AURIS-EN-OISANS

 

(Canton Oisans-Romanche, ex canton de Bourg-d’Oisans).

Formes anciennes : Abries au XIe siècle, Abricolam ?

Gentilé : Aurienchois.

 

Cartes IGN au 1/25000ème : 3335 ET et 3336 ETR

 

La commune a une superficie de 35 750 hectares.

 

Population (2015) : 201 habitants.

 

Hagiographie :

 

Julien, né à Vienne. Martyrisé en 304 à Brioude. Ses reliques ont été découvertes en 431 par saint Germain d’Auxerre.

Antoine, anachorète de Thébaïde mort en 356 dont les reliques furent rapportées à la Motte Saint Didier devenue Saint Antoine.

Géraud d’Aurillac : voir ci-après.

Jacques le Majeur, apôtre évangélisateur de l’Espagne. Décapité sur ordre d’Hérode Agrippa. Patron de l’Espagne dont les reliques sont conservées à Compostelle. Il est représenté avec un bâton de pèlerin et une coquille Saint Jacques.

Ilpize : voir ci-après.

François de Paule : fondateur du monastère de Paule dans le royaume de Naples en 1435. Louis XI l’appela en France en 1481 où il resta 25 ans propageant son ordre.

Jean Baptiste : cousin de Jésus à qui il donna le baptême dans le Jourdain. Décapité en 31. Il est représenté avec un agneau pascal.

Roch : mendiant et pèlerin à Rome où il soignait les malades de la peste. Très populaire au Moyen Âge, il était invoqué contre les épidémies et les maladies contagieuses.

Michel l’Archange, chef de la milice céleste dans l’Ancien Testament où il terrasse le dragon dans l’Apocalypse. Patron de l’église romaine et des hauteurs.

Christophe de Lycie, martyr sous Dèce vers 250. Patron des voyageurs.

Martin, évangélisateur des Gaules, évêque de Tours en 367. Près de trois cents communes françaises portent son nom.

Catherine d’Alexandrie qui eut la vision de l’enfant Jésus la choisissant pour fiancée. Martyre sous Maximin Daïa vers 305. Patronne des jeunes filles à marier.

Anne, mère de la Vierge. Elle est représentée avec sa fille Marie dans les bras. Elle est vénérée en Bretagne à Auray.

François Régis, apôtre du Vivarais, mort en 1640.

Barbe : vierge martyre sous Maximin vers 235. Patronne des artilleurs, des mineurs et des pompiers.

 

Préhistoire : au lieudit Bourg du Dessus un atelier ou mine de taille du silex a été mis au jour en 1990 par suite de l’aménagement d’une piste de ski de fond. Le site a livré des grands nucleus à lames de type pressignien, une dizaine de nucléus long, plusieurs nucléus, quelques éclats et des lames de débitage). Ce matériel prouve l’existence, à proximité du lieu de la découverte, d’un atelier de taille de lames d’époque néolithique.

 

Epoque gallo-romaine : la  voie romaine principale de l’Oisans passait-elle à Auris ? On peut, en effet, à la lueur d’études récentes, restituer le tracé d’une voie entre le Clapier et Auris par la Cheminée d’Avoie (de la voie ?), antique chemin, remarquablement tracé et pavé sur presque tout son parcours dans un secteur pourtant hostile. M. HOSTACHE indique que « ce fut durant des millénaires la seule voie d’accès à la commune ». Le chemin comporte 32 lacets soutenus par des murettes en pierres sèches. Il présentait l’avantage considérable d’être praticable même en hiver. Au Moyen Âge il est qualifié de « chemin général ». Il était encore pratiqué jusqu’à la fin du XIXe siècle par les fermières de Cluy qui allaient vendre leur beurre à Bourg d’Oisans en partant à trois heures du matin pour revenir très tard

le soir même.  Un lieudit le Gua, vers le pont d’Auris plaide aussi, comme au Gua sur Sarennes (Alpe d’Huez) pour une haute origine. Cette voie aboutit à l’oratoire Saint Christophe et, tout près de là, au hameau de la Balme. De ce hameau existe toujours un bon chemin, en contrebas de l’actuelle D 211, qui conduit à la Ville, centre probable de l’habitat le plus ancien d’Auris (villa d’Auricius ?). Des monnaies de Trajan et d’Antonin le Pieux y ont été découvertes (au Musée Dauphinois 74.41.1 et 2). De là un autre chemin, d’aspect relativement ancien, conduit aux Cours, le plus important hameau d’Auris. Des Cours, par un cheminement presque plane, était franchie la Combe Gillarde ; Ce n’est plus aujourd’hui qu’une sente, en raison des nombreux éboulements qui ont profondément modifié le secteur. Au XIXe siècle et au début du XXe siècle on l’appelait le Chemin du Facteur. Mais, en observant bien, certains talutages restent visibles de même que des restes de murets en certains endroits. Au demeurant, c’est le seul axe possible pour joindre Auris et le Freney en restant sensiblement de même niveau. Vers la source de la Gillarde, ce chemin se raccorde au très beau Chemin du Lauzat qui joint le Col de Cluy en passant par la Croix de Trévoux où P. L. ROUSSET voit le carrefour de trois voies : celle de Vienne par le col de Cluy, celle de l’Italie par le Puy d’en Bas et celle d’Auris (voir LE FRENEY). On observera que cet itinéraire, très rapide (15 km de Bourg d’Oisans au Freney par Auris) ne comportait aucune difficulté significative et qu’il pourrait correspondre au tracé de CATORISSIVM (La Garde ou Bourg d’Oisans) à MELLOSEDUM (Mizoën) de la Table de Peutinger.

Toutefois, J. C. BOUVIER y voit le patronyme Auricius.

Le Chemin du Pape qui joint Auris au Col de Maronne, semble également d’origine antique. Outre son appellation, des monnaies romaines y auraient été découvertes.

Même si l’actuel pont d’Auris sur la Romanche date de 1849, il a toujours été désigné sous le nom de « pont romain », ce qu’ALLIX admettait en expliquant l’absence de vestiges par l’exhaussement et la montée des alluvions. Le pont antique pourrait ainsi se situer à plusieurs mètres en dessous de l’actuel pont.

Reprenant l’hypothèse de ROUSSILLON en 1847, M. C. BAILLY MAITRE et J. BRUNO DUPRAZ voient un tracé entre La Garde (vraisemblablement CATORISSIVM) et Auris par les terrasses de l’Armentier. En effet, la spectaculaire route de l’Armentier, achevée en 1899 ne présente pas un tracé inédit et s’est en fait implantée parallèlement au très ancien chemin de l’Armentier à la Balme d’Auris.

3 monnaies romaines sont relatées : à la Ville vers 1900, dans la partie supérieure du village, 1 Trajan et 1 Antonin le Pieux (au Musée Dauphinois 77.41.1 et 2) et vers 1970 aux Châtains, dans un jardin, une monnaie de Néron gravée sur une seule face : « IMPERATOR NERO CLAVDIVS CAESAR AVGVSTVS » (collection privée).

Selon M. HOSTACHE, le Villard, du latin villare désignant une ferme gallo-romaine puis un village au Haut Moyen Âge, a toujours été le centre géographique d’Auris, les autres hameaux étant construits en étoile autour.

 

Haut Moyen Âge : au hameau des Cours, on aurait mis au jour à la fin du XIXe siècle des « sarcophages en pierre ».

L’ancienne église Saint Julien, citée dès 1173, aurait été située au Pré des Gardents. M. HOSTACHE indique qu’on voyait très bien la forme arrondie du chœur avant que le remblai de la route l’ait recouvert et que de nombreuses sépultures en pierre d’ardoise y furent retrouvées. Il pense que ce premier village aurait disparu en entier sous une avalanche.

Le culte de Saint Julien à Auris procède sans doute d’une haute origine et de la proximité de voies de circulation importantes permettant de véhiculer le culte des martyrs. Julien, né à Vienne d’une famille aisée, suivit une carrière militaire puis s convertit au christianisme. En 304, lors des persécutions de Crispinus, gouverneur de la province, il s’enfuit dans les environs de Brioude. Retrouvé par les persécuteurs, il a alors la tête tranchée et celle-ci est emportée à Vienne pour servir d’exemple. Peu après, selon la tradition, deux vieillards bergers, Ilpize et Arcons, auraient porté le cadavre de Julien du lieu de son supplice à Brioude pour l’enterrer sur le site de l’actuelle basilique éponyme.

Les fondateurs du christianisme à Auris, qui connaissaient la vie et la mort des martyrs, véhiculé par les nombreux pèlerins qui se rendaient à Rome, pourraient avoir replacé dans ce lieu leur souvenir. Comme à Brioude, le chef lieu est sous le patronage de julien et une chapelle rurale (ici à Cluy) est au patronage de Saint Ilpize.

S’ajoute à Auris, le culte de Saint Géraud. Le saint abbé Géraud d’Aurillac – né à Aurillac en 856 et fondateur en 898 de l’abbaye, modèle de celle de Cluny, qui porte son nom) avait coutume d’aller en pèlerinage à Rome tous les deux ans et, semble-t-il, toujours par le même chemin. Sa « vie », rédigée par Eudes de Cluny, ne dit rien de vrai précis sur celui-ci ; on sait seulement que les deux termes de son passage dans les Alpes étaient Lyon et Turin, ce qui, au demeurant, n’est pas logique pour aller de Brioude à Rome, sauf à supposer que son pèlerinage comportait également des dévotions dans l’ancienne capitale des Gaules et, d’autre part, que, dans l’intervalle il passait à Catuserias, à Abricolam et à Mulsedunum. Le premier et le troisième de ces toponymes sont à rapprocher de CATORISSIVM et de MELSODVNVM de la Table de Peutinger ; les évolutions des noms de lieux ne sont pas surprenantes car, déjà, entre la Table de Peutinger et l’Anonyme de Ravenne (7ème siècle) on relève des disparités : Catorissium est devenu Catuserias (ou Cantourisa) et Mellodunum est devenu Metroselon. Il ne fait pas de doute que l’on parle bien dans la vie de Saint Géraud des mêmes lieux. Le troisième nom, ABRICOLVM, n’est cité ni dans la Table ni dans l’Itinéraire mais on incline à y voir le nom primitif d’Auris. Il n semble pas faire de doute que l’on parle bien dans la vie de Saint Géraud des mêmes lieux. C’est peut-être bien le souvenir le souvenir des passages de Saint Géraud à Auris et, selon la « Vita » la guérison miraculeuse d’un aveugle « sous sa tente » qui a suscité, qui a suscité plus tard l’édification d’une petite chapelle (infra). A ces indices historiques s’ajoutent des présomptions géographiques. Le pouillé de Grenoble de 1497 dit que « Saint Géraud est enterré à Auris au lieu même où il est mort », ce qui n’est pas exact si la vie du saint a dit vrai. Mais il n’en demeure pas moins que la chapelle qui lui est consacrée est sans doute d’origine ancienne puisque le pouillé susvisé la mentionne déjà. Toutefois, son emplacement est insolite car elle n’est située ni sur le tracé de la voie de Cluy ni sur celle joignant Auris au bassin du Freney. Par contre, sa position exceptionnelle permet de la rendre visible de presque tous les points de l’horizon.

 

Edifices religieux :

 

Ancienne église Saint Julien : des vestiges existeraient encore sous la route du hameau, dans un pré dit des Gardents. Le village de Saint Julien fut, entre le Xe et le XVIe siècle, un gros bourg autour de l’église consacré au saint. Autour de l’ancien édifice beaucoup de sépultures en pierre d’ardoise auraient été retrouvées, notamment lors de travaux de rectification de routes ou de chemins (chemin du tour de l’Homme, route des Orgières). L’église est attestée dès 1060 (ecclesia Santi Guilani d’Abries) date de sa donation à la prévôté Oulx. Elle est ensuite citée dans la charte du XIVe des cartulaires dits de Saint Hugues : ecclesia de Auis in Oysencio puis dans le pouillé du diocèse de Grenoble de 1497 : ecclesia Sancti Julliani de Auriis comme dépendance du prieuré de la Garde, précisant : in dicta ecclesia est corpus Sancti Geraldi. Ce village et son église ont disparu, sans doute, par suite d’avalanches. Dans les années 1960, la construction de la route d’accès au domaine skiable a mis au jour, au lieudit Saint Julien, un ensemble de structures (murs, tombes…) qui ont échappé à toute surveillance archéologique.

 

Au Champ des Moines, vers le Clos des Bessoux, tradition locale de « monastère ». M. HOSTACHE indique qu’on aurait trouvé des « vestiges » sans plus de précisions. D. VEYRAT parle d’« ossements ».

 

Eglise actuelle Saint Julien : elle a conservé de son premier état un très beau clocher roman de l’école d’Oisans, le plus beau de tout l’Oisans, datant de 1210-1220 par dendrochronologie des poutres des baies du 1er étage, et l’abside. La nef médiévale n’existe plus. A sa place, un vaisseau beaucoup plus vaste, axé nord sud, a été élevé au XVIIIe siècle. Le curé J. MICHEL, originaire du Bourg d’Oisans, curé d’Auris depuis 1719 fit exécuter les grands travaux à l’église entre 1721 et 1725. Le reste de l’édifice date du XIXe siècle. Dans son procès-verbal de visite du 25 mai 1693, Mgr Le Camus indique que l’église possède des reliques de Saint Julien et de Saint Marcellin tirés de Rome.

L’église possède un maître autel de 1726, une grosse cloche de 1793, une petite cloche de 1819 et un ostensoir du XVIIIe siècle inscrit à l’inventaire supplémentaire des objets mobiliers des monuments historiques en 2005.

M. HOSTACHE indique que les restes des anciens curés d’Auris enterrés dans le cimetière (dont ceux de Jean MICHEL, curé d’Auris durant 37 ans et enterré le 28 août 1757 dans l’église) ont été rassemblés en inhumés à l’entrée de l’église, sous le porche.

 

Chapelle Saint Antoine de la Balme mentionnée dès 1400 : capella de Balma. Elle a été refondée en 1676. Devant la chapelle, tilleul déjà mentionné en l’An VI.

 

Chapelle Saint Géraud : son origine est parfois datée de 890 mais elle remonte au XVe siècle, avant 1455. A cette date, en effet, la visite de l’évêque Laurent Alleman la décrit en état de ruine, ce qui sous-entend déjà d’une certaine ancienneté, « établie là où la tradition veut que le saint soit venu mourir ». La mémoire collective atteste que les habitants croyaient que la chapelle renfermait le corps du saint, ou du moins, l’une de ses reliques. Elle est ensuite citée dans le pouillé de 1497 : capella Sancti Geraldi. Elle possède un clocher mur au dessus de la façade. Elle a été restaurée dans la première moitié du XVIIIe siècle par le curé Michel en 1969. Récemment, une pierre vers le chevet portant la date de 1734 a été mise en valeur.

 

Chapelle Saint Jacques : le pouillé de 1497 mentionne la capella Sancti Jacobi fondée par Raymond d’Huez.

 

Chapelle Notre-Dame-de-Pitié de la Ville : elle est mentionnée dès le XVIe siècle. Elle conserve 2 burettes de 1693, inscrites à l’inventaire supplémentaire des objets mobiliers des monuments historiques en 2005.

 

Chapelle Notre-Dame-des-Anges de Cours : elle est citée dès 1672 et conserve des œuvres d’art :

 

Ø  un maître autel et son retable en bois peint et doré du XVIIe siècle classé monument historique au titre des objets mobiliers en 1970,

Ø  deux chandeliers d’autel en laiton du XVIIe siècle (même classement),

Ø  Une clochette en bronze et bois du XVIIIe siècle (même classement),

Ø  Une statue de Saint Roch du XVIIIe siècle inscrite à l’inventaire supplémentaire des objets mobiliers en 1976.

 

Chapelle Saint Ilpize de Cluy : elle fut construite (ou reconstruite) en 1750 selon la dédicace à l’entrée de la chapelle : « en 1730 cette chapelle a été fait MICHEL curé, J. GARDEN, J. B. DUSSER prieateurs, Saint Ilpize priez pour nous ».

 

Chapelle Saint-François-de-Paule, Saint-Jean-Baptiste et Saint Roch des Certs : elle a été édifiée en 1699 et restaurée récemment. Elle conserve des objets d’art :

 

Ø  une chasuble et une étole de clerc du XVIIe siècle,

Ø  un manipule et une bourse de corporal du XVIIe siècle,

Ø  2 statues de Saint Roch et Saint Jean-Baptiste du XVIIIe siècle,

Ø  Un tableau de Saint Roch, Salomé et Saint-François-de-Paule de 1695

Ø  2 chandeliers du XVIIe siècle.

Tous ces objets ont été inscrits à l’inventaire supplémentaire des objets mobiliers des monuments historiques en 2005.

 

Chapelle Notre-Dame-de-Pitié des Châtains citée en 1672.

Chapelle Saint Louis au Grand Châtain.

 

Chapelle Saint Roch : elle conserve un tableau de Saint Roch du XVIIe siècle, et une paire de statues du XVIIIe siècle, tous inscrits à l’inventaire supplémentaire des objets mobiliers en 2005.  

 

Oratoire ruiné de Saint Michel fondé en 1719 aux Cours par Marie MICHEL, veuve de Pierre CHALVIN, reconstruit en 2007.

Oratoire Saint Sauveur de 1737, disparu.

Oratoire de la Vierge de 1737.

Oratoire Saint François Régis de 1756, disparu.

Oratoire Saint Christophe à la Balme, au sommet de la Cheminée.

Oratoire de Notre-Dame-de-Bonté aux Cours.

Oratoire de Saint Martin.

Oratoire double Notre-Dame-de-la-Délivrance et Saint Antoine aux Cours sur le chemin conduisant aux Châtains.

Oratoire Sainte Catherine ou Sainte Anne.

Oratoire Saint Roch puis Sainte Barbe, chemin des Orgières, disparu.

 

Cimetière des Huguenots dans un petit vallon au Sarret, sous le chemin de Mailloz.

 

Châteaux :

 

Maison forte de la Balme mentionnée dans l’inventaire delphinal de 1339.

Maison forte d’Auris, non située.

 

L’enquête papale de 1339 mentionne 80 feux pour la paroisse.

 

Les hameaux d’Auris : 11 hameaux, plus ou moins importants existent toujours : les Alberges, la Balme, le Bouchet, le Cert, le Petit et le Grand châtain, les Cours, Cluy, le Mailloz, les Orgières, la Ville (voir ci-après).  

 

Hameaux, Mas et lieudits anciens :

 

Balma villa, XIVe siècle, la Balme.

El Bauches, XIVe siècle, le Bauchet.

Campus de Guado, XIIIe siècle, Champ du Gua.

Mas Cloies, XIIIe siècle, Mans Claudiis, XIVe siècle, Mans de Clues, XVe siècle, Cluy.

Curri, XIIIe siècle, les Cours.

Mans Durandorum, XIVe siècle, les Durands ?

Maillot, XIIIe siècle, Mallestus, XIVe siècle, le Mailloz.

Molendina de Auriis, XIVe siècle, les Moulins.

In Salvagiis, XVe siècle, Salvigne.

Mas del Ser, XIIIe siècle, le Sert.

Crux Soveyrana, XVe siècle, Seurannes.

La villa, XIIIe siècle, la Ville.

Villarius villa, XIVe siècle, le Villard.

 

Mines :

 

La mine de l’Armentier, était connue dès l’époque delphinale. Au XVIIIe siècle on y rechercha l’or et le platine mais ce fut assez peu concluant. En 1781 Schreiber y découvrit de l’axinite.

La Balme d’Auris est le lieu le plus célèbre de l’Oisans pour les échantillons d’axinite, d’épidote, de stibine et de prehnite qui y furent produits. Deux poches ont été creusées à partir du chemin de la Cheminée dans un filon et à peu près horizontal et orthogonal à la paroi. Ce gite, mis à jour par Schreiber à la fin du XVIIIe siècle, étudié et visité par de nombreux auteurs scientifiques, a fourni des pièces exceptionnelles à tous les grands musées du monde mais les plus beaux spécimens se trouvent au muséum de Paris et à celui de Grenoble.

Gisement anthracite de Maillot de 101 hectares concédé en 1851.

 

Autres indications :

 

Moulins, battoirs, gauchoirs mentionnés en 1319.

L’enquête de 1339 susvisée mentionne le hameau de la Setrane, encore habité en 1765, dont il ne subsiste que quelques fonds de cabanes, et un hameau permanent au Cluy d’Auris.

Le Pont Saint Guillerme est cité dès le Moyen Âge. Il a été reconstruit en 1672, en 1678 puis en 1855.

Aux Grands Châtains, demeure ancienne avec des fenêtres à meneaux de bois à volets intérieurs du XVIIe siècle.  

Aux Cours, maison de notable du XVIIIe siècle.

Source ferrugineuse de Maillaud mentionnée par ROUSSILLON.  

Au hameau de la Balme, bassin ancien récemment restauré.

Signal de l’Homme à 2175 mètres d’altitude.

Site Natura 2000 de la plaine du Bourg d’Oisans et ses versants (arrêté du 26 novembre 2005).

Musée rural des Cours.

ZNIEFF de l’adret de la Romanche.

ZNIEFF de la roche de l’Armentier.

ZNIEFF des gorges de l’Infernet.

ZNIEFF du versant de la Croix de Trévoux.

ZNIEFF de la roche des Darances.

ZNIEFF du massif des Grandes Rousses.

ZNIEFF de source Clairette.

ZNIEFF de la plaine du Bourg d’Oisans, partie sud.  

 

Bibliographie :

 

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