste que le clocher de style transitoire entre le roman et le gothique. Ses ouvertures et un vestige de nef en berceau brisé, en dessous, peuvent le faire dater du 12ème siècle. L’église renferme une chapelle vouée à Notre Dame de Pitié avec une piéta du 14ème siècle qui, selon la tradition locale, aurait été donnée par la dauphine Charlotte de Savoie à la suite d’un vœu (monument historique au titre des objets mobiliers, 1959).

La chapelle (inventaire supplémentaire des monuments historiques, 1995) conserve des peintures murales découvertes en 1993 (monument historique au titre des objets mobiliers, 1995).

Sur le linteau de la porte ouest de l’église se trouve un macaron portant la date de 1690 qui doit être celle de la restauration de l’église qui avait grandement souffert des guerres de religion. Elle conserve un encensoir du 16ème siècle (monument historique au titre des objets mobiliers, 1988), une cloche de 1604 (monument historique au titre des objets mobiliers, 1963), un calice en argent forgé et ciselé du 18ème siècle provenant de Pignerol (monument historique au titre des objets mobiliers, 1988) et un tableau de la mort de Saint Etienne du 19ème siècle (monument historique au titre des objets mobiliers, 1995).

Par ailleurs, l’ensemble du mobilier de l’église, deux coffres du 17ème siècle et des toiles des 17ème et 18ème siècles sont inscrits à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques au titre des objets mobiliers, 1975.

 

Prieuré de Morchamps : dépendance de l’abbaye de Cruas en Vivarais, qualifié improprement d’abbaye, ce monastère était situé à une demi lieu du bourg, en bordure du chemin de Saint Etienne à Sillans par les bois. Ce lieu, dévasté par le baron des Adrets au cours des guerres de religion en mai 1562 a gardé le nom évocateur de « Morchamps ». Les rescapés se seraient réfugiés dans le « petit prieuré », au sud de l’église. Au 19ème siècle, le prieuré de Morchamps montrait encore des ruines importantes. A diverses reprises de nombreux ossements ont été découverts sur son emplacement.

 

Petit prieuré : il était ainsi nommé par opposition au « grand prieuré » de Morchamps. La communauté, réduite à deux moines au 18ème siècle, s’éteignit peu parès 1760, année où est mentionné un dernier prieur, le chevalier Bocsozel de Montgontier. Sur son emplacement furent construits, au 19ème siècle, une école paroissiale et une salle d’œuvre. A proximité, un champ garde encore le nom de « Pré du Prieuré ».

 

Croix de chemin : jusqu’en 1972, cette croix dotée d’un christ dit « mérovingien » provenant du prieuré de Morchamps, était située à la sortie du village, en direction de Brézins. Cette croix en granit, pesant près de 200 kg, était fixée contre le mur d’une propriété et seule une face était visible. En 1972 elle fut volée puis retrouvée, ceux mois plus tard, dans une forêt du Sappey en Chartreuse. On s’aperçut alors qu’au verso de la face connue était sculpté Dieu le Père ayant un globe terrestre dans sa main gauche et bénissant de sa mian droite. Deux écussons sont gravés sur cette face : sur l’une des branches de la croix un dauphin et, sur l’autre, des fleurs de lys. Ceux-ci sont vraisemblablement postérieurs à la croix elle-même (monument historique au titre des objets mobiliers, 1995).

 

Ancien temple : rue Octave Chenavaz, à l’intersection des routes de Saint Geoirs et de la Forteresse, temple protestant construit avec des matériaux enlevés à l’église, lors des guerres de religion. L’élément dominant est une fenêtre géminée et trilobée du 14ème siècle.

 

Chapelle de Cours le Mathais.

 

Lieudit « Saint Martin ».

 

SAINT GEOIRS

 

Eglise Saint Georges : elle pourrait être d’origine romane.

 

Chapelle de Cours du 19ème siècle.

 

SAINT MICHEL DE SAINT GEOIRS

 

Eglise Saint Michel : du 19ème siècle avec des décors italiens de même époque.

 

Statue de la Vierge dite Notre Dame des Vents élevée au 19ème siècle sur l’emplacement de l’ancien château féodal.

 

SAINT PIERRE DE BRESSIEUX

 

Abbaye Notre Dame de Laval Bénite : elle était située au lieudit actuel « l’Abbaye », dans un petit vallon ombragé par des bois et arrosé par un modeste cours d’eau. Elle fut fondée en 1164 par l’abbaye de Bonnevaux. Par une bulle du 15 mai 1164, le pape Alexandre III mit l’abbaye sous la protection du Saint Siège. En 1228, la Dauphine Béatrix lui légua 300 sols. Les dauphins successifs et la famille de Bressieux furent les bienfaiteurs de l’abbaye. Aymard de Bressieux lui donna, le 28 novembre 1319, la maladrerie de Bressieux et la chapelle qui en dépendait.

En 1464 un incendie terrible détruisit l’abbaye qui fut reconstruite peu après avant d’être de nouveau détruite et pillée lors des guerres de religion.

En 1582 seules deux religieuses habitaient encore l’abbaye qui avait précédemment comptée jusqu’à plus de trente pensionnaires. L’abbesse Françoise de Bocsozel, le calme rétabli, désespérant de pouvoir relever l’abbaye de ses ruines, résolut de la transférer en 1623 à la Cote Saint André. Au début du 19ème siècle, des ruines de l’abbaye étaient encore visibles. La Trappe de Chambaran est aujourd’hui l’héritière spirituelle de l’abbaye Notre Dame de Laval Bénite.

 

Eglise Saint Pierre du 19ème siècle.

 

SAINT SIMEON DE BRESSIEUX

 

Commanderie : elle était située au hameau qui en a conservé le nom. Dans la maison, qui subsiste toujours, on a trouvé des armes du moyen âge.

 

Prieuré cité par PILOT de THOREY dont l’histoire n’est pas connue.

 

Eglise Saint Siméon : l’église actuelle conserve encore quelques parties anciennes. La vieille église, beaucoup trop petite pour la population, avait une façade et un portail roman dont les chapiteaux et les pierres formant l’arcade ont été conservées pour être replacées au portail latéral de la nouvelle église. Il subsiste également de l’ancien édifice une énorme tour carrée en grosses pierres à la base de laquelle s’ouvrent des fenêtres ogivales du 13ème siècle éclairant le chœur.

 

Lieudit « l’Abbaye », sans doute ancienne dépendance de l’abbaye voisine de Laval Bressieux.

 

Chemin de Saint Jacques de Compostelle (segment Saint Péray – Arles).

 

SILLANS

 

Eglise Saint Maximin : édifiée au 19ème siècle.

 

Bibliographie pour le canton :

 

-       Album du Dauphiné, 1839

-       A. MACE : guide itinéraire, 1860

-       A. P. SIMIAN : Saint Etienne de Saint Geoirs, village delphinal, 1861

-       F. CROZET : description des cantons de l’Isère, 1865

-       J. MARION : cartulaires de l’église cathédrale Notre Dame de Grenoble dits cartulaires de Saint Hugues, 1869

-       A. JOANNE : histoire et géographie de l’Isère, 1870

-       E. PILOT de THOREY : les prieurés de l’ancien diocèse de Grenoble compris dans les limites du Dauphiné, 1884

-       O. CHENAVAZ : les lieudits ou noms de lieux des communes, sections de communes, hameaux, mas, BSDEA, 1894

-       U. CHAVALIER : Regeste Dauphinois, 1913, n° 588

-       J. B. LANFREY : chez nous, 1930

-       P. BISCH : rétrospectives sur la plaine de Bièvre, 1960

-       Trésors du Musée Dauphinois, 1968

-       Abbé J. VEYRON : survol historique de Saint Etienne de Saint Geoirs, 1972

-       R. MOYROUD : Bressieux en Dauphiné, 1985

-       Informations communales de Saint Pierre de Bresieux, 1985   

-       Histoire des communes de l’Isère, 1988

-       G. BARRUOL : Dauphiné roman, 1992  

-       S. VINCENT : une œuvre méconnue de l’église de Bressieux, la Vierge entourée de Saint Michel et de Saint Roch, la Pierre et l’Ecrit, 1996 – 1997, pages 37 à 41

-       Musée Dauphinois : le château de Bressieux, 1999

 

 

CANTON DE SAINT ISMIER

BERNIN

 

Prieuré Notre Dame : il est connu dès le 1er avril 1090 par une bulle du pape Urbain II commettant la chapelle Sainte Marie de Bernin à l’abbaye de Saint Chaffre. Le cartulaire de Saint Hugues cite l’église qui devait être prieurale et paroissiale : « ecclesia Sancte Marie ». En 1179 une bulle du pape Alexandre III confirme cette possession. Le prieuré fut ensuite rattaché à celui de Saint Laurent de Grenoble. Vers 1497 l’église du lieu était à la fois prieurale et paroissiale. Les biens et immeubles de ce prieuré furent vendus à la révolution comme biens nationaux le 21 mars 1791.

 

Chapelle Saint Théoffrey : elle est citée dans le cartulaire de Saint Hugues : « capella Sancti Theoffredi ». C’était sans doute la chapelle de la véhérie.

 

Chapelle castrale de Craponoz : sans doute d’origine ancienne, elle fut aménagée au 16ème siècle. Elle conserve un beau retable de cette époque et une peinture murale peut être de cette époque.

 

Eglise Notre Dame : édifiée en 1782 grâce à un don de Louis XVI en remplacement de l’ancienne église paroissiale et prieurale. Elle fut rénovée sous le second empire.

 

BIVIERS

 

Prieuré : G. ALLARD dit que Saint Hugues l’aurait fondé sous le vocable de Saint Martin, mais il s’agit sans doute du prieuré de Saint Martin de Miséré.

 

Eglise Notre Dame : elle est citée dans le cartulaire de Saint Hugues : « ecclesia Sancti Marie de Biveu ». L’édifice actuel semble avoir été réédifié au 17ème siècle et embellie au 19ème siècle. Elle conserve :

 

-       une cloche de 1670 (monument historique au titre des objets mobiliers, 1963)

-       un tableau de la Sainte Famille de la fin du 17ème siècle (monument historique au titre des monuments historiques, 1988),

-       deux triptyques du 17ème siècle (monuments historiques au titre des objets mobiliers, 1988),

-       un maître autel du 18ème siècle (monument historique au titre des objets mobiliers, 1988).

 

Maladrerie de Corbone : il n’en subsiste aujourd’hui qu’un lieudit. Selon PILOT de THOREY, cette maladrerie, citée en 1497, existait sans doute depuis le 12ème siècle et devait être installée à proximité de l’ancienne voie romaine. Elle possédait une chapelle dédiée à Sainte Marie Madeleine.

 

Lieudit « la Croix », cité dès 1367.

 

MONTBONNOT SAINT MARTIN

 

Eglise Saint Martin : elle est citée dans le cartulaire de Saint Hugues : « ecclesia Sancti Maritii ».

 

Eglise Saint Bonold : elle est citée dans le même cartulaire : « ecclesia Sancti Bonoldi ».

 

Prieuré de Saint Martin de Miséré : ce prieuré, l’un des plus importants du diocèse de Grenoble, s’élevait au pied de l’éminence qui porte le bourg et le château. Situé primitivement sur le territoire de la paroisse de Saint Ismier, le prieuré ne tarda pas à donner son nom à une nouvelle paroisse démembrée de la précédente. Fondé en 1082 par Saint Hugues, le prieuré devint rapidement chef d’ordre avec pour dépendances les prieurés de Champs, Champagnier, Corenc, Saint Pierre de Grenoble, Lans, Parménie, Saint Bernard, saint Hilaire, Saint Pierre d’Entremont et Villard Benoît.

L’importance qu’acquit ce monastère ne tarda pas à être telle que plusieurs évêques de Grenoble, durant le 14ème siècle, n’hésitèrent pas à prendre, de leur propre autorité, la qualification d’ « abbé », titre honorifique que leurs successeurs conservèrent par la suite.

Il fut supprimé en 1673 par réunion au diocèse de Grenoble. Les bâtiments ont entièrement disparu et il n’en subsiste plus qu’un simple lieudit.

 

Hospice : il existait un hospice, « hospitalia de Monte Bonodi » avec une chapelle fondé le 6 août 1433 par Jean d’Arces, prieur de Saint Martin, pour la nourriture des pauvres des environs et pour la retraite des pèlerins. Il a disparu à la révolution.

 

Eglise Saint Nicolas : édifiée en 1628 en remplacement de l’église de « Montis Bartholdi » du 11ème siècle. Elle possède une cloche de 1631 (monument histrique au titre des objets mobiliers, 1963).

 

SAINT ISMIER

 

Saint Imerius ou Humerius, moine au diocèse de Bâle, aurait fondé un monastère en cet endroit au 7ème siècle autour duquel se serait formé le bourg qui porte son nom.

 

Chapelle castrale Sainte Catherine de la Tour d’Arces. Les substructions sont toujours visibles.

 

Eglise Saint Hymer (aujourd’hui Saint Philibert) : elle est citée dans le cartulaire de Saint Hugues : ecclesia Sancti Himeri ».

Elle possède toujours un beau portail en pierre de molasse du 11ème siècle à deux voussures. Les quatre colonnettes sont surmontées de chapiteaux romans archaïques où figurent sirènes à deux queux et pampres. L’intérieur se compose d’une nef unique. Le chevet plat avec deux baies muettes est plus étroit que la nef. Le portail est classé monument historique (1908).

L’église conserve une cloche de 1541 (monument historique au titre des objets mobiliers, 1963) et un tableau du Christ au Mont des Oliviers de la fin du 17ème siècle (monument historique au titre des objets mobiliers, 1992).

 

Bâtie Champrond : connue dès 1250, elle appartenait au 18ème siècle aux religieux de Saint Jean de Dieu et fut vendue en 1791 comme bien national.

 

Chapelle Notre Dame de la Vallée, édifiée  en 1865 par le Maréchal Randon.

 

SAINT NAZAIRE LES EYMES

 

Ancienne église Saint Maurice de Cleymes : elle est citée dans le cartulaire de Saint Hugues : « ecclesia Sancti Mauritii ». Elle existait encore sous l’épiscopat de Mgr le Camus. Depuis la révolution elle a été transformée en maison particulière vers le château de Cleymes.

 

Prieuré Saint Jean Baptiste : prieuré bénédictin dépendant de Saint Laurent de Grenoble cité en 1335.

 

Croix de Sainte Catherine : elle est citée dès le 15ème siècle.

 

Chapelle Saint Denis de Clesmes : aujourd’hui disparue, elle est citée en 1726.

 

Eglise Saint Nazaire : l’édifice primitif est cité dans la cartulaire de Saint Hugues : « ecclesia Sancti Nazarii ». L’église actuelle date de 1850 sous le vocable de Saint Jean Baptiste. Elle conserve deux toiles du 17ème siècle : la Sainte Famille et l’Adoration des Mages (monuments historiques au titre des objets mobiliers, 1908).

 

Bibliographie pour le canton :

 

-       J. MARION : cartulaires de l’église cathédrale de Grenoble dits cartulaires de Saint Hugues, 1869

-       E. PILOT de THOREY : les prieurés de l’ancien diocèse de Grenoble compris dans les limites du Dauphiné, 1884

-       J. SESTIER : le tramway de Grenoble à Chapareillan, 1900

-       J. BRUNO : le Grésivaudan, toponymie et peuplement d’une vallée des Alpes, 1977

-       Archéologie chez vous, n° 3, 1984

-       R. L. LACHAT : la vallée aux cent châteaux, 1985    

-       Histoire des communes de l’Isère, 1988

-       G. BARRUOL : Dauphiné roman, 1992

-       Atlas du patrimoine de l’Isère, 1998

-       Collectif : autrefois à Saint Ismier, 2000  

-       P. HAMON : églises de l’Isère, sd

 

 

SAINT LAURENT DU PONT

 

ENTRE DEUX GUIERS

 

Hospice de la Tour : maison construite par les Chartreux à la fin du 15ème siècle et destinée à abriter les voyageurs de passage. Il en subsiste sur un mur de nombreuses fenêtres à meneaux< ;

 

Grange du Mas d’Aiguenoire : ancienne obédience cartusienne remontant au 15ème siècle.

 

Eglise de 1835.

 

Eglise Saint Michel de la Ruchère.

 

MIRIBEL LES ECHELLES

 

Prieuré Saint Maurice : cité dès 1084 comme dépendance de l’abbaye de la Chaise Dieu. Il en subsiste de grands bâtiments restaurés.

 

Chapelle castrale : elle est citée dans le cartulaire de Saint Hugues : « capella Mirabel ».

 

Maladrerie : le lieudit l’ « Hoppelier » ou « la Maladière » rappelle l’empalcement d’une ancienne maladrerie.

 

Croix de Saint Roch : elle est située sur la crête de la colline à la limite de Merlas et est citée dès 1670.

 

Chapelle de Saint Roch : édifiée en 1631 au hameau du même nom  par les habitants à la suite d’une épidémie de peste.

 

Croix des Mille Martyrs : oratoire aux 10 000 martyrs du Mont Ararat de 361.

 

Un monastère de Pont de Beauvoisin, fondé en 1420, possédait des reliques des 10 000 martyrs. Chaque année une procession au Pont donnait lieu à de tels abus que le cardinal Le Camus l’interdit. Elle fut rétablie par le prieur de Miribel dans cet endroit désert et loin de tout cabaret.

 

Oratoire des Grangettes : oratoire en bois érigé vers 1860 à l’orée de la forêt de Montgontier. Il conserve une statue de la Vierge provenant de l’ancienne église paroissiale.

 

Eglise Saint Maurice : construite au 19ème en pierres de taille. Sur un angle du coté nord subsiste une inscription de 1684.

 

Alumnat du Saint Rosaire : au dessus de l’église, bâtiments construits au 19ème siècle par Bosan, architecte de la basilique de Fourvière.

 

Notre Dame du Château : chapelle votive édifiée avec une Madone après la guerre de 1914 – 1918 sur l’emplacement du château.

 

 

SAINT CHRISTOPHE SUR GUIERS

 

Eglise Saint Christophe : elle est citée dans le cartulaire de Saint Hugues : « ecclesia Sancti Christofori ». Elle a été largement reconstruite au 19ème siècle. L’édifice conserve un clocher de style roman, très réparé, un clocher porche du 14ème siècle et une cloche de 1768.

 

Eglise Saint Pierre du Genevrey : elle est citée dans le cartulaire de Saint Hugues : « ecclesia Sancti Petri de Genovroso ». Son emplacement n’est pas connu.

 

Haute croix en pierre portant les armes de la Commanderie de Saint Jean de Jérusalem des Echelles.

 

Chapelle construite en 1503 par les Chartreux.

Chapelle de Berland du 19ème siècle.

Chapelle Saint Michel de la Ruchère du 19ème siècle.

Chapelle Notre Dame des Sept Douleurs du 19ème siècle.

Oratoire de la Vierge Noire.

 

SAINT JOSEPH DE RIVIERE

 

Eglise Saint Joseph : construite en 1860 avec l’aide des Chartreux.

 

Reproduction de la grotte de Lourdes.

 

SAINT LAURENT DU PONT

 

Chapelle du Cotterg : l’édifice actuel, situé à l’intérieur du cimetière, n’est sans doute que l’abside de l’ancienne église Saint Laurent, citée dans le cartulaire de Saint Hugues : « ecclesia Sancti Laurenti de Ponte ». Au dessus de la porte un ancien blason porte, entrelacés, l’alpha et l’oméga. Le clocher primitif fut démoli en 1899 pour permettre l’agrandissement du cimetière.

 

Ancienne église Saint Marie de Villette : elle fut probablement édifiée à une haute époque sur l’emplacement probable d’un temple romain. Elle est également citée dans le cartulaire de Saint Hugues : « ecclesia Sancte Marie de Viletta ».

 

Prieuré Saint Laurent : prieuré bénédictin édifié à la fin du 12ème siècle. Son église était l’église paroissiale du Cotterg.

 

Chapelle Saint Jean Baptiste : dans le vallon de Tenaison, au col de la Charmette, ruines d’une maison et d’une chapelle élevées au 12ème siècle par les Chartreux et réédifiées vers 1660 par Dom Pégon, 50ème Général de l’ordre.

 

Maladrerie Notre Dame de Pitié.

 

Chapelle castrale : le château construit en 1272 par le comte Philippe de Savoie comportait une chapelle sous le patronage de Sainte Marie. En 1629 les chartreux, qui avaient acquis l’ancien château, la relevèrent de ses ruines. Elle fut démolie en 1852.

 

Hôpital Saint Laurent dit des chartreux : une maison dans le bourg a conservé une porte cochère de 1779 surmontée d’un arc plein cintre avec les lettres « IHS » et les instruments de la passion. Il pourrait s’agir de la léproserie fondée au 13ème siècle et citée en 1497 sous le nom d’  « Hospitale Sancti Laurentii de Ponte ». Il fut supprimé au 17ème siècle.

 

Chartreuse de Currières : il ne reste du couvent fondé le 25 novembre 1296 qu’un linteau de porte dans les sous sols portant la date de 1298 (inventaire supplémentaire des monuments historiques, 1927). C’était autrefois la maison de santé de la Grande Chartreuse où les religieux malades venaient se rétablir. L’église actuelle est du 15ème siècle. Les autres bâtiments, de style cartusien, ont été établis au 17ème siècle.

 

Oratoire de None : construit antérieurement à 1545 sur la crête du rocher de None.

 

Obédience de Grand Villette : au hameau du même nom, ancienne obédience cartusienne de 1590.

 

Fourvoirie : près de l’ancienne porte de la Jarjatte qui défendait l’entrée du « Désert », les chartreux avaient établi dès le 14ème siècle des bâtiments : grange, moulin, entrepôts. Vers 1860 ils y établirent une distillerie en partie détruite en 1935 par un glissement de terrain (inventaire supplémentaire des monuments historiques, 1993).

 

Oratoire du sapin des Ternes : situé dans la forêt de la Terrasse à 1350 mètres d’altitude, il est aujourd’hui ruiné mais conserve une pierre gravée avec une inscription latine.

 

Chapelle Saint Bruno : elle fut édifiée par les chartreux en 1852 à l’emplacement de la chapelle castrale.

 

Eglise Notre Dame de Villette : construite au 19ème siècle en remplacement de l’ancienne église du lieu. Elle conserve, devant le chœur, une piéta en bois sculpté, œuvre d’un chartreux et une cloche de 1749 qui provient de l’ancienne chapelle des Morts de la Grande Chartreuse.

 

Eglise Saint Laurent : construite en 1886 par les chartreux dans le style néo gothique. Elle est surmontée d’une statue de Saint Bruno. Elle conserve des lambris de revêtement de la fin du 14ème siècle provenant de la chartreuse de Currière (monument historique au titre des objets mobiliers, 1911).

 

Hospice Saint Bruno : élevé de 1890 à 1892 par les chartreux.

 

Chapelle Notre Dame du Château : reconstruite en 1903 et en 1933 sur l’emplacement de l’ancienne chapelle castrale.

 

SAINT PIERRE DE CHARTREUSE

 

Correrie : les origines de la Correrie semblent être très anciennes. Lorsque Saint Bruno vint fonder en 1084 ce qui devait devenir le monastère de la Grande Chartreuse il aurait déjà trouvé, là où s’élève maintenant la Correrie, un petit groupe de bâtiments dont une église. Peut être s’agit-il de celle qui est citée dans le cartulaire de Saint Hugues : « ecclesia de Cartusia ».  L’hypothèse a été formulée d’une première fondation monastique, antérieure à Saint Bruno et déjà abandonnée à son arrivée. Le terrain où s’élevaient les bâtiments dépendait de l’abbaye de la Chaise Dieu et l’on sait qu’un prieuré de bénédictins existait à Saint Laurent du Désert.

Saint Bruno répartit dès le début ses religieux en deux maisons, les moines au plus profond de la vallée et les frères convers à la « maison basse », ainsi nommée en raison de la différence d’altitude. Vers le 14ème siècle on commença à l’appeler « Courrerie » puis, par la suite « Correrie »

Les bâtiments de la Correrie, d’une architecture robuste et simple, encadrent une terrasse prolongée par une cour de ferme. Ils ont été reconstruits à diverses reprises à la suite d’incendies. La partie la plus importante des bâtiments actuels date du 17ème siècle mais elle conserve une crypte sans ornement, simple vaisseau voûté, semblant remonter au 11ème siècle.

Depuis 1957, la Correrie est aménagée en musée cartusien. Elle conserve notamment un tryptique de Bréa, peut être du 14ème siècle et un tableau de Jourdenet du début du 17ème siècle représentant Saint Bruno.

 

Eglise de la Correrie : ancienne église romane du 12ème siècle dont il subsiste la nef de trois travées avec voûtes en berceaux et arcs de pierre. Elle semble avoir été construite au début du 12ème siècle par Guigues, cinquième prieur de Chartreuse. Les claustra des fenêtres en bois, œuvre d’un artisan local, ont été inspirées par celles de l’église Saint Bénigne de Dijon. Les voûtes n’ont été ajoutées que tardivement, sans doute en 1607 lors des travaux qui suivirent un incendie survenu en 1588.

Elle conserve 16 stalles du 14ème provenant du monastère de Currières (monuments historiques au titre des objets mobiliers, 1914).

 

Cloître de la Correrie : il est au moins aussi ancien que celui qui a été reconstruit à la Grande Chartreuse à la suite de l’incendie de 1676 et il en est la réplique exacte : mêmes cintres, même dallage, mêmes écussons au dessus des portes. Long de 40 mètres, il est prolongé par un trompe l’œil qui donne la perspective des 215 mètres de l’un des cotés du cloître du couvent.

 

Monastère de la Grande Chartreuse : Saint Bruno, fondateur de l’ordre des chartreux, naquit à Cologne vers 1035. Après avoir fait ses études dans les écoles de Reims il s’enfuit de cette ville pour ne pas en accepter le siège épiscopal et pour suivre sa vocation pour la vie érémitique. Il partit avec six compagnons pour aller chercher dans les Alpes une solitude telle qu’il l’avait rêvée. L’évêque de Grenoble, Saint Hugues, averti selon la tradition par sept étoiles vues en rêve, les conduisit au fond du désert de Chartreuse. Ils y bâtirent quelques cabanes en bois. A coté de celle de Saint Bruno ils édifièrent un oratoire sur le rocher, là où est maintenant la chapelle de Saint Bruno et ils construisirent en 1084 une église sur l’emplacement qu’occupe aujourd’hui Notre Dame de Casalibus.

En 1090, Eudes ayant été élu pape sous le nom d’Urbain II, appela à Rome son ancien maître, Bruno. Celui-ci dut obéir et, malgré son désir, ne put jamais revoir la Chartreuse. Il mourut en Calabre le 6 octobre 1101.

En 1132 une avalanche de rochers écrasa le premier monastère et le couvent dut être transféré à l’endroit où il se trouve encore aujourd’hui.

L’ordre prit alors une grande extension. En 1371 il comptait 150 monastères répartis en 17 provinces. En 1626 le nombre de pères était de 2500 et celui des frères de 1300. Il y eut, à la fin du 15ème siècle jusqu’à 206 chartreuses.

Le monastère fut ravagé par huit incendies dont un allumé en 1562 par le baron des Adrets. Le dernier, en 1676, ne laissa guère subsister des constructions antérieures que l’église conventuelle, la tour de l’horloge et une partie du grand cloître. Le couvent fut alors rebâti par Dom le Masson, 50ème prieur général de l’ordre, tel qu’il est aujourd’hui.

Il s’élève à 997 mètres d’altitude dans une prairie inclinée et dominée par les crêtes rocheuses et parsemées de sapins du Grand Som. Les vastes bâtiments, d’une architecture robuste mais fort simple, recouverts de 40 000 m2 de hautes toitures et entourés de murailles, occupent 5 hectares. L’élévation des toits, suivant un pan incliné, a pour but d’empêcher la neige de s’y accumuler. Ils sont surmontés de cinq campaniles en bois et ardoises aux arêtes métalliques et étincelantes. Le sixième clocher renferme l’horloge d’une belle tour haute de 30 mètres. Chassés de leur couvent par suite de la loi de 1901 sur les congrégations, les chartreux en ont repris possession le 21 juin 1941.

L’ensemble du couvent et ses dépendances est classé monument historique (1912).

Les abords du couvent de la Grande Chartreuse ont été classés au titre des sites (1985).

 

Eglise conventuelle : elle est bâtie dans un style de transition romano gothique. Après l’incendie de 1473 elle fut restaurée et couverte de peintures du genre italien. La voûte actuelle a été construite en exhaussant les murailles de l’église. Elle est divise en deux parties : le sanctuaire et le chœur des moines et la partie destinée aux pères. Le sanctuaire renferme de remarquables boiseries exécutées au 19ème siècle par un chartreux.

 

Grand cloître : il a été construit à l’époque de l’apogée de l’ordre. Par miracle, il n’a pas été endommagé par l’incendie de 1676. Il est divisé en trois parties perpendiculaires qui forment un rectangle de près d’un demi kilomètre de long reliant 39 cellules. C’est le plus grand cloître de France.

 

Petit cloître : dans le bâtiment des prieurs, cloître de 139 mètres de longueur dit « cloître des officiers ». Sur sa gauche se succèdent sept pavillons de trois étages en pierre de taille, indépendants les uns des autres, renfermant les cellules des « officiers », c'est-à-dire des pères chargés d’un office tels que procureur, scribe…

 

Réfectoire : le réfectoire actuel est contigu à l’un des cotés du petit cloître, selon l’usage cartusien. Bâti en 1371, il fut restauré après l’incendie de 1473. Il est resté intact depuis lors. C’est une belle salle voûtée de 24 mètres de long sur 7 mètres de large, prolongée par le réfectoire des frères. La chaire du lecteur, posée en encorbellement, est en pierre et fait corps avec le mur.

 

Tour de l’horloge : elle est située dans l’un des angles du petit cloître. Elle fut restaurée par les aumônes de Marguerite de Bourgogne. Elle mesure 30 mètres d’élévation sous flèche. C’est la seule tour de pierre qui s’élève au dessus des autres corps de bâtiments. Elle remonte au 14ème siècle.

 

Chapelle Saint Louis : elle fut dondée le 7 décembre 1370 par Charles V, roi de France, sous le vocable de la Sainte Trinité. Elle fut détruite par le feu à la fin du 16ème siècle. Le 15 juillet 1630, Louis XIII la fonda de nouveau sous le patronage de Saint Louis. Elle est décorée avec beaucoup de luxe, en marbre et stuc de la première moitié du 17ème siècle. Cette décoration est classée monument historique (ID1912).

 

Chapelle des Morts : elle fut construite au 14ème siècle dans le cimetière. Ele fut fortement endommagée par le feu en 1371 et réparée une première fois à cette époque et une seconde fois en 1474. Détruite à nouveau par le feu en 1676, ele a été rebâtie tout en conservant le même vocable. Le retable de l’autel, en marbres polychromes du 18ème siècle, est classé monument historique (ID 1912).

 

Le monastère renferme un très grand nombre d’œuvres d’art parmi lesquelles on peut citer :

 

-       un panneau peint avec cadre en bois sculpté du 17ème siècle représentant la Sainte Trinité accompagnée de différents saints,

-       une statue en bois de la Vierge à l’Enfant du 17ème siècle,

-       quatre chandeliers de pied en bois sculpté du 17ème siècle,

-       les boiseries du chœur de la chapelle principale, en bois sculpté du 17ème siècle,

-       les panneaux peints de l’armoire du laboratoire en bois sculpté du 17ème siècle,

-       une serrure en fer dite « vertevelle » du 15ème siècle,

des cloches en bronze de 1670, 1672, 1816 et 1817, (monuments historiques au titre des objets mobiliers (1914).

S’y ajoutent :

 

-       un retable du 19ème siècle (monument historique, ID 1912),

-       un ensemble de 76 toiles du 17ème au 19ème siècles représentant les chartreuses d’Europe (monuments historiques au titre des objets mobiliers 2001).

 

Chapelle Saint Bruno : c’est à l’endroit précis où se situe cette chapelle que Saint Bruno établit la première église du Désert. L’édifice actuel a été élevé vers 1640. L’intérieur est décoré de fresques représentant les compagnons du saint. Des réparations effectuées en 1863 ont fait reconnaître, sous le pavé de l’édifice actuel, l’aire de l’oratoire primitif construit au 11ème siècle. Le mur de fond de cet édicule subsiste d’ailleurs encore, appliqué à l’intérieur contre le mur de la chapelle (monument historique, 1913).

L’ancien autel, en marbre gris du pays, qui passe pour avoir été consacré par Saint Hugues mais qui ne daterait en fait que du siècle suivant, est conservé sous l’autel en marbre blanc qui le protège. Les deux autels sont classés monuments historiques au titre des objets mobiliers (1914).

 

Oratoire de Saint Bruno : à quelques pas au nord de la chapelle de Saint Bruno se trouve une petite plate forme à gauche de laquelle se dresse un gros rocher isolé. Une marche de pierre est entaillée au pied de la croix gravée dans la paroi de la roche : c’est, selon la tradition, l’oratoire particulier où se retirait Saint Bruno.

 

Chapelle Notre Dame de Casalibus : elle a été reconstruite au milieu du 15ème siècle, en remplacement de celle que Saint Hugues avait consacrée en 1085, après l’arrivée de Saint Bruno dans le Désert. Elle a été restaurée en 1656, 1851 et 1966, époque où on a retrouvé, intact, l’autel de pierre du 15ème siècle (monument historique, 1915).

Les grilles du péristyle, en fer forgé du 17ème siècle, ont été remontées au musée de la Correrie et  sont classées monuments historiques au titre des objets mobiliers (1914).

 

Maisonnette de Casalibus : la construction qui se trouve devant la chapelle de Casalibus existait déjà en partie au 15ème siècle. On voit encore, aux deux angles de la façade, deux piliers gothiques engagés dans le mur moderne. C’était une sorte de sacristie.

 

Eglise de Chartreuse : le cartulaire de Saint Hugues fait état de l’ « eeclesia de Cartusia » que J. MARION situe sans autres précisions à « Saint Pierre de Chartreuse ». Il semble toutefois qu’il s’agisse non de l’une des églises monastiques mais de l’église paroissiale qui devait se situer au bourg.

 

Maison de Grand Logis : Saint Hugues avait permis aux chartreux de bâtir au pont de l’Enclos une maison destinée à loger un gardien chargé de surveiller les voyageurs et les obliger à laisser leur monture à la porte du Désert. C’est pour abriter voyageurs et montures que fut construite l’hostellerie du Grand Logis dont il est fait mention dans les statuts de l’ordre dès 1258. Le reste du bâtiment actuel date de 1680 (monument historique, 1923).

 

Oratoire d’Orgeval ou de Burassin : il est situé à 1580 mètres d’altitude dans une forêt qui descend du Charmant Som au Col de Porte et il est construit dans la forme ordinaire aux chartreux sur un gros bloc de rochers, avec une niche. Il est antérieur à 1545.

 

Oratoire du Col de la Charmette : placé à 1283 mètres d’altitude à l’extrémité de la prairie du col, il est également antérieur à 1545.

 

Chapelle Saint Hugues : elle fut construite en 1535, restaurée en 1768 et rénovée peu avant 1953. Elle conserve une inscription ancienne et une fresque de Saint Bruno avec les premiers chartreux.

 

Oratoire de Saint Hugues au Grand Logis : il remonte à 1535. C’est à cet endroit que Saint Bruno venait accompagner Saint Hugues, évêque de Grenoble, quand il venait le visiter. La chapelle a été restaurée au 18ème siècle.

 

Oratoire de None : oratoire de 1545 reconstruit dans les jardins de la Correrie. Il indiquait autrefois une des limites de la Chartreuse. Il abrite une reproduction d’une vierge orientale dont l’original remontait aux croisades.

 

Chapelle Saint Sauveur : elle fut bâtie peu avant le décès de Dom le Masson, vers 1700, pour servir de protection contre les avalanches de neige.

 

Chapelle du Rosaire du 19ème siècle.

Oratoire de la Croix Verte, édifié au 19ème siècle sur l’emplacement d’un plus ancien.

Oratoire du Plat de Larrot : c’est une colonne de pierre surmontée d’une croix avec un écusson portant le globe et la croix des chartreux.

 

Eglise Saint Pierre : construite en 1847.

 

Eglise Saint Hugues : construite en 1880. L’intérieur est un bel exemple d’art sacré moderne qui a été restauré en 1952 par Arcabas.

 

Chapelle Saint Sauveur de la Correrie : construite en 1964, elle reproduit très fidèlement la chapelle Saint Sauveur située à l’angle nord est du mur d’enceinte de la Grande Chartreuse.

 

SAINT PIERRE D’ENTREMONT

 

Prieuré Saint Pierre : fondé par Saint Hugues qui le donna au monastère de Saint Martin de Miséré. Il englobait semble t-il une grande partie du village car on retrouve encore, à coté de l’église, un bâtiment carré du 15ème siècle et, un peu derrière, un autre bâtiment conservant une fenêtre trilobée.

 

Maladrerie : il n’en subsiste plus que le lieudit « Mas de la Maladrerie ».

 

Eglise Saint Pierre : à l’origine, l’église paroissiale servait également d’église paroissiale. Elle a été reconstruite au 19ème mais elle conserve comme porte latérale celle du 15ème de l’ancienne église et une cloche du 15ème siècle (monument historique au titre des objets mobiliers, 1911).

 

Croix du cimetière : grande croix de 1537 provenant du prieuré avec trois inscriptions gothiques.

 

Chapelle castrale Notre Dame mentionnée en 1497 au Château Neuf.

 

Oratoire de Teste de Laume : à 1383 mètres d’altitude au bord du chemin de la Ruchère.

 

Oratoire de Mère Fontaine : à 1463 mètres d’altitude, au lieudit « Combe des Eparres ».

 

Eglise Saint Philibert au hameau du même nom.

 

Bibliographie pour le canton :

 

-       Anonyme : le mandement de Saint Laurent du Pont au bas moyen âge, 1832

-       J. MARION : cartulaires de l’église Notre Dame de Grenoble, 1869

-       L. CROZET : description topographique, historique et statistique des cantons formant le département de l’Isère et des communes qui en dépendent : canton de Saint Pierre de Chartreuse, 1870

-       E. PILOT de THOREY : les prieurés de l’ancien diocèse de Grenoble compris dans les limites du Dauphiné, 1883

-       P. RAJON : la vallée du Guiers, 1889

-       A. BATON : les deux vallées du Guiers, 1922

-       M. DUBOIS : Désert de la Grande Chartreuse, souvenirs archéologiques, 1924

-       M. DUBOIS : monographie de Saint Laurent du Pont, 1924

-       M. DUBOIS : Grande Chartreuse : l’art religieux au monastère, 1930

-       L. GUILLON : Miribel les Echelles, 1934 

-       J. L. MOLLIN : Saint Laurent du Pont, 1966

-       J. DESCOTTES GENON : Miribel les Echelles, son origine, son histoire jusqu’à nos jours, 1967

-       Anonyme : visite de la Correrie, 1968

-       SAMIVEL et S. NORANDE : monastères de montagne, 1986

-       Histoire des communes de l’Isère, 1988

-       M. GALLIANO : chroniaque de Saint Laurent du Pont, 1992  

-       Archéologie chez vous, n° 10, 1992

-       Atlas du patrimoine de l’Isère, 1998

-       P. HAMON : églises de l’Isère, sd  

 

 

CANTON DE SAINT MARCELLIN

 

BEAULIEU

 

Abbaye d’Aubevaux ou de Beaulieu : l’abbaye d’Albeval ou d’Aubevaux, située à Trellins de Vinay, avait été fortement endommagée en 1219 par la crue de l’Isère provoquée par la rupture du lac d’oisans. L’emplacement n’offrant plus une sécurité suffisante, les moines qui y résidaient résolurent de transporter leur demeure dans un lieu plus propice. C’est ainsi que Berlion de la Tour, seigneur de Vinay, leur fit don de terres à 6 km en aval de la rivière, au lieudit « Bellons » sur la commune de Beaulieu. Vers 1240 la nouvelle abbaye était terminée. Au nombre des bienfaiteurs figure la dauphine Béatrix.

L’abbaye de Beaulieu n’eut pas une existence plus longue que celle d’Albeval qui l’avait précédée : à partir du milieu du 13ème siècle il n’est plus question de ce monastère.

Il réapparaît cependant vers la fin du même siècle comme simple prieuré dépendant de l’ordre de Saint Ruf. En 1525, le prieuré était la résidence de quatre chanoines réguliers, y compris le prieur. En 1633 c’était devenu un prieuré cure. Un procès verbal de 1678 mentionne que le prieuré possédait deux chapelles isolées qui étaient en ruines, l’une dédiée à Saint Jacques, l’autre à Trellins sur l’emplacement de l’ancienne abbaye d’Albeval.

En 1786 l’église de l’ancien prieuré de Beaulieu, éloignée du centre des habitations et menaçant ruine, fut remplacée par une chapelle édifiée en 1784.

De l’abbaye et du prieuré d’Aubevaux il ne reste aujourd’hui que l’emplacement. Au lieudit « Fond de Beaulieu », appelé encore « le prieuré » et « le vieux cimetière », on retrouve le site choisi par les moines mais il ne reste des bâtiments que quelques pierres. La porte du cimetière conserve toutefois un linteau en pierre avec croix en relief de Saint Benoît qui est sans doute l’unique vestige du monastère disparu.

 

Ancienne cure : aujourd’hui transformée en grange, elle conserve des fenêtres à meneaux.

 

Ancienne chapelle de 1784 : elle a également été transformée en grange.

 

Chapelle Saint Jaime : oratoire construit en 1850 sur l’emplacement d’un lieu de culte remontant au 11ème siècle.

 

Eglise du Gua : édifice du 19ème siècle dans le style néo roman.

 

Eglise paroissiale Notre Dame ou de l’Annonciation : construite en 1855 elle comporte trois nefs indiquées par des colonnes en pierre, une voûte à nervure et, sur les cotés, des plafonds à caissons.

 

BESSINS

 

Prieuré Saint Martin : ancien prieuré d’Augustins qui fut ensuite uni à l’évêché de Grenoble.

 

Eglise Saint Martin ou Saint Jean : d’origine romane (c’était peut être l’église du prieuré), elle est citée dès 1062. Elle a été reconstruite au 19ème siècle et elle conserve une cloche de 1641 (monument historique au titre des objets mobiliers, 1963).

 

CHATTE

 

Prieuré Saint Vincent : il fut créé vers 1075 en faveur des chanoines réguliers du prieuré de Saint Donat soumis à la prévôté d’Oulx. Il subsista jusqu’à la révolution. Il en reste quelques vestiges architecturaux dans deux maisons du village.

 

Eglise Saint Ferréol disparue.

 

Eglise Saint Vincent : elle est connue dès 1077. Elle semble avoir été édifiée sur un établissement cultuel gallo romain. Elle a été reconstruite de 1842 à 1848 à l’exception semble t-il du clocher de souche romane.

 

Chapelle de Crozel du 19ème siècle.

Oratoire Notre Dame de la Salette de la fin du 19ème siècle.

 

Chapelle Notre Dame de la Délivrande : près du cimetière, chapelle de 1857 rebâtie sur un édifice plus ancien.

 

Chapelle Sainte Philomène : sur les pentes de la colline de Montchâtel, chapelle construite en 1880 dans le style gothique sur l’emplacement d’un édifice plus ancien.

 

CHEVRIERES

 

Prieuré Saint Pierre : prieuré bénédictin cité au 12ème siècle comme dépendance de l’abbaye de Montmajour.

 

Eglise Saint Pierre ès Liens : belle église de style roman conservant un clocher à trois étages et une abside avec fenêtre ouvragée. Elle conserve une cloche de 1754.

 

Ferme dite l’Abbaye, ancienne dépendance de l’abbaye de Montmajour.

 

Chapelle Notre Dame de Golard : élevée en 1880 et dédiée à Notre Dame de Lourdes.

 

DIONAY

 

Ancienne église Saint Jean : elle est citée dès 1056 comme possession de l’abbaye Saint Pierre de Vienne.

 

Chapelle castrale Sainte Catherine : elle fut confirmée comme possession de Saint Chaffre dans une bulle du pape Alexandre III du 1er avril 1179. Elle est encore citée en 1387.

 

Chapelle Notre Dame de Saint Jean le Fromental : c’est un remarquable édifice roman, jadis église paroissiale, avec un campanile ajouté ou refait en 1729 (monument historique, 1910). Elle conserve :

 

-       une cloche de 1464 (monument historique au titre des objets mobiliers, 1913),

-       un tableau de la Vierge et Saint Jean Baptiste du 17ème siècle (monument historique au titre des objets mobiliers, 1992),

-       2 bustes d’hommes en terre cuite du 17ème siècle (monuments historiques au titre des objets mobiliers, 1992).

 

Eglise Saint Jullien : élevée au 18ème siècle dans le style gothique.

 

Passage du chemin de Saint Jacques de Compostelle, segment Saint Péray – le Puy.

 

MONTAGNE

 

Eglise Saint Etienne : elle est citée en 1138 dans le cartulaire de Saint Barnard et elle conserve un portail roman et un autel du 18ème siècle.

 

Ancienne église Sainte Marie de Carron : elle est citée en 1083 comme possession de l’abbaye de Montmajour. Désaffectée au 19ème siècle, il en subsiste quelques traces.

 

Eglise des Saint Côme et Damien, disparue. Elle relevait de la collégiale de Romans.

 

Prieuré Saint Pierre : prieuré de l’ordre des Augustins cité en 1138. Il dépendait initialement de Saint Barnard de Romans avant d’être uni à cette abbaye.

 

MURINAIS

 

Ancienne église Saint Pierre : elle est connue dès 1258.

 

Prieuré Saint Pierre : fondé au 14ème siècle par les religieux de Chevrières. Son église était à la fois prieurale et paroissiale. Le prieuré ne tarda ps à être uni à celui de Chevrières.

 

Chapelle du château de la Balme du 19ème siècle.

 

Monastère de la congrégation des sœurs de Notre Dame de la Croix fondé le 2 avril 1802.

 

Eglise Saint Pierre : rebâtie au 19ème siècle, elle conserve une cloche de 1742.

 

SAINT ANTOINE L’ABBAYE

 

Chapelle castrale Saint Didier : le château de la Motte Saint Didier, dont l’origine semble remonter à la fin du 10ème siècle, possédait une chapelle. Il n’en reste plus rien.

 

Ancienne église Saint Didier : elle fut donnée en 1083 à l’abbaye de Montmajour qui en fit un prieuré qui disparut au 13ème siècle. Ce prieuré existait en 1208 comme dépendance de l’abbaye. Il fut uni à l’abbaye en 1287 ;

 

Abbaye : l’ancienne abbaye de Saint Antoine et, plus particulièrement l’église abbatiale, est incontestablement l’un des monuments les plus remarquables du Dauphiné. Selon la tradition, l’un des seigneurs de Châteauneuf, Jocelyn, en accomplissement d’un vœu fait par son père aurait ramené de Constantinople en 1070 les reliques de Saint Antoine l’Ermite et aurait décidé de construire sur ses terres de la Motte Saint Didier une grande église pour les exposer à la vénération des fidèles.

Saint Antoine était né en 231 en Haute Egypte, près d’Héraclée. Ses parents lui avaient laissé une fortune considérable et la science de la vertu. Après leur mort, il donna ses biens aux pauvres et tenta de travailler à la perfection dans la solitude. Ses progrès furent rapides et lui amenèrent de nombreux disciples et imitateurs. Le démon le tenta cependant avec violence mais sans succès. Il mourut semble t-il à l’âge remarquable de 105 ans.

Jocelyn quant à lui mourut sans avoir fait avancer sérieusement les travaux. Son successeur et parent, Guigues Didier, hérita de lui les reliques et l’engagement de construire la grande église. Comme il semblait s’en désintéresser et considérait les reliques plutôt comme un talisman, le pape Urbain II lui intima de confier les reliques à des religieux et de faire construire l’église promise. Selon un acte de 1088, Guigues Didier fit venir des bénédictins de Montmajour pour veiller les précieux restes du saint anachorète et il fit poursuivre l’édification de l’église. Celle-ci devait être assez avancée pour que le Pape Calixte II la consacrât à son passage, le 20 mars 1119. La présence des reliques attirait de nombreux pèlerins mais aussi des malades qui venaient demander la guérison d’une maladie que l’on appelait le « feu de Saint Antoine » gangrène répandue en Europe au 10ème siècle et que l’on a confondu avec la peste noire. C’est pour soigner ces malades qu’à coté du prieuré bénédictin fut créée en 1095 la Maison de l’Aumône confiée à un nouvel ordre, les Antonins.

 

De l’église romane, il ne reste que des vestiges enterrés sous le dallage de l’actuelle église abbatiale. Son plan était celui d’une église à nef et bas cotés et il se trouvait très sensiblement orienté en oblique, la nef étant inclinée vers le nord.

L’église actuelle ne remonte certainement pas au-delà du 13ème siècle si l’on se réfère au style du chœur qui en est la partie la plus ancienne. Ce chœur est l’œuvre des bénédictins qui, par ailleurs, essayèrent d’empêcher tous autres travaux de la part des antonins. La présence simultanée des deux ordres ne devait pas manquer d’engendrer des difficultés et celles-ci allèrent croissant et ne cessèrent qu’avec le départ des bénédictins en 1280. Ce n’est cependant qu’en 1337 que reprirent les travaux. La première travée de la nef fut édifiée en 1450 et la façade ouest dans le troisième quart du 15ème siècle. Le célèbre sculpteur d’Avignon, Antoine le Moiturier, y travailla de 1461 à 1464 avant de se rendre à Dijon. La construction des chapelles latérales s’échelonna également du 14ème au 15ème siècles.

 

L’église abbatiale recevait des foules et des visiteurs de marque. Au 14ème siècle, les Dauphins y vinrent puis l’empereur d’Allemagne Charles IV et le roi de France Charles V. Ce furent, au 15ème siècle, l’empereur Sigismond, le pape Martin V, Jacques II de Bourbon, roi de Jérusalem, René duc d’Anjou, Charles VII, roi de France, le Dauphin Louis II, Zizim frère du sultan Bajazet, Anne de Bretagne et, au 16ème siècle, Jules II, Léon X et François 1er. Toutes ces visites se traduisaient par des dons en numéraire ou des objets précieux destinés à l’embellissement de l’abbaye ou à l’accroissement de son trésor qui devint rapide fort important.

 

Les guerres de religion apportèrent comme en maints endroits leurs dévastations : l’église fut pillée et incendiée le 25 juin 1562 par les troupes du baron des Adrets. Dès 1593 on répara sommairement le gros œuvre. A l’intérieur, un badigeon cacha les palies mais fit disparaître peintures et inscriptions.

 

Le 17ème siècle vit surtout la reconstitution du mobilier. En 1775, les antonins furent incorporés à l’ordre des chevaliers de Malte.

 

En 1789, l’église et l’abbaye furent systématiquement pillées. Enfin, en 1840 l’église de Saint Antoine figura sur la première liste des monuments historiques de la France. Les restaurations sérieuses commencèrent alors et assurèrent le sauvetage définitif de l’édifice.

 

L’intérieur, long de 61 mètres, large de 34 mètres et haut de 22 mètres sous voûte comprend une nef de huit travées, accompagnée de bas cotés et de deux lignes régulières de chapelles latérales éclairées de grandes fenêtres et réunies entre elles par des portes à arc surbaissé.

 

Tout autour de la nef et du chœur règnent un triforium et plus haut une galerie circulaire devant les fenêtres hautes de deux, trois ou quatre divisions. Le triforium s’ouvre sur la nef centrale par des arcades géminées dans le chœur et trilobées ailleurs dont les colonnettes, par trois, offrent des chapiteaux de feuillage et de fûts (monument historique, liste de 1840 et 1981).

 

Description intérieure :

 

Bas coté gauche :

 

Dans la première chapelle, autel en pierre avec les armoiries d’un  religieux antonin du 14ème siècle (inventaire supplémentaire des monuments historiques, 1912) surmonté d’un retable avec panneaux peints (inventaire supplémentaire des monuments historiques, 1912).

 

Dans la seconde chapelle, fresques remarquables attribuées à Robin Favier (1450). Sur le mur ouest Saint Antoine ensevelit le corps de Saint Paul et, au dessous, Saint Christophe porte l’enfant Jésus. Sur le mur est, la tentation de Saint Antoine et, en dessous, excellente peinture de la crucifixion. Sur le mur nord belle figure de Vierge martyre (fresques classées monuments historiques au titre des objets mobiliers, 1911).

 

Dans la quatrième chapelle, tableau de l’Annonciation du 17ème siècle (monument historique au titre des objets mobiliers, 1992).

 

Dans la cinquième chapelle, tableau de la Sainte Trinité et autel dit de Notre Dame des Sept Douleurs.

 

Dans la sixième chapelle, tableau du triomphe des saints de 1633.

 

Dans la septième chapelle, tableau de Marc Chabry représentant Saint Augustin méditant le mystère de la Sainte Trinité (monument historique au titre des objets mobiliers, 1911) et pierre tombale de l’abbé Humbert de Brion de 1459 (monument historique au titre des objets mobiliers, 1912).

 

Dans la huitième chapelle, tableau de Saint Antoine en visite chez Saint Paul (monument historique au titre des objets mobiliers, 1982).

 

Dans la neuvième chapelle, vitrail de Saint François d’Assises et collection de 14 hallebardes et pertuisanes en fer et bois des 16ème et 17ème siècles (monuments historiques au titre des objets mobiliers, 1911).

 

A la dernière travée avant le chœur, tribune du 17ème siècle.

 

Bas coté droit :

 

Dans la première chapelle, tableau de la Sainte Famille du 18ème siècle (monument historique au titre des objets mobiliers, 1992).

 

Dans la seconde chapelle, tableau de Marc Chabry (monument historique au titre des objets mobiliers, 1911).

 

Dans la troisième chapelle, toile du 17ème siècle de Saint Michel terrassant le démon (monument historique au titre des objets mobiliers, 1911).

 

Dans la quatrième chapelle, tableau de Marc Chabry (monument historique au titre des objets mobiliers, 1911).

 

Dans la cinquième chapelle, grille en fer forgé d’époque Louis XIII (monument historique au titre des objets mobiliers, 1912) et tableau de Marc Chabry (monument historique au titre des objets mobiliers, 1911).

 

Dans la sixième chapelle, confessionnal d’époque François 1er (monument historique au titre des objets mobiliers, 1973).

 

Dans la septième chapelle, toile de Zurbaran et copie d’une toile du Titien.

 

Chœur : le maître autel, en marbre noir de Savoie de style Louis XV, fut construit en 1668 par Mimerol, artiste lyonnais. Il est entouré de guirlandes et de feuilles d’acanthe en bronze ciselé. De chaque coté, sur les gradins, les urnes en bronze doré sur l’ovale des anges élèvent la couronne de gloire (monument historique au titre des objets mobiliers, 1912).

Dans le soubassement il renferme la châsse de Saint Antoine, recouverte de plaques d’argent repoussé, donnée à l’abbaye le 22 mai 1648 par Jean de Vche, premier président du parlement de Dauphiné. Elle renferme des reliques du saint et ce qui reste de son corps, c'est-à-dire deux vertèbres, le sternum et divers fragments renfermés dans des sachets en soie ou des tubes en verre (monument historique au titre des objets mobiliers, 1904).

 

Les stalles du chœur ont été mises en place en 1630 par François Hanard, maître menuisier de Lyon (monuments historiques au titre des objets mobiliers, 1912) ainsi que deux panneaux formant le devant des prie dieu, des petites stalles en bois sculpté du 16ème et deux autres panneaux formant le revers des petites stalles, en bois sculpté du 16ème siècle (monuments historiques au titre des objets mobiliers, 1911).

 

A gauche du chœur, chapelle dite des reliques dans laquelle elles étaient conservées, durant des siècles, jusqu’à leur transfert, en 1968, dans la sacristie. Elle possède deux panneaux en bois sculpté du 16ème siècle (monument historique au titre des objets mobiliers, 1904).

 

Abside : elle possède une suite de tapisseries d’Aubusson de 1631 ; Le développement de 31 mètres de tapisseries polychromes se compose de dix pièces d’une hauteur uniforme de 3,35 mètres. Ces panneaux, d’une largeur qui varie entre 1,10 mètre et 4,45 mètres, ont été simplement juxtaposés et non tissés sur une chaîne unique. Le style des tapisseries est généralement antérieur à leur fabrication : ce sont les 15ème et 16ème siècles qui dominent (monuments historiques au titre des objets mobiliers, 1904).

 

Sacristie : elle est située à l’extrémité du bas coté sud.

La première salle est l’ancienne chapelle Saint Michel du 16ème siècle avec boiseries du 18ème siècle. Elle renferme maintenant les châsses et reliquaires de l’abbaye :

 

-       la châsse des Saints Aurélien et Fortuné en bois sculpté et doré du 17ème siècle,

-       deux châsses surmontées de bustes et saints en bois sculpté et doré du 17ème siècle,

-       six châsses en poirier bruni et appliques du 17ème siècle,

-       6 châsses reliquaires de 1672,

-       12 châsses à parois vitrées, poirier noirci et appliques du 17ème siècle

(monuments historiques au titre des objets mobiliers, 1911),

 

ainsi que :

 

-       un buste reliquaire en bois naturel et argenté du 17ème siècle,

-       un buste reliquaire de Saint Didier en bois doré et argenté du 17ème siècle,

-       un petit reliquaire monstrance de Saint Didier en bois doré du 18ème siècle

(monuments historiques au titre des objets mobiliers, 1963)

 

et :

 

-       25 bustes reliquaires en bois sculpté et argenté du 17ème siècle,

-       un reliquaire monstrance du 18ème siècle,

-       un buste reliquaire du début du 19ème siècle,

(monuments historiques au titre des objets mobiliers, 1973).

 

Dans cette pièce est également conservé un Christ en ivoire, œuvre d’un artiste antonin du 16ème siècle qui rend compte de façon saisissante la souffrance du supplice de la croix et présente, selon l’inclinaison, trois expressions différentes (monument historique au titre des objets mobiliers, 1904).

 

La seconde salle conserve également des boiseries et un tableau du 17ème siècle de Sainte Marie Madeleine, attribué à Ribeira (monument historique au titre des objets mobiliers, 1911) ainsi qu’une collection de grands livres de chœur ou antiphonaires aux armes de Saint Antoine du 17ème siècle (monuments historiques au titre des objets mobiliers, 1904).

 

La troisième salle, ou sacristie abbatiale, conserve de magnifiques boiseries de 1754. Celles-ci, restaurées en 1971, sont les plus belles que l’on connaisse actuellement en France. Cette salle renferme également un chasublier en bois sculpté du 18ème siècle (monument historique au titre des objets mobiliers, 1904) avec des pièces de vêtements remarquables : une chape en velours de Gènes à fleurs rouges sur fond jaune du 17ème siècle et une chape en satin broché d’or, imitation d’un décor oriental, du 17ème siècle (monuments historiques au titre des objets mobiliers, 1904), et trois chasubles, étole, manipule, voile huméral, voile de calice en satin broché, galons dorés du 18ème siècle (monuments historiques au titre des monuments historiques, 1975).

 

Les sacristies conservent également :

 

-       des vitraux du 17ème siècle (monuments historiques au titre des objets mobiliers, 1912),

-       quatre sceaux matrices en fer, bronze et bois des 16ème ,17ème, 18ème siècles (monuments historiques au titre des objets mobiliers, 1967),

-       six instruments de chirurgie des 16ème et 17ème siècles (monuments historiques au titre des objets mobiliers, 1968)

-       un panneau peint du 18ème siècle représentant Saint Jérôme (monument historique au titre des objets mobiliers, 1982)

-       une toile du 18ème représentant l’abbaye et le bourg de Saint Antoine (monument historique au titre des objets mobiliers, 2002),

-       un tableau comportant 24 clés anciennes de l’abbaye (monument historique au titre des objets mobiliers, 1975),

-       une statue en bois polychrome du 17ème siècle représentant Saint Antoine et son cochon (monument historique au titre des objets mobiliers, 1975),

-       une cloche en bronze de 1734 provenant de Dionay (monument historique au titre des objets mobiliers, 1975),

-       deux lions en bronze du début du 17ème siècle (monuments historiques au titre des objets mobiliers, 1982).

 

En outre, l’église abbatiale possède encore d’autres œuvres d’art :

 

-       une verrière avec Vierge de Pitié de 1605,

-       4 verrières de 1605,

-       5 verrières du début du 17ème siècle

(monuments historiques, immeubles par destination, 1840)

 

-       un ciboire en argent repoussé du 17ème siècle (monument historique au titre des objets mobiliers, 1904),

-       le crucifiement de Saint Pierre, toile du 17ème siècle,

-       une cloche de 1677,

-       un lutrin du 17ème siècle,

-       un chandelier du 17ème siècle,

-       des toiles de Marc Chabry du 18ème siècle représentant des scènes de la vie de Saint Antoine,

(monuments historiques au titre des objets mobiliers, 1911)

 

-       l’épitaphe de Vital Barier en marbre blanc de 1371,

-       l’épitaphe de Guichard de Lanieu, en marbre blanc de 1375,

-       une inscription sur pierre de la fin du 14ème siècle relatant la construction d’un pilier,

-       la dalle funéraire de 1400 d’Arnault de Voissant,

-       l’épitaphe de François Genevès de 1446,

-       l’épitaphe de Claudia, veuve de Pierre Chausson de 1475,

-       l’inscription commémorative d’une fondation de messe par Arnault de Vassant du 15ème siècle,

-       une inscription relatant la fondation d’une chapelle par un religieux antonin au 17ème siècle,

-       des fragments de peintures murales du 15ème siècle,

-       un retable du 16ème siècle,

-       le buffet des grandes orgues de 1640,

(monuments historiques au titre des objets mobiliers, 1911 et 1912)

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