CARTE

 

ARCHEOLOGIQUE

 

DE L’ISERE

 

 

 

 

         Jean Claude MICHEL

 

 

 

                                      AVERTISSEMENT

 

Cette carte archéologique, actualisée dans l’été 2011, synthétise plusieurs ouvrages fondamentaux consacrés à l’Isère antique :

 

-       Isère gallo romaine que j’ai publiée en 2 tomes (arrondissement de Grenoble et arrondissements de Vienne et de la Tour du Pin en 1985 et 1987) mise à jour des éléments postérieurs

-       Mémoire de F. DORY de 1988 : inventaire archéologique et voies antiques du Viennois occidental, époque gallo romaine

-       Mémoire de W. MEYER de 1992 : l’ancien arrondissement de Saint Marcellin à l’époque gallo romaine : inventaire d’archéologie rurale

-       Carte archéologique de la Gaule : Isère 38/1 publiée en 1984 par l’Académie des Inscriptions et Belles Lettres (A. PELLETIER, F. DORY, W. MEYER, J. C. MICHEL) également mise à jour des découvertes postérieures

-       Les Inscriptions Latines de Narbonnaise, revues et actualisées en 2004 en ce qui concerne la cité de Vienne

-       La CAG 38/2, arrondissement de la Tour du Pin, enfin publiée début 2011 reprenant du reste certaines communes déjà traitées dans la CAG 38/1

 

A des degrés moindres elle tient compte des publications suivantes :

 

-       l’histoire des communes de l’Isère, publiée en 4 volumes en 1987 et 1988 par les éditions HORVATH

-       la Pierre et l’Ecrit (à compter de 1990)

-       les volumes de « Patrimoine en Isère » publiés par le Musée Dauphinois,

-       les publications des fouilles par le SRA Rhône Alpes (bilans scientifiques). 

 

Contrairement aux ouvrages précités qui fournissaient des inventaires par canton, la présente carte suit l’ordre alphabétique des communes de l’Isère. Elle intègre également la préhistoire grâce aux dossiers d’Aimé BOCQUET présentés sur son site Internet.

 

Pour ne pas alourdir la présentation, la bibliographie de chaque commune a été regroupée à la fin de chaque notice, même si cela présente des inconvénients pour les chercheurs.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

ABRETS (les) (Canton de Pont de Beauvoisin)

 

Haut moyen âge : s’agit-il de l’ « Abrici Colonica » citée en 739 dans le testament d’Abbon ?

 

Bibliographie :

 

-       J. MARION : le testament d’Abbon dans les cartulaires de l’église cathédrale de Grenoble dits cartulaires de Saint Hugues, 1869, page 41 ss

-       J. BRUNO : le Grésivaudan, toponymie et peuplement d’une vallée des Alpes, 1977

-       J. FILLEAU : dictionnaire toponymique des communes de l’Isère, 2006, page 19

 

ADRETS (les) (Canton de Goncelin)

 

Epoque gallo romaine : selon J. BRUNO il y aurait eu une villa gallo romaine dont le centre se serait situé à l’emplacement du village actuel avec ses prolongements sur Villard Bernard et Villard Château.

Les lieudits « les Jonches » et « Vaujanne » rappellent-ils un culte voué à Janus ?

Le lieudit « Lautaret » (autel ?) conduisant sur Laval à « Beldina », est-il une zone sacrée gauloise ?

 

Haut moyen âge : selon E. TASSET, emplacement possible d’une motte castrale au lieudit « Montregard ».

 

Bibliographie :

 

-       J. BRUNO : le Graisivaudan, toponymie et peuplement d’une vallée des Alpes, 1977, pages 151, 296,  321 et 329

-       Isère Gallo Romaine, 1, 1985, page 55

-       E. TASSET : châteaux forts de l’Isère, 2005, page 148

 

AGNIN (Canton de Roussillon)

 

Préhistoire : en 1939, au sud de l’église on a découvert un biface du paléolithique moyen (acheuléen).

 

Epoque gallo romaine : selon P. H. BILLY le nom de la commune pourrait être d’origine gallo romaine et provenir du patronyme Annius (domaine d’). Elle était vraisemblablement située sur le passage d’une voie secondaire (de Tourdan à Andance ?). Divers vestiges sont connus :

 

Ø  en 1835, dans les dépendances du château de Gaulas (ou Golat) on a mis au jour des fondations de murs, des mosaïques, des tuiles, un tubuli avec l’inscription « LAPIANVS » (Clarianus ?), des monnaies calcinées et un bassin circulaire qu’entouraient des bancs en pierre. Des traces de construction auraient été aperçues à proximité. Tout cela laisse à penser à l’emplacement d’une villa sur le site. Selon la tradition, sa destruction daterait des invasions sarrasines

Ø  en 1837, dans le parc du château on a découvert un autel octogonal en marbre blanc comportant sept bustes de divinités présidant aux jours de la semaine : Jupiter, Junon, Mars, Neptune, Diane, Mercure, Minerve et le buste de Septime Sévère, entre Vénus et Saturne, avec une inscription faisant référence à son fils Caracalla : « IOVI OPTIMO MAXIMO E(t) / CAETERIS DIIS DEABVSQ(ue) / IMMORTALIBVS / PRO SALVTE IMPERATOR(um) L(uci) SEPTIMI SEVERI ET / M(arci) AVRELII ANTON(ini Augustorum) » : « à Jupiter très bon et très grand et à tous les dieux et déesses immortels. Pour le salut des empereurs Lucius Septime Sévère et Marcus Aurelius Antoninus, Augustes ». Ce monument est exceptionnel en Narbonnaise et l’analyse architecturale de l’autel semble indiquer qu’il n’est, en réalité, qu’un élément d’un monument plus important (monument historique au titre des objets mobiliers, 1947. On notera que l’arrêté de classement porte, à tort, l’autel sur la commune voisine de Bougé Chambalud)

Ø  la même année, toujours dans le domaine de Golat, on a découvert une inscription (aujourd’hui perdue) : « (se)X(to) ATIL(io) A(uli) F(ilio) / VOL(tinia) BELLO / EX TESTAM(ento) » : « à Sextus Atilius Bellus de la tribu Voltinia en exécution de son testament »

Ø  on a également découvert, à la même époque, le long de la « Vie Arlot » une pièce de bronze appartenant à l’ornement d’un attelage de char et un fragment de marbre avec les lettres « INO » ou « NNO » (ces deux éléments sont conservés au château)

Ø  Toujours le long de la « Vie d’Arlot », on a trouvé une tête de femme en marbre, une Vénus en plomb (visibles au château) et un fragment de frise, également en plomb, représentant un cavalier nu tête muni d’un bouclier et terrassant un ennemi. Non loin de là, on aurait découvert des tombes contenant des glaives et des traces de constructions incendiées ainsi qu’une hampe en bronze figurant Minerve casquée. S’agissait-il d’un fragment d’enseigne de la 1ère légion Minerve stationnée à Lyon en 197 ?

 

Haut moyen âge : dans le parc du château, on a découvert un fragment d’inscription paléochrétienne : « (hic (ou hoc) tumulo requiesci)T /  IN (pace) / bonae me)MORIAE / … VS (qui vix)/ (xit annis)… » : « dans ce tombeau repose en paix …us (Uronius selon A. MACE) de bonne mémoire qui vécut … années » (perdu ?).

 

Bibliographie :

 

-       A. MERMET : notice sur les constructions romaines découvertes à Gaulas, MSAF 3, 1837, pages 116 à 120

-       J. J. A. PILOT : précis statistique des antiquités du département de l’Isère, BSSI 3, 1843, page 130

-       A. MACE : les chemins de fer du Dauphiné, 1860, pages 107 à 109

-       F. CROZET : description toponymique, historique et statistique des cantons formant le département de l’Isère, 1869-1870, page 6

-       A. ALLMER et A. de TEREBASSE : inscriptions antiques et du moyen âge de Vienne en Dauphiné, 1875-1876 n° 23 et n° 437

-       Abbé CHAPELLE : rapport archéologique sur les fouilles archéologiques faites sur le territoire de la commune de Pact, Bulletin de l’Académie Delphinale, 1885

-       Abbé CHAPELLE : notice historique sur Merlas près Saint Geoire, Petite Revue Dauphinoise, 1887-1888 pages 381 et 382

-       O. HIRCSCHFELD, CIL XII, 1888, n° 2183, 2184

-       E. ESPERANDIEU : recueil général des bas reliefs, statues et bustes de la Gaule Romaine, 1, 1907, n° 412

-       GALLIA Préhistoire VI, 1963, page 292

-       A. BOCQUET : l’Isère préhistorique et protohistorique, 1969, page 194

-       R. TURCAN : les religions de l’Asie dans la vallée du Rhône, 1972, pages 132 et 133

-       P. de CARBONNIERES : inventaire d’archéologie rurale dans le Vienoois, 5ème au 12ème siècles, 1976, page 7

-       P. H. BILLY : origine des noms de villes et des villages de France, 1981, page 18

-       F. DESCOMBES : recueil des inscriptions chrétiennes de la Gaule antérieures à la renaissance carolingienne, XV, Viennoise du Nord, 1985, n° 29, page 251

-       Histoire des communes de l’Isère, 1, 1987, pages 314 et 315

-       Isère gallo romaine, 2, 1987 page 131

-       F. DORY : contribution à l’étude des sites gallo romains du Bas Dauphiné, la Pierre et l’Ecrit, 1990, page 222

-       CAG 38/1, 1994, pages 111, 112

-       Patrimoine en Isère : pays de Roussillon, 2003, pages 28, 33 à 36

-       ILN, V, 2, Vienne, 2004, n° 320 et 321, pages 29 et 30

 

ALBENC (l’) (canton de Vinay)

 

Préhistoire : au lieudit « les Portes », on a découvert des éléments lithiques (un fragment de poignard, des bifaces, des racloirs, des burins, un couteau à dos…).

Au lieudit « les Faverges » on a découvert en 1970 les vestiges d’une industrie chalcolithique de technique campignienne méridionale.

 

Protohistoire : Au lieudit « le Bivan » lors des travaux de l’autoroute Grenoble – Valence on a découvert une fosse du Hallstatt final contenant du matériel céramique et lithique du 6ème siècle avant notre ère. Un habitat de même époque est conjecturé à proximité.

Pour P. H. BILLY, le nom de la localité vient de « Alba » qui signifierait « la colline » ou « la forteresse ». Ceci semble corroboré par A. BOQUET qui voit, au lieudit « Verdun », un oppidum gaulois d’environ 1 hectare attesté par la topographie : une frontière interne Allobroge passerait à coté de l’oppidum, où le ruisseau qui borde le hameau de Morges coupe la route. Ce ruisseau se prolonge dans le bourg près d’une rue de vieilles maisons portant le nom de « Randon » (la limite en Gaulois selon Bocquet). A 500 m de là, une petite éminence conique domine de 120 m et porte le nom de « Malan ». Est-ce un Mediolanum ?

 

Epoque gallo romaine : en un lieu non précisé on aurait découvert en 1882, lors de labours, des « murs épais » ainsi que des sépultures.

Au lieudit « Pacalière » une aire de production de tuiles antiques a été découverte en 1988 – 1989 lors du creusement d’un fossé de drainage.

Au lieudit « le Bivan », la construction de l’autoroute A 49 en 1988 a mis au jour un site qui a connu huit états successifs de l’Age du fer au haut moyen âge : outre les vestiges protohistoriques (supra) :

 

-       un habitat augustéen comportant au moins trois édifices du type à antichambre avec une architecture légère, organisés autour d’une zone centrale avec un ensemble de fosses vidange, un foyer circulaire et une importante adduction d’eau avec bassin de rétention et déversoir,

-       un établissement agricole avec une série de six bâtiments, abandonné sous le règne de Claude,

-       un grand bâtiment des 2ème et 3ème siècles avec des structures annexes matérialisées par des calages et des trous de poteaux.

-       Des structures du 4ème siècle au sud du grand bâtiment.

 

A « Faverge », emplacement d’un bâtiment antique ayant livré des céramiques du 1er et du 2ème siècles découvert en prospection en 1988.

A « Mérin » (ou Meyrins), substructions d’un bâtiment et emplacement de tombes en briques et en tuf.

 

Nota : le « trésor de la Cordière » attribué par G. VALLIER à l’Albenc concerne en fait la commune de Vinay.

 

Haut moyen âge : sur le site de Bivan, on a découvert des vestiges de constructions reprises au 6ème siècle pour former un ensemble de seize salles sur une surface de 600 m2.

Sur le même site, deux grandes fosses oblongues du 7ème siècle peuvent correspondre à des fonds de cabanes faisant partie d’un ensemble plus vaste.

Enfin, toujours sur ce site, emplacement d’un vaste édifice rectangulaire avec trois petites constructions annexes d’époque carolingienne. A la fin de cette époque un important habitat supplante alors les installations antérieures. Quatre bâtiments ont été reconnus dont le plan est basilical à plusieurs travées. Autour de cette zone d’habitat, une soixantaine de fosses silos ont été dégagées.

 

Bibliographie :

 

-       M. MALENFANT, G. et A. CHAFFENET : l’industrie chalcolithique de technique campignienne méridionale de l’Albenc, bulletin de la SPF, T 69, n° 3, 1972, pages 80 à 84

-       P. H. BILLY : origine des noms des villes et des villages de France, 1981, page 19

-       H. de KLINJ : une fosse dépotoir du premier âge du fer à l’Albenc, Revue Archéologique de Narbonnaise, T 24, 1991, pages 257 à 265

-       W. MEYER : l’ancien arrondissement de Saint Marcellin à l’époque gallo romaine : inventaire d’archéologie rurale. Mémoire de maîtrise, 1992, pages 87 à 89

-       CAG 38/1, 1994, page 158

-       GALLIA Informations Rhône Alpes, 1996, pages 87 et 88

-       A. BOCQUET : une nouvelle approche des Allobroges et leur territoire, Bulletin d’Etudes préhistoriques et archéologiques alpines, T 15, 2004

-       A. BOCQUET : l’Allobrogie et les Allobroges. Site Internet

-       SRA : 2006-2, page 150

 

ALLEMONT (canton de Bourg d’Oisans)

 

Epoque gallo romaine : Selon PILOT on aurait trouvé à Allemont des « objets gallo romains ».

P. L. ROUSSET pense que le nom du hameau de « Baton » (Battonus au 14ème siècle) semble venir tout droit du latin « bastum » c'est-à-dire : bât. Il envisage l’hypothèse selon laquelle ce hameau, situé sur le tracé présumé de la voie romaine de l’Oisans, était l’endroit où l’on devait charger les charrettes et bâter les chevaux et mulets car plus loin commençaient les étapes accidentées.

Du Rivier au Pas de la Coche, passage d’une voie supposée antique, la seule à franchir le massif de Belledonne pour joindre le Grésivaudan à l’Oisans. Le Pas de la Coche, qui permet cette liaison, est fréquemment mentionnée dans les comptes de châtellenie médiévaux et la circulation locale semble avoir été importante. G. de GALBERT y voit passer Hannibal en 218 avant notre ère.

ROUSSILLON pensait à une jonction directe de la voie de l’Oisans à celle de la rive gauche de la vallée de l’Isère et H. FERRAND voyait dans cette voie « authentiquement romaine » le compendium rejoignant la voie principale des Alpes Graies « à hauteur du Granier ». ROUSSILLON dit avoir observé des « restes évidents ça et là sur tout le trajet » et, notamment, au « Molard d’Articol », du Rivier d’Allemont à la Coche puis près du lac. Il est de fait qu’il existe certains segments pavés au dessus du Rivier.

Au plan de la toponymie, P. H. BILLY fait provenir le nom de la localité d’un patronyme germanique, Alamund (domaine d’) et on signalera un « chemin Ferret » et deux lieudits généralement significatifs : « la Ville » et « le Villaret ».

 

Bibliographie :

 

-       J. J. A. PILOT : recherches sur les antiquités dauphinoises, 1846

-       E. GUEYMARD et alii : statistique générale du département de l’Isère, 3, 1846, page 197

-       J. H. R. ROUSSILON : étude nouvelle et plus complète de l’ancienne voie romaine de l’Oisans et de ses annexes, 1878   

-       H. FERRAND : l’Oisans, 1903, page 12

-       A. ALLIX : l’Oisans au moyen âge : étude de géographie historique en haute montagne, 1929

-       P. H. BILLY : origine des noms des villes et des villages de France, 1981, page 20

-       Isère gallo romaine, 1, 1985, page 14

-       P. L. ROUSSET : au pays de la Meije, 3ème édition, 1992, pages 119 et 133

-       G. de GALBERT : Hannibal en Gaule, nouvelle hypothèse, 2005, pages 141 à 145

-       G. de GALBERT : correspondance des 10 décembre 2007 et 8 mars 2008

 

ALLEVARD (canton d’Allevard)

 

Protohistoire : en 1896 au « Mas du Pré Passé » on a découvert fortuitement deux haches de l’âge du bronze (13ème ou 12ème siècles avant notre ère) si représentatives qu’elles ont donné naissance au « type d’Allevard » dans la nomenclature officielle française de l’âge du bronze (M. D. 67.3.50 et 51)

 

Epoque gallo romaine : au lieudit « Pré Saint Jean », vers 1840, lors de fouilles pour élever un mur dans le parc du château, on a découvert une statuette d’un Adonis ou d’un Apollon en bronze, complète à l’exception du pied droit.

Dans l’ancien quartier de « Jérusalem » des monnaies romaines, non décrites, auraient été découvertes.

Tradition de voie romaine secondaire entre Goncelin et Detrier (la « Grande Vie » ?).

Les eaux d’Allevard étaient elles connues et exploitées à l’époque romaine ?

Pour P. H. BILLY le nom de la commune proviendrait du patronyme germanique Araward (domaine d’).

 

Haut moyen âge : Allevard est cité en 739 dans le testament d’Abbon (« In Aravaldo »).

Motte castrale du « Bas Fer ».

 

Bibliographie :

 

-       J. J. A. PILOT : les monuments du département de l’Isère, Bulletin de l’Académie Delphinale, 1, 1842-1845, page 66 et précis statistique des antiquités du département de l’Isère, BSSI, 3, 1843, page 122

-       H. MULLER : compte rendu des fouilles, BSDEA, T 4, n° 1, 1897, pages 7 à 14

-       A. BOCQUET : l’Isère préhistorique et protohistorique, 1969, page 194

-       A. BOCQUET : catalogue des collections préhistoriques et protohistoriques du Musée Dauphiné, 1970, pages 50 et 51

-       J. BRUNO : le Graisivaudan, toponymie et peuplement d’une vallée des Alpes, 1977, pages 30, 249 et 310

-       P. H. BILLY : origine des noms des villes et des villages de France, 1981, page 20  

-       Isère gallo romaine, 1, 1985, page 7

-       Archéologie chez Vous n° 9, 1991, pages 10, 12 et 15

-       CAG 38/1, 1994, page 46

-       Atlas du patrimoine de l’Isère, 1998, page 32

-       E. TASSET : châteaux forts de l’Isère, 2005, page 148

-       J. FILLEAU : dictionnaire toponymique des communes de l’Isère, 2006, page 19  

 

AMBEL (canton de Corps)

 

Epoque gallo romaine : P. H. BILLY voit dans le nom de la commune le patronyme romain Ambilius (domaine d’).

 

Haut moyen âge : le testament d’Abbon de 739 mentionne Ambel : « …. en troisième lieu mes terres d’Ambilis in Taraone ». Selon J. L. CHERIAS, le nom de Taraone correspondrait au lieudit « Tourannes » qui n’est plus localisable aujourd’hui.

Emplacement supposé du castello d’Ambel dans lequel serait né Saint Eldrade, moine provençal puis abbé de la Novalaise, en 781. Selon la tradition, le château aurait été détruit par les Sarrasins vers 906. Le saint aurait, selon la même tradition, fait bâtir une « grande et magnifique église dédiée à Notre Dame et, autour de celle-ci, des cellules ».

 

Bibliographie :

 

-       P. H. BILLY : origine des noms des villes et des villages de France, 1981

-       J. L. CHERIAS : évènements du 7ème et du 8ème siècles relatifs à l’histoire dauphinoise, Bulletin de l’Académie Delphinale, séance du 13 janvier 1871

-       Isère gallo romaine, 1, 1985, page 31

-       Histoire des communes de l’Isère, 1988, page 156

-       J. GUEYDAN : les prieurés du Beaumont dans Mémoire d’Obiou n°4, 1999, page 34

-       G. CARDIN : Eldrade, Mémoire d’Obiou, n° 4, 1999, pages 21 à 32

 

ANJOU (canton de Roussillon)

 

Protohistoire : au lieudit « le Dun », A. BOCQUET voit un oppidum gaulois.

 

Epoque gallo romaine : sur un site non précisé on aurait découvert des tegulae et des pesons de tisserands.

On notera un « Chemin de l’Estrat » (via strata ?)

 

Haut moyen âge : emplacement d’une motte castrale vers le château.

 

Bibliographie :

 

-       Archéologia n° 154, mai 1981, page 65

-       F. DORY : inventaire archéologique et voies antiques du Viennois occidental, époque gallo romaine, mémoire de maîtrise 1982, page 21

-       Isère gallo romaine, 2, 1987, page 131

-       Patrimoine en Isère : pays de Roussillon, 2003, pages 26 et 43

-       A. BOCQUET : une nouvelle approche des Allobroges et leur territoire, Bulletin d’Etudes préhistoriques et archéologiques alpines, 7 15, 2004

 

ANNOISIN CHATELANS (canton de Crémieu)

 

Préhistoire : on a découvert un maillet à rainure d’époque chalcolithique, à tranchant linéaire, en roche verte. Un étranglement médian fait le tour de l’objet. Il proviendrait d’anciennes tranchées situées près du Camp de Larina. Ce type d’outil est rare dans cette région dépourvue de mines ou de grands ateliers de taille.

La « Grotte de la Chuira » (ou Chuire) a révélé un habitat utilisé du néolithique au premier âge du bronze.

Le « Trou de la Chuire » a livré des vestiges néolithiques.

A proximité de la « Fontaine de la Vie » on a découvert une pierre à cupules aujourd’hui conservée dans le parc de la mairie d’Hyères sur Amby.

 

Protohistoire : le « Trou de la Chuire » a livré des vestiges de l’époque du bronze final et de l’époque de hallstatt.

Vers la chapelle de Leyrieu, au début du 20ème siècle, on a découvert une tombe du début du Hallstatt qui a notamment livré une épée en bronze.

A la grotte de la Chuira on a découvert un dépôt cultuel de près de 400 objets intacts ou fragmentés de la Tène notamment une centaine de parures vestimentaires (essentiellement des fibules en fer et des bracelets en verre), des objets métalliques provenant d’armements et 30 000 fragments de vaisselle gauloise ou importée d’Italie. Ce gisement semble résulter de la fermeture d’un sanctuaire gaulois situé à proximité. Une partie des objets récupérés est exposée à la Maison du Patrimoine d’Hieres sur Amby.

L’oppidum de Larina, dont la majeure partie est située sur la commune d’HIERES SUR AMBY, est étudié spécifiquement avec cette commune.

On notera néanmoins, sur la commune d’Annoisin, le rempart de l’oppidum, en éperon barré, inscrit à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques (1983).

 

Epoque gallo romaine : P. H. BILLY voit dans le nom d’Annoisin le patronyme Anicius. Divers vestiges sont connus :

 

Ø  CHANTRE indique avoir découvert en 1865, à proximité du village d’Annoisin, un monolithe de marbre blanc de 4 m3 environ portant encore des moulures et quelques lettres « augustales » gravées profondément (frise d’un temple ?). Il ajoute que « dans la plupart des murs du village on voyait des fragments de colonnes et des chapiteaux »

Ø   des monnaies de Tibère et de Faustine auraient également été découvertes en un lieu non précisé

Ø  à Chatelans, dans le mur d’une maison, existait vers 1873 une inscription fragmentaire : « …CASSI… »

Ø  au même village, un fragment de sarcophage avec inscription « D(is) M(anibus) / …/ …SA… CI… / …(i)SSIM…/ …(s)VB ASCIA D(edicavit) » était en remploi en 1875 dans le mur d’une étable. Il semble perdu

Ø  au lieudit « le Grand Champ », en 1860, on a découvert une statue d’homme en toge dans des débris de construction

Ø  au pied du mont d’Annoisin, emplacement d’une grande villa

Ø  la grotte de la Chuira a livré un fond de vase et divers fragments de poteries.

Ø  au lieudit « les Allées », habitat gallo romain

Ø  au lieudit « le Clos », gisement découvert en 1991

Ø  au lieudit « les Esserts », emplacement d’une dépendance d’habitat

Ø  aux lieudits « les Granges », « les Goulières » et « le Mont », importantes concentrations de tegulae et d’imbrices.

 

Haut moyen âge : outre le camp de Larina (Cf. remarque ci avant), on a repéré, près de « Vasseras », sur la rive nord de l’étang de « Gillieu », de nombreuses sépultures sous dalles et plusieurs fonds de cabanes de type mérovingien.

A Chatelans, emplacement de motte castrale avec basse cour.

Au lieudit « Pont Rozier » on signale des tombes en coffres de lauzes.

 

Bibliographie :

 

-       A. ALLMER et A. de TEREBASSE : inscriptions antiques et du moyen âge de Vienne en Dauphiné, 1875-1876 n° 519 et n° 520

-       CIL XII, 1888, n° 2371 et n° 2372

-       A. BOCQUET : l’Isère préhistorique et protohistorique, 1969, page 194

-       P. H. BILLY : origine des noms des villes et des villages de France, 1981, page 24

-       Histoire des communes de l’Isère, 1987, page 122

-       Isère gallo romaine, 2, 1987, page 17

-       Inventaire général du canton de Crémieu, 1998, page 20

-       F. PERRIN : un dépôt d’objets gaulois à Larina, DARA, 4, 1990

-       Les Allobroges, Musée Dauphinois, 2002, pages 40 à 43  

-       ILN, V, 2, 2004, n° 563 et 564, pages 233 et 234

-       CAG 38/2, 2011, pages 60 à 62

 

ANTHON (canton de Pont de Cheruy)

 

Protohistoire : tradition d’oppidum gaulois.

 

Epoque gallo romaine : une voie secondaire (d’Anthon à Colombier ?) semble avoir traversé la commune. Une tradition ancienne fait d’Anthon (domaine d’Antonus ?) un port sur le Rhône.

Des débris d’armes romaines, d’urnes cinéraires et de sarcophages sont signalés en 1862.

De même, des vestiges antiques sont signalés à « Villette » et à « Mons ».

En 1787 et 1897 au pied d’un tertre nommé « Saint Cyr » des « sépultures reposant sur des lauzes orientées nord sud avec des poteries » auraient été découvertes. Mais la description parait peu crédible.

En 1983, sur le site des « Franchises » du matériel gallo romain tardif a été ramassé.

Encastré dans le mur d’une maison il y aurait un médaillon romain représentant l’empereur Claude et portant l’inscription « CLAVDIVS AVGVSTUS ». Ce médaillon daterait en fait de la Renaissance.

La tour d’Anthon, dans laquelle certains auteurs anciens voyaient l’un des postes de défense du Rhône à l’époque romaine n’est citée qu’à compter du 11ème siècle : « castrum de Anthono ». Certains pans de murs, des traces de fossés et un fragment de la porte principale peuvent néanmoins laisser penser à une occupation dès l’époque carolingienne.

 

Haut moyen âge : en 1935, la construction du château d’eau et une carrière de graviers au pied de la butte ont entraîné la découverte de nombreux squelettes. Des sépultures en coffres complets de grandes dalles bien taillées ont permis d’identifier à cet emplacement une nécropole mérovingienne.

Au « domaine des Franchises », on a mis au jour en 1983 une dizaine de tombes du 5ème au 8ème siècles avec un peu de mobilier (agrafe à double crochet, bracelet, contre plaque en boucle). Cette découverte a laissé présumer l’emplacement d’une nécropole de près de 1000 tombes en parfait état. On notera qu’à très peu de distance subsiste un lieudit « les Chapelles ».

 

Bibliographie :

 

-       Abbé F. PONCET : essai sur la baronnie d’Anthon, 1882, page 2

-       G. CHAUFFIN : les stations gallo romaines du Bas Dauphiné, Evocations, janvier février 1959, page 76

-       P. H. BILLY : origine des noms des villes et des villages de France, 1981, page 24

-       M. COLARDELLE : sépultures et tradition funéraire du 5ème au 13ème siècle après J. C. dans les campagnes des Alpes françaises du nord, 1983, page 167

-       G. DREVET et M. COLARDELLE : Anthon, rapport de découverte fortuite, septembre 1983, archives SADRAH

-       M. JANNET VALLAT : Anthon, rapport de fouille, 1983, archives SADRAH

-       A. CHARVET : aspects historiques du pays de Velin, Evocations, janvier juin 1983

-       Renseignements de G. DREVET, 1987

-       Isère gallo romaine, 2, 1987, page 122

-       Histoire des communes de l’Isère, 1, 1987, page 277

-       CAG 38/1, 1994, page 166

-       CAG 38/2, 2011, page 62

 

AOSTE (canton de Pont de Beauvoisin)

 

Préhistoire : d’après CHAPER, on aurait trouvé deux haches néolithiques en pierre polie.

Les marais du Rhône, vers Saint Didier, auraient livré des traces d’occupation « palafitique ».

 

Protohistoire : on a découvert deux haches en bronze du type de Neyruz.

Vers 1862, une hachette celtique de la Tène aurait été trouvée.

Au 19ème siècle, sur un site non précisé, on a trouvé des bijoux gaulois (bracelet à spirales en bronze, bague avec chaton, agrafe de boutonnière, fibule à arc cylindrique) et cinq monnaies allobroges (au bouquetin, à l’hippocampe, au cavalier). Ces pièces sont exposées au musée d’Aoste.

Au lieudit « Branguet » on a trouvé en prospection une épingle du bronze final et quelques tessons de céramique.

Au lieudit « le Marais », ancien bras du Rhône avec berges correspondantes : les niveaux anthropiques sont datés de l’âge du bronze.

 

Epoque gallo romaine : le sol d’Aoste – Vicus Augustum – livre au moindre terrassement des vestiges gallo romains mais aucune fouille systématique n’a jusqu’alors été faite et la situation exacte de la ville antique est encore mal connue. Augustum était l’un des six vici connus sur le territoire de la civitas des Allobroges avec Genava (Genève), Boutae (Annecy), Albinum (Albens), Aquae (Aix les Bains) et Cularo (Grenoble). Son nœud routier est mentionné par la Table de Peutinger et par l’Itinéraire Antonin, sur les voies de Vienne à l’Italie par les cols du Grand et du Petit Saint Bernard.

Plus grand selon toute apparence (68 hectares)  et plus peuplé que le village actuel, Augustum Aoste s’étendait peut être jusque sur le monticule où l’on a placé le cimetière et qui porte encore le nom de « Mont Gaudens ». Mais le plan de l’agglomération n’est toujours pas connu. Le vicus qui aurait été établi entre 16 et 13 avant notre ère, probablement durant le long séjour qu’Auguste fit à Lugdunum, était également le chef lieu d’un pagus, l’un des rares dont ont ait pu avoir connaissance de l’existence : le pagus OCT(avianus). D’abord modeste au 1er siècle avant notre ère, la localité semble avoir connu, au siècle suivant, un développement relativement important pour atteindre son maximum au 2ème siècle, époque où Aoste devient une agglomération majeure. Le déclin commence lentement au 3ème siècle pour s’accélérer au 4ème siècle. La crise semble avoir été particulièrement grave au 5ème siècle.

Il est à déplorer que le sol d’Aoste n’ait pas fait l’objet d’une étude systématique et que son histoire n’ait pas encore donné lieu à une synthèse générale récente. Il existe néanmoins un fond important constitué des études publiées par J. ROUGIER dont est issue la partie la plus significative des éléments composant cette notice. En outre, le musée de site est particulièrement fourni en éléments antiques de tous ordres. Les principales découvertes sont les suivantes :

 

-       en 1852, on a découvert un mascaron en terre cuite représentant une tête de femme (aujourd’hui perdu)

-       dans la seconde moitié du 19ème siècle, des fouilles ponctuelles aux lieudits « Pierre » (ou Saint Pierre), « la Maria », « les Cotes », « la Planche », « le Cultieu » ont livré des vestiges peu ou mal décrits

-       en 1875, sur l’emplacement des écoles on a mis au jour une citerne et un dépôt d’amphores

-       peu après, à l’est du cimetière, on a exhumé les restes d’un monumental dallage

-       un port fluvial existait vraisemblablement à Aoste. Le débarcadère n’a pas été localisé mais on a découvert au 19ème siècle, dans le lit du Rhône, une barque monoxyle de 12,80 m de longueur

-       lors de l’agrandissement du cimetière en 1930 on a découvert la base d’une tour de 12 m de diamètre et de 3 m d’épaisseur. S’agissait-il des vestiges d’une enceinte ?

-       un certain nombre d’indices montrent que l’agglomération possédait peut être cinq temples dédiés à Jupiter, à Auguste, à Junon, à Esculape et aux Mères Augustes. Le temple d’Auguste, dont seul le plan est connu, s’élevait à l’emplacement de l’église actuelle et avait la même dimension. La fontaine élevée en 1859 est située à l’emplacement du dallage de l’atrium. Le pseudo autel de ce temple trouvé lorsque l’on a abaissé la route de Genève, tout près de la maison qui fait face à l’église, est en fait un sacellum ou autel de carrefour à 4 faces. C’est un monument assez rare dans le monde antique. Il est aujourd’hui conservé au musée et classé monument historique au titre des objets mobiliers (1915). Cet autel de carrefour était situé à la jonction de quatre voies : celle de Vienne au Petit Saint Bernard, celle d’Aoste à Vienne, celle de Vienne au Grand Saint Bernard et la voie de Belley dite « Vie de Cordon »

-       le pseudo « autel à sacrifice » (classé comme tel monument historique au titre des objets mobiliers en 1915) puis réinterprété par J. ROUGIER comme étant un pressoir serait en fait, selon J. P. JOSPIN, le socle d’une fontaine romaine

-       le musée d’Aoste conserve de belles séries d’estampilles et de céramique Allobroge (cruchons, vases, bouteilles, flacons, fioles, urnes…), des monnaies (près de 700 monnaies ont été découvertes à Aoste), un ensemble de clés, poids, lampes à huile, mortiers, amphores et certaines pièces remarquables :

 

Ø  deux inscriptions identiques (l’une perdue, l’autre classée monument historique au titre des objets mobiliers en 1915) commémorant l’érection du toit d’un temple et d’un portique avec ses colonnes : « PRO SALVTE IMP(eratoris) / CAES(aris) M(arci) AVR(elli) ANTO / NINI AVG(usti) TECTVM / PORTICVS / CVM SVIS COLVMNIS ET / PAENVL(is) DVABVS ET OPER(e) TECTOR(io) / SEX(tus) VIREIVS SEXTVS DECVR(io) / D(e) S(ua) P(ecunia) D(at) POLLIONE II ET APROS II CO(n)S(ulibus) » : « en mémoire du salut de l’empereur César Marc Aurèle Antonin Auguste le décurion Sextus a payé de son argent le toit les portiques avec leurs colonnes, deux pénules et l’enduit en stuc sous le second consulat de Pollion et Aper » ; l’emplacement de ce temple avec portique n’est pas connu

Ø  la partie supérieure d’un autel dont le couronnement a disparu, avec inscription «… / … / … / SACRVM / IMP(eratore) COM(modo) II / P(ublis) MARTIO / VERO II CO(n)S(ulibis) » : « … sacré, l’empereur Commode et Publius Martius Verus (étant) consuls pour la seconde fois » (an 179) (monument historique au titre des objets mobiliers, 1975)

Ø  une inscription semblable relatant l’existence d’un monument détruit (monument historique au titre des objets mobiliers, 1975)

Ø  un fragment de sarcophage avec inscription « … IVC / VIIII / … AECEPS / … ONN » (monument historique au titre des objets mobiliers, 1975)

Ø  l’inscription attestant le vicus d’Aoste, jadis au château de Leyssins : « L(ucio) IVL(io) FRONTONI / PRAEF(ecto) EQVIT(um) / IIII VIR(o) ITER(um) / VICANI AVGVST(ani) » : ‘à Lucius Iulius Fronto, préfet de cavalerie, quattuovir pour la seconde fois, les vicani d’Augusta » (aujourd’hui au musée)

Ø  l’inscription attestant également le vicus et mentionnant le pagus, en deux fragments :

C(aius) VALERIVS                                    …VS PRAEF(ectus)

PAGI OCT(aviano) SVO E(t)        (filio)RVM SVOR(um)

NOMINE VICAN(is)                        (au)GVSTANIS

“Caïus Valerius ... us, préfet du pagus Oct(avianus) en son nom et au nom de ses fils et des habitants du vicus Augustus »

Ø  une bande en pierre provenant d’une frise (d’un probable tombeau monumental) : « … NECIO SIBI » : « Senecio à lui-même »

Ø  une inscription fragmentaire du temple à Junon : « IVNONI / … IVS SEVERIANUS » : « à Junon, … ius Severianus »

Ø  une meule à grains (monument historique au titre des monuments historiques (1975)

Ø  un monumental sarcophage, dit de Rhodia, avec inscription : « D(iis) M(anibus) ET QVIAETI AETERNAE RHO / DIA DEF(unctae) ANN(orum) XXXIIII NICE / PHORVS CONIGI DVLCIS / SIMAE QVAE MECUM VIXIT / ANN(os) XX M(enses) X D XII ET RHODI / V … (a)NICETA ET / CARIS(simae) » : « aux dieux manes et au repos éternel de Rhodia, morte à l’âge de 34 ans, Nicephorus à mon épouse bien aimée qui a vécu avec moi vingt ans, dix mois, douze jours et Rhod… Aniceta et … à leur mère chérie »

Ø  un fragment d’inscription : « C TESSIVS FORTVNATVS »

Ø  une bague d’or avec intaille et inscription « TPM »

Ø  diverses statues et statuettes en bronze représentant Cybèle, Vénus, Mars, Pallas ainsi qu’un petit lion et une Fortuna (moulage de l’original conservé au musée de la civilisation gallo romaine de Lyon).

 

-       6 autres inscriptions (classées monuments historiques au titre des objets mobiliers en 1914) sont scellées dans les murs de l’église actuelle :

 

Ø  une dédicace à la Victoire : « VICTORIAE / AVG(ustae) / C(aius) VIRRIVS / QVARTIO / T(estamento) P(oni) I(ussit)  / BASIS EX STIPE » : « à la Victoire Auguste, Caïus Virrius Quartio a ordonné par son testament l’érection de cet autel dont la base a été construite du produit d’une quête »

Ø  cinq belles inscriptions identiques, en lettres augustéennes sur calcaire rose, dédiées au génie de l’empereur : « NVMINI AVG(usti) / M(arcus) VERRIVS MAN / SVETVS SVO ET / MASONIS FRATRIS / NOMINE / T(estamento) P(oni) I(ussit) » : « à la divinité des empereurs Marcus Verrius Mansuetus a en son nom et au nom de Masonus son frère ordonné par testament l’érection de ces monuments »

 

-       d’autres inscriptions, aujourd’hui apparemment perdues, ont été relevées antérieurement :

-        

Ø  une inscription à la Victoire : « VICTORIAE AVGVSTI / T(itus) FLAMINIVS SECVNDVS / T(iti) FLAMINIO F(ilius) / … / … / … / CN(eius) F(ilius) ROMANVS / DE SVO PON(endum) CVRAVERVNT » : « à la Victoire Auguste, Titus Flaminus Secundus, Titus Flaminius, fils de Titus … Romanus, fils de Cneius, ont élevé (cet autel) de leurs deniers »

Ø  un cippe qui servait autrefois de borne entre deux champs : «  C(aius) ATISIVS PRIMVS / PVBL(icanus) XX LIBERTAT(is) / P(rovinciae) G(alliae) N(arbonnensis) / AELIAE SATVRNINAE / CONIVGI KARRISIMAE » : « Caïus Atisius Primus, publicain du 20ème des affranchissements de la province de gaule narbonnaise (a élevé ce tombeau) à Aelia Saturnina son épouse chérie »

Ø  un autel à Jupiter, trouvé en 1652 près de la Croix de Normando : « IOVI O(ptimo) M(aximo) / AVGVSTO / SACRVM / Q(uintus) VALERIVS / SENECIO EX VOTO S(oluto) L(ibens) M(erito) » : « à Jupiter Auguste très bon, très grand, Quintus Valerius Senecio a consacré (cet autel) en accomplissement d’un vœu »

Ø  une inscription : « SVCCESSVS / SILVANI F(ilius) EQ(ues) AL(ae) / I(ae) AVG(ustae) TUR(ma) IVL(ii) / OCTAVI STIP(endiorum) XIIII / VIX(it) ANN(os) XL » : « Successus, fils de Silvanus, cavalier de l’aile 1ère Augusta de la Turma de Iulius Octavus a servi 14 ans et vécu 40 ans »

Ø  une inscription relative à un temple à Esculape : « ASCLEPIO / AVG(usto) / M(arcus) PENNIVS / APOLLON(ios) » : « à Esculape Auguste, Marcus Pennus Apollionus »

Ø  une inscription relative à un temple aux Mères Augustes : “MATRIS AVG(ustis) EXS(tipe) / ANNVA XXXV ET D” : “Aux mères Augustes, du produit des collectes d’une année, 35 deniers et ...”

Ø  un fragment d’inscription : « C. TESSIVS FORTVNATVS »

Ø  un cippe avec inscription : « VLPIA AN / THVSAE / AGRIPPINENS(i) / M(arcus) AVREL(ius) ADIVTOR / AVGG(ustorum) LIB(ertus) / CONIVG(i) KARISSI / MAE » : « à Ulpia Anthusa de la colonie d’Agrippine, Marcus Aurelius Adjutor, affranchi des deux empereurs à son épouse chérie »

Ø  un fragment d’inscription funéraire : « … IVC / … VIIII / … AECEPS / … ONN »

Ø  une inscription, supposée fausse selon ALLMER (mais pas pour ROUGIER) : « IOVI / D(eo)O(ptimo)M(aximo) / SACRVM » : « consacré à Jupiter très grand et très puissant ».

 

Le cippe funéraire de C. COMINIVS CMINIANVS, découvert au lieudit « Geydan » est aujourd’hui conservé au château de CHIMILIN (infra) et l’inscription relative à un temple à Jupiter au château du PASSAGE (infra).

A Saint Genix sur Guiers (Savoie), jadis Saint Genix d’Aoste, inscription encastrée dans un mur face à une auberge et provenant d’Aoste : « SEVERINV(s ne) / POTES PONEM / DVM CVRAVE / RVNT ET SVB AS / CIA DEDICA(ve) / RVNT » : « Severinus et ses petits enfants ont pris soin d’élever (ce tombeau) qu’ils ont dédié sous l’ascia ».

Une autre inscription, jadis à Saint Genix et aujourd’hui perdue doit également être rapportée à Aoste : « … VALICINIAE FILIAE / … ANN(os) XXIII M(ensus) X D(ies) VII / … S FILIAE DVLCISSIMAE / … DEDICAVERVNT » : «  à Valicinia, leur fille morte à l’âge de 23 ans, 10 mois et 7 jours, ses parents à leur fille bien aimée (ont pris soin d’élever ce tombeau) et l’ont dédié (sous l’ascia) ».

 

Le vicus d’Aoste était également un centre artisanal important dont la principale production semble avoir été la céramique. Au moins trois types d’établissements d’importance réelle sont connus :

-       la fabrique de tuyaux de plomb de « C(aii) SACIDIVS SILVINVS,

-       la fabrique de céramique allobroge de NOSTER,

-       la fabrique de pelves ou de mortiers des ATISII.

 

On notera encore les éléments suivants :

 

-       dans l’église actuelle, le socle d’une colonne romaine et les murs de la sacristie qui paraissent être d’origine antique,

-       la découverte de très nombreux fragments céramiques estampillés :

Ø  des marques sur poterie noire : ATTIVS, BELLICVS, CASSIO, DOMESTICI, IVLIANVS, IVLIVS, KVCIOLVS, LVCANVS, MARCELLINVS, MARCVS, MASCVRIVS, NOSTER, QVINTVS, SEVERINVS, SEXTINvS, SEXTVS, VALLO

Ø  des marques sur poterie rouge : ALBAN, AQVIL, CARIANI, CICEL, CO(mm)VNIS, EPID, FELICIO, FIRMO, GER(MA)NI, GRATVS, IBERI, INGEN, IVCVN, LABE, MACA, MACRIM, MARI, (mar)RSSI(ma) ? MASCI, (ma)SCVN, ME(dd)ILL(us), MODEST(us), … MO, PRIMI, RO(mu)RIA, SECVNO, SECVNDI, SILVINI, VIVATI

Ø  des marques sur lampes en terre cuite : CO(mm)VNIS

Ø  des marques sur amphores : CII(ur)PO, PORCII, SECV(nd)VS, (th)A(lli), VAR, (vr)ITTER

Ø  des marques sur bords de terrines : ATTIVS, C(aius) ATISIVS GRATVS, C(aius) A(ti)SIVS SAB(in)VS, GRATVS

Ø  des marques sur poids de suspension en terre : MARTIVS

Ø  des marques sur objets en plomb : BVDDARVS

Ø  ainsi que d’autres noms d’artisans : CVRICVS, LVCIOLVS…

-       une dizaine de fours de potiers, dont sept découverts lors des travaux de construction d’une maison de retraite de 1977 à 1983, avec de nombreuses fosses d’extraction de terre et dix dépotoirs : l’un de ces fours a été conservé in situ,

-       54 amphores, la plupart intactes, mises au jour lors des travaux d’agrandissement du musée (visibles dans celui-ci)

-       la croix dite de Normando, était scellée sur une colonne antique qui pouvait recouvrir une inscription romaine remployée dans son support

-       à l’église Saint Didier, autel constitué par une dalle énorme paraissant provenir de la voie romaine. Par ailleurs, le bénitier repose sur un fût de colonne d’époque romaine

-       en 1970, dans le quartier de « Chamilles » on a découvert un sarcophage dans une gravière

-       à « Prelevay » (Normandoz), présence de monuments funéraires (mausolées)

-       en 1982, au lieudit « le Bourg » on a découvert la chambre de chauffe d’un four de verrier

-       en 1996 et 1997, au lieudit « les Côtes » on a découvert six intailles en pâte de verre et en cornaline représentant un homme âgé, Sabine, une jeune fille, un personnage impérial (Claude ?), une tête de Vénus et une tête de Mars. Cette découverte suggère l’existence d’un atelier de fabrication de ces bijoux particuliers. Ce serait alors le seul connu à ce jour en Gaule

-       en 2005, montée Saint Pierre, on a mis au jour une partie d’un petit édicule avec quelques éléments de céramiques (dont une estampillée « NOSTER »), un anneau en bronze, des tuiles et deux fragments d’amphores

-       la même année, à « Rivollet Sud », on a découvert des sépultures à crémation de la fin du 1er siècle

-       toujours la même année, au lieudit « Pré Levay », on a découvert les restes de deux mausolées dont une tombe autel

-       en 2006, impasse de la Croix d’or, on a exhumé deux dés de pierre alignés selon une direction nord sud et on a en repéré quatre autres dans la résidence de personnes âgées

-       la même année à « Cultieu » on a découvert une nouvelle zone d’ateliers de potiers et une nécropole avec, peut être, un mausolée

-       En 2010, au lieudit « Iris », des thermes publics semblent avoir été repérés.

 

Haut moyen âge : les anciens auteurs disaient que « les barbares saccagèrent la ville de fond en comble ». Mais l’on pense maintenant que cela est en partie inexact car les épitaphes chrétiennes retrouvées à Aoste induisent la présence d’une église dès avant la fin de l’époque burgonde et montrent qu’il n’y a pas, en fait, de hiatus historique.

 

3 inscriptions funéraires chrétiennes, de 70 cm sur 40 cm, sont réemployées dans la façade extérieure de l’église du coté de la place. Elles sont classées monuments historiques au titre des objets mobiliers (1914).

 

-       la première date de 523 : « HIC REQVIESCIT / IN PACE BONE ME / MORIAE ALI / BERGA QVE VIXIT / ANNOS NVMERO XXX OBIIT / IN CHR(ist)O III NONAS / FEBR(uarias) P(ost) C(onsulatum) SIMMA / CHI ET BOETHI V(irorum) C(larissimorum) » : « ici repose en paix Alberga de bonne mémoire, morte dans le Christ à l’âge de 30 ans le 3 des nones de février, l’année après le consulat de Simaque et de Boèce clarissimes »

-       la seconde est de 537 : « + HIC REQVI / ESCIT IN PACE / BONE MEMO / RIAE INGILBVS / QVI VIXIT AN / NIS IIII ET MENS / SIBVS OCTO / OBIIT IN CHR(ist)O / III K(a)L(endas) NOVEMBR(es) / TERTIO P(ost) C(onsulatum) / PAVLINI IVN(ioris) / V(iri) C(larissimi) C(onsulis) » : « ici repose en paix Ingilbus de bonne mémoire mort dans le Christ à l’âge de 4 ans et 8 mois, le 3 des calendes de novembre, la troisième année après le consulat de Paulinus Junior clarissime »

-       la troisième, bien que non datée semble contemporaine des deux précédentes : « HIC REQVIESCIT IN PACE / BEATE MEMORIAE / EVSEBIA SACRA D(e)O / PVELLA CVIVS PROBA / BILIS VITA INTAR / SAPIENTIVM PVELLA / RVM SPONSVM EME / RVIT HABERE CHR(istu)M / CVM QVO

-       RE(surget) » : « ici repose en paix Eusebia d’heureuse mémoire, vierge consacrée à Dieu, la pureté de sa vie lui a mérité d’avoir à l’exemple des vierges sages le Christ pour époux avec qui elle ressuscitera ». Cette inscription pourrait témoigner de l’existence d’un monastère dans laquelle Eusébia pouvait être religieuse

-       une quatrième inscription est aujourd’hui perdue ou cachée sous le crépissage de l’église : « HIC REQVIESCIT IN PACE / BONE MEMORIAE / ADOLIS/ CENS / I(n)TEGRE / CARNIS NOMINE LEV / DOMARI QVI VIXIT ANNIS NV MERO IIII DIES VIIII / OBIIT IN CHT(ist)O SEX XV K(alendas) MA(ias) /  POST C(o)N(sulatum) BASILI V(iri) / C(larissimi)  C(o)NS(ulis) » : «  ici repose un innocent et pur enfant Leudomari de bonne mémoire, mort dans le Christ à l’âge de 4 ans 9 jours, le 15 des calendes de mai, la 6ème année après le consulat de Basile clarissime »

-       une cinquième inscription est aussi perdue ou également cachée sous le crépissage de l’église : « + HIC REQVIESCIT IN / PACE BONAE MEMORIAE / TEOPTECVNDE QVI / VIXIT ANNOS NVME / RO X OBIIT IN CHR(ist)O / VI K(a)L(endas) DECEM(b)R(e)S NO / VIES POS(t) CON(sulatum) / IONNIS V(iri) C(larissimi)) C(onsulis) » : « ici repose en paix Teoptecunde de bonne mémoire morte dans le Christ à l’âge de 10 ans, le 6 des calendes de décembre, la 9ème année après le consulat de Jean clarissime »

-       une sixième inscription a été lue : « HEC MAGNVS VIXI(t annos) / XXXV OBIIT IN (Christo ?) / XII K(alendas) FE(bruarius) » : « ici repose Magnus mort dans le Christ à l’âge de 35 ans, le 12 des calendes de février ».

 

Ces inscriptions et le contexte d’Aoste laissent présumer l’existence d’un lieu de culte paléochrétien. Celui-ci pouvait être situé sur l’emplacement de l’ancienne église Saint Pierre détruite en 1844 qui était située au lieudit « la Maria » à coté du cimetière actuel, sur la butte des Cotes.

 

A l’église Saint Didier, les fonts baptismaux pourraient dater du temps ou le baptême se pratiquait par immersion.

 

Une officine de potiers du bas moyen âge a été découverte en 2006 à « Normandoz ».

 

Le secteur de « Cultieu », témoigne d’une réoccupation au 10ème siècle.

 

Bibliographie (non exhaustive) :

 

-       J. J. A. PILOT : précis statistique des antiquités du département de l’Isère, 1843

-       CANAT de CHIZY : notes sur le musée céramique d’Aoste en Dauphiné, 1863

-       E. LE BLANT : inscriptions chrétiennes de la Gaule antérieures au 8ème siècle, II, 1865 page 30

-       A. ALLMER et A. de TEREBASSE : inscriptions antiques et du moyen âge de Vienne en Dauphiné, 1875-1876 n° 16a, 16b, 17, 74, 112, 221, 222, 530, 531, 532, 533, 534, 535, 536, 537, 540, 541, 543, 828 à 1712, 1766, 1793, 1806, 1817, 1818, 1947, 1948 et inscriptions fausses n° 19

-       A. PENSON : Aoste et son musée, 1880

-       CIL XII, 1888 n° 1724, 2386, 2387, 2387a, 2388, 2389, 2390, 2391, 2392, 2393, 2394, 2395, 2396, 2397, 2401, 2403, 2404, 2405, 2406, 2407, 2408, 2409, 2410, 5693-6

-       Revue épigraphique du midi de la France, T 3, 1891, n° 876, 877

-       U. CHEVALLIER : Regeste Dauphinois, 1913, n° 92, 322, 354, 375 et 378

-       E. ESPERANDIEU : ILGN 1929, page 107

-       J. ROUGIER : remarques sur le site antique d’Aoste (Isère) : actes du 89ème congrès national des sociétés savantes, Lyon, 1964

-       J. ROUGIER : un autel de carrefour à quatre faces à Aoste, actes du 93ème congrès des sociétés savantes, Tours 1968

-       A. BOCQUET : l’Isère préhistorique et protohistorique, 1969, page 196

-       J. ROUGIER : Aoste, vicus et pagus gallo romain. Recherches d’histoire et de topographie antique, thèse 1972, ADI 2 J 755 (avec très importante bibliographie)

-       J. ROUGIER : Aoste, inventaire numérique du musée des antiquités romaines, 1972

-       J. ROUGIER : Aoste vicus et pagus gallo romain, Evocations, octobre 1972

-       J. BURDY : promenades gallo romaines autour de Lugdunum, 1978, pages 43 et 44

-       B. BLIGNY : le diocèse de Grenoble, 1979, page 18

-       J. ROUGIER : sur la voie antique d’Augusta Praetoria à Vienne : Aoste en Dauphiné, Evocations, juillet 1980

-       E. CHATEL : monuments sculptés en France, 4ème au 10ème siècles, T II, 1981

-       M. COLARDELLE : sépultures et tradition funéraire du 5ème au 13ème siècles après J. C. dans les campagnes des Alpes Françaises du nord, 1983, pages 167 et 168

-       J. ROUGIER : la céramique gallo romaine d’Aoste dans 108ème congrès des sociétés savantes, Grenoble, 1983, pages 93 à 102

-       C. LA ROCHE : un atelier de potiers à Aoste. Archéologie en Rhône Alpes, 10 ans de recherches, 1983-1984, pages 38 et 39

-       F. DESCOMBES : recueil des inscriptions chrétiennes de Gaule antérieures à la renaissance carolingienne, 1985, pages 711 à 713

-       C. LAROCHE : Aoste, Isère, un centre de production de céramiques, RAN 20, 1987, pages 281 à 348

-       Histoire des communes de l’Isère, 1987, pages 322 à 324

-       Isère gallo romaine, 2, 1987, pages 49 à 59

-       J. ROUGIER : Aoste la Romaine, 1988 (avec importante bibliographie)

-       Aoste bourgade romaine, Musée Dauphinois, 1990

-       Archéologie chez vous n° 8, 1990, pages 12 à 26

-       Les plus beaux sites archéologiques de la France, 1993, page 182

-       G. THIOLLIER ALEXANDROWICZ : itinéraires romains en France, 1996, pages 152, 153 et 392

-       Patrimoine en Isère, le journal, n° 5, 1997, page 16

-       A. VEYRAT CHARVILLON : la verrerie romaine du musée d’Aoste, 1998  

-       Atlas du patrimoine de l’Isère, 1998, pages 52 à 54 et 62

-       J. P. JOSPIN : pratiques funéraires dans la nécropole d’Aoste, Isère, la Pierre et l’Ecrit, 1998

-       J. P. JOSPIN : les portraits sur intailles d’Aoste, Archéologia n° 356, mai 1999, pages 36 à 43

-       J. P. JOSPIN et C. LAROCHE : Aoste, ville romaine, 2001

-       Les Allobroges, Musée Dauphinois, 2002, pages 174 à 177

-       ILN V, 2, 2004, n° 592, 593, 594, 595, 596, 597, 598, 599, 600, 601, 602, 603, 604, 607, 609, 611, 613, 614 et 615, pages 256 à 280

-       La Pierre et l’Ecrit, 17, 2006, pages 25 à 47 et 228, 229

-       S. BLEU et O. FRANC : Aoste, impasse de la Croix d’Or, rapport de diagnostic, INRAP, 2006,

-       J. P. JOSPIN : une fontaine romaine à Aoste, la Pierre et l’Ecrit n° 18, 2007, pages 7 à 17

-       SRA : bilan scientifique 2006-1, pages 90 et 91, 2008

-       SRA : 2006-2, pages 128 et 129

-       Pour une synthèse exhaustive d’Aoste, voir CAG 38/2, 2011, pages 63 à 140   

 

 

APPRIEU (canton du Grand Lemps)

 

Epoque gallo romaine : L. CHAMPIER suppose une villa romaine au hameau de « Condamine » mais ceci ne semble fondé que sur le toponyme. Néanmoins, ceci est repris par G. BOURDA qui signale également sans précision le passage de la voie romaine de Grenoble à Vienne.

Pour P. H. BILLY le nom de la localité vient du patronyme Asperius (domaine d’).

 

Haut moyen âge : la localité est citée au 9ème siècle sous le nom d’Aperiacus.

Une charte de Saint André le Bas mentionne en 975 une église dédiée à Saint Pierre à « Apiaco » (n° 117 du cartulaire). Il en subsiste le lieudit « l’église » sur la colline.

 

Bibliographie :

 

-       L. CHAMPIER : défrichement de la forêt de la Bièvre. Revue de géographie alpine, séance du 6 mars 1952

-       G. BOURDA : le Grand Lemps : monographie, 1970

-       P. H. BILLY : origine des noms des villes et des villages de France, 1981, page 25

-       Notes manuscrites de G. DREVET, 1986

-       Isère gallo romaine, 2, 1987, page 31

-       J. FILLEAU : dictionnaire toponymique des communes de l’Isère, 2006, page 20

-       CAG 38/2, 2011, page 141  

 

ARANDON (canton de Morestel)

 

Protohistoire :

 

En 2007, au lieudit « Palange » on signale la trace d’un enclos funéraire du Fer ou du Bronze

 

Epoque gallo romaine : divers vestiges sont connus :

 

Ø  fragment d’inscription votive encastré dans le mur d’une maison en face de l’église. L’inscription, très mutilée, est trop incomplète pour pouvoir être complètement traduite : «… / A(…) / T(itus) TOGIL … / VXO(ri)… » : « à … Titus Togil, pour son épouse » (1er ou 2ème siècles) (monument historique au titre des objets mobiliers (1975)

Ø  remployée dans le mur extérieur nord de l’église, autre inscription fragmentaire : « … NVS … / OPT(im … ?) »

Ø  le chemin dit « Vie de l’Estrat » pourrait être une ancienne voie

Ø  des substructions antiques auraient été découvertes (ou seulement vues ?) au lieudit « Beauregard »

Ø  en 1880 on a découvert une nécropole à incinération

Ø  indiqué comme provenant des « Marais d’Arandon » un petit vase ovoïde de couleur grise, de basse époque, est conservé au Musée Dauphinois

Ø  à « Concharbin », des traces géométriques découvertes par prospection aérienne sont attribuées à l’époque romaine

Ø  aux lieudits « les Ecorées », l’Epaux », « Lonne », « Saint Martin » et « le Pin », on a signalé des sites à tegulae.

 

Haut moyen âge : dans le mur extérieur de l’église est encastrée une grande inscription paléochrétienne : « + IN HOC TVMVLO RE / QVIESCIT BONE MEMORI / AE ARIGVNDE QVI VIX / IT ANNO VIII OBIIT IN PAC(e) / P(ost) C(onsulatum) IOHANNIS V(iri) C(larissimi) C(onsules) / X KAL(endas) IVNIAS » : « dans ce tombeau repose Arigunde de bonne mémoire, morte en paix à l’âge de huit ans, le 10 des calendes de juin, la huitième année après le consulat de Jean clarissime » (478 ou 479) (monument historique au titre des objets mobiliers, 1975). Cette inscription provient peut être d’une église paléochrétienne.

Au lieudit « Saint Martin », en 1962 on a découvert 10 sépultures de type mérovingien en coffres complets de dalles avec présence de tessons de type gallo romain tardif.

 

Bibliographie :

 

-       A. ALLMER et A. de TEREBASSE : inscriptions antiques et du moyen âge de Vienne en Dauphiné, 1875-1876, n° 527

-       H. MULLER : fiche Arandon, vers 1880 (Musée Dauphinois)

-       CIL XII, 1888, n° 2381 et 2382

-       U. CHEVALLIER : Regeste Dauphinois, 1913, n° 371

-       E. DIELH : Inscriptiones Latinae Christianae Veteres, II, 1927, n° 3554

-       BSDEA, 1935

-       J. CHAUFFIN : les stations gallo romaines du Bas Dauphiné, Evocations janvier février 1959, page 75

-       B. BLIGNY et J. GODEL (direction) : histoire du diocèse de Grenoble, 1979, page 18

-       E. CHATEL : monuments sculptés en France, 4ème au 10ème siècles, II, 1981 n° 3, page 4

-       P. H. BILLY : origine des noms des villes et des villages de France, 1981, page 25

-       M. COLARDELLE : sépultures et tradition funéraire du 5ème au 13ème siècles après J. C. dans les campagnes des Alpes françaises du nord, 1983, page 168

-       F. DESCOMBES : recueil des inscriptions chrétiennes de la Gaule antérieures à la renaissance carolingienne, XV ; Viennoise du nord, 1985, n° 256, pages 658 à 660

-       Isère gallo romaine, 2, 1987, pages 37 et 38

-       ILN, V, 2, Vienne, 2004, n° 570 et 571, pages 240 et 241

-       CAG 38/2, 2011, pages 141 et 142  

 

 

ARTAS (canton de Saint Jean de Bournay)

 

Préhistoire : une station paléolithique ( ?) de surface existerait près de la Grande Forêt et du hameau de Tarnezieu.

Dans un champ bordant le D 126, emplacement d’un bloc mégalithique avec 23 cupules certaines (enterré depuis 1988).

Au lieudit « Pierre Grand », énorme bloc erratique avec au moins une cupule de grandes dimensions (repérage du 2 mars 2008).

 

Epoque gallo romaine : divers vestiges sont connus :

 

Ø  N. CHORIER puis PILOT font état de la découverte d’un autel à Mercure « au milieu des ruines d’un hypocauste ». Or l’on sait maintenant qu’il y a eu confusion entre Artas et Beaucroissant et que l’inscription à Mercure Artaïen doit être rapportée à cette dernière commune (infra)

Ø  dans les bois, au lieudit « Mollard du Puit », traces d’une voie romaine de 5 m de large. La même voie se retrouverait au lieudit « Cankarot »

Ø  des tombes gallo romaines auraient été exhumées au « Mas de la Vergne »

Ø  à ce même mas et aux « Rives », emplacement de sites à tegulae

Ø  dans le soubassement d’une grange au « Clos Morel » il y aurait des tegulae remployées. On aurait découvert des monnaies au même endroit

Ø  un petit Mercure, bien conservé, aurait été découvert « derrière l’église »

Ø  entre la Vergne et l’étang de la Dame, sur la pente boisée, des fragments orange de poterie lustrée tardive auraient été découverts

Ø  les fours de potiers dits « de la Petite Forêt » au lieudit « Bois de Feline » sont situés en fait sur la commune de MEYRIEU LES ETANGS

Ø  on notera un « Grand Chemin » et un lieudit « Chemin de Rome ».

 

Haut moyen âge : Artas est cité sous la forme « Arcas » dans un acte de 992.

 

Bibliographie :

 

-       Curé POIX : la semaine religieuse de Grenoble, 1872

-       U. CHEVALLIER : Regeste Dauphinois, 1913, n° 1454

-       J. CHAUFFIN et D. RUTLER : vers une extension du problème des pierres à cupules, Evocations, 1956 n° 105-106, page 1519

-       J. CHAUFFIN : les stations gallo romaines du Bas Dauphiné, Evocations, janvier février 1959, page 75

-       A. BOCQUET : l’Isère préhistorique et protohistorique, 1969, page 196

-       J. CHAUFFIN : 20 ans après un premier inventaire des sites gallo romains, Evocations, janvier mars 1981

-       Isère gallo romaine, 2, 1987, page 141

-       CAG 38/1, 1994, page 124

-       Atlas du patrimoine de l’Isère, 1998, page 34

 

ARZAY (canton de la Côte Saint André)

 

Epoque gallo romaine : A. BORDIER rapporte la tradition selon laquelle il existait jadis à Arzay une « ville importante nommée Arx ou Arcis » (la citadelle ?). Il dit que lorsque les Autrichiens envahirent le pays en 1815 ils pensaient trouver là une ville.

P. H. BILLY y voit une réminiscence du patronyme Arcius ou Artius.

Tradition d’emplacement de thermes ( ?) et d’une voie romaine (la Vie Croze ?).

Important site détecté sur la limite communale avec SEMONS.

 

Haut moyen âge : Arzay est cité sous les formes « Arsilio » et « Arsilia » au 9ème siècle

 

Bibliographie :

 

-       A. BORDIER : origine de certains lieudits de l’Isère et de la Drôme, BSDEA, 1895

-       J. B. LANFREY : noms anciens des paroisses des communes du département de l’Isère, 1937, page 10

-       P. H. BILLY : origine des noms des villes et des villages de France, 1981, page 28

-       Isère gallo romaine, 2, 1987, page 106

-       CAG 38/1, 1985, page 60

 

ASSIEU (canton de Roussillon)

 

Epoque gallo romaine : P. H. BILLY voit dans le nom de la commune le souvenir d’un Accius ou Aciacus. F. DORY y voit plutôt Assius.

Aux lieudits « Encarlat » et « Trievoz » (carrefour antique ?), des sites à tegulae ont été repérés.

En 1981, à 20 m du transept nord de l’église, on a découvert un mur antique en galet orienté est ouest. Ce mur a également été retrouvé 30 mètres plus à l’ouest.

La découverte de nombreux morceaux de tuiles romaines, notamment aux terroirs du « Carla » et dans le village laisse supposer la présence de plusieurs constructions.

 

Haut moyen âge : une « Villa Atiaco » est mentionnée en 898 et le hameau de Cuzin est cité au 10ème siècle sous la forme « Cuissinus ».

Une motte castrale subsiste au « Châtelet ».

 

Bibliographie :

 

-       U. CHEVALIER : Regeste Dauphinois, 1913, n° 927

-       Chanoine LANFREY : chez nous, 1930, page 202

-       Mottes médiévales en Dauphiné et en Savoie, archéologie médiévale, 1979, pages 69 et 72

-       P. H. BILLY : origine des noms des villes et des villages de France, 1981, page 29

-       Archéologia n° 154, mai 1981, page 65

-       L. BERNARD : l’histoire des « renards » d’Assieu en Bas Dauphiné, 1985, page 21

-       Isère gallo romaine 2, 1987, page 132

-       J. G. RECORBET : inventaire d’archéologie rurale sur la rive iséroise du Rhône des origines au 12ème siècle, mémoire de maîtrise, 1987, page 51

-       Histoire des communes de l’Isère, 1, 1987, page 321

-       F. DORY : inventaire archéologique et voies antiques du Viennois occidental, époque gallo romaine, 1988, pages 21, 22, 242 et 268

-       F. DORY : contribution à l’inventaire des sites gallo romains du Bas Dauphiné, la Pierre et l’Ecrit, 1990, page 222

-       Patrimoine en Isère : pays de Roussillon, 2003, pages 43 et 44

-       J. FILLEAU : dictionnaire toponymique des communes de l’Isère, 2006, page 21   

 

AUBERIVES EN ROYANS (canton de Pont en Royans)

 

Préhistoire : en 1972, en prospection pédestre, on a découvert au « Mas du Coin et Fournet » et au « Mas du Sert » quelques éléments lithiques d’époque néolithique.

 

Epoque gallo romaine : en décembre 1850, lors de travaux, on a exhumé une amphore en bronze de 75 ou 80 cm de hauteur contenant 43 kg de pièces en argent soit 8000 monnaies romaines, principalement du 3ème siècle. Il y avait un petit nombre de deniers et une très forte majorité d’antoniniani de Caracalla à Gallien.

En 2000 sur les lieux de la découverte des éléments lithiques (supra) on a repéré des matériaux gallo romains utilisés pour le comblement de petites dépressions (tuiles, céramiques et galets).

 

Bibliographie :

 

-       Isère gallo romaine, 1, 1985, page 101

-       X. LORIOT et B. REMY : corpus des trésors monétaires antiques de la France, V, Rhône Alpes, 1988, page 41 n° 1 (avec bibliographie exhaustive sur le trésor).

-       CAG 38/1, 1994, page 105

-       SRA : bilan scientifique, 2002, page 97

 

AUBERIVES SUR VAREZE (canton de Roussillon)

 

Protohistoire : au lieudit « la Grande Borne » (limites communales d’Assieu, Auberives, Ville sous Anjou et Roussillon) existe une pierre de 1,20 m de hauteur avec une cupule et une inscription présumée celtique mais énigmatique. Cette inscription surmonte une balance romaine gravée.

 

Epoque gallo romaine : la Via Agrippa entre Vienne et Valence traversait le territoire d’Auberives.

Au lieudit « Combe Talon », emplacement d’un site à tegulae.

Gisement de kaolin exploité sans doute dès l’antiquité.

Le trésor de monnaies découvert en 1850 concerne non Auberives sur Varèze mais Auberives en Royans (supra).

Au lieudit « la Chaboulette » des sépultures en sarcophages sont signalées en 1935.

 

Haut moyen âge : au « Bois de la Pêche », emplacement de nécropole ayant livré des sarcophages.

Au 10ème siècle, la localité est citée sous le nom d’ « Alpa Ripa ».

Emplacement de motte castrale.

 

Bibliographie :

 

-       Bulletin de la société de l’histoire de France, 1851, page 14

-       L. DUGAS : étude sur quelques monuments celtiques du Pilat et de ses environs, 1927, page 71

-       P. de CARBONNIERES : inventaire d’archéologie rurale dans le Viennois, 5ème au 12ème siècles, mémoire de maîtrise, 1977, page 18

-       M. COLARDELLE : sépultures et tradition funéraire du 5ème au 13ème siècles après J. C. dans les campagnes des Alpes françaises du nord, 1983, page 177

-       C. GONTIER : Clonas, village du bas Dauphiné, 1985, page 31

-       Isère gallo romaine, 2, 1987, page 132

-       F. DORY : inventaire archéologique et voies antiques du Viennois occidental, époque gallo romaine, mémoire de maîtrise, 1988, pages 22 et 23

-       CAG 38/1, 1994, page 113

-       Patrimoine en Isère : pays de Roussillon, 2003, pages 27, 43 et 44

-       J. FILLEAU : dictionnaire toponymique des communes de l’Isère, 2006, page 21  

 

AURIS EN OISANS (canton de Bourg d’Oisans)

 

Epoque gallo romaine : la voie romaine de l’Oisans passait-elle à Auris ? On peut en effet, à la lueur d’études récentes, restituer le tracé d’une voie entre le « Clapier » et Auris par la « cheminée d’Avoie » (de la voie ?), antique chemin bien tracé et pavé sur presque tout son parcours dans un secteur pourtant hostile. Au moyen âge, il est qualifié de « chemin général ». Un lieudit « le Gua » vers le pont d’Auris plaide également pour une haute origine. Cette voie aboutit à l’oratoire Saint Christophe et, tout près de là, au hameau de la Balme. De ce hameau existe toujours un bon chemin, en contrebas de l’actuelle D 211, qui conduit à « la Ville », centre probable de l’habitat le plus ancien d’Auris (villa d’Auricius ?). Des monnaies de Trajan et d’Antonin le Pieux y ont été découvertes (M. D. 74.41.1 et 2). De là, un autre chemin d’aspect relativement ancien conduit aux « Cours », le plus important hameau d’Auris. Des Cours, par un cheminement presque plane était franchie la « Combe Gillarde » ; ce n’est plus aujourd’hui qu’une sente en raison des nombreux éboulements qui ont profondément modifié le secteur. Au 19ème siècle, on l’appelait le « chemin du facteur ». Mais, en observant bien, certains talutages restent visibles, de même que des restes de murets en certains endroits. Au demeurant, c’est le seul axe possible pour joindre Auris et le Freney en restant sensiblement de niveau. Vers la source de Gillarde, ce chemin se raccorde au très beau « Chemin du Lauzat » qui joint le col de Cluy en passant par la « Croix de Trévoux » où P. L. ROUSSET voit le carrefour de trois voies (celle de Vienne par le col de Cluy, celle de l’Italie par Puy d’en Bas et celle d’Auris. On observera que cet itinéraire, très rapide (15 km de Bourg d’Oisans au Freney), ne comportait aucune difficulté significative et qu’il pourrait correspondre au tracé de Bourg d’Oisans (Catorissium ?) à Mizoën (Mellosedum ?).

Le « Chemin du Pape » qui joint Auris au col de Maronne semble également d’origine antique. Outre son appellation, des monnaies romaines y auraient également été découvertes.

Même si le pont d’Auris sur la Romanche date de 1849, il a toujours été désigné sous le nom de « pont romain », ce qu’ALLIX admettait en expliquant l’absence de vestiges antiques par l’exhaussement et la montée des alluvions. Le pont antique supposé pourrait ainsi se situer à plusieurs mètres en dessous du pont actuel.

Reprenant l’hypothèse de ROUSSILLON en 1847, M. C. BAILLY MAITRE et J. BRUNO DUPRAZ voient un tracé entre la Garde (Catorissium ?) et Auris par les terrasses de l’Armentier. En effet, la spectaculaire route de l’Armentier, achevée en 1899, ne présente pas en effet un tracé inédit et s’est en fait implantée parallèlement au très ancien chemin de l’Armentier à la Balme d’Auris.

 

Haut moyen âge : au hameau des Cours on aurait mis au jour, à la fin du 19ème siècle, des « sarcophages en pierre ».

L’ancienne église Saint Julien, citée dès 1073, aurait été située au « Pré des Gardents ». Le culte de Saint Julien à Auris procède sans doute d’une haute origine et de la proximité de voies de circulation importantes permettant de véhiculer le culte des martyrs. Julien, né à Vienne dans une famille aisée, suit une carrière militaire puis se convertit au christianisme. En 304, lors des persécutions de Crispinus, gouverneur de la Province, il s’enfuit dans les environs de Brioude. Retrouvé par les persécuteurs, il a la tête tranchée et celle-ci est emportée à Vienne pour servir d’exemple. Peu après, selon la tradition, deux vieillards bergers, Ilpize et Arcons, auraient porté le cadavre de Julien du lieu de son supplice à Brioude pour l’enterrer sur le site de l’actuelle basilique éponyme.

Les fondateurs du christianisme à Auris, qui connaissaient la vie et la mort des martyrs véhiculée par les nombreux pèlerins qui se rendaient à Rome, pourraient avoir replacé dans ce lieu leur souvenir. Comme à Brioude, le chef lieu est sous le patronage de Julien et une chapelle rurale (ici à Cluy) est au patronage de Saint Ilpize.

S’ajoute à Auris, le culte de Saint Géraud. Le saint abbé Géraud d’Aurillac – né à Aurillac en 856 et fondateur en 898 de l’abbaye qui porte son nom – avait coutume, d’aller en pèlerinage à Rome tous les deux ans et, semble t-il, toujours par le même itinéraire. Sa « vie », rédigée par Eudes de Cluny, ne dit rien de vraiment précis sur celui-ci : on sait seulement, d’une part, que les deux termes de son passage dans les Alpes étaient Lyon et Turin (ce qui au demeurant n’est pas logique pour aller d’Aurillac à Rome, sauf à supposer que son pèlerinage comportait également des dévotions dans l’ancienne capitale des Gaules) et, d’autre part, que, dans l’intervalle il passait à Catuserias, à Mulsedunum et à Abricolam. Le premier et le second de ces toponymes sont à rapprocher de Catorissium et de Mellodedum de la Table de Peutinger ; les évolutions des noms des lieux ne sont pas surprenantes car, déjà, entre la Table de Peutinger et l’Anonyme de Ravenne (7ème siècle) on relève déjà des disparités graphiques : Catorissium est devenu Cantourisa et Mellosedum est devenu Metroselon. Il ne semble pas faire de doute que l’on parle bien dans la vie de Saint Géraud des mêmes lieux. Le troisième nom n’est cité ni dans la Table ni dans l’Anonyme. On incline à y voir le nom primitif d’Auris.

C’est peut être bien le souvenir des passages de Saint Géraud à Auris et, selon la « Vita » la guérison miraculeuse d’un aveugle, qui a suscité, plus tard, l’édification d’une petite chapelle. A ces vagues indices historiques s’ajoutent des présomptions géographiques. Le pouillé du diocèse de Grenoble de 1497 dit que Saint Géraud « est enterré à Auris au lieu même où il est mort », ce qui n’est pas exact si la vie du saint a dit vrai. Mais il n’en demeure pas moins que la chapelle qui lui est consacrée est sans doute d’origine ancienne puisque le pouillé précité la cite déjà. Son emplacement est insolite car elle n’est située ni sur le tracé de la voie du col de Cluy ni sur celle joignant Auris au bassin du Freney. Par contre, sa position exceptionnelle permet de la rendre visible de presque tous les points de l’horizon.

 

Bibliographie :

 

-       J. H. ROUSSILLON : étude nouvelle et plus complète de l’ancienne voie romaine de l’Oisans et de ses annexes, 1878

-       H. MULLER : contribution à l’histoire de la paroisse et des mines abandonnées de Brandes en Oisans, 1901, page 20

-       A. ALLIX : l’Oisans, étude géographique, 1928, page 614 

-       A. ALLIX : l’installation de l’homme, la route romaine et la possession du sol en Oisans, Anales de l’Université de Grenoble, T VI, 1929

-       Vita Geraldi Auriliacensis, Odon, abbé de Cluny (11ème siècle), traduction de G. de VENZAC, Revue de la Haute Auvergne T 43, 74ème année, juillet – décembre 1972 pages 220 à 322

-       M. HOSTACHE : souvenirs des montagnes de l’Oisans, 1977

-       P. H. BILLY : origine des noms des villes et des villages de France, 1981, page 31

-       Isère gallo romaine, 1, 1985, page 14

-       P. L. ROUSSET : au pays de la Meije, 1992, pages 105, 106, 117 à 120 et 124

-       M. C. BAILLY MAITRE et J. BRUNO DUPRAZ : Brandes en Oisans, DARA, 1994, page 30

-       CAG 38/1, 1994, page 54

-       Patrimoine en Isère : Oisans, 2001, pages 23 et 47

-       J. C. MICHEL : la voie romaine de l’Oisans, 2005, pages 31, 38, 39, 49 et 50

 

AUTRANS (commune de Villard de Lans)

 

Préhistoire : au lieudit « Bourg du dessus » un atelier ou mine de taille du silex a été mise à jour en 1990 par suite de l’aménagement d’une piste de ski de fond (grands nucleus à lames de type pressignien, une dizaine de nucleus longs, plusieurs nucleus courts, quelques éclats et des lames de débitage). Ce matériel prouve l’existence, à proximité du lieu de la découverte, d’un atelier de taille de lames de silex. Une prospection de la zone a montré plusieurs emplacements de taille s’étendant sur une longueur de 120 m sur 10 à 15 m de largeur.

Les sciallets Meillan et Cochet ont été découverts en 1911 et ont livré des ossements d’ursus speleus et de loups ainsi que quelques traces d’une occupation remontant au paléolithique moyen.

 

Protohistoire : les sciallets de la Ture sur le plateau des Chaumes présentent des représentations de croix latines à branches cupulées, anthropomorphes solaires. La schématisation des motifs cruciformes et des personnages inciterait à y voir des gravures récentes plutôt que le l’âge des métaux.

 

Epoque gallo romaine : P. H. BILLY voit dans le nom de la localité le patronyme germanique Aust-Hramm.

 

Haut moyen âge : motte castrale au lieudit « le Château » avec plate forme circulaire de 35 mètres de diamètre.

 

Bibliographie :

 

-       P. BELLIN et A. CHABRIER : à l’orée des métaux, le sciallet orné de la Ture à Autrans, bulletin d’études préhistoriques alpines, T 3, page 153 et ss

-       GALLIA préhistoire, 1980, 23, fascicule 2, page 505

-       P. H. BILLY : origine des noms des villes et des villages de France, 1981, page 32

-       A. MENARD : sondages archéologiques sur la motte castrale d’Autrans dans 108ème congrès national des sociétés savantes, Grenoble, 1983, pages 221 à 237

-       Isère gallo romaine, 1, 1985, page 236

-       GALLIA informations, Rhône Alpes, 1986, page 89

-       Archéologie chez vous n° 6, 1987, pages 24 et 25

-       Bulletin du CRPV n° 8, 1994, pages 3 et 9 et 10 et 11

-       E. TASSET : châteaux forts de l’Isère, 2005, page 667

 

AVENIERES (les) (canton de Morestel)

 

Protohistoire : une faucille de l’âge du bronze moyen est signalée comme étant de provenance locale.

Au lieudit « le Grand Marais » ont a découvert des fragments de jatte en céramique du Hallstatt final ou de la Tène ancienne.

Des fragments de céramique de la Tène ont été découverts au lieudit « Grand Marais ».

La tradition locale situe à « Buvin », sur le puit de Brégnier aujourd’hui comblé, une « pierre druidique ».

Le casque dit gaulois, souvent attribué aux Avenières, provient en fait de la commune du BOUCHAGE (infra).

 

Epoque gallo romaine : on a voulu voir, sans preuves, dans le nom de la commune une déformation du nom d’une forteresse antique : « Advenerarium Castrum ».

Selon la tradition locale, le nom du hameau de Ciers proviendrait du dieu Circius.

En 1850 on a découvert à la chapelle de Buvin une inscription funéraire détruite peu après : « T(ito) SENTI(n)IO T(iti) FIL(io) VOL(tinia) / … SC…IAIM / (Con)NIVG(i…) EN / … C… IS …INO /(Sent)INIA DECVMINA / (viva ?) PARENTIBVS ET SIBI F(ecit)” : “à Titus Sentinius ... fils de Titus (de la tribu) Voltinia... et à … son épouse … Sentinia Decumina de son vivant ( ?) a fait (ce monument) pour ses parents et pour elle-même ».

Sous le pont de Collonge, une pierre tumulaire est enchâssée à un endroit tel que les eaux du canal d’assèchement des marais en rendent la lecture impossible. Cette pierre, qui passe pour être antique, pourrait en fait être médiévale (elle pourrait provenir du prieuré de Saint Hubald).

De nombreux sites gallo romains ont été repérés sur la commune :

 

Ø  au lieudit « le Champ », deux sites distincts avec peu de mobilier,

Ø  au lieudit « le Grand Marais » cinq sites distincts ayant livré des poteries claires, grises, noires, de la sigillée des 1er au 4ème siècles, des fragments d’amphore ou de dolia, un anneau en bronze, du verre bleu, des tegulae et des structures maçonnées,

Ø  au lieudit « Montée du cimetière Raffin » des structures d’habitat, des tegulae, des imbrices et des fragments de poterie du 2ème au 4ème siècles,

Ø  au lieudit « le Bréviaire », des fragments de poteries, un peson de tisserand, des tegulae, une amphore, des verreries,

Ø  au lieudit « les Rivières », l’emplacement d’une nécropole détruite par l’exploitation d’une carrière,

Ø  au lieudit « le Devin », l’emplacement de deux sites distincts,

Ø  au lieudit « le Greffe », des tessons de sigillée et de nombreuses tegulae,

Ø  en 1983, entre le hameau « le Bourbre » et le lieudit « le Greffe », on a découvert des tessons de céramique sigillée et des fragments d’amphores ainsi que les restes d’un chenal en bois,

Ø  au lieudit « la Platrière », en 1994, on a exhumé une structure du haut moyen empire avec bâtiment à vocation agricole et/ou artisanale avec, notamment, une bassine en bronze pour les ablutions des repas à anses ornée de têtes de cygnes (au musée d’Aoste), des tuiles, des fragments d’amphore et de dolia, des pesons de tisserands, une fusaïole en terre cuite, des céramiques sigillées et communes, des verreries ...

Ø  au lieudit « Pré de la Cour », un pont antique d’époque augustéenne est suggéré en 2006 par la découverte de gros pieux fichés verticalement dans le sol et d’une berge antique.

 

Enfin, on notera un lieudit « le Villard ».

 

Haut moyen âge : des tessons mérovingiens, assez rares, ont été découverts sur certains des sites gallo romains.

Un acte de 914 ou 915 fait état de donation de biens à l’église Saint Maurice de Vienne.

 

Bibliographie :

 

-       A. ALLMER et A. de TEREBASSE : inscriptions antiques et du moyen âge de Vienne en Dauphiné, 1875-1876, n° 530

-       CIL XII, 1888, n° 2411

-       U. CHEVALLIER : Regeste Dauphinois, 1913, n° 1024

-       Evocations, 1960, pages 41 et 42

-       N. MILLION : les Avenières et sa région à travers les âges 1981, pages 4 à 6

-       A. BOCQUET : l’Isère préhistorique et protohistorique, 1969, page 196

-       Archéologie chez vous n° 2, 1983, pages 7 et 10

-        M. COLARDELLE : sépultures et tradition funéraire du 5ème au 13ème siècles après J. C. dans les campagnes des Alpes françaises du nord, 1983, page 177

-       renseignements de G. DREVET, 1987

-       Isère gallo romaine, 2, 1987, pages 38 et 39

-       A. VERNEY : étude de la composition d’éléments d’un corpus d’objets base cuivre de l’âge du bronze final dans les Alpes françaises, 1994

-       SRA : bilan scientifique 2001, pages 81 et 82

-       ILN, V, 2, Vienne, 2004, n° 586, page 251

-       SRA : bilan scientifique 2006, page 99

-       CAG 38/2, 2011, pages 142 à 149  

 

AVIGNONET (canton de Monestier de Clermont)

 

Epoque gallo romaine : au dessus du Drac, près de la source des Puits, on voyait, au milieu du 19ème siècle, un mur de 7 m de longueur sur 0,30 m de large. Il faut mettre cette construction en relation avec les installations thermales de la MOTTE SAINT MARTIN (infra).

Passage vraisemblable d’une voie romaine qui franchissait le Drac (sur un pont antique ?).

 

Haut moyen âge : dans l’ancien cimetière, on a découvert en 1933 des tombes en lauzes orientées nord sud pouvant dater du haut moyen âge.

Au même endroit, en arasant les murs de l’ancien presbytère, on a découvert des tombes similaires.

La clé dite « carolingienne » trouvée à la Baume vers 1933 provient vraisemblablement de l’ancienne église d’Avignonet et date, en fait, du 12ème ou du 13ème siècles.

 

Bibliographie :

 

-       J. CHEVRIER : notice sur des restes d’antiquité gallo romaine trouvées à la Motte les Bains, BSSI, 1851, pages 1 à 5

-       V. MIARD : la Mure et la Matheysine à travers l’histoire, 1965, page 320

-       H. TERRAS : la Vicomté de Trièves et la baronnie de Gresse en vallée chevaleureuse, 1970, pages 346 et 363

-       Archéologie chez vous n° 4, 1975, pages 36 et 37

-       Isère gallo romaine, 1, 1985, page 79

-       CAG 38/1, 1994, page 100

-       J. C. MICHEL : les voies romaines du Trièves, Bulletin des AVG n° 46, 2000, pages 30 à 33

 

                                                           BADINIERES (canton de Bourgoin)

 

Au lieudit « les Garines », présence possible d’une villa gallo romaine.

Au lieudit « Pachaudière », site à tegulae.

On notera également un « Hameau de Grand Chemin » pouvant indiquer une voie ancienne.

 

-       CAG 38/2, 2011, page 151

 

 

                                               BALBINS (canton de la Côte Saint André)

 

Epoque gallo romaine : passage de la voie romaine de Vienne à Grenoble (ou d’un compendium par Ornacieux et la Côte Saint André).

Selon P. H. BILLY, le nom de la commune serait issu du patronyme Balbius (domaine de).

Sur un site non précisé on aurait mis à jour plusieurs tombes renfermant des lacrymatoires en verre et en terre cuite.

 

Haut moyen âge : Balbins est cité sous la forme «  Villa Balbiaco » dans un acte de 903.

 

Bibliographie :

 

-       V. TESTE : inscriptions chrétiennes du 5ème siècle découvertes à la Côte Saint André, BM 20, 1854, page 89

-       U. CHEVALLIER : Regeste Dauphinois, 1913, n° 976

-       J. B. LANFREY : noms anciens des paroisses des communes du département de l’Isère, 1937, page 12

-        PH. BILLY : origine des noms des villes et des villages de France, 1981, page 36

-       Isère gallo romaine, 2, 1987, pages 106 et 107

-       J. FILLEAU : dictionnaire toponymique des communes de l’Isère, 2006, page 23  

 

BALME LES GROTTES (la) (canton de Crémieu)

 

Préhistoire : la grotte de la Balme, placée à une dizaine de mètres au dessus de la plaine, s’enfonce dans la falaise qui domine le Rhône au nord est du village. Elle s’ouvre par un immense porche d’où s’écoule un ruisseau charriant les eaux d’un lac intérieur. Elle a livré, vers l’entrée, en 1865 et en 1895, un important gisement paléolithique (pointes, poinçons, burins, grattoirs, couteaux à dos, outils divers) et 3 haches d’époque néolithique. On y a également découvert 2 haches polies en roche verte d’époque néolithique, l’une trapézoïdale, l’autre fracturée.

Au hameau de « Salettes » on a découvert des fonds de cabanes d’époque chalcolithique qui ont livré de nombreuses haches polies, des outils de silex et des céramiques grossières.

En 1867, près de Travers, E. CHANTRE a fouillé un foyer de sépulture à 300 m du Rhône » au lieudit « la Louvaresse ». Son diamètre était de deux mètres et la couche cendreuse épaisse de 30 à 40 cm reposait à 90 cm de profondeur. Il contenait des ossements de ruminants calcinés, quelques tessons de céramique, des lames, des grattoirs de silex, des galets et des haches. Le Musée des Antiquités Nationales conserve une partie de ce matériel. Le Muséum d’Histoire Naturelle de Lyon conserve d’autres objets dont 8 haches polies.

Provenant des champs qui bordent le Rhône, E. CHANTRE signale avoir découvert 14 haches polies, une hache marteau et une hache spatule.

 

Protohistoire : on a retrouvé dans la grotte de la Balme des traces de l’époque du bronze moyen et, à l’endroit appelé « le labyrinthe », en 1895, un poinçon en os, un anneau en bronze et de nombreux tessons et, en 1960, du matériel du bronze final et des tessons de céramique de l’époque de Hallstatt avec une perle d’ambre. Un puits a livré les restes d’une dizaine d’individus avec de la céramique du bronze final.

Au hameau de « Marignieu », on a découvert une hache à talon du bronze final, une agrafe en bronze et des fragments de poterie et, en un endroit non précisé une monnaie Allobroge au cavalier.

 

Epoque gallo romaine : à l’entrée de la grotte sont conservés divers vestiges :

 

Ø  un cippe funéraire avec inscription partielle : « D(is) M(anibus) / ET / (qu)IETI AE/ (ter) NAE M(arcus) / … (e)NTINIVS » : « aux dieux manes et au repos éternel de Marcus (Valen)tinius ou (Sen)tinius », classé monument historique au titre des objets mobiliers (1915)

Ø  un fragment avec inscription de l’entablement d’un temple à Apollon : « APPOLINI AVG(usto) SA(crum) / T(itus) COMINIVS GRATVS ME(dicus ?) / (et ?) CENSA MATER EX (voto) » : à Apollon, Cominius Gratus, médecin et Censa, sa mère, ont élevé cet autel en accomplissement de leur vœu » (monument historique au titre des objets mobiliers (1915)

Ø  un sarcophage en pierre avec inscription : « … (u)IL(i) CLARI / C(ai) IV(li) CORNELIANI DEC(urionis) / LVG(uduni) ET MODESTIAE GEMINANTIS / FILLI QVI VIXIT ANNIS III DEB(us) VI / PARENT(es) FIL(io) DVLCISSIMO » : « (aux dieux manes) de Julius Clarus, fils de Caïus Iulius Cornelianus, décurion de Lyon, et de Modestia Geminantis mort à l’âge de 3 ans et 6 jours. Ses parents à leur fils bien aimé » (monument historique au titre des objets mobiliers, 1915)

Ø  une base de colonne en pierre provenant peut être du temple d’Apollon (monument historique au titre des objets mobiliers, 1915).

 

On connaît une autre inscription, aujourd’hui perdue : « D(is) M(anibus) AVCILIAE MARCELLINAE DE / FVNCTAE ANN(orum) XXII MENS(ium) VI / DIER(um) XVIII ANCILIVS LVCAM / NVS ET MODESTIA MARCIA / NE PARENT(es) INFELICISS(imi) FIL(liae) / PIENTISS(imae) P(onendum) C(uraverunt) ET SVB ASC(ia) DED(icaverunt) » : « Aucilia Marcella morte à l’âge de 22 ans, 6 mois et 18 jours, Ancilius et Modestia Marciana ses parents infortunés à leur excellente fille ont élevé ce tombeau et l’ont dédié sous l’ascia ».

Dans la grotte elle-même, au lieudit « le Labyrinthe » on a découvert deux bords de coupes lustrées à décor strié, deux tessons lustrés et une tegula.

A « la Brosse » et à « Amblérieu », emplacement de deux grandes villae romaines.

Vers le hameau de Travers, emplacement présumé de vicus, on a mis au jour en 1999 un site du bas empire occupant deux terrasses, avec du matériel céramique et métallique et une monnaie du 4ème siècle.

Au lieudit « Sainte Colombe » on a découvert en 2001 un site comportant quatre phases d’habitat : laténien, augustéen, bas empire, haut empire.

 

Haut moyen âge : nécropole dite d’Amblérieu, située à 700 m environ du hameau du même nom. Elle parait dater du 7ème siècle, eu égard à l’énormité des dalles de caissons.

Amblérieu est-il l’ « Amblariaco » du testament d’Abbon de 739 ?

Face à la grotte, à l’occasion de travaux de voirie, on a mis au jour des sépultures Burgondes de tradition gallo romaine tardive.

Dans la grotte elle-même on a trouvé quelques traces d’époque mérovingienne.

A « Travers Sud » on a exhumé, en 2000, 13 fosses du 10ème au 12ème siècles.

 

Bibliographie :

 

-       E. CHANTRE : note sur les cavernes à ossements et à silex taillés du nord du Dauphiné, BS 23, 1865-1866, pages 532 à 536

-       E. CHANTRE : âge de la pierre dans le nord du Dauphiné et aux environs de Lyon, 1867

-       Testament d’Abbon dans J. MARION : les cartulaires de l’église cathédrale de Grenoble dits cartulaires de Saint Hugues, 1869

-       A. ALLMER et A. de TEREBASSE : inscriptions antiques et du moyen âge de Vienne en Dauphiné, 1875-1876, n° 522, 523, 524, 525

-       CIL XII, 1888, n° 2374, 2375, 2376, 2377

-       J. CHAUFFIN : les stations gallo romaines du Bas Dauphiné, Evocations janvier février 1959, page 76

-       GALLIA Préhistoire IV, 1961, pages 315 et 316

-       A. BOCQUET : l’Isère préhistorique et protohistorique, 1969, pages 196 à 204

-       A. BOCQUET et J. REYMOND : la grotte de la Balme (Isère), 9ème congrès UISPP, livret guide d’excursion, 1976  

-       J. P. PELLETAN et J. REYMOND : recensement des cimetières de la vallée du Rhône, revue archéologique Sites, n° 11, 1982

-       Histoire des communes de l’Isère, 1987, pages 126 et 127

-       Isère gallo romaine, 2, 1987, page 17

-       GALLIA Informations, Rhône Alpes, 1996, pages 89 et 90

-       Inventaire général du canton de Crémieu, 1998, page 19

-       Atlas du patrimoine de l’Isère, 1998, page 34

-       SRA, Bilan scientifique 1999, page 95 et 2000, page 97

-       A. BOCQUET et J. REYMOND : la grotte de la Balme, manuscrit, 2000 (Site Internet A. BOCQUET)

-       SRA 2001 : bilan scientifique, 2001, page 103

-       ILN, V, 2, Vienne, 2004, n° 553, 554, 555 et 556 pages 224 à 227

-       CAG 38/2, 2011, pages 151 à 159

 

BARRAUX (canton du Touvet)

 

Protohistoire : au lieudit « les Boissieux », on a découvert entre 1885 et 1890 une hache à ailerons terminaux du bronze final.

Selon A. BOCQUET, au lieudit « Rochers de Verdun » il y aurait un oppidum gaulois, identifiable par la toponymie et la disposition du site.

En 2002, 14 structures archéologiques de l’âge du bronze ont été mises en évidence. P. H. BILLY, pour sa part voit dans le préfixe « Bar » une indication de sommet.

 

Epoque gallo romaine : passage de la voie romaine primitive de Vienne au Petit Saint Bernard. Réparée à la fin du 3ème siècle elle a gardé, depuis, le nom de « Chemin de l’Empereur ».

On a découvert à Barraux les vestiges de thermes domestiques alimentés par des conduits en plomb sur lesquels figuraient le nom du fabricant : « CAIVS LIBERTVS ».

A « la Gache », trace de voie romaine et emplacement probable d’un port fluvial gallo romain.

Selon J. BRUNO, emplacement de ferme gallo romaine au lieudit « la Ville ».

Au hameau de la « Cuiller » un sarcophage monolithe gallo romain a été découvert en 2001.

 

Haut moyen âge : au lieudit « le Fayet » on a découvert « dans une vigne » (selon PILOT), hors de tout contexte archéologique, une inscription paléochrétienne qui fut transportée à la MURE dans la maison de J. J. A. PILOT (aujourd’hui perdue) : « IN HOC SEPVL / CHRO REQVIE / CIT BONE MEMO(riae) / LVPECIN(u)S / QVI VIXIT ANN(os) N(umero) LVIII MINSES VI / OBIIT VII K(a)L(endas) MA( ?)I(as) / (i)T(erum) P(ost) C(onsulatum) MAVV(rtii) » : « dans ce tombeau repose Lupecinus de bonne mémoire qui vécut 58 ans 6 mois. Il est mort le 7 des calendes de mai, deux ans après le consulat de Mavortius » (25 avril 529).

 B. BLIGNY pense qu’il existait une église à Saint Marcel dès avant la fin de l’époque Burgonde ( ?).

Selon E. TASSET, emplacement de motte castrale au lieudit « le Châtelard ».

 

Bibliographie :

 

-       J. J. A. PILOT : notice sur des ruines de bains romains, BSSI, 2, 1841, page 211

-       J. G. H. GREPPO : études archéologiques sur les eaux thermales ou minérales de la Gaule à l’époque romaine, 1846, page 252

-       E. LE BLANT : inscriptions chrétiennes de la Gaule antérieures au 8ème siècle, II, 1856-1865 n° 474, pages 175 et 176

-       A. ALLMER et A. de TEREBASSE : inscriptions antiques et du moyen âge de Vienne en Dauphiné, 1875-1876, n° 797

-       CIL XII, 1888, n° 5701-30

-       U. CHEVALLIER : Regeste Dauphinois, 1913 n° 336, page 59

-       A. BOCQUET : l’Isère préhistorique et protohistorique, 1969, page 204

-       B. COLOMBAN : recherches archéologiques dans le canton du Touvet, TER 1974

-       J. BRUNO : le Grésivaudan, toponymie et peuplement d’une vallée des Alpes, 1977, page 328

-       B. BLIGNY et J. GODEL : histoire des diocèses de France, Grenoble, 1979, page 18

-       P. H. BILLY : origine des noms des villes et des villages de France, 1981, page 38

-       F. DESCOMBES : recueil des inscriptions chrétiennes de la Gaule antérieures à la renaissance carolingienne, XV, Viennoise du Nord, 1985, n° 244, pages 633 et 634

-       Isère gallo romaine, 1, 1985, page 190

-       CAG 38/1, 1994, page 134

-       SRA 2002 : bilan scientifique 2002, pages 97 et 98

-       A. BOCQUET : une nouvelle approche des Allobroges et de leur territoire, Bulletin d’Etudes Préhistoriques et Archéologiques Alpines, T 15, 2004, pages 207 à 228

-       E. TASSET : châteaux forts de l’Isère, 2005, page 156

-       J. C. MICHEL : la voie romaine du Grésivaudan, rive droite de l’Isère (inédit)

 

 

BATIE DIVISIN (la) (canton de Saint Geoire en Valdaine)

 

Epoque gallo romaine : inscription fragmentaire découverte au 19ème siècle lors de la démolition de la chapelle de Peyrin où elle servait de bénitier : « … Q(uinti) F(ilio) VO(ltinia) / … NIANO… / … (quaestori ?) TR(ibuno ?) PL(ébis ?) » : « à  …. Nanius, fils de Quintus (de la tribu) Voltinia, questeur ? tribun de la plèbe ? » (1er siècle). L’inscription est aujourd’hui conservée chez un particulier.

On notera également deux toponymes peuvent induire une occupation antique : les lieudits « les Etraits » (corruption d’Etrat, Via strata ?) et « le Villard » (villa ?).

 

Haut moyen âge : la « Bastidum Divisinum » » citée à la fin du 10ème siècle doit vraisemblablement correspondre à la motte castrale de Châteauvieux située au lieudit « les Monins ».

 

Bibliographie :

 

-       Isère gallo romaine, 2, 1987, page 63

-       Les dossiers de l’archéologie n° 129, juillet août 1988, pages 69 et 71

-       ILN, V, 2, Vienne, 2004, pages 255 et 256

-       E. TASSET : châteaux forts de l’Isère, 2005, page 668

-       CAG 38/2, 2011, page 159  

 

BATIE MONTGASCON (la) (canton de Pont de Beauvoisin)

 

Epoque gallo romaine : la voie romaine de Vienne à Chambéry passait vers le hameau du Molard. A ce même hameau, au dessus d’  « Evrieu », existe un aqueduc antique amenant encore l’eau au hameau dans une citerne à fleur de sol de 2 m de large sur 4 m de profondeur.

Non loin de là, à « Bressan », des substructions importantes auraient été mises au jour au 19ème siècle.

On signalera également les toponymes « Bois du Villard » (villa ?), la « Grande Pièce » et « Trevinieu » (les trois voies ?).

 

Haut moyen âge : s’agit-il de l’ « Abrici colonica » du testament d’Abbon de 739 ?

 

Bibliographie :

 

-       Testament d’Abbon dans J. MARION : cartulaires de l’église cathédrale de Grenoble dits cartulaires de Saint Hugues, 1869, pages 41 ss

-       P. SAINT OLIVE : la voie romaine de la Tour du Pin au Guiers, Evocations 1946

-       Histoire des communes de l’Isère, 1987, page 329

-       Isère gallo romaine, 2, 1987, page 55

-       CAG 38/2, 2011, page 159

 

BEAUCROISSANT (canton de Rives)

 

Préhistoire ou protohistoire : sur le sentier montant à Parménie, pierre à cupules appelée « Pierre Pucelle » ou « Pierre du Sel » selon MACE qui faisait cette remarque : « pierre miraculeuse où l’on montre, selon les uns, la trace des genoux de la Sainte Vierge lors d’une apparition à Parménie » et, suivant d’autres « l’empreinte des genoux de Sœur Louise qui venait fréquemment prier en ce lieu ».

P. BISCH pense qu’à l’époque de la Gaule indépendante, trois ouvrages fortifiés défendaient la Bièvre : un supposé à Ornacieux, un intact à Plan et le troisième, détruit, à Parménie.

 

Epoque gallo romaine : le « Grand Chemin » est vraisemblablement l’ancienne voie romaine de Grenoble à Vienne qui passait au hameau de « Bain ». La voie est apparente en contre-haut de l’actuelle D 519 entre Beaucroissant et Izeaux. Une zone d’habitat antique est mentionnée dans le fichier de la DRAH (gisement n° 7853). De nombreux vestiges sont connus :

 

Ø  au 16ème siècle, on a découvert un autel avec base et couronnement portant l’inscription : « MERCVRIO / AUVG(usto) ARTAIO / SACR(um) / SEX(tus) GEMINIVS / CVPITVS / EX VOTO » : « consacré à Mercure Auguste Artaios, Sextus Geminus Cupitus en accomplissement de son vœu » (perdu)

Ø  P. ROSTAING relate, vers 1580, que cet autel, autrefois dans les ruines d’un édifice romain, a été transporté dans la chapelle d’un château voisin (le château d’Antoine de Blanc). Cet édifice ruiné pouvait être un temple élevé à Mercure par la dévotion de Geminius Cupitus

Ø  au « Champ de Foire », vers 1845, on a découvert un puits antique. A 50 m de là on aurait mis au jour des murs avec remploi de tegulae (qui subsisteraient toujours) et une monnaie romaine

Ø  vers 1850, on a découvert au hameau de « Bain » un autre vieux puits paraissant dater de l’époque gallo romaine. A 50 m de ce puits on aurait mis au jour des tegulae

Ø  avant 1853 (au lieudit « Arthay » ?) un berger aurait découvert un aureus de Trajan Dèce

Ø  de provenance non précisée, cippe découvert avant 1888 puis perdu avec inscription « MERCVRIO / SACRVM / C(aïus) ATISIVS SEDVLVS / EX VOTO » : « consacré à Mercure par Caïus Atisius Sedulus en accomplissement d’un vœu »

Ø  au lieudit « le Bain » de larges murs et des teguale auraient été vus

Ø   vers 1960, au hameau de « Bain » on aurait découvert (et détruit) un four antique

Ø  en ce qui concerne Parménie, N. CHORIER dans son « Histoire de Dauphiné » écrit « Parmagne », formé, selon lui du celtique « par », sommet et de « magne », magnus, grand. La montagne de Parmagne, ou Parménie par corruption, s’avance dans la plaine de Tullins à la tête d’un bourrelet de collines qui se prolonge jusqu’au Rhône. Cette montagne, dit GRAS DE VILLARD, se présente en venant de Grenoble comme isolée dans la plaine, en forme de pain de sucre, semblable au « Mont Thabor », la « montagne de miracles ». Selon lui, au temps de la domination romaine, Parménie aurait pu être choisie comme point stratégique pour surveiller et protéger la voie romaine qui passait sur son flanc. D’aucuns vont même jusqu’à affirmer que Gratien y aurait séjourné

Ø  en 1969, lors de la restauration de la chapelle de Parménie on a découvert une citerne et des vestiges de constructions gallo romaines. Il existe pour ce lieu une tradition d’oppidum romain

Ø  en 1985, lors de travaux de jardinage, on aurait découvert au village une monnaie non décrite.

 

Haut moyen âge : l’histoire de la colline de Parménie est étroitement liée à l’histoire ecclésiastique de Vienne et de Grenoble. D’après certains historiens, les évêques de Grenoble, chassés de leur siège par les Sarrasins au 9ème siècle, auraient trouvé refuge à Parménie, domaine qui leur avait été donné par l’archevêque de Vienne qui le possédait depuis 707.

 

Bibliographie :

 

-       P. ROSTAING : antiquités de Vienne et de quelques autres villes de la même province (vers 1550)

-       J. J. A PILOT : précis statistique des antiquités du département de l’Isère, BSSI, 3, 1843, page 120

-       A. MACE : description du Dauphiné, 1852, pages 29 et 30

-       R. CLERC JACQUIER : recherches historiques sur la Côte Saint André, 1853, page 7

-       A. ALLMER et A. de TEREBASSE : inscriptions antiques et du moyen âge de Vienne en Dauphiné, 1875-1876, n° 446

-       CIL XII, 1888, n° 220 et 2200

-       GIRARD : sur l’origine du nom de Beaucroissant, BSDEA 2, 1895, pages 275 et 276

-       E. PILOT de THOREY : dictionnaire topographique de l’Isère publié par U. CHEVALLIER, 1920, page 11

-       Chanoine LANFREY : les noms anciens des paroisses du diocèse de Grenoble et des communes du département de l’Isère, 1940, page 10

-       G. CHAPOTAT : la croisée de Vienne, 1959

-       P. BISCH : rétrospective sur la plaine de Bièvre, BSDEA, 1961

-       L. BURKHARD : Parménie, 1976, page 26

-       Isère gallo romaine, 1, 1985, page 110

-       X. LORIOT et B. REMY : corpus des trésors monétaires antiques de la France, T V, Rhône Alpes, 1988, page 62

-       Histoire des communes de l’Isère, 1988, page 29

-       W. MEYER : l’ancien arrondissement de Saint Marcellin à l’époque gallo romaine, inventaire d’archéologie rurale, 1992, pages 23 à 25

-       CAG 38/1, 1994, page 108

-       Grenoble antique, 1999, page 145

-       ILN, V, 2, Vienne, 2004, n° 341 et 342, pages 47 et 48

-       E. TASSET : châteaux forts de l’Isère, 2005, page 163  

-       J. C. MICHEL : la voie de Cularo à Vienna (inédit)

 

BEAUFIN (canton de Corps)

 

Il n’y a pas de vestiges archéologiques connus.

 

                                                                       BEAUFORT (canton de Roybon)

 

Epoque gallo romaine : passage supposé de la voie romaine de Grenoble à Vienne vers « le Content ».

Au lieudit « Pont Rouge », la voie romaine sert encore de limite communale.

En 1909, en un lieu non précisé, on a découvert un vase en bronze sans ornement contenant 91 antoninianni de Gallien, Claude II, Victorinus, Tetricus 1er et Tetricus II.

LAMOTHE a signalé la découverte d’une statuette gallo romaine.

A « Champ Las », site à tegulae avec céramique sigillée détruit par des travaux sur la D 73.

Au lieudit « la Plaine », présence de tegulae.

 

Haut moyen âge : sur le site du château présence possible d’une motte castrale.

 

Bibliographie :

 

-       A. BLANCHET : dépôt de Beaufort, RN 1910 n° 78, page 534

-       L. LAMOTHE : Beaurepaire d’Isère à travers les âges, 1935, page 19

-       GALLIA 12, 1954, page 555

-       R. TRUC : la voie romaine entre Grenoble et Vienne, Informations Régionales n° 16, 1974

-       Isère gallo romaine, 1, 1985, page 125

-       X. LORIOT et B. REMY : corpus des trésors monétaires antiques de la France, T V, Rhône Alpes, 1988, page 42

-       W. MEYER : l’ancien arrondissement de Saint Marcellin à l’époque gallo romaine, inventaire d’archéologie rurale, 1992, pages 39 et 40

-       CAG 38/1, 1994, page 120

 

                                                           BEAULIEU (canton de Saint Marcellin)

 

Epoque gallo romaine : passage de la voie antique présumée de la voie romaine de la rive droite de l’Isère, entre Valence et Grenoble (« Via Valentina » au 11ème siècle dans le cartulaire de Romans).

En 1865, en creusant le sol vers la chapelle Saint Jaime, on a découvert des murs en briques, des urnes et des amphores. Une tradition locale situe au lieudit « le Gua » l’emplacement d’une « ville disparue » (mansio ?).  Les parcelles qui entourent le site livrent encore des vestiges de surface. Sur le site de la chapelle on aurait découvert une « pierre cultuelle pré chrétienne ». Celle-ci n’a jamais été décrite.

A « Buisson Rond », des vestiges gallo romains (céramiques, tegulae, imbrices) ont été découverts en prospection en 1988 sur le tracé de l’autoroute A 49.

 

Bibliographie :

 

-       SERANO de VEZY : histoire de la paroisse de Beaulieu, 1901, pages 46 et 47

-       Isère gallo romaine, 1, 1985, page 159

-       W. MEYER : l’ancien arrondissement de Saint Marcellin à l’époque gallo romaine, inventaire d’archéologie rurale, 1992, page 57

-       CAG 38/1, 1994, page 128

-       J. C. MICHEL : la voie romaine de Cularo à Valentia par la rive droite de l’Isère (inédit)

 

BEAUREPAIRE (canton de Beaurepaire)

 

Préhistoire : on y aurait découvert plusieurs haches d’époque néolithique.

Au lieudit « Saint Michel », en 1968, on a découvert des silex d’époque néolithique.

 

Protohistoire : selon A. BOCQUET, oppidum gaulois par la toponymie et la disposition du site.

En 2000, au « Pont du Milieu » on a découvert les traces d’une voie d’origine protohistorique (voie de l’Etain ?).

 

Epoque gallo romaine : la voie romaine de Grenoble à Vienne passait à Beaurepaire. Elle est également nommée ici « Grand Chemin » et a été mise au jour au « Fayaret » en 1971. La localité a livré de nombreux vestiges antiques :

 

Ø  en 1840, près du cimetière, au lieudit « la Guillotière », au milieu de ruines provenant d’une habitation considérable, furent découvertes trois mosaïques, les restes d’un hypocauste, des monnaies, une tête de femme en marbre, une base de colonne, un chapiteau corinthien, une clé, une brique estampillée « AE BRIGIACVS » et des monnaies de Gordien et de Gallien. Au même endroit, entre 1960 et 1970, des sarcophages auraient été découverts fortuitement et ré enfouis

Ø  la même année on a découvert dans un champ situé près du cimetière un vase avec relief en pierre représentant une scène bachique. Il a été remployé place de la Halle, aujourd’hui place de la Paix. Le caractère antique de ce vase n’est pas avéré. Il n’est plus sur la place en 2008.

Ø  en 1855, au lieudit « en Ballay », on a découvert deux monnaies romaines dont une en or de Claude

Ø  avant 1910, près de la voie romaine, on découvrit une petite fontaine en marbre blanc et un bas relief représentant Phaëton

Ø  au « Fayaret », des travaux agricoles ont livré des tegulae, des carreaux de terre cuite, des fragments de mosaïques ainsi que des tombes sous tuiles. Au même endroit, vers 1930, dans la « propriété Baizet » on a mis au jour un habitat avec mosaïque. Il s’agit d’une villa. Dans les années 80, un effondrement de terrain a révélé des restes de mosaïques et de tubulii (au musée de TOURDAN)

Ø  entre « Fayaret » et « le Montanet » on a mis au jour une voie empierrée qui suivait la base du coteau (Vie Arlot ?)

Ø  au « Clos de l’Hôpital », vers 1970, on a mis au jour un site gallo romain (tegulae et imbrices)

Ø  au « Mas de la Verne », des morceaux de colonnes auraient été anciennement découverts

Ø  place de la Paix, en 1971, on a trouvé des tegulae et des imbrices

Ø  à « Pied Menu » et « aux Brosses », emplacement de sites à tegulae

Ø  aux « Ballées », on a trouvé des monnaies du haut empire et des tuyaux en plomb estampillés « D NON CVR »

Ø  de Beaurepaire même provient un anneau en or portant en pointillé l’inscription « VER »

Ø  au « Pouloud », des vases gallo romains auraient été découverts

Ø  au « Clos Pupat », en 1999, on a découvert une occupation gallo romaine attestée par la présence de céramique tardive et une sépulture en pierre sans mobilier

Ø  en 2000, au « Pont du Milieu » cinq états antiques successifs ont été découverts

Ø  en 2005, à la caserne des pompiers, on a retrouvé le site de la découverte ancienne de mosaïques

Ø  le Musée de Vienne conserve une statuette de Mercure provenant de Beaurepaire

Ø  un chapiteau de pilastre, provenant de Beaurepaire, est exposé au musée de l’ancien évêché de Grenoble.

 

Haut moyen âge : en 1841 on a découvert un bijou en forme de mouche d’orfèvrerie cloisonnée, ornée de grenats et de sphérules d’or. On l’a initialement attribué aux Alains qui auraient sillonné la région vers 407 ou 440. Plus vraisemblablement il s’agit sans doute d’un apport Burgonde provenant d’une importation méridionale.

 

Bibliographie :

 

-       V. BERTHIN, Revue de Vienne, 1839, pages 234 à 236

-       J. J. A. PILOT : précis statistique des antiquités du département de l’Isère, 1843

-       A. MACE : guide itinéraire de Saint Rambert à Grenoble, 1860, II, page 39

-       J. MINJOLLAT : essai historique sur Beaurepaire d’Isère, 1867, page 5

-       E. CHANTRE : haches en bronze du Nord Dauphiné, 1867, page 69

-       CIL XII, 1888, n° 5692-5 et 5701-34

-       E. ESPERANDIEU : recueil général des bas reliefs, statues et bustes de la Gaule romaine, 1910, III, n° 2639

-       E. SALIN : la civilisation mérovingienne, I, 1949, pages 227 et 306 – 307

-       J. CHAUFFIN : les stations gallo romaines du Bas Dauphiné, Evocations 1959, pages 73 à 82 et mai juillet 1960 pages 151 à 153

-       P. MALET : essai d’un répertoire archéologique du canton de Beaurepaire, Evocations 1970, page 3

-       S. BOUCHER : Vienne, bronzes antiques, 1971, page 13

-       M. COLARDELLE : sépultures et tradition funéraire du 5ème au 13ème siècles après J. C. dans les campagnes des Alpes françaises du nord, 1983, page 168

-       Correspondance de M. P. ROSSET BRESSAND, 1985

-       Isère gallo romaine, 1, 1985, page 93

-       Patrimoine du canton de Beaurepaire : catalogue d’exposition, 1986, page 9

-       Histoire des communes de l’Isère, 1, 1987, page 160

-       CAG 38/1, 1994, pages 47 et 48

-       A. BOCQUET : une nouvelle approche des Allobroges et de leur territoire, Bulletin d’Etudes de Préhistoire et d’Archéologie alpines, T 15, pages 207 ss

-       SRA, Bilan scientifique 2001 et 2002

-       SRA : bilan scientifique 2005

-       La Pierre et l’Ecrit, 17, 2006, page 229

 

BEAUVOIR DE MARC (canton de Saint Jean de Bournay)

 

Préhistoire : le site du « Clapier », fouillé en 1990-1991 dans le cadre des opérations préventives sur le tracé du TGV Sud Est a livré une industrie lithique et céramique du Chasséen (fosses, dépotoirs, foyers, sols de cabanes) et constitue actuellement l’un des tous premiers sites stratifiés de plein air des régions Viennoises et Lyonnaises pour la période néolithique.

 

Protohistoire : le site du « Clapier » a livré un paléosol du bronze moyen au bronze final.

Au lieudit « Cul de Bœuf », traces erratiques de la fin de l’âge du bronze.

 

Epoque gallo romaine : au sommet de la colline du château on a trouvé des fragments de tegulae et une monnaie de Constantin.

Au « Clapier », deux coffres en tuiles de la fin de l’époque gallo romaine ont été découverts.

Deux fosses à usage funéraire sont signalées.

Au lieudit « Cul de Bœuf », des vestiges de l’époque gallo romaine sont signalés

 

Bibliographie :

 

-       J. COTTAZ : Beauvoir de Marc, 1963

-       Isère gallo romaine, 2, 1987, page 143

-       La Pierre et l’Ecrit, 1990, page 259

-       Archéologie en Isère, 1991, page 7

-       P. HENON : TGV Rhône Alpes, le site chasséen et du bronze final du Clavier à Beauvoir de Marc, 1992, pages 197 et 198

-       GALLIA Informations, Rhône Alpes, 1996, page 91

 

BEAUVOIR EN ROYANS (canton de Pont en Royans)

 

Préhistoire et protohistoire : à « Châteauvieux », sur un emplacement rocheux d’accès difficile, H. MULLER a découvert des fonds de cabanes et de la céramique du néolithique à l’âge du fer ainsi que de la poterie gauloise.

 

Epoque gallo romaine : passage de la voie romaine de Grenoble à Valence par la rive gauche de l’Isère.

A « Châteauvieux » on a également découvert de la poterie gallo romaine et l’emplacement d’une citerne ou d’un silo antique creusé dans le roc de 1,80 m de long sur 1,20 m de large et 2 m de profondeur revêtue à l’intérieur d’une couche de mortier rouge.

Selon A. FAVOT, le site du château de Beauvoir aurait livré des « vestiges romains ».

Au lieudit « Trémini », site à tegulae sur 1000 m2 repéré en prospection en 1991.

Selon E. TASSET, emplacement d’une motte castrale primitive au château.

 

Bibliographie :

 

-       C. FILHOL : Châteauvieux sur Beauvoir en Royans, BSDEA, n° 15, 1928

-       A. FAVOT : notes historiques sur Beauvoir en Royans, 1912, pages 13 et 14

-       Isère gallo romaine, 1, 1985, page 102

-       Histoire des communes de l’Isère, 1988, page 11

-       W. MEYER : l’ancien arrondissement de Saint Marcellin à l’époque gallo romaine, inventaire d’archéologie rurale, 1992, pages 6 et 7

-       CAG 38/1, 1994, page 105

-       Grenoble antique, 1999, page 191

-       E. TASSET : châteaux forts de l’Isère, 2005, page 669  

 

BELLEGARDE POUSIEU (canton de Beaurepaire)

 

Protohistoire : au lieudit « Puvilin » on a découvert des monnaies gauloises, des ossements et des tessons de poterie

En 1880, sur un lieu non situé, on aurait trouvé un vase de l’époque de la Tène.

 

Epoque gallo romaine : divers vestiges sont signalés :

 

Ø  au château des Gallerands, emplacement possible d’une villa romaine qui aurait livré des colonnes, des enduits peints et des restes de fondation

Ø  autre villa supposée au château de Bellegarde

Ø  une statuette de Mars aurait été découverte au « Mas de Bataillouse » (voir aussi JARCIEU, infra)

Ø  ancien chemin, dit de Lestrat (via strata ?) joignant Salaise à Revel, voie romaine probable

Ø  au 15ème siècle on aurait mentionné « en forêt de Taravas », une voie romaine, une « place publique » et une grosse pierre singulièrement travaillée

Ø  l’abbé CHAPELLE situe à Pact un certain nombre de trouvailles qu’il faut rapporter en fait au « Mas de Bataillouse » sur Bellegarde Pousieu : vase(s) de la Tène, monnaies gauloises, nombreux tessons, poterie grise, fragments de mosaïques, d’enduits peints, de colonnes…

Ø  le nom de Poussieu pourrait venir de « possa », le domaine en basse latinité.

 

Haut moyen âge : au château des Gallerands est conservé un beau sarcophage mérovingien représentant des scènes de l’ancien et du nouveau testaments. Celui-ci provient, semble t-il, de Saint Romain d’Albon (Drôme).

Une église est attestée à « Puvilin » au début du 10ème siècle.

 

Bibliographie :

 

-       Abbe CHAPELLE : découvertes faites à Pact, 1885 page 330 ; rapport archéologique sur les fouilles faites à Pact, Bulletin de l’Académie Delphinale, 1885, pages 381 et 397 ; antiquités de Pact, Bulletin de la société archéologique de la Drôme, 1886, page 242

-       M. COLARDELLE : sépultures et tradition funéraire du 5ème au 13ème siècles après J. C. dans les campagnes des Alpes françaises du nord, 1983, page 234

-       Histoire des communes de l’Isère, 1, 1987, page 169

-       Isère gallo romaine, 2, 1987, page 93

-       F. DORY : inventaire archéologique et voies antiques du viennois occidental, époque gallo romaine, 1988, page 258

-       CAG 38/1, 1994, page 48

 

 

BELMONT (canton du Grand Lemps)

 

Epoque gallo romaine : la voie romaine de Grenoble à Vienne est rappelée par les lieudits « Grande Vie », « Via Ferrat », « Chemin de l’Estrat » et « voie de Vienne ».

Au lieudit « le Goulet », site ayant livré des tegulae et de la céramique grise et sigillée.

Certaines confusions ont été faites entre cette commune et celle de Belmont Tramonet en Savoie qui a livré des inscriptions romaines.

 

Haut moyen âge : motte castrale des Oyes, chemin du Terreau

 

Bibliographie :

 

-       Isère gallo romaine, 2, 1987, page 31

-       Renseignements de G. DREVET

-       CAG 38/2, 2011, page 160

 

BERNIN (canton de Saint Ismier)

 

Protohistoire : selon P. H. BILLY, le nom de la localité proviendrait du patronyme gaulois Brennos (domaine de).

 

Epoque gallo romaine : passage de la voie romaine des Alpes Graies (Chemin de l’Empereur). Le tracé est hypothétique sur la commune (les Varsous, les Maréchales puis limite communale Bernin Crolles ?).

Une inscription votive (d’un tombeau au bord de la voie ?) y aurait été découverte. Elle n’a pas été publiée.

Selon J. BRUNO, emplacement possible de ferme gallo romaine dans une zone de peuplement très ancienne dont le centre pouvait être l’actuel village.

Les ex voto mentionnés par H. MULLER concernent en fait la commune voisine de CROLLES (infra).

 

Haut moyen âge : selon J. BRUNO, tradition d’emplacement d’un camp Burgonde à « la Rousse ».

 

Bibliographie :

 

-       J. BRUNO : le Grésivaudan, toponymie d’une vallée des Alpes, 1977, page 222 et 326

-       P. H. BILLY : origine des noms des villes et des villages de France, 1981, page 45

-       Archéologie chez vous n° 3, 1984, page 11

-       Isère gallo romaine, 1, 1985, page 70

-       Grenoble antique, 1999, page 146

-       J. C. MICHEL : la voie des Alpes Graies (inédit)

 

BESSE EN OISANS (canton de Bourg d’Oisans)

 

Epoque gallo romaine : ROUSSILLON voyait à Besse la voie romaine de l’Oisans monter au plateau d’Emparis et passer au lieudit « la Loge ». On ne le suivra pas, bien évidemment, dans ce tracé quelque peu fantaisiste.

H. MULLER aurait découvert des sépultures en coffres complets de lauzes de section quadrangulaire et triangulaire.

 

Bibliographie :

 

-       J. D. ROUSSILLON : guide du voyageur dans l’Oisans, 1840

-       H. MULLER : les tombes gallo romaines de Vallouise, BSDEA, 1913, pages 166 à 171

-       M. COLARDELLE : sépultures et traditions funéraires du 5ème au 13ème siècle après J. C. dans les campagnes des Alpes françaises du nord, 1983, page 169

-       Isère gallo romaine, 1, 1985, page 14

-       CAG 38/1, 1994, page 54

-       J. C. MICHEL : la voie romaine de l’Oisans, 2005, page 51

 

BESSINS (canton de Saint Marcellin)

 

Epoque gallo romaine : selon P. H. BILLY, la commune devrait son nom et son origine au patronyme Bassinius (domaine de).

Au lieudit « Pinchard » on a découvert en prospection, en 1992-1993, un site de 2 hectares.

 

Haut moyen âge : possible motte castrale

 

Bibliographie :

 

-       P. H. BILLY : origine des noms des villes et des villages de France, 1981, page 46

-       Isère gallo romaine, 1, 1985, page 159

-       W. MEYER : l’ancien arrondissement de Saint Marcellin à l’époque gallo romaine, inventaire d’archéologie rurale, 1992, page 99, n° 191

-       CAG 38/1, 1994, page 128

 

BEVENAIS (canton du Grand Lemps)

 

Protohistoire : au lieudit « l’Outax », vaste butte qui pourrait être un tumulus.

Epoque gallo romaine : une découverte fortuite de tegulae et d’imbrices faite sur le versant nord des collines du Blanchet au lieudit « la Lime » (limite ?) atteste une présence antique.

Aux lieudits «  Bauce » et « le Lime », présence de tegulae.

 

Bibliographie :

 

-       G. DREVET et R. MICHALLET : inventaire des sites historiques et archéologiques du canton du Grand Lemps, 1985

-       Isère gallo romaine, 2, 1987, page 31

-       CAG 38/2, 2011, page 160

 

BIOL (canton du Grand Lemps)

 

Préhistoire : une hache polie en roche verte d’époque néolithique a été découverte lors de travaux agricoles au lieudit « Lechères ».

 

Protohistoire : au lieudit « Rapon », tertre artificiel nommé « Tumulus de Talamet ».

 

Epoque gallo romaine : en 1920 au lieudit « le Marceau » ou « l’Arête » on aurait découvert au sommet d’une pente des sépultures en dalles. Un sondage sur le site a montré une sépulture partiellement conservée. Sur le même lieu, R. MICHALLET a trouvé de nombreux fragments de tegulae, 4 tessons de poterie jaune commune, des dalles, briques, mortiers et de nombreux tessons de poteries tardives.

Au lieudit « Charmalet » on a découvert quelques tegulae contre une butte.

Au lieudit « Haut Biol » traces d’habitat.

 

Haut moyen âge :

 

-       à « Haut Biol », mise à jour vers 1990 d’un cimetière mérovingien

-       au « Marceau », découvertes en 1920 et 1977 de sépultures en coffres de dalles

 

Bibliographie :

 

-       H. CHATAIN : les haches en pierre polie du Bas Dauphiné, Evocations, 35ème année, 1979, n° 2, page 41

-       M. COLARDELLE : sépultures et tradition funéraire du 5ème au 13ème siècles après J. C. dans les campagnes des Alpes françaises du nord, 1983, page 169

-       G. DREVET et R. MICHALLET : inventaire des sites historiques et archéologiques du canton du Grand Lemps, 1985

-       Isère gallo romaine, 2, 1987, pages 31 et 32

-       P. GRILLOT : la Tour du Pin, 1990, page 111

-       CAG 38/2, 2011, page 160

 

BILIEU (canton de Virieu)

 

Préhistoire : à 300 m au sud de la « Maison Planet » on a découvert un palet disque préhistorique (dépôt CDPA).

Le bloc erratique dit « Pierre de Beau Soleil » est peut être un ancien mégalithe.

 

Epoque gallo romaine : sur un site littoral du lac de Paladru (identifié sous l’appellation CH 1) des pieux ont été datés au radiocarbone de l’époque gallo romaine (site de pêcherie ?).

Selon P. H. BILLY, le nom de la commune serait issu du patronyme Billius (domaine de). Au 15ème siècle la commune conservait le nom de Billiesco.

 

Bibliographie :

 

-       P. H. BILLY : origine des noms des villes et des villages de France, 1981, page 48

-       M. COLARDELLE et E. VERDEL (Direction) : les habitats du lac de Paladru (Isère) dans leur environnement, 1993, page 289

-       A. BOCQUET : site Internet

-       CAG 38/2, 2011, page 160

 

                                                                       BIVIERS (canton de Saint Ismier)

 

Epoque gallo romaine : entre « Serviantin » et « Corbone » le tracé de la N 90 (ancienne voie royale) a du se superposer à l’ancienne voie romaine des Alpes Graies. Il faut noter qu’elle sert toujours de limite communale entre Montbonnot et Biviers, ce qui peut attester du tracé primitif.

On notera également à Corbone l’emplacement d’une ancienne maladrerie qui était vraisemblablement située à proximité de la voie romaine.

Selon P. H. BILLY, le nom de Biviers proviendrait de Bivius (domaine de).

 

Haut moyen âge : motte castrale supposée du haut moyen âge.

 

Bibliographie :

 

-       P. H. BILLY : origine des noms des villes et des villages de France, 1981, page 49

-       Isère gallo romaine, 1, 1985, page 72

-       E. TASSET : châteaux forts de l’Isère, 2005

-       J. C. MICHEL : la voie des Alpes Graies (inédit)

 

BIZONNES (canton du Grand Lemps)

 

Epoque gallo romaine : A. DAUZAT voit dans le nom de la commune le patronyme gaulois  Bituis.

En septembre 1981, à l’occasion du creusement d’une tranchée, on a découvert à 50 cm de profondeur une couche archéologique contenant des fragments de tegulae, d’imbrices, un tesson de sigillée sans décor, deux tessons de poteries communes jaunes et de nombreux tessons lustrés tardifs.

Vers 1990, aux lieudits « Grand Champ », « Grande Terre », « Mont », « Suchet » et « Suet », localisation de sites à tegulae

 

Bibliographie :

 

-       A. DAUZAT : dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, 1963

-       Isère gallo romaine, 2, 1987, page 32 (renseignements de G. DREVET).

-       R. MICHALLET : histoire des communes de l’ancien mandement de Bizonnes, 2002, pages 18,19 et 33

 

BLANDIN (canton de Virieu)

 

Selon P. H. BILLY, le nom de la localité viendrait du patronyme Blandus (domaine de).

Au bourg, lors de la construction d’une maison, on a mis au jour des tuilles gallo romaines (habitat ?)

 

Bibliographie :

 

-       P. H. BILLY : origine des noms des villes et des villages de France, 1981, page 49

-       L. FOURNIER : Virieu en Dauphiné, 2006, page 3

 

 

BONNEFAMILLE (canton de Bourgoin)

 

Préhistoire : des galets ornés d’époque néolithique auraient été découverts dans d’anciennes habitations de type troglodytique.

Au « Grand Font », emplacement de grotte préhistorique.

Vers 1945, au lieudit « Ponas » on a découvert une pointe de flèche à aileron et pédoncule du chalcolithique. Au même endroit, en 1965, une sépulture à inhumation de même époque a été vue.

Au flanc de la colline de « Benoist », pierre à cupules de faibles dimensions. D’autres pierres à cupules sont évoquées.

 

Epoque gallo romaine : Bonnefamille (appelé Menufamille jusqu’au 19ème siècle) était située sur le tracé de la Via Agrippa entre Vienne et Bourgoin. Des tronçons de cette voie se verraient encore au bas de la route actuelle. Après avoir traversé le vallum morainique que représente le Vallon de Bonnefamille, la voie passait au pied de la butte qui porte le village. A l’endroit appelé « la Taverne » (ancienne taberna romaine ?) se greffe un embranchement de chemin ancien en direction de Villefontaine et de Fallavier et, près de là, un tronçon de la vieille route montre encore son pavage ancien. Divers vestiges sont connus :

 

Ø  au lieudit « Trievoz Gillet », carrefour possible de voies antiques

Ø  en 1945, au lieudit « Ponas » on a découvert une dizaine de sépultures paraissant antiques

Ø  en 1953 on a découvert, au lieudit « Fontel », sur le chemin de Pillard joignant Bonnefamille à Saint Georges d’Espéranche, un four à tegulae

Ø  au « Mouton » et à « Meurand » des fragments d’amphores auraient été trouvés vers 1985

Ø  dans le parc du château de la Moidière on a découvert des sépultures gallo romaines. Des céramiques grises et sigillées et des tegulae sont exposées au château

Ø  au lieudit « Grande Grange », emplacement d’un site à tegulae avec fragments d’amphores

Ø  l’emplacement d’une construction légère (cabane ?) en ellipse a été repéré à 200 m de la route de Vienne

Ø  en 2008, découverte en prospection d’un épandage de tegulae au sommet d’une colline

 

Haut moyen âge : l’église semble occuper l’emplacement d’une motte castrale.

Au lieudit « Bois de Benoît » tradition d’abbaye bénédictine qui aurait été détruite en 938 par les Sarrasins.

 

Bibliographie :

 

-       J. CHAUFFIN : le four à tegulae de Bonnefamille, Evocations, novembre 1955, page 1487

-       GALLIA 1956, 2, Informations archéologiques, page 81

-       J. CHAUFFIN : les stations gallo romaines du bas Dauphiné, Evocations, janvier février 1959, page 76

-       J. SAUNIER : la voie de Vienne à Bourgoin, Evocations, 1975

-       H. CHATAIN : nouvelles pierres à cupules du département de l’Isère, Evocations, 1978

-       GALLIA Préhistoire, 23, 2, 1980, page 509

-       Archéologia n° 154, mai 1981, page 65

-       M. COLARDELLE : sépultures et tradition funéraire du 5ème au 13ème siècles après J. C. dans les campagnes des Alpes françaises du nord, 1983, pages 169 et 170

-       Histoire des communes de l’Isère, 1987, pages 422 et 423

-       Isère gallo romaine, 2, 1987, page 77

-       CAG 38/2, 2011, page 161  

 

BOSSIEU (canton de la Côte Saint André)

 

Epoque gallo romaine : selon G. CHAPOTAT, passage de la voie romaine de Vienne à Grenoble par Ornacieux.

 

Haut moyen âge : en acte de mai 910 cite la « villa Bolziaco ».

 

Bibliographie :

 

-       U. CHEVALLIER : Regeste Dauphinois, 1913, n° 1008

-       Isère gallo romaine, 2, 1987, page 107

 

BOUCHAGE (le) (canton de Morestel)

 

Protohistoire :

 

-       au lieudit « Sous les Vernes » gisement du néolithique et du bronze final découverts en 1995 et aujourd’hui conservés au musée d’Aoste

-       aux « Granges » site protohistorique

-       Au « Grand Thuet » site de la Tène dont le mobilier recueilli est au musée d’Aoste

-       A « Buissin », site de la Tène.

 

Epoque gallo romaine : en mars 1959, dans les marais qui bordent le Rhône, on a découvert un casque antique. Qualifié de « gaulois » au moment de sa découverte, il apparaît plutôt aujourd’hui comme un casque légionnaire de l’époque de la guerre des Gaules. Il s’agit d’un casque à calotte hémisphérique en bronze martelé, au sommet un peu ogival. A l’arrière, un couvre nuque peu développé le prolonge. Il aurait été doré et devait comporter des jugulaires (Dépôt du musée de Bourgoin, exposé au musée de l’ancien évêché de Grenoble et moulage au musée d’Aoste).

Au lieudit « Clodet » on a découvert en 2002 une officine de potier des 3ème et 4ème siècles.

Au lieudit « Payerne », site d’habitat

Au lieudit « Sous les Vernes », autre site d’habitat ainsi qu’aux « Andréas » et au « Grand Thuet ».

 

Haut moyen âge :

 

Aux lieudits « Sous les Vernes », « le Revin », « les Granges » et « Au Buissin » emplacement de sites mérovingiens.

 

Bibliographie :

 

-       H. CUCHERAT : un casque gaulois découvert au bord du Rhône, Evocations, novembre décembre 1960, pages 41 à 43

-       Isère gallo romaine, 2, 1987, page 39

-       Atlas du patrimoine, 1988, page 40

-       SRA : bilan scientifique 2002, page 117 et 2003, pages 117 et 118

 

                                   BOUGE CHAMBALUD (canton de Roussillon)

 

Protohistoire : face au château de Golat, emplacement de tumulus (inexploré) élevé peut être pour servir de défense à la vallée.

A Chambalud, oppidum avec éperon barré d’époque gauloise.

En 1886, dans une vigne au sud de la commune, on a mis au jour, à 40 cm de profondeur, un vase de terre brune qui contenait un trésor de 2500 oboles massaliotes en argent du type Apollon avec « MA » au revers (305 oboles sont conservées au MAN)  et une bague en or faite d’un fil d’or replié sur lui même de la Tène finale.

 

Epoque gallo romaine : de nombreux vestiges sont connus :

 

Ø  à quelque distance du château de Golat existe un hameau appelé « Arcoule » ou « Arcolle » qui passe pour avoir été bâti sur l’emplacement d’un temple voué à Hercule. Le champ voisin a, du reste, livré plusieurs objets antiques. Mais c’est principalement au château de Golat et dans son parc (> AGNIN) qu’on a retrouvé, vers 1840, des substructions antiques et, notamment, un bassin circulaire qu’entouraient des bancs de pierre à hauteur d’appui ainsi qu’un aqueduc. S’agit-il d’anciens thermes ?

Ø  à 800 m du hameau d’Arcoule, fontaine dite de Saint Font d’Arcoule alimentée par un aqueduc d’origine indéterminée et environnée de quelques fragments de tegulae

Ø  deux fragments d’inscriptions auraient été découverts en 1837 (> AGNIN)

Ø  en 1859, on aurait découvert une statuette d’Hercule ou de Jupiter

Ø  à Chambalud, au début du 20ème siècle, on a découvert des mosaïques, des chapiteaux et des statuettes en bronze

Ø  l’église de Chambalud passe pour avoir été bâtie sur l’emplacement d’un temple à Saturne ( ?)

Ø  à l’église de Bougé (qui serait bâtie sur un temple à Neptune ?) à droite de l’entrée, inscription fragmentaire en remploi (s’agit-il de l’une des inscriptions découvertes en 1837 ?) : « … III VI… (quattuovir ?) / … ITINE … / … VER… ».

Ø   sur la façade de la cure, un chapiteau antique est signalé en remploi. Il n’est plus visible en 2008

Ø  aux lieudits « Malmort » et « Saint Romain », tradition d’emplacement de camp romain

Ø  au lieudit « Empouillet », près de la « Vie Arlot », on a trouvé des sépultures en pleine terre, des débris d’amphores et de la céramique noire

Ø  en 1987, au nord est de « Thivolley » on a mis au jour un petit four en terre cuite

Ø  selon F. DORY le nom de Bougé pourrait provenir du patronyme Bogius (domaine de).

 

Haut moyen âge : l’église pré romane de Notre Dame de l’Assomption de Bougé parait remonter au 10ème siècle. Sa porte est très simple. La façade se termine par un fronton triangulaire. La nef est resserrée et deux chapelles latérales forment la croix latine. Dans la façade, à droite de l’entrée, est remployée une belle pierre en marbre blanc provenant d’un édifice antérieur. Sur le coté droit est figuré un cheval galopant (monument historique au titre des objets mobiliers, 1965).

 

Bibliographie :

 

-       A. MACE : les chemins de fer du Dauphiné, guide itinéraire, T 2, 1860, page 107

-       F. CROZET : description toponymique, historique et statistique des cantons formant le département de l’Isère, 1869, page 6

-       E. FLOUEST : une bague gauloise trouvée à Bougé Chambalud, bulletin de la société archéologique et statistique de la Drôme, T 23, 1889, pages 526 et 530

-       A. BLANCHET : RN 1891, page 232 et 1896, page 132

-       H. ROLLAND : RN 1959-1960, page 39

-       P. de CARBONNIERES : inventaire d’archéologie rurale dans le Viennois, 5ème au 12ème siècle 1977, page 14

-       X. LORIOT et B. REMY : corpus des trésors monétaires antiques de la France, V, Rhône Alpes, 1988, page 42

-       Histoire des communes de l’Isère, 1, 1987, page 329

-       Isère gallo romaine, 2, 1987, pages 132 et 133

-       Histoire des communes de l’Isère, 1987-1988, I, page 329

-       F. DORY : inventaire archéologique et voies antiques du Viennois occidental, époque gallo romaine, 1988, pages 23, 24 et 255

-       La Pierre et l’Ecrit, 1990, pages 22 et 223

-       CAG 38/1, 1994, page 113

-       Patrimoine en Isère : pays de Roussillon, 1983, pages 22 et 26

-       Base Mérimée, 2008

 

BOURG D’OISANS (canton de Bourg d’Oisans)

 

Préhistoire : le lac médiéval d’Oisans aurait été précédé, dès l’époque préhistorique, de quatre anciens paléolacs qui auraient rempli la plaine de l’Oisans ; le plus ancien vers 23 000 ou 20 000 ans avant notre ère, le plus récent de 8 000 à 3 000 avant notre ère.

 

Protohistoire : une fibule à sanguisuga (civilisation de Golaseca) de type italique provenant du Latium ou d’Etrurie et un torque en fil de bronze torsadé du 8ème siècle avant notre ère ont été découverts en un lieu non précisé. Il s’agit sans doute d’une sépulture sur le tracé de la voie celto ligure de Grenoble à l’Oisans par la Matheysine et le Valbonnais.

 

Epoque gallo romaine : Bourg d’Oisans passe pour avoir été la localité antique de Catorissium, peut être chef lieu des Ucenii ou Iconii, située par la Table de Peutinger sur la voie romaine de Grenoble à Briançon. PILOT dit qu’on y a trouvé des monnaies romaines.

A « Rochetaillée », subsistent des traces patentes de la voie de l’Oisans. Elle y apparaît sous forme d’entaille creusée dans le rocher sur une profondeur de 2 m environ à 4 ou 5 m au dessus du niveau de la plaine. Plusieurs tronçons, sur une longueur de 500 m, sont encore visibles.

De nombreux auteurs ont émis l’hypothèse que la voie était élargie par un plancher portant sur des poutres encastrées dans des rainures transversales et soutenues, au dessus du vide, par d’autres poutres enfoncées obliquement dans le rocher, ces travaux se justifiant, semble t-il, par la nécessité d’éviter le fond de la plaine inondée en permanence ou exposée à des inondations temporaires. Des aménagements similaires procédant de la même technique d’élargissement d’une voie taillée dans le roc par des planchers en encorbellement sont connus au poste romain du Néron ( > SAINT MARTIN LE VINOUX, infra) et surtout en Mésie Supérieure (Serbie) au défilé « Gornja Klisura » de la voie dite du Djerdap construite sous Tibère et réparée sous Trajan ainsi qu’en témoignent des inscriptions gravées dans le rocher de la voie elle-même (le site est aujourd’hui noyé sous les eaux d’un barrage). A Rochetaillée, les rainures, parallèles au rocher, sont espacées de 1,38 m (écartement identique à celui de la porte de Bons ce qui semble justifier de la contemporanéité des deux ouvrages)  et devaient servir au roulage, cependant que d’autres rainures transversales, profondes de 10 à 18 cm, espacées de 2,23 m devaient servir à l’encastrement des poutres.

La voie portait, jusqu’au 19ème siècle, le nom de « Chemin ancien d’avant le déluge ». D’autres traces ont été repérées dans le bois de Cornillon, à « Boisrond » et à « Farfayet ». Tous les auteurs ont relevé le caractère incontestablement romain de la voie de Rochetaillée (J. P. JOSPIN évoque même, comme pour Bons, une création d’époque augustéenne) à l’exception de P. L. ROUSSET et de L. CORTES pour qui cette voie ne daterait que du 11ème siècle ( ?).

Une analyse faite au C 14 en 2000 des mines du Pontet a donné pour datation les 2ème et 3ème et 7ème siècles.

 

Bibliographie :

 

-       J. J. A. PILOT : les monuments du département de l’Isère, Bulletin de l’Académie Delphinale, 1842-1845, page 66

-       F. VALLENTIN : la voie romaine de l’Oisans, Bulletin de l’Académie Delphinale, 1877, pages 298 et 299

-       H. FERRAND : les montagnes dauphinoises : l’Oisans, 1903, pages 8 à 10

-       H. FERRAND : la voie romaine de l’Oisans, BSSI, 1913, pages 129 et ss

-       L. CORTES : l’Oisans, recherches historiques, 1926, page 31

-       L. CORTES et ARMANET : contribution à l’étude de la voie romaine de l’Oisans, BSDEA, janvier 1927

-       A. GRENIER : manuel d’archéologie, 1931, 1, page 368

-       H. BLET : la voie romaine de l’Oisans, BSDEA, 1949, pages 40 à 43

-       G. BARRUOL : les peuples préromains du sud est de la Gaule, 1969, pages 77, 116, 321 à 323

-       G. COULON : les gallo romains, 1985, page 194

-       Isère gallo romaine, 1, 1985, page 13

-       A. BOCQUET et F. BALLET : les Celtes et les Alpes, 1986, page 52

-       M. P. WILLIGENS : bibliographie des sites de l’âge du Fer, 1987

-       Histoire des communes de l’Isère, 1988, page 324

-       A. BOCQUET : l’archéologie de l’âge du Fer dans les Alpes occidentales, 1991, pages 125 et 151

-       P. L. ROUSSET : au pays de la Meije, 1992, page 111

-       CAG 38/1, 1994, pages 54 et 55

-       M. GUIBOUD : les voies de communication en Oisans de l’antiquité au moyen âge, TER 1995, 2 J 2099 (ADI)

-       G. THIOLLIER ALEXANDROWICZ : itinéraires romains en France, 1996, page 384

-       B. FRANCOIS : mémoire du Bourg d’Oisans, 1, 1997, page 55

-       SRA : bilan scientifique, 1999, pages 115 et 116

-       Grenoble antique, 1999, page 189  

-       Patrimoine en Isère : Oisans, 2001, pages 23, 38, 45 et 46

-       SRA : bilan scientifique, 2001, page 99

-       J. C. MICHEL : la voie romaine de l’Oisans, 2005, pages 23 à 30

-       B. FRANCOIS : mémoire du Bourg d’Oisans, 2, 2002, pages 9 et 13

-       B. FRANCOIS : importance de Catorissium dans la voie romaine de l’Oisans, 2005, pages 67 à 71

 

BOURGOIN JALLIEU (canton de Bourgoin Jallieu)

 

Préhistoire : découverte de silex d’époque chalcolithique.

Une hache marteau néolithique a été découverte dans les marais de la Bourbre.

En 2006, à la « Zac de la Maldière » on a découvert une maison du néolithique final avec négatif de poteau.

 

Protohistoire : de nombreux vestiges sont connus :

 

Ø  dans les marais de Bourgoin on aurait mis au jour des cuirasses du bronze final

Ø  un poignard en bronze a été découvert en 1889 à Jallieu

Ø  des sépultures de la Tène sont mentionnées à la Rivoire sur Jallieu

Ø  des traces d’occupation gauloise ont été découvertes sur les pentes de la Rivoire (tessons gaulois)

Ø  aux « Cantinières » on a découvert une sépulture de la Tène finale qui contenait une épée pliée et des fragments de boucliers

Ø  rue Joseph Seignier et au nord de la place Carnot, on a exhumé des céramiques grises de la Tène II et un amas de scories métallurgiques des 2ème et 1er siècles avant notre ère

Ø  la colline de Beauregard pourrait être l’ancien oppidum de Bergusia à l’époque de l’indépendance gauloise

Ø  au « Coteau de la Rivoire » dans une probable sépulture gauloise, on a exhumé une épée en fer

Ø  au «  Bayard », une meule ronde a été découverte

Ø  en 2006, à la « Zac de la Maladière » on a découvert des fossés et des drains de la Tène finale.

 

Epoque gallo romaine : Bourgoin occupe l’emplacement de la station de BERGVSIVM mentionnée par la Table de Peutinger (sur la voie de Vienne à Milan) et BERGVSIA dans l’Itinéraire Antonin. Ce dernier nom est celui d’une divinité connue notamment à Alise Sainte Reine (Côte d’Or). L’agglomération antique – qui, selon le chanoine Lanfrey aurait succédé à un camp romain de l’époque de la conquête – correspond, en partie, à la ville actuelle. C’est sous Antonin le Pieux, au début du 2ème siècle, que Bergusium aurait connu sa plus grande prospérité avant un déclin amorcé vers l’an 250. La forme de la ville, conservée presque comme telle jusqu’au moyen âge, semble avoir d’empreinte romaine classique : disposition rectangulaire avec, peut être, une enceinte et quatre portes à l’extrémité du decumanus (rue Victor Hugo ?) et du cardo (rue de l’Hôtel de Ville ?). Un forum aurait pu exister à l’emplacement actuel des halles. De nombreux vestiges sont connus :

 

Ø  en 1809, au marais de Bourgoin (endroit exact inconnu) on aurait découvert des tombes en coffres de tegulae. L’une de ces tombes s’accompagnait d’une inscription funéraire, non décrite, et d’une coupe en verre blanc

Ø  une grande mosaïque a été découverte en 1840

Ø  en 1847, lors de la construction des halles, on a découvert des monnaies du 1er siècle

Ø  la même année, entre le chemin des Verds et la rue Blanchefleur on a exhumé des coffres de tegulae accompagnées de monnaies, de lampes en terre, de céramiques noires ou rouges et de gobelets en verre

Ø  en 1848, à Jallieu, on a exhumé des pieds en bronze de ce que l’on a d’abord considéré comme provenant d’un biselium (siège antique à deux places) avant de les réinterpréter comme étant les pieds d’un lit (aujourd’hui conservés au musée de la civilisation gallo romaine à Lyon, avec reconstitution d’un lit)

Ø  dans l’église de Jallieu, cippe funéraire de l’époque d’Hadrien : « POMPEIAE / IVNORIIS FIL(iliae) / IVNICILLAE / PATER PISSIM(a)E » : « à Pompéia Junicilla (Pompeius) Junior, son père, à son excellente fille ». L’inscription est classée monument historique au titre des objets mobiliers (1914)

Ø  en 1866, à « la Grive », on a découvert dans une carrière une inscription double. Sur une face : « DVBNACVS / COBROVILLI F(ilius) FECIT VIVS SIBI / ET BITVNAE TRO / VCESTIS F(ilia) CONNIVGI SVA(e) » : « Dubnacus, fils de Cobrovillus, à lui-même et à sa femme Bitena, fille de Troucetis » et, au revers, « NAMA / VERVCI FILIAE / CAVPIVS VIR / DAT » : « à Nama, fille de Verucus, Caupius,  son mari donne ce tombeau ». Selon ALLMER il s’agirait de l’une des inscriptions les plus anciennes connues pour la région car tous les patronymes sont gaulois (2ème ou 1er siècles avant notre ère). Elle est conservée au Musée Charreton (Inv. n° 1251)

Ø  lors de la démolition de l’ancien clocher de l’église de Bourgoin on découvrit une inscription romaine : « … YMI / … V G / D… M » : HIRSCHFELD proposait de restituer « (n)YM(phis) (a)VG(ustis) »  mais on peut aussi lire à la deuxième ligne (coni)VG(i).

Ø  emplacement de villa romaine à Ruffieu

Ø  de nombreuses nécropoles gallo romaines ont été découvertes ainsi que des tombeaux rue Bovier Lapierre, Chemin des Verds, rue Paul Bert, place Carnot, avenue de la Gare…

Ø  à « la Plaine », au nord ouest de la ville, on a mis au jour des tuiles romaines et des fragments de sigillée

Ø  9 monnaies romaines (non décrites) auraient été trouvées sur l’ensemble du site antique

Ø  au bas de l’actuelle rue de la Paix, emplacement d’un atelier de cloutier.

Ø  sous l’ancienne poste, emplacement d’un atelier métallurgique.

Ø  à l’emplacement de la station d’épuration on a trouvé plusieurs poteries des 3ème et 4ème siècles.

Ø  en 1950, à l’occasion de fouilles faites dans la moitié est du Champ de Mars, on a mis au jour le niveau gallo romain à 1 m de profondeur : il a livré des tuiles, des objets métalliques, quelques éléments de verrerie, un bronze à l’effigie d’Antonin le Pieux et un de Faustine ainsi que des éléments de colonnes, des tuyaux d’hypocauste, des briques de pavage, 99 poids de tisserand ( 5 sont exposés au musée Charreton) et des tessons Allobroges estampillés « COTTI », « MANSVETVS », « PRISCVS », « SEVVO », « VALLO », MARTINVS… dont certains exposés au musée Charreton (Inv. N° 1180, 1199 et 1201)

Ø  la même année, près du perron de l’église Saint Jean, on a exhumé 3 sépultures, dont l’une en sarcophage avec une épingle en bronze

Ø  en 1951, place du Château, on a trouvé un cippe mutilé : « … LVCA(nus ? nius ?) / … NIORV… / OPTVM… » (aujourd’hui au musée Charreton). L’inscription aux formes archaïques pourrait remonter à la fin de la République

Ø  sur des lieux imprécis on a trouvé diverses poteries estampillées : « MANSVETVS », « MARTINVS », « … IVS »

Ø  les travaux de l’autoroute A 48 ont mis à jour, en 1972, les restes d’une villa romaine au pied du château de Petit Mont. 300 m à l’ouest de ce site, les mêmes travaux ont mis au jour, au bas des pentes de la Rivoire, un ensemble de constructions plus modestes du 1er au 3ème siècles de notre ère

Ø  en 1977, à l’occasion de travaux effectués à l’extrémité occidentale du chemin de la Plaine on a découvert des tuiles avec quelques sigillées et des poteries de basse époque.

Ø  à la « Croix Blanche », en 1981, à l’emplacement du parc de la maison familiale de la Grive, un mur de terrasse antique, haut de 3 à 5 mètres sur 70 m de longueur a été mis au jour. Il pourrait s’agir d’un monumental ensemble thermal qui n’a, malheureusement, pas donné lieu pour l’instant à étude ni à publication (monument historique, 1987).

Ø  au « Passage Launay », en 2003, des fouilles préventives ont livré un abondant matériel céramique (tuiles, tuileau, mortier, tubulii, céramiques sigillées, céramique Allobroge, amphores hispaniques, 2 lampes à huile) de la fin du 2ème ou du début du 3ème siècles.

 

Haut moyen âge : Bourgoin a également livré pour cette époque de nombreux vestiges :

 

Ø  la halle est construite sur l’emplacement d’une nécropole Burgonde qui alivré 10 sépultures en 1948

Ø  en 1875, lors de la démolition du clocher de l’ancienne église de Bourgoin, on a découvert deux fragments d’épitaphe d’un diacre, aujourd’hui remployés dans le mur de l’ancienne propriété Charreton (Musée) : « (hic req)VIESCIT / (in pace b)ONE MEMO / (riae…) / EDVS D(i)AC(onus) / (qui vixit) ANVS / … (obiit ? …)  ID(us) DECE(m)BR(es) / (Ag)APITO V(iro) C(larissimo) C(onsule) » : « ici repose en paix… Edus de bonne mémoire, diacre, mort à l’âge de … ans, le … des ides de décembre, sous le consulat d’Agapitus clarissime » entre le 6 et le 13 décembre 517)

Ø  vers 1950, on a retrouvé dans les déblais d’un édifice maçonné, peut être l’église primitive, un fragment d’épitaphe chrétienne : « … / … (obiit) III I / … BRIS FLO(renti)O ET ANTI / (mio ?) V(iris) C(larissimis) C(onsulibus) +” : “(il est mort) le 3 des ... de … sous le consulat de Florentius et d’Anthemius, clarissimes » (entre août et décembre 515) (perdu)

Ø  le musée dauphinois conserve un fragment d’épitaphe : … (famu)LA DEI HIL (ou hic ?) / … MES(erecordiae Christi) / … NOVE LVIII… / … ( tran ?)SIET NON(as) / … » (MD 67.3.263)

Ø  des tessons de céramique paléochrétienne grise (DSP) ont été exhumés en divers endroits

Ø  en 1950, près du perron de l’église Saint Jean, on a découvert les vestiges d’un édifice maçonné, peut être l’église primitive, avec un coffre de dalles maçonnées

Ø  en 1955, avenue de la Gare, on a exhumé 4 coffres de dalles sans mobilier

Ø   en mars 1971, au cours de travaux de terrassement effectués sur le même site 11 sépultures dont plusieurs sarcophages mérovingiens ont été mises au jour

Ø  au « Petit Chemin des Charges », une sépulture mérovingienne a été retrouvée

Ø  un atelier monétaire mérovingien a du exister à Bourgoin : on connaît, en effet, des triens à la légende « D MAGNI DIVS MV R + BRGVSIAT FIT ».

 

Bibliographie :

 

-       Annuaire de la société française de numismatique, T III, 1868, page 294

-       A. ALLMER et A. de TEREBASSE : inscriptions antiques et du moyen âge de Vienne en Dauphiné, 1875-1876, n° 512, 513, 847, 851, 855, 1788, 1968

-       L. FOCHIER : souvenirs historiques sur Bourgoin, 1880, page 8

-       CIL XII, 1888, n° 2352, 2356, 2357, 5686-534, 5686-550, 5686-571, 5686-1022, 5686-2553

-       E. LE BLANT : nouveau recueil des inscriptions de la Gaule antérieures au 8ème siècle, 1892, n° 100

-       M. PROU : les monnaies mérovingiennes, 1892, page 289

-       Chanoine LANFFREY ; chez nous, 1930

-       H. CUCHERAT : au sujet de Bergusia, juin 1946

-       H. CUCHERAT : l’inscription gallo romaine de Jallieu, Evocations, décembre 1946

-       A. COMTE : origine et évolution du nom de Bourgoin, Evocations, juillet 1947

-       A. COMTE : origine et évolution urbaine de Bourgoin, Evocations, juin 1948

-       J. CHAUFFIN : les fouilles de Bourgoin, enseignements apportés par l’étude des tuiles romaines, Evocations, février 1950

-       H. CUCHERAT : résultats des premières fouilles de Bourgoin, Evocations, octobre 1950

-       H. CUCHERAT : Bourgoin gallo romain, 1950  

-       A. BOUFFE : l’inscription gallo romaine de la Grive est retrouvée, Evocations, mars, avril 1951

-       J. CHAUFFIN : les poteries du haut moyen âge dans la région de Bourgoin, Evocations, mai 1951

-       J. CHAUFFIN : métallurgie archéologique dans la région de Bourgoin, Evocations, novembre 1951

-       J. CHAUFFIN : sur les poteries allobroges trouvées à Bourgoin, Evocations, janvier 1952

-       J. CHAUFFIN : les estampilles allobroges de Bourgoin, Evocations, mai 1952

-       H. CUCHERAT : l’inscription gallo romaine de la Place du Château, Evocations, août 1952

-       J. CHAUFFIN : les fouilles gallo romaines de Bourgoin : le hangar Orelle, Evocations, novembre 1952

-       J. CHAUFFIN : sur 99 contrepoids d’époque romaine trouvés à Bourgoin, Evocations, janvier 1953

-       J. CHAUFFIN : les fouilles de Bourgoin, poteries et niveau social à l’époque romaine, mars 1953

-       J. CHAUFFIN : les fouilles gallo romaines de Bourgoin, signatures sur poteries rouges lustrées, Evocations, août 1953

-       H. CUCHERAT : sur une monnaie bergusienne, Evocations, janvier 1957  

-       P. SAINT OLIVE : études toponymiques, Bergusium et Bourgoin, Evocations, n° 127-128, mars avril 1958, pages 1919 à 1922

-       J. CHAUFFIN : les stations gallo romaines du bas Dauphiné, Evocations, janvier février 1959, page 76, octobre 1959, page 3 et mai juillet 1960, pages 151 et 152

-       H. CUCHERAT : sur deux estampilles bergusiennes inédites, Evocations, novembre décembre 1961, pages 42 à 46

-       A. BOQUET : l’Isère préhistorique et protohistorique, 1969, page 205

-       M. COLARDELLE et J. CHAUFFIN : note sur la nécropole de l’avenue de la gare à Bourgoin, Evocations, avril 1973

-       J. SAUNIER : la voie romaine de Vienne à Bourgoin, Evocations, mai, octobre et novembre 1975

-       J. BURDY : promenades gallo romaines autour de Lugdunum, 1978, page 41

-       B. BLIGNY : le diocèse de Grenoble, 1979, page 18

-       Le Dauphiné Libéré du 11 août 1981

-       G. PAILLET et M. CUCHERAT : Bourgoin, 1982

-       GALLIA Préhistoire, 1982, 25, fascicule 2, 1982, page 495

-       M. COLARDELLE : sépultures et tradition funéraire du 5ème au 13ème siècle après J. C. dans les campagnes des Apes françaises du Nord, 1983, pages 170 à 173

-       A. COMTE : histoire de Bourgoin, 1984

-       F. DESCOMBES : recueil des inscriptions chrétiennes de la Gaule antérieures à la renaissance carolingienne, XV, Viennoise du nord, 1985, n° 253, pages 653 et 654, n° 254, pages 654 et 655 et 254 bis, pages 656 et 657

-       Histoire des communes de l’Isère, 1987, pages 54 à 58  

-       A. PELLETIER, A. BLANC, P. BROISE, J. PRIEUR : histoire et archéologie de la France ancienne, Rhône Alpes, 1988, page 203

-       Isère gallo romaine, 2, 1987, pages 5 à 12

-       ILN, V, 2, Vienne, 2004, n° 582, page 248 et N° 577 et 578 pages 244 et 245

-       La Pierre et l’Ecrit, 17, 2006, page 230

-       SRA : bilan scientifique 2006, page 91

-       SRA : 2006-2, page 129

-       CAG 38/2, 2011, pages 165 à 171

 

BOUVESSE QUIRIEU (canton de Morestel)

 

Préhistoire : mégalithe avec 4 cupules certaines et des canaux.

 

Protohistoire : à l’est de Faverges, traces de fossés

Entre le « Coin » et le « Mollard Viret » tracé identique.

 

Epoque gallo romaine : divers vestiges sont signalés :

 

Ø  PILOT indique que l’on a trouvé à Quirieu des restes de construction romaine

Ø  on a avancé, sans preuves, que le château de Quirieu, cité dès le 12ème siècle, aurait occupé un poste militaire romain (des « ruines de construction gallo romaines » y aurait été découvertes)

Ø  au bord du Rhône, tradition d’emplacement d’un port antique auquel aurait abouti une voie venant de Vienne

Ø  au « Bayard », traces géométriques détectées par photos aériennes pouvant correspondre à des structures gallo romaines

Ø  une voie romaine serait également très visible

Ø  une nécropole du bas empire est signalée. Elle aurait livré de la sigillée claire et un gobelet de basse époque

Ø  des vestiges antiques auraient été découverts dans une gravière, notamment une sépulture à incinération à proximité d’un petit bâtiment

Ø  habitat gallo romain d’ »Anolieu » découvert en 1990 avec deux phases d’occupation

Ø  à 70 m de là existerait une autre zone d’habitat

Ø  en 1991 sur le site d’Anolieu on a découvert un bâtiment artisanal avec six fosses et une monnaie de Iulia Augusta.

 

Haut moyen âge : dans la forêt, au lieudit « le Monacle » immense roche solitaire où la tradition locale place la sépulture d’une princesse Burgonde nommée Monacle.

 

Bibliographie :

 

-       J. J. A. PILOT : les antiquités du Dauphiné, 1846

-       M. C. GUIGUE : les voies antiques du Lyonnais, 1870

-       H. CHATAIN : contribution à l’étude des pierres à cupules du plateau de Crémieu, Evocations, 1976

-       GALLIA Préhistoire, T 25, 1982-2, page 495

-       Archéologie chez vous n° 2, 1983, notices 21 à 24

-       M. COLARDELLE : sépultures et tradition funéraire du 5ème au 13ème siècle après J. C. dans les campagnes des Alpes françaises du nord, 1983, page 173

-       GALLIA informations, 1986, pages 91 et 92

-       Isère gallo romaine, 2, 1987, page 39

-       F. DORY : la Pierre et l’Ecrit, 1990, page 236

-       Archéologie en Isère, 1991, page 6

-       CAG 38/2, 2011, pages 171 à 174  

 

BRANGUES (canton de Morestel)

 

Protohistoire : aux « Boldes », à « la terre du Piardet » et à « En l’Ile », des tessons de céramique protohistorique sont signalés.

 

Epoque gallo romaine : des vestiges gallo romains sont signalés sur la route de Brangues à Groslée, à 400 m au sud ouest du pont sur le Rhône.

Au lieudit « la Garenne », emplacement d’une carrière antique de calcaire dur cristallin blanc à verres rouges dont les matériaux étaient acheminés sur le Rhône proche en direction de Lyon et de Vienne.

Au nord ouest du hameau de « Tours », site d’habitat gallo romain ayant livré de la poterie lustrée, des fragments d’hypocauste et des tegulae.

Le nom du hameau du « Pavé » peut rappeler le souvenir d’une voie d’origine antique.

Au « Clos Doré », « aux Boldes », à « la terre de Piardet », au « Clos Doré », aux « Combes » et « En l’Ile » des prospections du début des années 2000 ont livré du matériel gallo romain (tuiles, briques, assiettes, mortier…) aujourd’hui conservé au musée d’Aoste.

 

Haut moyen âge : Brangues est cité sous la forme « Villa de Brango » au 7ème siècle.

Au hameau de Tours, en 2007, sont signalées des sépultures du haut moyen âge.

 

Bibliographie :

 

-       Dictionnaire topographique de PILOT de THOREY publié par U. CHEVALLIER, 1920, page 48

-       J. CHAUFFIN : les stations gallo romaines du Bas Dauphiné, Evocations, janvier février 1959, page 77

-       Isère gallo romaine, 2, 1987, page 39

-       J. FILLEAU : dictionnaire toponymique des communes de l’Isère, 2006, page 28

-       SRA : 2006 -2, page 165

-       CAG 38/2, 2011, pages 174 à 176  

 

BRESSIEUX (canton de Saint Etienne de Saint Geoirs)

 

Préhistoire : une centaine de palets disques du paléolithique moyen ont été trouvés près du château.

La « Station de Croix Trouva » a livré quelques outils présentant un aspect moustérien (paléolithique moyen) et près de 200 pièces (grattoirs, perçoirs, flèches, 17 haches ou ciseaux polis en roche verte, nucleus pyramidaux, éclats de taille…) d’époque néolithique. L’emplacement d’un village de cette époque est présumé.

 

Epoque gallo romaine : sur le site du château, la tradition place un site antique (poste défensif gallo romain ?) lié à l’hypothétique voie romaine de Vienne à Die. Les fouilles faites récemment dans la basse cour du château ont livré un sol de mortier rose caractéristique d’un établissement de type thermal.

Sur un site non précisé on aurait découvert des monnaies romaines (non décrites) et des céramiques sigillées dont une avec l’estampille « PRISCVS ».

Le musée de site conserve quelques monnaies de provenance locale.

Sur les hauteurs, entre Charpenay et le Fouilloux, présence de nombreuses tegulae.

 

Haut moyen âge : emplacement de motte castrale sur le site du château féodal. Elle devait être pourvue d’un fossé annulaire et d’une tour en bois correspondant à une couche d’incendie.

Motte dite de « Boule Billon », peut être site du château primitif. Différents sondages réalisés depuis le 19ème siècle ont permis de collecter un riche mobilier archéologique datable du 11ème siècle. L’arasement de la motte, en 1971, a mis en évidence plusieurs couches d’incendies successifs.

 

Bibliographie :

 

-       J. CHAUFFIN : les stations gallo romaines du bas Dauphiné, Evocations, janvier février 1959, page 76

-       GALLIA Préhistoire, 1961, T 4, page 328

-       P. BISCH : rétrospective sur la plaine de la Bièvre, BSDEA, 1961, page 122

-       GALLIA Préhistoire T 4, 1961, page 328

-       A. BOCQUET : l’Isère préhistorique et protohistorique, 1969, pages 205 à 207

-       R. MOYROUD : Bressieux en Dauphiné avant l’an Mil, Evocations, janvier – juin 1983

-       R. MOYROUD : Bressieux en Dauphiné, les mottes castrales, Evocations, juillet 1983  

-       Isère gallo romaine, 1, 1985, page 142

-       Histoire des communes de l’Isère, 1988, page 85

-       Le château de Bressieux, Musée Dauphinois, 1999, pages 8,9, 19 et 20

-       E. TASSET : châteaux forts de l’Isère, 2005, page 179

 

BRESSON (canton d’Echirolles)

 

Epoque gallo romaine : traces de la voie romaine de Grenoble à la Matheysine et à l’Oisans encore appelée « le Chemin Ferré » c'est-à-dire pavé de grosses pierres. Le lieudit l’  « Oratoire » pourrait rappeler l’emplacement d’un milliaire disparu. C’est un site remarquable aux confins de trois communes : Bresson, Echirolles et Jarrie.

 

Bibliographie :

 

-       Isère gallo romaine, 1, 1985, page 50

-       CAG 38/1, 1994, page 168

-       Grenoble antique, 1999, page 188

-       J. C. MICHEL : la voie romaine de l’Oisans, 2005, page 18

 

BREZINS (canton de Saint Etienne de Saint Geoirs)

 

Epoque gallo romaine : le « Grand Chemin » est, selon toute vraisemblance, l’ancienne voie romaine de Vienne à Grenoble.

P. H. BILLY voit dans le nom de la localité le patronyme Bercius (domaine de). Divers vestiges sont connus :

 

Ø  on a repéré anciennement un aqueduc romain souterrain venant du hameau de « Bessey », dont la voûte en briques repose sur des murs de béton, qui devait alimenter en eau des habitations situées à proximité de la voie. L’aqueduc, qui alimentait jusqu’à il y a peu une cressonnière, est aujourd’hui fermé. Au moyen âge il était dédié à Saint Roch, patron des pestiférés

Ø  la « Vie de Lariot » ou « Villariot » peut également indiquer une ancienne via rurale. On y a découvert, en 1979, un trésor de 7 kg de petits bronzes (1918 pièces) de la fin du 3ème siècle essentiellement du règne de Claude II. Ce dépôt a été trouvé alors que l’on creusait des fondations pour une clôture (conservé au Musée Dauphinois)

Ø  dans le village on aurait découvert des sépultures, des murs et des dallages antiques

Ø  au « Sagnat », on a mis au jour, en 1992, à l’occasion d’une crue, un site gallo romain

Ø  des vestiges de mur et d’aqueduc sont signalés dans les caves de certaines maisons

Ø  enfin, de nombreux points à tegulae sont signalés.

 

Haut moyen âge : la « Villa Berciacum (ou Berziacum) » est citée au 10ème siècle.

 

Bibliographie :

 

-       A. MACE : guide itinéraire de Saint Rambert à Grenoble et ses environs, T 4, 1860, page 46

-       P. BISCH : rétrospective sur la plaine de la Bièvre, 1961, page 122

-       P. H. BILLY : origine des noms des villes et des villages de France, 1981, page 59

-       GALLIA 40, 2, 1982, page 399

-       R. MOYROUD : Bressieux en Dauphiné avant l’an Mil, Evocations, janvier 1982, page 32

-       Archéologie en Rhône Alpes, 10 ans de recherches, 1983-1984, page 39

-       Isère gallo romaine, 1, 1985, pages 141 et 142

-       X. LORIOT et B. REMY : corpus des trésors monétaires antiques de la France, V, Rhône Alpes, 1988, page 42

-       Histoire des communes de l’Isère, 1988, page 86

-       W. MEYER : l’ancien arrondissement de Saint Marcellin à l’époque gallo romaine, inventaire d’archéologie rurale, 1992, pages 47, 49 et 50

-       CAG 38/1, 1994, page 122

-       M. BOMPAIRE et D. HOLLARD : le trésor de Brézins et les premières émissions de Claude II à Rome et à Milan, Trésors monétaires, 7 16, 1997, pages 35 à 68

-       J. FILLEAU : dictionnaire toponymique des communes de l’Isère, 2006, page 29

 

BRIE ET ANGONNES (canton de Vizille)

 

Préhistoire : sur l’emplacement d’un ancien lac, dont la tradition veut qu’il ait abrité une « station palafittique », on a découvert une hache en silex.

 

Protohistoire : sur un site non précisé on a découvert 2 bracelets ronds et dorés de l’époque de la Tène provenant vraisemblablement d’une sépulture (MD 67.12.50 et 51).

Au lieudit « Mollard Rond » ou « Mont Rolland », emplacement d’un tertre formé d’un amas considérable de graviers et de pierres qui parait être un ancien tumulus. Celui-ci, jamais fouillé, a 50 m de longueur sur 30 m de large pour une élévation de 10 à 12 m. Il pourrait être d’origine géologique.

Selon A. BOCQUET, le lieudit « Briançon » pourrait attester de la présence d’un oppidum bien que la topographie ne soit guère significative.

 

Epoque gallo romaine : à Tavernolles, en élargissant la route le 23 octobre 1967, on a mis au jour une sépulture en pleine terre avec une bouteille à panse globuleuse et à col cylindrique du 2ème ou du 3ème siècles.

Au « Lac du Long », on a découvert des monnaies de Septime Sévère.

La voie romaine de l’Oisans passait-elle à Brié ? Certains auteurs le pensent en se fondant sur les découvertes susvisées.

On a émis l’hypothèse que le nom de Brié provenait d’un patronyme gallo romain : Briccius (domaine de).

On relèvera le toponyme « les Lombards » qui pourrait indiquer l’emplacement d’une colonie d’étrangers, en général d’anciens prisonniers à l’époque romaine.

 

Haut moyen âge : selon G. de MANTEYER, l’église primitive de Brié datait de la fin de période gallo romaine (432 – 440).

 

Bibliographie :

 

-       G. de MANTEYER : les origines chrétiennes de la 2ème Narbonnaise, 1924

-       A. BOCQUET : quelques gisements dauphinois et la route du col du Lautaret à la fin du premier âge fer, Cahiers Rhodaniens, T 2, 1967, pages 106 à 115

-       A. BOCQUET : l’Isère préhistorique et protohistorique, 1969, page 207

-       A. BOCQUET : catalogue des collections préhistoriques et protohistoriques du Musée Dauphinois, 1970, pages 75 et 76

-       P. H. BILLY : origine des noms des villes et des villages de France, 1981, page 59

-       M. COLARDELLE : sépultures et traditions funéraires du 5ème au 13ème siècle après J. C. dans les campagnes des Alpes françaises du Nord, 1983, page 218

-       Isère gallo romaine, 1, 1985, page 248

-       R. REMOND : énigmes, curiosités, singularités, 1987, page 234

-       CAG 38/1, 1994, page 160

-       Patrimoine en Isère : pays de Vizille, 1994, page 11

-       Les tombes gallo romaines alpines de l’Isère au Bas Empire, la Pierre et l’Ecrit, 2004, pages 25 ss

-       A. BOCQUET : une nouvelle approche des Allobroges et de leur territoire, Bulletin d’Etudes Préhistoriques et Archéologiques Alpines, T 15, 2004

-       Mémoire du pays vizillois n° 30, juillet 2006, pages 45 à 55

 

BRION (canton de Saint Etienne de Saint Geoirs)

 

Protohistoire : le nom de la commune pourrait venir de « Brega », la hauteur ou la forteresse.

 

Epoque gallo romaine : le « Chemin de l’Estrate » est peut être une ancienne voie romaine (via strata).

 

Bibliographie :

 

-       P. H. BILLY : origine des noms des villes et des villages de France, 1981, page 60

-       Isère gallo romaine, 1, 1985, page 143

 

BUISSE (la) (canton de Voiron)

 

Préhistoire : la commune de la Buisse a livré de nombreuses grottes et abris préhistoriques :

 

Ø  la grotte « à Bibi » : en forme de voûte surbaissée de 60 m d’ouverture, située à 20 m au dessus de la plaine, cette grotte a livré un important matériel dans lequel toutes les époques préhistoriques, depuis le néolithique, sont représentées.

Ø  La « grotte de Fontabert » : c’est par cette grotte, située à 10 m au dessus de la route de Voiron, que commença la recherche archéologique en Dauphiné. En effet, elle fut ouverte le 7 mars 1841 par l’exploitation d’une carrière. Il y avait la, à la surface du cailloutis, une cinquantaine de corps avec des lames de silex, un poinçon d’os et une rondelle de trépanation. Peu après, M. de GALBERT recueillit  de la céramique, un bois de cerf, des ossements calcinés, du silex et le fameux « croissant de jade » (MD 67.3.67). Entre 1894 et 1909, H. MULLER la vida de son contenu et tamisa les anciens déblais. Il y découvrit notamment des pointes de flèches (MD 69.1.2 et 3), 11 perles en calcaire (MD 69.1.4 à 15), une pioche en bois de cerf (MD 67.3.1), une rondelle de trépanation (MD 67.3.2), des éclats de silex dans un os (MD 67.12.317), 9 lames en silex (MD 67.3.3 et ss), un pendeloque (MD 67.11.1), un grain d’enfilage (MD 67.11.2) et de la céramique ainsi que des foyers aziliens enfouis en profondeur. On peut dater cet ossuaire du chalcolithique final. Le croissant de jade est un objet infiniment rare, peut être unique, d’un travail si précis sur une matière si dure à tailler et à polir (la jadéite) qu’il ne fut certainement jamais à la portée des occupants des grottes. On pense généralement que cet objet – pierre divine ou néphrétique – pourrait provenir de l’île de Sumatra et qu’il aurait été perdu par des marchands phéniciens traversant notre région à une période très reculée, pour aller chercher de l’ambre sur les bords de la Baltique.

Ø  La « grotte du Trou au Loup » a été occupée de la préhistoire au moyen âge.

Ø  La « grotte A », jumelle de la grotte de Fontabert, domine la plaine de 15 m environ. C’est une cavité pyramidale de 12 m de façade et de 10 m de longueur. H. MULLER qui la fouilla de 1897 à 1899 exhuma principalement du matériel d’époque chalcolithique.

Ø  La « grotte sépulcrale », située à 15 m au dessus de la route nationale, a été fouillée en 1937. Elle renfermait les ossements d’un enfant accompagnés d’un important matériel funéraire.

Ø  La « grotte de Genève », fouillée en 1899, a livré du matériel néolithique et un bracelet chalcolithique (MD 69.1.1).

Ø  La « grotte du Trou Noir », située à 200 m au dessus de la plaine, a livré des vestiges du néolithique au premier âge du Fer. C’est un exemple de grotte-refuge d’accès difficile.

Ø  Une hache polie a été découverte dans un abri néolithique.

Ø  Un rocher livré une dizaine de cupules dont 6 certaines.

 

Protohistoire :

 

-       une hache à douille de bronze a été découverte par H. MULLER dans un champ labouré au pied du rocher des Balmes (MD 67.12.178)

-       la grotte du « Trou Noir » a livré une fusaïole du bronze final (MD 67.12.105) et de la céramique de l’époque de Hallstatt (MD 69.1.34)

-       un grand habitat des 4ème et 3ème siècles avant notre ère, avec important matériel céramique, a été mis au jour en 1997 lors de l’établissement de la bretelle de liaison autoroutière. Le site a été réutilisé à l’époque gallo romaine.

-       Dans la grotte de Fontabert on a trouvé des tessons de céramique et un rebord de coupe carénée d’origine ionienne du 1er âge du fer.

-       La grotte aux Loups a livré un fragment de fibule et un bracelet en bronze de la Tène.

-       Selon G. de GALBERT, Hannibal aurait suivi l’ancien chemin des Combes au col de la Tençon. Ce serait « le chemin étroit bordé de précipices de Polybe ». A proximité existerait un « imposant bastion en pierres sèches » qui pourrait être un oppidum.

 

Epoque gallo romaine : de nombreux et riches vestiges sont connus :

 

Ø  la propriété de Galbert occupe le principal des installations d’une villa romaine ou d’un palais rural d’environ 2,5 hectares, occupée du 1er au 4ème siècles, découverte à partir de 1840. Celle-ci était située à proximité de la voie romaine de Grenoble à Vienne, dont le tracé est encore bien marqué. Des fouilles méthodiques et le hasard d’heureuses découvertes y ont révélé un grand nombre d’amphores, des tuiles et des briques ouvragées, des monnaies et des fûts de colonnes

Ø  plus loin, des bassins utilisés pour la pisciculture sont de fondation romaine et, près de là, dans le potager, subsistent deux murailles parallèles formées de briques noyées dans un lit de chaux. Il s’agit là d’un établissement de bains de 100 à 120 m de longueur. A. de CAUMONT mentionne en 1858 une grande piscine, véritable natatio, de 40 mètres de longueur sur 11 mètres de largeur et 1,50 mètre de profondeur. A coté de cette grande piscine, il y en avait une plus petite qui a été détruite. Une palestre entourée de portiques est pressentie.  On y a retrouvé des tuyaux en terre cuite servant à diriger les eaux et des piscines. Avant 1858, un aqueduc aurait également été découvert. Le nom du hameau voisin est d’ailleurs resté connu sous le nom des « Thermes ». Il en subsiste deux murs parallèles de 50 mètres de longueur sur 4 mètres de hauteur. Le plus important comporte 7 contreforts suivis de 2 absides semi circulaires de 8 mètres de diamètre. Les vestiges sont classés monuments historiques (1959)

Ø  deux fûts de colonnes de 71 et 75 centimètres de hauteur encadrent encore l’entrée du potager de la propriété. Selon de CAUMONT plus de 200 fûts de colonnes auraient été trouvés, provenant d’un ou de deux péristyles. Toujours dans la propriété, sont encore conservés trois bases de colonnes, un chapiteau, un fragment de plinthe en albâtre gypseux de Vizille et un petit autel en molasse

Ø  en 1850, on a exhumé un oscillum en marbre fragmenté de 32 centimètres de diamètre, représentant le dieu Pan avec, sur une face Pan jeune sous la forme d’un masque de théâtre et sur l’autre, un masque de Pan Vieux (aujourd’hui au musée dauphinois 67.3.215), un tronc de statuette, des monnaies d’Hadrien, de Domitien et de Constantin et des restes d’éléments en marbre dont une jambe humaine sans pied dont la cheville est représentée couverte de longs poils comme des pieds de bouc. Ce fragment aurait pu appartenir à une statue du dieu Pan

Ø  entre 1841 et 1849 on a également découvert 91 amphores (deux sont conservées à la BMG et deux autres dans la propriété ainsi que des fragments estampillés « C S(ternini)) P(aulini) » et « EROTIS ». PILOT a relevé des estampilles : « M(arcus) I(ulius) M(opsius) », Q(uintus) ANT(oninus) R(uga) », « I CSOL » et « AQVIT »

Ø  à la « grotte de l’Hermitage » on a découvert 2 antoniniani de Claude II et Tétricus, une monnaie de Maxime avec de la verrerie, de la céramique et des tegulae

Ø  à la grotte du « Trou du Loup », des monnaies du haut empire (Trajan, Marc Aurèle) ont été retrouvées ainsi que 80 vases et une amphorette ainsi que des monnaies du bas empire (Galien, Théodose)

Ø  la « grotte A » a livré des tessons de céramique sigillée

Ø  la « grotte n° 5 » a livré quelques tessons de céramique gallo romaine

Ø  des tombes sous tuiles des 2ème au 7ème siècles ont été trouvées près de l’église Saint Martin vers 1893 : elles contenaient des monnaies et de la céramique

Ø  entre la Buisse et Voreppe, sites à tegulae

Ø  la voie romaine de Grenoble à Vienne passait aux Balmes, près du lieudit « les Termes » puis au cœur du village près de l’église.

 

Haut moyen âge : en coupant le talus au pied de la butte de l’église pour construire un garage on a mis au jour, en 1958, une sépulture taillée dans le tuf, mesurant 1,95 m de longueur et 0,60 m de hauteur, recouverte par trois dalles qui servaient de couvercle. La sépulture contenait des ossements mais de mobilier funéraire hormis un fragment de poterie noire.

La « grotte de l’Ermitage » a livré une boucle de ceinture en bronze de type carolingien, des fragments de vases du haut moyen âge et de la céramique paléochrétienne.

 

Bibliographie :

 

-       J. J. A. PILOT : notice sur des ruines de bains romains découverts à la Buisse, BSSI, 1842-1843, pages 207 à 212

-       Le Courrier de l’Isère des 9 mars, 3 avril et 1er mai 1841

-       Dr CHARVET : ossements du rocher des Balmes, commune de la Buisse, BSSI, T 2, 1841-1843, pages 198 et ss

-       J. G. H. GREPPO : études archéologiques sur les eaux thermales ou minérales de la Gaule à l’époque romaine, 1846, page 251

-       A. de CAUMONT : sur une excursion à la Buisse, BM XXIV, 1858, pages 143 à 146

-       P. FIERE : grottes préhistoriques du Dauphiné, AFAS, 1859, pages 852 et 853

-       A. FAURE : détails antéhistoriques sur la Buisse et sur Saint Pierre de Bressieux, Matériaux, 1865-1866, pages 444 et 445

-       Dr CHARVET : étude anatomique des os découverts dans la grotte de la Buisse, Congrès international d’anthropologie et d’archéologie préhistoriques, Paris, 1867, pages 135 à 148

-       P. FIERE : grotte préhistorique du Dauphiné, AFAS, T 2, 1879, pages 852 et 853

-       CIL XII, 1888, n° 5683-337

-       H. MULLER : fouilles pratiquées aux Balmes de la Buisse, BSDEA, T 1, n° 3, 1894, pages 187 à 191

-       H. MULLER : fouilles pratiquées dans les grottes et abris des Balmes de la Buisse en 1894-1895, BSDEA, T 2, 1895, pages 77 et 78

-       H. MULLER : fouilles pratiquées aux Balmes de la Buisse en 1897-1899, BSDEA, T 6, n° 3 et 4, pages 235 à 243  

-       H. MULLER : les Balmes de la Buisse, AFAS 34ème session, 1905, page 344

-       H. MULLER : station néolithique et gallo romaine du Trou au Loup, AFAS, 36ème sessio, 1907, pages 293 et 294

-       E. ESPERANDIEU : recuiel des bas reliefs de la Gaule, 1, 1907, page 479

-       H. MULLER : la grotte néolithique funéraire de Fontabert à la Buisse, le croissant de jade et analyse des fouilles successives, AFAS, 38ème session, 1909 pages 782 à 796

-       H. MULLER : la grotte du croissant de jade, Bulle. Sté Anthropologique de Lyon, T 28, 1910, pages 125 et ss

-       H. MULLER : tombes gauloises de la Tène II ou III de la Buisse, AFAS, 42ème session, 1911, page 140

-       H. MULLER : une nouvelle station magdalénienne à la Buisse, AFAS, 43ème session, 1912, page 159

-       H. MULLER : la station magdalénienne de la grotte de l’Ermitage, AFAS 1914, pages 629 à 632

-       H. MULLER : considérations sur la protohistoire dans la région grenobloise, 1917, pages 397 à 400

-       BSAF, 1931, pages 97 et 98

-       A. FAUVEAU et F. JOURDAN : une sépulture de l’âge du cuivre découverte aux Balmes de le Buisse, BSDEA, T 40, 1941, pages 87 et 88

-       F. BENOIT : recherches sur l’hellénisation du Midi de la Gaule, annales de la Faculté des Lettres d’Aix en Provence, 43, 1965, page 160

-       G. FAUCHON : le pays voironnais, 1968

-       Trésors du Musée Dauphinois, 1988, pages 14, 15, 24 et 25  

-        A. BOCQUET : l’Isère préhistorique et protohistorique, 1969, pages 208 à 223

-       A. BOCQUET : catalogue des collections préhistoriques et protohistoriques du Musée Dauphinois, 1970, pages 53, 68, 88, 89, 94, 119 à 124

-       Archéologie chez vous n°1, 1982, pages 5 et 38

-       M. COLARDELLE : sépultures et traditions funéraires du 5ème au 13ème siècle après J. C. dans les campagnes des Alpes françaises du nord, 1983, page 174

-       Isère gallo romaine, 1, 1985, pages 260 et 261

-       Histoire des communes de l’Isère, 1988, page 448

-       G. FAUCHON, H. COUTIS et P. COMMEAUX : histoire de Voiron et du pays voironnais, 1991, pages 145 et 146   

-       CAG 38/1, 1994, pages 162 à 164

-       la Pierre et l’Ecrit, 1998-1999, pages 202 et 203

-       Grenoble antique, 1999, pages 10, 11, 149, 187, 188

-       J. P. JOSPIN : la villa romaine de la Buisse, la Pierre et l’Ecrit, n° 15, 2004, pages 11 à 24

-       G. de GALBERT : Hannibal en Gaule, nouvelle hypothèse, 2005, pages 97 à 106

-       E. TASSET : châteaux forts de l’Isère, 2005, page 192

-       B. REMY et J. P. JOSPIN : Cularo, Gratianopolis, Grenoble, 2006, page 78

-       G. de GALBERT : Hannibal en Voironnais, Autrefois n° 53, 2007, pages 41 à 43

-       J. P. JOSPIN : l’oscillum de la Buisse dans premiers bergers des Alpes de la préhistoire à l’antiquité, 2008, page 148 et 152, 153   

-       J. C. MICHEL : la voie romaine de Cularo à Vienne (inédit)

 

BUISSIERE (la) (canton du Touvet)

 

Epoque gallo romaine : selon J. BRUNO, emplacement d’une petite ferme gallo romaine au lieudit « la Ville ».

Vers 1865, on a exhumé une sépulture qui contenait une bouteille sphérique en verre décoré de bandes horizontales gravées.

En novembre 1882 on aurait mis au jour 1700 monnaies du 3ème siècle (antoniniani) dont un grand nombre de Salonin, Tétricus, Probus.

 

Bibliographie :

 

-       J. BRUNO : le Graisivaudan, toponymie et peuplement d’une vallée des Alpes, 1977, pages 78 et 323

-       Isère gallo romaine, 1, 1985, page 191

-       X. LORIOT et B. REMY : corpus des trésors antiques de la France, 1988, page 43

-       CAG 38/1, 1994, page 141

 

BURCIN (canton du Grand Lemps)

 

Préhistoire : au bord du chemin jouxtant la chapelle de Notre Dame de Milin, possible mégalithe avec deux rainures nettement marquées.

 

Epoque gallo romaine : selon P. H. BILLY, le nom de Burcin pourrait provenir du patronyme Burtius (domaine de).

Des fouilles faites au sud de la chapelle ont révélé, contre les fondations, deux tombeaux gallo romains creusés dans des blocs de tuf d’une seule pièce de 2,20 m de longueur.

Dans le champ jouxtant la chapelle, une prospection de surface a révélé, le 7 décembre 2003, la présence de tegulae.

 

Bibliographie :

 

-       P. H. BILLY : origine des noms des villes et des villages de France, 1981, page 62

-       M. COLARDELLE : sépultures et tradition funéraire du 5ème au 13ème siècle après J. C. dans les campagnes des Alpes françaises du nord, 1983, page 174

-       Isère gallo romaine, 2, 1987, page 32

-       M. COLARDELLE et E. VERDEL : les habitats du lac de Paladru dans leur environnement, 1993, page 351

-       CAG 38/1, 1994, page 134

 

 

 

 

 

 

 

 

 

CESSIEU (canton de la Tour du Pin)

 

Préhistoire : des haches polies d’époque néolithique provenant des marais de la Bourbre sont conservées au musée des antiquités nationales.

 

Protohistoire : des épingles en bronze, conservées au musée de Chambéry, proviendraient d’une sépulture de l’époque du bronze final.

Au lieudit « chez Garcin », un tertre artificiel de forme ovale (12 m x 6 m) haut de 2,5 m à 3 m serait un tumulus.

 

Epoque gallo romaine : la voie romaine de Vienne à Milan passait à l’emplacement de l’actuel « Chemin des Mulets ».

Selon P. H. BILLY, le nom de la commune proviendrait du patronyme Saxius.

La tradition locale attribuait la fondation de Cessieu à « Cassius, général romain » qui aurait établi en ce lieu un camp fortifié. Le hameau des « Fosses » rappellerait, par son nom, les fossés de ce camp.

Au verso d’un « prospect de la ville de Ceyssieu en Dauphiné fait en 1658 » il y a une note apocryphe indiquant : « j’ai trouvé dans les remparts de Ceyssieu des monnaies du règne d’Auguste César, 30 avant J. C. » (sic).

En 1809, lorsque le marais de Cessieu fut drainé on aurait mis au jour une statue d’Hercule et des pièces de monnaie d’époque romaine.

Au lieudit « Via la Tra » (via strata ?) des fondations antiques auraient été aperçues.

Selon un témoignage oral, quelques tegulae et des monnaies romaines auraient été trouvées, à une date non précisée, à l’extrémité du village « sur la colline au nord de la route ».

 

Bibliographie :

 

-       G. ALLARD : recherches sur le Dauphiné, f° 104

-       N. CHORIER : histoire de Dauphiné, I, 101

-       E. CHANTRE : Age du bronze, T 1, 1875-1876, page 229  

-       M. RIOLLET : histoire de la Tour du Pin et de 11 villages voisins, 1930, page 7

-       M. RIOLLET : histoire de la Tour du Pin, terre des Dauphins, 1946

-       P. ST OLIVE : la voie romaine de Vienne à la Tour du Pin, Evocations, 1948

-       J. CHAUFFIN : les stations gallo romaines du Bas Dauphiné, Evocations, janvier, février 1959, page 77

-       J. CHAUFFIN : à la rencontre de la préhistoire, Evocations, novembre, décembre 1963, page 35

-       A. DENIER : la Tour du Pin, terre des Dauphins, 1966, pages 1, 167 et 168

-       GALLIA Préhistoire, T 23, fascicule 2, 1980, page 502

-       P. H. BILLY : origine des noms des villes et des villages de France, 1981, page 73

-       Histoire des communes de l’Isère, arrondissement de la Tour du Pin, 1987, page 16

-       Isère gallo romaine, 2, 1987, page 69

-       CAG 38/2, 2011, page 176

 

CHABONS (canton du Grand Lemps)

 

Protohistoire : en 1890, au lieudit « les Rampeaux » on a découvert une sépulture gauloise comportant, entre autres objets, une épée et une lance.

 

Epoque gallo romaine : le lieudit « la Grande Vie » peut rappeler le souvenir d’une voie d’époque antique.

Les anciens lieudits « la Ville » et « le Villard » peuvent indiquer des emplacements d’habitats antiques.

Au château de la Touvière, inscription d’époque gallo romaine conservée sur une dalle de bassin située dans le parc. Le texte de l’inscription n’a pas été déchiffré ni transcrit.

Selon le Chanoine LANFREY il y aurait eu à Chabons des « aqueducs romains ». Des restes significatifs auraient encore été visibles au 19ème siècle, notamment au lieudit « Rossatière ». Ces aqueducs auraient été en partie détruits au moyen âge. G. DREVET a reconnu le site dans les années 80.

Vers 1975, à l’occasion de la construction d’une maison, au lieudit « les Blaches » on a mis au jour des poteries et des amphores.

Au lieudit « le Liers », en 1990, découverte de nombreuses tuiles (atelier ?).

 

Bibliographie :

 

-       Bulletin de l’Académie Delphinale, 4ème série, T III, 1891

-       Chanoine LANFREY : chez nous, 1930

-       GUILLERMIN : une sépulture de la Tène I à Chabons, BSDEA, T XXIX, 1934, page 82

-       A. BOCQUET : l’Isère préhistorique et protohistorique, 1969, page 223

-       Abbé LAGIER : les anciens mandements de Virieu : Chabons, le Passage et Montrevel, 1981

-       Renseignements et notes manuscrites de G. DREVET, 1986

-       Isère gallo romaine, 2, 1987, page 32

-       CAG 38/2, 2011, pages 176 et 177

 

CHALON (canton de Beaurepaire)

 

Epoque gallo romaine : le nom de Chalon pourrait être d’origine gallo romaine et dériver du patronyme Calone (domaine de).

 

Haut moyen âge : un diplôme du roi Conrad du 1er janvier 969 mentionne la « manse in Calone ».

 

Bibliographie :

 

-       J. B. LANFREY : noms anciens des paroisses des communes du département de l’Isère, 1937, page 22

-       Isère gallo romaine, 2, 1987, page 94

-       Histoire des communes de l’Isère, 1, 1987, page 122

 

CHAMAGNIEU (canton de Crémieu)

 

Préhistoire : à la Fontaine Saint Martin, emplacement de fonds de cabanes d’époque néolithique

 

Protohistoire : on a découvert un petit couteau en bronze à la « Fontaine Saint Martin ».

 

Epoque gallo romaine : P. H. BILLY voit dans le nom de la localité le patronyme Camanius (domaine de). Divers vestiges sont connus :

 

Ø  à « Myanges », emplacement présumé de la voie de Vienne à Pont de Chéruy. On y a découvert au 19ème siècle des monnaies non décrites

Ø  des terrassements d’époque gallo romaine ont été détectés par prospection aériennes

Ø   des substructions du bas empire ont été découvertes à l’ouest du terrain de sport, se prolongeant sous celui-ci (villa ?)

Ø  au « Chaffard » on a découvert un as d’époque républicaine

Ø  vers la « Ferme du Pont », vestiges de constructions

Ø  la « Fontaine Saint Martin » aurait livré des monnaies romaines (non décrites)

Ø  au lieudit « les Roches », traces de maçonneries antiques ayant livré quelques monnaies dans un fond de poterie

Ø  au lieudit « la Plaine », emplacement possible de villa

Ø  dans la plaine de Bourcieu, en 2007, on a mis au jour des tegulae

Ø  la même année au « Plan », à l’ouest du cimetière, un mur a été exlumé (habitat ?).

 

Haut moyen âge : au lieudit « la Tête », en 1976, des sépultures en coffre de dalles, sans mobilier, ont été découvertes.

Au nord ouest du village, des sépultures de type indéterminé ont été découvertes en 1971.

En 2007, au « Molard Pillier » on a exhumé des sépultures du haut moyen âge.

 

Bibliographie :

 

-       le Réveil du Dauphiné du 5 avril 1894

-       J. CHAUFFIN : les stations gallo romaines du bas Dauphiné, Evocations, janvier février 1959, page 77 et mai juillet 1960, page 152

-       A. BOCQUET : l’Isère préhistorique et protohistorique, 1969, page 223

-       P. H. BILLY : origine des noms des villes et des villages de France, 1981, page 74

-        M. COLARDELLE : sépultures et tradition funéraire du 5ème au 13ème siècle après J. C. du 5ème au 13ème siècle après J. C. dans les campagnes françaises des Alpes du nord, 1983, page 174

-       Histoire des communes de l’Isère, 1987, page 131

-       Isère gallo romaine, 2, 1987, page 18

-       CAG 38/2, 2011, page 177

 

CHAMP PRES FROGES (le) (canton de Goncelin)

 

Epoque gallo romaine : la commune devait être traversée par la voie romaine de Grenoble à la Savoie par la rive gauche du Grésivaudan. Son tracé devait se situer un peu plus haut que la route actuelle.

Selon J. BRUNO le lieudit « Chatte » tirerait son nom d’un patronyme gallo romain : Cattus (domaine de).

On notera également un lieudit « la Grande Vie ».

 

Bibliographie :

 

-       J. BRUNO : le Grésivaudan : toponymie et peuplement d’une vallée des Alpes, 1977

-       Isère gallo romaine, 1, 1985, page 56

 

CHAMP SUR DRAC (canton de Vizille)

 

Epoque gallo romaine : la voie romaine de la Matheysine traversait la commune.

Selon PILOT de THOREY l’ancien pont de Champ était peut être d’origine antique.

D’après lui, un embranchement de la voie romaine de Grenoble à Briançon quittait le « Chemin Ferré » vers le Plâtre sur Jarrie et conduisait à Saint Sauveur.

 

Haut moyen âge : Champ est cité dans le testament d’Abbon de 739 sous la forme « Cambe ».

Une motte castrale est présumée sur le site du château médiéval. Une autre motte avec basse cour existerait au lieudit « le Châtelard ».

 

Bibliographie :

 

-       E. PILOT de THOREY : Pont de Champ et chapelle de Sainte Madeleine, sd

-       J. MARION : testament d’Abbon dans cartulaires de l’église cathédrale de Grenoble dits cartulaires de Saint Hugues, 1869

-       J. MIARD : la Mure et la Matheysine à travers l’histoire, 1965

-       Isère gallo romaine, I, 1985, page 249

-       E. TASSET : châteaux forts de l’Isère, 2005, page 205

 

CHAMPAGNIER (canton de Vizille)

 

Protohistoire : sur un ancien gué du Drac, au lieudit « le Saut du Moine », on a découvert, le 23 octobre 1919, une épée métallique du 14ème siècle avant notre ère provenant des plaines du Pô (> PONT DE CLAIX).

 

Epoque gallo romaine : la voie romaine de l’Oisans passait en partie sur le territoire de la commune. Une trouvaille isolée est mentionnée.

Au lieudit « la Ville », emplacement possible de villa ou de ferme gallo romaine.

Des monnaies de Vespasien auraient été découvertes en 1844.

Selon E. TASSET, le nom de la commune viendrait du patronyme Campanus ou Campanius.

 

Bibliographie :

 

-       A. ALLIX : Vizille et le bassin inférieur de la Romanche, essai de monographie géographique, 1917

-       Isère gallo romaine, 1, 1985, page 249

-       Patrimoine en Isère : pays de Vizille, 1994, page 12

-       J. C. MICHEL : la voie romaine de l’Oisans, 2004, page 16

-       E. TASSET : châteaux forts de l’Isère, 2005, page 210

-       Mémoire du Pays Vizillois n° 30, juillet 2006, page 40

 

CHAMPIER (canton de la Côte Saint André)

 

Epoque gallo romaine : divers vestiges sont connus :

 

Ø  vers la fin du 19ème siècle, des vestiges de thermes romains ont été découverts au lieudit « Bois Petout ». Certains sols étaient revêtus de mosaïques. Les bâtiments semblaient avoir été détruits par un incendie comme en témoignaient d’importants déchets de charbon de bois sur toute la surface bâtie

Ø  en 1893, au sud ouest du « Mas de la Balme », à proximité de la limite communale avec Nantoin et le Mottier, on a mis au jour les restes d’une villa romaine dite « de Lanconnay », de type villa avec cour. Il est possible qu’il s’agisse aussi d’un relais routier. Cet habitat a livré un important mobilier : un petit buste, des tuiles marquées « CLARIANVS », des fragments de vases Allobroges estampillés « SEVVO » et « MICAM », des goulots de bouteilles, des pots, des urnes, un moulin domestique, des morceaux de marbre, des objets en fer (trident, fer de lance, haches, serpes, pelles, crémaillères, clous) et une monnaie de Vespasien

Ø  un aqueduc, dont certaines parties existeraient encore, amenait à cette demeure les eaux d’une fontaine qui flue qu nord du « Pré des Serres ». Il avait un peu moins de un kilomètre de longueur et était construit en béton avec une couverture de pierre

Ø  aux lieudits « Gouin » et « Mas des Grolles » on a découvert des tegulae

Ø  à « Flévin » on a mis au jour un vase à trois pieds. Ce nom de Flévin pourrait dériver non de l’empereur « Flavinius » comme on l’a fautivement indiqué (aucun empereur de ce nom n’a jamais existé) mais d’un patronyme gallo romain , Flavius ou Flavinius

Ø  enfin, une tradition locale indique que la chapelle Saint Marcellin de Flévin aurait été édifiée « sur un sanctuaire dédié à une divinité des fontaines ».

 

Bibliographie :

 

-       J. BADIN : note sur les antiquités romaines trouvées à Champier, BSDEA 1895, pages 260 à 267

-       J. CHAUFFIN : les stations gallo romaines du bas Dauphiné, Evocations, janvier février 1959, page 77

-       G. LAURENCIN : histoire de Champier et de sa région, 1981, page 12

-       Renseignements G. DREVET, 1987

-       Isère gallo romaine, 2, 1987, page 107

-       CAG 38/1, 1994, page 60

 

CHAMROUSSE (canton de Domène)

 

Préhistoire : aux « Lacs Robert », à 2000 m d’altitude, des prospections de 1999 à 2001 ont révélé un site mésolithique de plein air qui a livré 110 pièces lithiques dont 38 quartz taillés provenant du Diois.

 

Epoque gallo romaine : on aurait découvert en 1856, lors de l’érection de la Croix de Chamrousse, 8 monnaies romaines dont une de Néron. Y avait-il un site cultuel de hauteur ?

On notera également le toponyme « Trois Fontaines ».

 

Bibliographie :

 

-       A. MICHAL LADICHERE : Uriage et ses environs, guide touristique et descriptif, 1859

-       Baron H. G. de VALLIER : les mystères d’Uriage, 1861

-       SAINT LAGER et HERVIER : guide aux eaux et aux Alpes dauphinoises, 1862

-       L. VIVARAT : Uriage les Bains et ses environs, 1979, page 13

-       Isère gallo romaine, 1, 1985, page 42

-       Mémoire du pays de Vizille, n° 8, juin 1995, page 41

-       Le Dauphiné Libéré du 10 septembre 2000

 

CHANAS (canton de Roussillon)

 

Protohistoire : on a découvert une hache du type Neyruz (bronze final).

 

Epoque gallo romaine : borne milliaire de 145 servant de base à une fontaine avec inscription : « (Imperatori) Caesari Tito Ae) / LIO HADRIA / NO ANTONIN(o) / AVG(usto) PIO P(atri) P(atriae) P(ontifici) M(aximo) / TRIB(unicia) P(otestate) VII / C(on)S(ulii) IIII / XIIII » : « l’empereur César Titus Aelius Hadrianus Antoninanus, Auguste, Pieux, Père de la Patrie, Grand Pontife, dans sa 7ème puissance tribunicienne et son 4ème consulat, 14 000 (pas de Vienne) ». Cette borne était initialement située sur le tronçon de la Via Agrippa de Vienne à Valence et a été déplacée par la suite car les 14 miles qu’elle indique représentent 3 kilomètres de moins que l’actuelle distance de Vienne à Chanas (monument historique au titre des objets mobiliers, 1912).

Le lieudit « Grand Chemin » est l’emplacement possible de la Via Agrippa.

Sur un site non précisé on a trouvé, en 1842, deux mosaïques polychromes et une voûte souterraine « longue de 1 kilomètre » avec des tuiles et des briques (aqueduc et villa romaine ?).

 

Haut moyen âge : une cella est attestée au milieu du 9ème siècle.

La forteresse de « Montbreton » de haute renommée, est connue dès l’époque mérovingienne. Elle aurait été détruite au milieu du 10ème siècle par l’illustre reine Mathilde. Il n’en subsiste plus rien.

 

Bibliographie :

 

-       N. CHORIER : histoire de Dauphiné, 1661, page 233

-       A. MERMET : rapport sur les monuments romains de l’arrondissement de Vienne, 1829, page 20

-       L’Echo du monde savant du 15 décembre 1842, n° 46, pages 1096 et 1097

-       A. ALLMER et A. de TERREBASSE : inscriptions antiques et du moyen âge de Vienne, 1876,n° 14

-       CIL XII, 1888, n° 5544

-       A. BOCQUET : l’Isère préhistorique et protohistorique, 1969, page 223

-       E. DONCIEUX : le château de Montbreton, Evocations mai 1970, pages 137 à 145

-       I. KONIG : Itinera romana, 3, 1970, n° 116

-       J. BURDY : promenades gallo romaines autour de Lugdunum, 1978, page 60

-       Histoire des communes de l’Isère, 1, 1987, page 333

-       Isère gallo romaine, 2, 1987, page 133

-       F. DORY : inventaire archéologique et voies antiques du Viennois Occidental, époque gallo romaine, 1988, pages 24 et 25

-       F. DORY : contribution à l’inventaire des sites gallo romains du bas Dauphiné, la Pierre et l’Ecrit, 1990, page 223

-       CAG 38/1, 1994, pages 113 et 114

-       Atlas du patrimoine de l’Isère, 1998, page 62

-       F. BERTRANDY : bornes milliaires et réseau routier de la cité de Vienne sous l’empire romain, 2001, pages 60 et 61  

-       Patrimoine en Isère : pays de Roussillon, 2003, pages 19, 35, 36 et 44

 

CHANTELOUVE (canton de Valbonnais)

 

Protohistoire : une ancienne piste Ligure de Grenoble à Bourg d’Oisans par la Matheysine est présumée par les nombreuses trouvailles protohistoriques qui jalonnent son tracé. Elle semble avoir été fréquentée du 8ème siècle avant notre ère et utilisée sans discontinuité jusqu’à la conquête romaine, ce qui n’exclut pas une utilisation postérieure ramenée peut être aux seules liaisons locales.

Au col d’Ornon, au nord de la commune, cette voie offre encore des traces : à 200 m au sud du col, un tronçon de chemin de terre délimité par des pierres et recoupant régulièrement la route moderne reste nettement visible.

 

Bibliographie :

 

-       J. C. MICHEL : la voie de Grenoble à Bourg d’Oisans par le Commiers et la Matheysine (inédit).

 

CHANTESSE (canton de Vinay)

 

Il n’y a pas de vestiges archéologiques connus.

On notera toutefois un lieudit « la Ville ».

 

                                                           CHAPAREILLAN (canton du Touvet)

 

Préhistoire : deux sites préhistoriques sont signalés, à 1550 mètres d’altitude dans le massif du Granier.

 

Epoque gallo romaine : selon la tradition, Chapareillan situé sur l’ancienne voie romaine de Grenoble à Chambéry, encore appelée « Chemin de l’Empereur » ou « Chemin de Lestrat », dont une section pavée a été retrouvée lors de la fondation de maisons, devrait son origine et son nom à un camp de l’armée d’Aurélien : « campus Aureliani ». L’armée d’Aurélien aurait pu ainsi faire la jonction en cet endroit avec celle de Placidianus, avant de marcher contre Tetricus.

La voie des Alpes Graies présente un tracé assez bien connu : elle passait notamment à l’ouest du chef lieu, au « Villard », au hameau de « l’Etraz » (via strata) où elle aurait été retrouvée à l’occasion de travaux. Elle quittait l’actuel département de l’Isère au lieudit « la Douane ». Divers vestiges sont connus :

 

Ø  à « Bellecombette », emplacement de ferme gallo romaine avec un domaine de 40 hectares

Ø  à la « Chapelle du Bas », ferme gallo romaine qui était située non loin de la voie, entre « la Ville », (siège probable de la villa) et « le Villard » qui demeure encore comme hameau

Ø  selon une tradition locale, l’ancien prieuré de Saint André, détruit le 24 novembre 1248 par l’écroulement de la face nord du Granier, aurait été édifié sur l’emplacement d’un ancien poste romain

Ø  selon un renseignement oral recueilli en janvier 1986, un viticulteur aurait découvert, dans sa propriété, les restes d’une construction gallo romaine avec des tuiles et des monnaies en bronze

Ø  en 1987, sur le coteau du « Grand Retour », on a découvert, parmi plusieurs objets archéologiques, des fragments de tôle en bronze. Parmi ces fragments, quatre appartiennent à une petite tête pouvant représenter une divinité guerrière, sans doute du 1er siècle avant notre ère. Parmi les autres éléments il y avait des tegulae, des imbrices, des clous, des fragments de plomb fondu, du verre, de la céramique et des monnaies romaines du 1er au 5ème siècle. On pourrait penser à un sanctuaire

Ø  en 1991, au dessus du château de Bellecombe, un site gallo romain a été repéré

Ø  le Musée Dauphinois conserve des sonnailles en bronze.  

 

Haut moyen âge : l’inscription paléochrétienne dite de Lupecinus, parfois attribuée à Chapareillan, concerne en fait la commune de BARRAUX (supra) (voir également LA MURE).

 

Bibliographie :

 

-       J. J. A PILOT : sur un édit d’Aurélien et le Chemin de l’Empereur, BSSI, 1862

-       J. BRUNO : le Grésivaudan, toponymie et peuplement d’une vallée des Alpes, 1977, pages 251, 319 et 322

-       J. C. MICHEL : à la recherche de Placidianus, bulletin des AVG n° 9, juin 1982

-       Archéologie chez vous n° 3, 1984, page 11

-       Isère gallo romaine, 1, 1985, pages 191 et 192

-       Archéologie en Isère, 1991, page 7

-       B. REMY : études savoisiennes, 2, 1993

-       CAG 38/1, 1994, page 134

-       Les Allobroges, Musée Dauphinois, 2002, pages 166 et 167

-       A. MORIN et G. CHAFFENET : découverte de deux sites préhistoriques dans le massif du Granier (hauts de Chartreuse, 1550 mètres, Chapareillan, Isère), la Pierre et l’Ecrit, 2003  

 

CHAPELLE DE LA TOUR (la) (canton de la Tour du Pin)

 

Protohistoire : En 1861, dans des circonstances et en un lieu non spécifiés, on a découvert 150 monnaies gauloises en argent dont seules six ont pu être étudiées : il s’agit de deux exemplaires du type au bouquetin, deux du type à l’hippocampe et deux du type au cheval galopant.

 

Epoque gallo romaine : le territoire de la commune était traversé par le voie romaine de Vienne à Aoste : venant de Saint Clair, elle passait au hameau de « Bellefontaine » puis au plateau de « Saint Martin », du nom d’une chapelle médiévale disparue.

Au lieudit « le Loup » ou « le Cinquième » on aurait découvert de nombreux petits amas de tuiles dont le principal est à mi chemin entre « la Croix » et les premières maisons de « Salerieu », avec deux fragments de meules en lave, du verre côtelé, une amphore…

 

Bibliographie :

 

-       G. VALLIER : RBN 38, 1882, pages 49 et 50

-       F. M. ALLOTTE de la FUYE : le Trésor de Tourdan dans Bulletin de l’Académie Delphinale, 4ème série, n° 8, 1894 pages 7 et ss

-       A. BLANCHET : traité des monnaies gauloises, 1905, page 569 n° 125 ter

-       H. MULLER : le trésor de deniers consulaires et de quinaires gaulois de Villette dans Bulletin de l’Académie Delphinale, 5ème série, 1922, page 45

-       M. RIOLLET : histoire de la Tour du Pin et de onze villages voisins, 1930, page 5

-       J. CHAUFFIN : les stations gallo romaines du bas Dauphiné, janvier février 1959, page 77

-       A. DEROC et P. C. VIAN : les monnaies gauloises d’argent de la vallée du Rhône dans Cahiers Numismatiques, 8, 1971, page 78 n° 29

-       Isère gallo romaine, 2, 1987, page 70

-       X. LORIOT et B. REMY : T. A. F. V. 2ème partie, 1988, page 43

-       J. CHAUFFIN : les stations gallo romaines du Bas Dauphiné, Evocations, 1959, page 77

-       CAG 38/2, 2011, page 177

 

CHAPELLE DE SURIEU (la) (canton de Roussillon)

 

Epoque gallo romaine : tradition de villa sous l’église.

 

Bibliographie :

 

-       Histoire des communes de l’Isère, 1, 1987, page 336

 

CHAPELLE DU BARD (la) (canton d’Allevard)

 

Epoque gallo romaine : le lieudit « l’Etra », au bord de l’actuelle route départementale d’Allevard au Pont de Brens, suggère l’emplacement d’une voie antique qui aurait joindre Allevard à Arvillard en Savoie.

 

Bibliographie :

 

-       Isère gallo romaine, 1, 1985, page 7

 

CHARANCIEU (canton de Saint Geoire en Valdaine )

 

Epoque gallo romaine : en 1862, lors de la démolition de l’ancienne église, construite selon la tradition locale sur l’emplacement d’un temple gallo romain, on découvrit 3 inscriptions :

 

Ø  un cippe funéraire replacé dans le mur extérieur de l’abside de l’église actuelle : « D(is) M(anibus) / FAVSTIAE VERVLAE / / L(ucius) MATERNIVS / EVTICHES / CONIVGI / OPTIMAE / P(osuit) ET S(ub) A(scia) D(edicavit) » : « aux dieux manes de Faustiae Verulae, Lucius Maternius Eutyches, à son excellente épouse a élevé ce tombeau et l’a dédié sous l’ascia » (monument historique au titre des objets mobiliers, 1975). La hauteur des lettres laisse à penser à un monument funéraire de très grandes dimensions (mausolée ?). Une inscription d’un possible membre de cette famille (Sextus Vicius EUTYCHES, citoyen de Trêves, a été retrouvée à Eauze (Gers) au 18ème siècle

Ø  un fragment d’inscription provenant d’un tombeau et replacé également dans le mur extérieur ouest de l’église : « H(oc) M(onumentum) H(eredem) N(on) S(equetur) N(eque) (L(ocus (S)epulturae) » : « ce monument ne passe pas à nos héritiers (ainsi que le lieu de la sépulture ?) ». Cette formule est assez rare (elle est unique dans le département de l’Isère) et elle est utilisée pour constater la volonté de celui qui l’avait fait élever d’exclure ses héritiers du droit de disposer soit du monument soit du terrain sur lequel il était élevé. On la rencontre 7 fois à Narbonne (monument historique au titre des objets mobiliers, 1975)

Ø  un fragment d’inscription à Mercure se présentant sous la forme d’une tablette rectangulaire moulurée incomplète à droite et remployée dans le mur d’une remise dans le bourg: « MERCVRIO / M(arcus) VERA(tius ?) / …VV… » : « à Mercure, Marcus Vera(tius ?)… ».

 

On a vu dans le nom de Charancieu le patronyme Corentius (domaine de).

 

Haut moyen âge : en un endroit non précisé, un site du haut moyen âge aurait été localisé.

La localité est mentionnée en 917.

 

Bibliographie :

 

-       A. ALLMER et A. de TERREBASSE : inscriptions antiques et du moyen âge de Vienne, 1876, III, n° 544, 545, 546

-       CIL XII, 1888, n° 2417, 2418, 2419

-       Abbé A. CHAPELLE : notice historique sur Chelieu près de Virieu sur Bourbre dans le Dauphiné du 26 février 1888, page 406

-       U. CHEVALLIER : Regeste Dauphinois, 1913, n° 1030

-       Chanoine J. B. LANFREY : chez nous, recueil de notes historiques et géographiques sur le département de l’Isère, 1930, page 340

-       P. H. BILLY : origine des noms des villes et des villages de France, 1981, page 77

-       Isère gallo romaine, 2, 1987, page 63

-       M. COLARDELLE et E. VERDEL : chevaliers paysans de l’an Mil au lac de Paladru, 1993, page 104

-       ILN, V, 2, Vienne, 2004, n° 587, 588 et 589, pages 251 à 254

-       CAG 38/2, 2011, page 178  

 

CHARANTONNAY (canton d’Heyrieux)

 

Haut moyen âge : la localité, dans laquelle on a vu le patronyme Caranto, est citée sous le nom de « Carantino » et « Villam Carentennacum » dans un acte de 928.

 

Bibliographie :

 

-       U. CHEVALLIER : Regeste Dauphinois, 1913, n° 1094

-       P. H. BILLY : origine des noms des villes et des villages de France, 1981, page 77

-       J. FILLEAU : dictionnaire toponymique des communes de l’Isère, 2006, page 33

 

                                               CHARAVINES (canton de Virieu)

 

Préhistoire : en octobre 1921, H. MULLER profitant d’une baisse exceptionnelle des eaux du lac de Paladru explora une « cité lacustre », dite « Village des Baigneurs ». Il effectua trois sondages entre les 500 pilotis qui émergeaient alors de la vase à 150 m au large de la plage de Charavines. Plusieurs outils de silex furent ainsi découverts avec une meule et de la céramique qui furent attribués au néolithique. Puis les eaux reprirent leur niveau normal, 2 ou 3 mètres au dessus, et cette découverte n’eut pas de lendemain.

Un demi siècle plus tard, à l’automne 1971, les eaux baissèrent de nouveau et A. BOCQUET entreprit des fouilles systématiques qui se poursuivent encore. Ce village était pratiquement intact depuis son enfouissement et son immersion par la montée des eaux. Il couvrait une surface de 1500 m2 bordée de deux cotés par l’eau et clos, sur les deux autres, par une palissade légère ouverte par une porte. Au centre de l’enclos, quelques alignements se distinguaient au centre d’une forêt de pieux (plus de 600). En fait, il y avait eu deux villages successifs avec une première occupation de – 2669 à – 2647 et une seconde occupation de – 2609 à – 2587. Ces villages avaient été occupé par des agriculteurs chasseurs non sur le lac mais sur le rivage. Trois maisons ont été identifiées mais il pouvait y en avoir cinq ou six.

Les très nombreux vestiges archéologiques récupérés par les fouilles modernes peuvent se répartir ainsi :

-       outils en silex : plus de 10 000 pièces de silex éclaté (racloirs, lames, couteaux…),

-       2 exceptionnels poignards emmanchés constituant la plus importante découverte jamais faite en Europe,

-       des haches polies et des gaines en bois de cerf,

-       plus de 400 vases en céramique,

-       un exceptionnel panier en osier, le plus ancien connu d’Europe occidentale,

-       des armes : fragments d’arcs, de flèches et de pointes,

-       des objets domestiques : cuillères en bois, vaisselle en céramique, vases de dimensions variées, pelotes de fil, fuseau et fusaïoles, morceaux de tissu, peignes en buis,

-       des bijoux : perle d’ambre, perles en calcite, perles en cuivre, pendeloque en schiste.

 

Le second village semble avoir été détruit par un incendie et abandonné à cette occasion.

Sur le site médiéval de « Colletière » un pieu a été daté par dendrochronologie de 9000 BP.

On notera que la « Pierre de Libre Soleil » est située sur la commune de BILLIEU (supra).

 

Protohistoire : on a découvert des tessons de céramique de l’époque de la Tène. Le site lacustre dit CH 4 a livré des pieux du bronze final.

 

Epoque gallo romaine : divers vestiges sont connus :

 

Ø  H. MULER indique avoir découvert à la station des « Grands Roseaux » quelques tegulae remployées

Ø  sur le site des « Baigneurs », découverte isolée d’un fond de céramique Allobroge avec l’estampille « VALLO FEC(it) »

Ø  au lieudit « Bourgalière », à 30 m du village, on a découvert en juillet 1942, à l’occasion des basses eaux du lac, une statuette de Sucellus. Celle-ci, en alliage de bronze de 7,5 cm de hauteur, d’un poids de  75 grammes, primitivement attribuée à la fin de l’indépendance gauloise, est aujourd’hui datée des 2ème ou 3ème siècles de notre ère. Elle est conservée au Musée Dauphinois. Au même endroit, de nombreux tessons ramassés en surface – dont une coupe carénée complète – laissent supposer la présence d’une occupation permanente au bas empire laquelle a été confirmée par les fouilles en 2000. Celles-ci ont livré un fond de vase en céramique Allobroge avec inscription « NOSTER F(ecit) », un fragment d’amphore gréco italique, un fragment de panse à décor guilloché et un gros tessons de céramique commune

Ø  sur le site haut médiéval de Colletière on a découvert divers objets antiques : des fragments de flacons, de coupelles, des perles, un cabochon en verre de couleur bleue, une intaille en verre bleu avec inscription « SAB M VP » (nom du propriétaire ?), six poids de filet, une tesselle de mosaïque cubique, 7 monnaies (très usées) du 1er au 4ème siècle (as de Claude, dupondius du 2ème siècle, deux antoniniani de Claude II, trois monnaies de la fin du 4ème siècle) et des fragments de tegulae, d’imbrices et de céramique. Des pieux ont été datés au radiocarbone de l’époque gallo romaine. Il est maintenant considéré que certains de ces objets ont pu être transmis par héritage (intaille, perle), que d’autres (monnaies de bronze) peuvent n’avoir jamais cessé de servir comme jetons de compte et que les fragments de tegulae, d’imbrices et de céramique ont été récupérés sur un ou plusieurs sites gallo romains proches que les médiévaux devaient connaître

Ø  dans le village même de Charavines, un niveau de destruction comportant des tegulae et des charbons de bois signale la proximité d’un habitat rural antique, près du cours actuel de la Fure

Ø  au lieudit « Furrand », on a découvert, en 1990, un petit habitat gallo romain des 2ème et 3ème siècles

Ø  au lieudit « Route des Plaines », présence d’un important site à tegulae.

Ø  enfin, en mars 2000, des sondages à l’emplacement du lotissement « les Parcs de la Tour », au lieudit « Guillermet » ont révélé un habitat des 1er au 3ème siècles.

 

Haut moyen âge : au lieudit « Pagetière », des sépultures ont été découvertes vers 1900.

Le site de Colletière a également livré un pendant d’oreille en laiton, deux agrafes à double crochet d’époque mérovingienne, deux oboles et un denier de la fin du 10ème siècle.

 

Nota : l’habitat de Colletière, occupé de 1030 à 1040 par des « chevaliers paysans » échappe au cadre du présent inventaire.

 

Bibliographie (non exhaustive) :

 

-       H. MULLER : une station lacustre néolithique à Charavines, Rhodania, 1923

-       E. MILLION : le lac de Paladru, 1930, pages 48 à 55 et 57

-       P. FLACHET : le dieu gaulois du lac de Paladru et la station lacustre de Colletière dans PV de la SDEA, janvier – mars 1957, pages 171 à 177

-       J. CHAUFFIN : les stations gallo romaines du Bas Dauphiné, Evocations mars avril 1960, page 152

-       A. BOQUET : l’Isère préhistorique et protohistorique, 1969, page 225 et 226

-       A. BOCQUET et C. ORCEL : premiers résultats dendrochronologiques dans les structures de la station des Baigneurs à Charavines, Nouv. Arch. Musée Histoire Naturelle de Lyon, fascicule 13, 1975, pages 15 à 20 

-       La vie au néolithique : Charavines, un village au bord d’un lac il y a 5000 ans. Histoire et Archéologie n° 64, juin 1982

-       C. W. BECK et A. BOCQUET : découverte à Charavines d’ambre néolithique provenant de la mer Baltique, compte rendu des séances de l’Académie des inscriptions et des belles lettres, novembre décembre 1982, pages 725 à 729

-       J. L. BROCHIER : la sédimentation lacustre spatiale : étude d’une surface d’habitat sur la station des Baigneurs, lac de Charavines, bulletin de la société de préhistoire française, T 79, 1982, 2, pages 51 à 55

-       M. COLLARDELLE : sépultures et tradition funéraire du 5ème au 13ème siècles après J. C. dans les campagnes des Alpes françaises du nord, 1983, page 176

-       A. BOCQUET et F. VIN : un exemple de recherche subaquatique : le village néolithique de Charavines, lac de Paladru, Isère, dans 108ème congrès national des sociétés savantes, Grenoble 1983, pages 67 à 71

-       GALLIA Préhistoire, 1985, T 28, fascicule 2, page 404

-       GALLIA Informations, Rhône Alpes, 1986, pages 93 à 96

-       Isère gallo romaine, 2, 1987, page 87

-       Un village de l’an Mil retrouvé sous l’eau, Histoire et Archéologie n° 129, juillet août 1988

-       Archéologie de la France, 30 ans de découvertes, 1989, page 140

-       Archéologie chez vous n° 8, 1990, pages 28 et 29

-       Dictionnaire archéologique de la France, 1, 1990, pages 138,139 et 2, page 433

-       Chronique des fouilles, la Pierre et l’Ecrit 1991, pages 225 et 226

-       M. COLARDELLE et E. VERDEL : les habitats du lac de Paladru (Isère) dans leur environnement, 1993, pages 187, 188, 216, 217, 285, 289, 305, 309 et 310

-       H. LAVAGNE : notice sur une statuette de bronze (Sucellus) dans M. COLLARDELLE et E. VERDEL (ci avant), 1993, page 313

-       J. P. MOYNE : à la découverte du pays d’art et d’histoire des Trois Vals, lac de Paladru, 1993, pages 10, 14 et 15

-       Les plus beaux sites archéologiques de la France, 1993, page 185

-       Archéologia n° 305, octobre 1994, pages 18 à 25

-       Atlas du patrimoine de l’Isère, 1998, pages 30 et 31  

-       SRA, Bilan scientifique 2000, page 100

-       CAG 38/2, 2011, pages 178 et 179

 

                                               CHARNECLE (canton de Rives)

 

Protohistoire : au lieudit « le Trousseau » on aurait découvert à une date et dans des circonstances inconnues une hache à douille du bronze final.

Pour P. CHANARON, le nom de la colline du « Taramont » sur la limite de Moirans, proviendrait de Taramis, dieu gaulois que les Romains assimilèrent ensuite à Jupiter.

 

Epoque gallo romaine : divers vestiges sont signalés :

 

Ø  la voie romaine de Vienne à Suse traversait la commune. Elle est mentionnée sur la Table de Peutinger. Elle était pavée de pierres plates et a été, comme beaucoup de voies romaines, dépavée au moyen âge, la récupération des pierres servant à la construction des maisons. Venant de la station de Moirans par le « Bois du Four », la voie passait au pied du « Rochat » puis aux « Etrats » (via strata) et, enfin, aux abords de « Mercuel » sur Réaumont. Elle porte toujours le nom de « Grand Chemin »

Ø  à proximité subsiste un lieudit « Trievoz » (les trois voies ?)

Ø  le pont sur le « Ri Dolon », restauré au 17ème siècle, aurait été jeté par les romains sur le pour permettre le passage de la voie romaine. Ce pont marque toujours les confins des communes de Moirans, Charnecle, Saint Cassien et Réaumont

Ø  au hameau de « Basse Lezardière » emplacement présumé d’un domaine gallo romain

Ø  les « Sources de Rochat » marquent l’emplacement d’un possible sanctuaire : les sources étaient usuellement personnifiées en Gaule par les Déesses Mères et étaient souvent consacrées et associées à des nymphes de la source guérisseuse. Ces déesses mères ou « Matronae » étaient souvent groupées par triade, les Celtes accordant une valeur mystique au nombre trois. S’inspirant de ce principe, les Allobroges accordaient un culte particulier aux lieux où les hasards de la nature groupaient trois sources rapprochées. Plusieurs lieudits « Trois Fontaines » subsistent dans la région à Rives, Pommiers la Placette, Brézins, Laval, Séchilienne et Charnècle. C’est d’une forme latine que vient ici le nom (Font, Fontem, Fond, Fons) succédant aux mots latins « Tre Diva ». C’est à Charnecle que l’on est le plus près des termes antiques avec « Trefond » qui est toujours le nom du petit hameau situé à proximité du « Rochat » (de « Rocca », roche), petite butte rocheuse au pied de laquelle sortent les trois sources. Toujours aussi limpides, elles sont captées dans un bassin en ciment, à quelques mètres de la voie romaine. Il y eut sans doute là un lieu de culte dès l’époque gauloise, la voie romaine s’étant, de toute évidence, substituée à une piste gauloise. En 1995 on y a découvert un peson de tisserand en plomb (renseignement inédit)

Ø  au lieudit « la Maladrerie » on a découvert au 19ème siècle plusieurs « tombeaux en tuf » considérés comme gallo romains par W. MEYER

Ø  à l’emplacement d’une ancienne chapelle dédiée à Sainte Madeleine, un auteur croyait déceler l’existence d’un temple dédié à Bacchus ! Cette assertion, qui ne s’appuie sur aucune observation sérieuse, ne doit bien évidemment pas être retenue.

 

Haut moyen âge : selon Philippe CHANARON, le lieudit « la Gouterie » marquerait l’emplacement d’un camp Burgonde. Leur installation, vers le milieu du 5ème siècle, se trouverait corroborée par certains toponymes, d’origine germanique, qui se trouvent sur un emplacement géographique restreint autour de la « Gouterie ».

 

Bibliographie :

 

-       T. OGIER : la France par cantons et par communes, département de l’Isère, 1863, pages 13 et 14

-       P. CHANARON : Charnècle à travers les siècles, 1980, pages 6, 8, 9 et 13 à 23

-       M. COLARDELLE : sépultures et tradition funéraire du 5ème au 13ème siècles dans les campagnes des Alpes françaises du Nord, 1983, page 176

-       Isère gallo romaine, 1, 1985, page 111

-       W. MEYER : l’ancien arrondissement de Saint Marcellin à l’époque gallo romaine, Inventaire d’archéologie rurale, 1992, pages 38 à 40

-       CAG 38/1, 1994, page 108

-       J. C. MICHEL : la voie romaine de Cularo à Vienna (inédit).

 

CHARRETTE (canton de Morestel)

 

Préhistoire : E. CHANTRE a découvert en 1867 une hache polie ovalaire.

 

Protohistoire : en 1991, au lieudit « Vessière » on a découvert trois tessons de l’âge du bronze.

 

Epoque gallo romaine : en 1988, à l’occasion du creusement d’une tranchée d’irrigation, on a découvert une riche villa romaine au lieudit « Marcieu ». Longue de 75 m, elle a connu plusieurs états dont les plus anciens remontent aux 1er et 2ème siècles. Elle pouvait couvrir 2 hectares. Les indices d’un certain luxe sont importants.

En 1991, au lieudit « Briche Maillet » on a découvert un (ou plusieurs ?) site gallo romain. La même année c’est une ferme qui a été découverte au lieudit « les campagnes de la Craz ». En 1992, une dépendance agricole a été repérée au lieudit « Craquanaud »

 

Haut moyen âge : sur le site de la villa, vestiges d’une construction plus réduite au haut moyen âge.

A proximité de l’église, en 1991, une sépulture à coffre de lauzes a été exhumée.

 

Bibliographie :

 

-       A. BOCQUET : l’Isère préhistorique et protohistorique, 1969, page 226

-       GALLIA Informations, 1996, page 96

-       CAG 38/2, 2011, pages 179 et 180

 

CHARVIEU CHAVAGNEUX (canton de Pont de Cheruy)

 

Préhistoire : on a découvert 2 haches à bords droits d’époque néolithique.

 

Protohistoire : découverte d’une hache du type de « Neyruz ».

Au lieudit « le Moutaret », bloc de micaschiste tronqué à une extrémité portant 3 cupules sur la troncature et une dizaine d’autres dispersées sur le dessus.

 

Epoque gallo romaine : selon P. H. BILLY, le nom de Charvieu viendrait du patronyme Calvius (domaine de).

Trois voies romaines auraient traversé la commune : celle de Vienne à Saint Claude, celle de Lyon à Crémieu et celle d’Anthon à Charvieu. Divers vestiges sont connus :

 

Ø  à Charvieu, le long de l’ancienne voie de Vienne, on a découvert des tegulae, des poteries grises et un fond d’amphore

Ø  le lieudit « les Coutuses » a livré des monnaies romaines (non décrites) et un fond d’amphore

Ø  au lieudit « Ternans », des monnaies et des briques ont été exhumées

Ø  au hameau de « Constantin », au nord est de la commune, on a découvert un contrepoids en terre cuite avec inscription « IVVINALIS »

Ø  sur le même lieu, avant 1836, on aurait mis au jour un trésor (de Constantin ?) mais les indications fournies sont très vagues

Ø  à Chavagneux, ce sont des monnaies et des tegulae qui ont été découvertes.

 

Haut moyen âge : à Charvieu, aux « Burlenchères », on a découvert une sépulture du 5ème siècle.

De sépultures sous dalles sont signalées à Chavagnieu.

 

Bibliographie :

 

-       M. C. GUIGUE : les voies antiques du Lyonnais, 1890

-       C. REVELLIN et J. CHAUFFIN : sépultures sous dalles à Chavagnieu, Evocations, janvier février 1954

-       J. CHAUFFIN et D. RUTTLER : vers une extension du problème des pierres à cupules, Evocations 1956, pages 1519 et ss

-       J. CHAUFFIN : les stations gallo romaines du Bas Dauphiné, Evocations, janvier février 1959, page 79

-       A. BOCQUET : l’Isère préhistorique et protohistorique, 1969, page 226

-       M. C. BAILLY MAITRE et M. CLERMONT : inventaire d’archéologie rurale en Bas Dauphiné du 6ème au 11ème siècles, 1974, page 31

-       P. H. BILLY : origine des noms des villes et des villages de France, 1981, page 78

-       Histoire des communes de l’Isère, 1, 1987, pages 281 et 282

-       Isère gallo romaine, 2, 1987, page 122

-       X. LORIOT et B. REMY : corpus des trésors monétaires antiques de la France, T V, Rhône Alpes, 1988, page 59

-       CAG 38/1, 1994, page 166

-       CAG 38/2, 2011, pages 180 et 181

 

CHASSE SUR RHONE (canton de Vienne Nord)

 

Protohistoire : 2 haches en bronze à bord droit du type dit de « Neyruz » ont été découvertes. L’une de ces haches est conservée au Musée Dauphinois (67.12.188).

 

Epoque gallo romaine : au 19ème siècle on voyait encore des tronçons de voie romaine (compendium de Vienne à Lyon ?) sur le plateau de Chasse, à l’ouest de la RN 7.

Autrefois, au château de Bonnard était conservée une pierre creusée en forme de bassin avec dédicace : « (i)O SEX(tio) F(i)L(io) LAETO / …AED(ili) / … (pleb)S VRBANA » : « : « à A…ius Aetus, fils de Sextus, édile, la plèbe ( ?) urbaine ». L’inscription est aujourd’hui au musée lapidaire de Vienne.

Aux lieudits « Champ Souffray » et « Tremblas », dans une cour de ferme (ferme Bouchard), sarcophage anépigraphe provenant de l’ancien hôpital de Vienne.

Un sarcophage identique se trouverait à la « Ferme Pellin » de Tremblas.

On notera également un lieudit « Mars » (toponyme unique dans l’Isère) aujourd’hui occupé par une ferme (site cultuel disparu ?).

 

Haut moyen âge : la localité est citée sous le nom de « Lendatis » au 9ème siècle.

 

Bibliographie :

 

-       A. ALLMER et A. de TERREBASSE : inscriptions antiques et du moyen âge de Vienne, 1876, n° 173

-       Baron RAVERAT : nouvelles excursions en Dauphiné, 1879, page 29

-       CIL XII, 1888, n° 1875

-       A. BOCQUET : l’Isère préhistorique et protohistorique, 1969, page 226

-       A. BOCQUET : catalogue des collections préhistoriques et protohistoriques du Musée Dauphinois, 1970, page 44

-       Isère gallo romaine, 2, 1987, page 157 

-       F. DORY : inventaire archéologique et voies antiques du Viennois occidental, époque gallo romaine, 1988, page 66

-       ILN, V, 2, Vienne, 2004, n° 289, pages 339 et 340

-       J. FILLEAU : dictionnaire topographique des communes de l’Isère, 2006, page 34

 

CHASSELAY (canton de Vinay)

 

Epoque gallo romaine : la limite communale est encore constituée par le très ancien chemin dit de « l’Estrat » qui serait une voie romaine transversale de Vienne à Die.

Le nom de la commune pourrait provenir du patronyme Cacillius ou Catiellus.

 

Haut moyen âge : au 10ème siècle, la localité est citée sous le nom de « Cacellacus ».

 

Bibliographie :

 

-       C. FILHOL : la voie romaine de Vienne à Die, Rhodania, 1920

-       P. H. BILLY : origine des noms des villes et des villages de France, 1981, page 78

-       Isère gallo romaine, 1, 1985, page 242

-       J. FILLEAU : dictionnaire toponymique des communes de l’Isère, 2006, page 34

 

CHASSIGNIEU (canton de Virieu)   

 

Epoque gallo romaine : il existe un hameau très ancien nommé « Collonges » qui s’étend sur Chassignieu et Saint Ondras, dont la forme originelle « Colonica » est attestée par le testament d’Abbon de 739.

Une prospection conduite sur le site a fait découvrir quelques fragments de tegulae dans le lit du ruisseau mais le véritable site antique de « Colonica » reste encore à découvrir.

Selon P. H. BILLY, le nom de la commune proviendrait du patronyme Cassenius (domaine de).

 

Bibliographie :

 

-       J. MARION : les cartulaires de l’église cathédrale de Grenoble dits « Cartulaires de Saint Hugues », 1869, pages 37 et 44

-       U. CHEVALLIER : Regeste Dauphinois, I, 1913, n° 852 page 145

-       E. PILOT de THOREY : dictionnaire topographique du département de l’Isère publié par U. CHEVALIER, 1920, page 104

-       Chanoine LANFREY : les noms anciens des paroisses du diocèse de Grenoble et des communes du département de l’Isère, 1940, page 29

-       P. H. BILLY : origine des noms des villes et des villages de France, 1980, page 78

-       Histoire des communes de l’Isère, 1987, page 495

-       Isère gallo romaine, 2, 1987, page 87

-       M. COLARDELLE et E. VERDEL : les habitats du lac de Paladru dans leur environnement, 1993, page 310

-       CAG 38/2, 2011, page 181

 

CHATEAU BERNARD (canton de Monestier de Clermont)

 

Epoque gallo romaine : une voie romaine secondaire de Grenoble à Die passait-elle par le col de l’Arzelier ? Des traces pourraient être possibles au lieudit « Croix de Jacques ».

Le lieudit « le Désert » à 300 mètres de « Mas Roux » rappelle t-il un ancien domaine gallo romain (desertum) ?

 

Haut moyen âge : au dessus du « Pas de la Balme », à près de 1900 m d’altitude subsistent les vestiges d’un mur d’une quinzaine de mètres de longueur, encore haut de près de 2 m en certains endroits, qui passe pour avoir été un mur de défense contre les Sarrasins. Selon la légende, au 8ème siècle, des Sarrasins venus du sud auraient atteint Château Bernard et, à la faveur de complicité locales, décidé de franchir le « Pas de la Balme » pour aller piller Corrençon. Les habitants du plateau n’entendant pas se laisser faire de la sorte auraient alors édifié au dessus du Pas mais bien dans l’axe du chemin, une fortification défensive dont l’équilibre précaire était artificiellement assuré par des cordes maintenant l’ouvrage. Lorsque les envahisseurs furent à proximité du Pas, les défenseurs rompirent alors la fortification, déclenchant une avalanche de rochers et de blocs qui tua quasiment tous les Sarrasins. Seuls deux sarrasins auraient survécu : l’un serait venu mourir à « Mas Roux » et l’autre se serait établi à MIRIBEL LANCHATRE (infra). Le mur dont il s’agit est un important entassement de pierres arrangé de main d’hommes. Long de plus de 15 mètres, encore haut en un point d’1,70 mètre. Cette fortification énigmatique, assez peu étudiée il est vrai, n’a pas reçu jusqu’alors d’explication satisfaisante. Au-delà de la légende, on a aussi parlé d’oppidum,  de site cultuel, de cabane de berger ou de barrière protégeant les troupeaux des grands précipices. Mais ceci est contredit à la fois par les lieux mêmes et, surtout, par une entaille dans le rocher qui n’est pas d’origine naturelle et qui semble montrer qu’il y eut, en cet endroit, un poste de surveillance, en rapport avec le mur. Deux échancrures de même nature sont également visibles à proximité.

On pourrait aussi y voir une délimitation territoriale ou une frontière entre Allobroges et Voconces (voire même Tricorii) assortie d’un poste de surveillance.

Selon L. TERRAS, la tradition orale dit que les autochtones auraient édifié ce « bari dé peiros sechas oou couol de la Balme ».

Cette région est, en effet, en limite de deux circonscriptions diocésaines (Grenoble et Die). De plus, c’est dans ces parages que se situe la limite linguistique entre franco provençal et langue d’Oc (voir également CORRENCON, infra). Selon Madame Y. VALLIER, la mémoire de Château Bernard, sa grand-mère ne lui disait pas, dans sa jeunesse, « ferme la porte » mais « Sarraso », mot qui avait sans doute perduré durant les siècles pour signifier un péril, une nécessité de se barricader. Un rapport évident en ces lieux existe donc avec le « mur ». Au plan historique, il parait établi que les Sarrasins firent des incursions dans la province viennoise au 8ème siècle, en 724 ou en 732. Par ailleurs, le testament d’Abbon laisse à penser que parmi ceux qui firent cause commune avec les envahisseurs il y aurait eu des habitants du pagus de Grenoble. A Château Bernard ce souvenir semble avoir traversé les siècles puisque, sur une superficie restreinte subsistent trois toponymes significatifs : outre le « mur des Sarrasins », on trouve « la fontaine sarrasine » et le « camp des Sarrasins ». Selon F. GAUTIER, ce dernier lieudit aurait été situé « en dessous du sentier unissant Prélenfrey à la Combe de Château Bernard » (Chemin de la Vie ?). Vers 1930, des fouilles infructueuses auraient été exécutées sur ce « camp ». Trois autres lieudits pourraient évoquer les Sarrasins : « la Rousse » (terre des Roussets), « Serre Rousset » et « Mas Roux ». On a parfois prétendu que des fragments d’armes auraient été retrouvés dans la fortification ou à proximité mais ceci semble controuvé. De plus, F. GAUTIER qui a fouillé le terrain autour du mur et sous la Balme dit n’y avoir trouvé que quelques os de moutons et du charbon de bois.

Le hameau de « Puy Grimaud » pourrait remonter au haut moyen âge (domaine de Grimald ?).

Au lieudit « le Désert », la tradition fait état d’un édifice cultuel antérieur à l’époque de Saint Hugues. 

 

Bibliographie :

 

-       A. BOUCHAYER : les Sarrasins dans les Alpes au 10ème siècle, BSDEA, T XXII, 1922, pages 23 à 34

-       H. MULLER : mise au point sur la question des Sarrasins, anthropologie, histoire, légendes, BSDEA, T XXII, 1922, pages 35 à 41

-       A. BOUVIER : au Pas de la Balme, la légende des sarrasins, le Dauphiné Libéré du 12 septembre 1951

-       G. BARRUOL : les peuples préromains du sud est de la Gaule, étude de géographie historique, 1969, page 293

-       L. TERRAS : la Vicomté de Trièves, 1970, pages 15 et 191

-       B. REMY : les limites de la cité des Allobroges, Cahiers d’histoire, XV, 1970, pages 195 à 213

-       Notes inédites de F. GAUTIER des 24 août et 22 septembre 1984

-       Isère gallo romaine, 1, 1985, page 80

-       Histoire des communes de l’Isère, 1988, page 347

-       A. REYMOND : l’insolite et images fortes du passé, 1989, pages 282 et 283

-       F. DA COSTA et P. MARCAIS : le Vercors, 1990, page 68

-       J. C. MICHEL : contribution à l’étude du mur dit des Sarrasins, Bulletin des AVG n°35, juin 1995, pages 38 à 58

-       Bulletin des AVG n° 37, juin 1996, page 60  

-       J. C. MICHEL : les voies romaines du Trièves (II), Bulletin des AVG n°44, décembre 1999, pages 21et 22

-       J. C. MICHEL : les voies romaines du Trièves II, Bulletin des AVG n° 44, décembre 1999, pages 22 et 23

-       Grenoble antique, 1999, pages 20, 126 et 136

-       J. C. MICHEL : le mur dit des Sarrasins, Cahiers du Peuil n° 5, 2003, pages 19 à 28

-       Renseignements de Mme Y. VALLIER du 4 mars 1996 et correspondance du 20 mars 1999

 

CHATEAUVILLAIN (canton de Bourgoin)

 

Préhistoire : au lieudit « le Subuet », en 1971, on a découvert une hache polie trapézoïdale en roche verte d’époque néolithique.

La « Pierre Aiguë » pourrait être un mégalithique.

 

Epoque gallo romaine : tradition de villa.

 

Bibliographie :

 

-       H. CHATAIN : les haches en pierre polie du Bas Dauphiné, Evocations, 1979, n° 2, page 42

-       Histoire des communes de l’Isère, 1987, page 73

-       Isère gallo romaine, 2, 1987, page 7

 

CHATELUS (canton de Pont en Royans)

 

Préhistoire : un abri découvert en 1984 au « Pas de la Charmatte » a livré des vestiges mésolithiques et néolithiques.

 

Protohistoire : au lieudit « Chemin du Merle », on a découvert en 1900 une flèche de l’âge du Fer.

La « Grotte de la Poterie » a livré des fragments de céramique du bronze final.

 

Epoque gallo romaine : la grotte a également livré une grande quantité de vaisselle en céramique et des épingles à cheveux, preuves de nombreux séjours de familles entières au bas empire.

 

Bibliographie :

 

-       A. BOCQUET : l’Isère préhistorique et protohistorique, 1969, page 226

-       La Pierre et l’Ecrit, 1991, pages 226 et 227 et 1992-1993 pages 203 et 204

-       GALLIA Informations, Rhône Alpes, 1996, pages 96 et 97

-       M. P. WILLINGENS : bibliographie des sites de l’âge du fer, 1987

-       Archéologia n° 335, juin 1997, page 30

-       Vassieux, sd, page 67

 

CHATENAY (canton de Roybon)

 

Il n’y a pas de vestiges archéologiques connus.

On notera toutefois la présence de deux toponymes intéressants : la « Grande Charrière » et le « hameau de Sarrazinet » : on sait, en effet, que les déclinaisons du mot « Sarrasin » indiquent souvent des sites d’origine antique).

 

Haut moyen âge : Chatenay est cité sous la forme « Castanetum » dans un acte du 25 janvier 945.

 

Bibliographie :

 

-       U. CHEVALLIER : Regeste Dauphinois, 1913, n° 1174

 

 

CHATONNAY (canton de Saint Jean de Bournay)

 

Epoque gallo romaine : on a parfois – à tort – vu à Chatonnay l’emplacement de TVREDONVM.

N. CHORIER voyait dans le nom de Chatonnay la survivance du nom de Caton qui l’aurait fondée (?). Pour sa part, P. H. BILLY y voit le patronyme Catto.

On ne connaît pas de vestiges d’époque antique hormis les suppositions de MAYOUD qui place au lieudit « la Zeya » un « temple gaulois élevé à Hesus » et qui suppose que « les Delphines étaient des digues en pierre érigées par les Romains pour régler à volonté l’irrigation des prés et placées sous la garde des déesses protectrices ».

 

Haut moyen âge : emplacement d’une double motte castrale.

 

Bibliographie :

 

-       F. CROZET : description des cantons de l’Isère, 1870

-       J. MAYOUD : Estrablin et ses environs, 1883

-       GASPARD et PIOLAT : recherches historiques sur les communes du canton de Saint Jean de Bournay, 1889

-       P. H. BILLY : origine des noms des villes et des villages de France, 1981, page 79

-       Archéologia n° 154, mai 1981, page 65

-       M. COLARDELLE : sépultures et tradition funéraire du 5ème au 13ème siècle après J. C. dans les campagnes des Alpes françaises du nord, 1983, page 176

-       Isère gallo romaine, 2, 1987, page 142

 

CHATTE (canton de Saint Marcellin)

 

Protohistoire : selon une tradition rapportée par A. FAVOT, le « Château des Pauvres » aurait été édifié sur un oppidum gaulois.

 

Epoque gallo romaine : passage de la voie romaine de Grenoble à Valence et d’une autre voie antique (voie de Vienne à Die ?).

De nombreux vestiges gallo romains sont connus sur le territoire de la commune, dont le nom pourrait provenir du patronyme Castus :

 

Ø  à « Puvelin », en 1832, on aurait exhumé les restes d’une sépulture avec deux vases, des lacrymatoires et les vestiges d’un poignard

Ø   ce hameau est situé sur le tracé proposé par C. FILHOL pour la voie de Vienne à Die

Ø  des teguale subsisteraient dans une parcelle en légère pente

Ø  en 1894, on a exhumé dans l’ « Enclos Crozet » une mosaïque et des substructions de ce qu’H. MULLER pensait être un établissement thermal

Ø  en 1902, lors de la construction de l’actuelle église, on a découvert un moule monétaire en terre cuite d’époque Sévérienne

Ø  en 1905, une façade du château médiéval dit « des Pauvres » s’écroula, mettant à jour, en arrière, une construction en tuf à grand appareil d’époque romaine (castrum ?)

Ø  on a également retrouvé sur ce site de nombreuses tegulae

Ø  en 1914, au lieudit « la Galicière » au hameau de Saint Just, on a mis au jour une mosaïque

Ø  au « Pré de la Balme » (peut être le lieudit actuel « la Barme » ?), H. MULLER a trouvé quelques tesselles de mosaïque

Ø  de provenance locale, un cabochon en bronze représentant une tête masculine coiffée d’un bonnet à trois pointes, aujourd’hui perdu, figurait jadis dans les collections du Musée Dauphinois

Ø  en 1992, au château d’Hyères, on a découvert un important site à tegulae s’étendant sur 450 mètres d’est en ouest

Ø  2 inscriptions romaines sont remployées dans le mur de l’église : la première : « MAIAE / AVG(ustae) SACR(um) / T(itus) EPPIVS D(ecimus) F(ilius) / IVLLINVS / EX VOTO » : « consacré à Mercure Auguste, Titus Eppius Iulinus fils de Decimus (a élevé ce monument) en accomplissement d’un vœu » (monument historique au titre des objets mobiliers, 1957)

Ø  la seconde : « MERCVR(io) / AVG(usto) SACR(um) / T(itus) EPPIVS D(ecimus) F(ilius) / IVLLINVS / EX VOTO » : « consacré à Mercure Auguste, Titus Eppius Iullinus fils de Decimus (a élevé ce monument) en accomplissement d’un vœu » (monument historique au titre des objets mobiliers, 1957). On notera qu’une inscription identique se trouve à CHEVRIERES au château de Blagneux (infra)

Ø  dans le soubassement de la façade latérale sud est de l’église subsistent des blocs de pierre retaillés qui sont peut être des remplois d’un édifice cultuel antique.

 

Haut moyen âge : emplacement d’une motte castrale sur le site du château.

 

Bibliographie :

 

-       J. J. A. PILOT : précis statistique des antiquités du département de l’Isère, BSSI, T 3, 1843, page 125

-       A. LACROIX : chronique, BSAD, 5, 1870, pages 379 à 384 

-       A. ALLMER et A. de TERREBASSE : inscriptions antiques et du moyen âge de Vienne, 1876, n° 443 et 444

-       CIL XII, 1888, n° 2194 et 2196

-       C. FILHOL : la voie romaine de Vienne à Die, Rhodania, 1920

-       A. FAVOT : notes historiques sur Chatte, 1922, pages 10 et 72 à 73

-       P. H. BILLY : origine des noms des villes et des villages de France, 1981, page 79

-       M. COLARDELLE : sépultures et tradition funéraire du 5ème au 13ème siècle après J. C. dans les campagnes des Alpes françaises du nord, 1983, page 176

-       Isère gallo romaine, 1, 1985, pages 160 et 161

-       Histoire des communes de l’Isère, 1988, page 112

-       W. MEYER : l’ancien arrondissement de Saint Marcellin à l’époque gallo romaine, inventaire d’archéologie rurale, 1992, pages 111 à 117

-       CAG 38/1, 1994, page 128

-       Grenoble antique, 1999, page 43

-       ILN, V, 2, Vienne, 2004, n° 327 et 328, pages 34 et 35

 

CHAVANOZ (canton de Pont de Cheruy)

 

Préhistoire : des pointes de flèches et des haches en pierre polie d’époque néolithique sont signalées.

 

Protohistoire : on aurait découvert des vestiges de l’âge du bronze dont un curieux vase en terre rouge.

Des fosses funéraires de l’époque de la Tène sont signalées.

Il semble qu’il y ait eu, à l’est de Chavanoz, une sorte de zone industrielle exploitée de la Tène au bas moyen âge.

 

Epoque gallo romaine : on a vu dans le nom de la localité le patronyme Cavannus (domaine de). Quelques vestiges sont connus :

 

Ø  un depot monétaire d’importance inconnue aurait été découvert vers 1970. Aucune pièce n’est conservée.

Ø  un gisement de potiers gallo romains avec fosses à argile a été découvert en 1970. Il est à peu près semblable à celui de SAINT ROMAIN DE JALIONAS (infra)

Ø  la même année, on a mis au jour, au lieudit « le Plan », une soixantaine de sépultures en coffres de dalles du haut empire. Cette nécropole était surimposée à un habitat antique (restes de murs, céramiques, tessons d’amphores…)

Ø  au lieudit « la Plaine » un puits et une nécropole suggèrent l’emplacement d’un habitat antique. Un four à amphores y a également été étudié en 1994.

 

Haut moyen âge : divers vestiges sont également connus :

 

Ø  au lieudit « les Condamines » on a mis au jour, vers 1930, des sépultures sous dalles de tradition Burgonde

Ø  en 1876, lors de la restauration de l’église, on a découvert une inscription paléochrétienne : « …. (manquent quatre lignes qui ont été lues avant 1933) (qui)SQVIS DEVERTIS AD ORA(ndum) / ORA PRO AGAPIO PR(es)B(yte)RO / CREATORE(m) D(omi)N(u)M HABEAS / PROTITECTOREM VT PARCAT D(eu)S / FACTIS PARCAT DICTIS PARCAT  / PRAVIS SENSIB(u)S VIXIT ANN(o)S L XXXV OBIET SVB DIE KAL(endas) IANVARIAS / LXVIII P(ost) C(onsulatum) BASILI V(iri) C(larissima) INDIC(tione) DECIMA » : « qui que tu sois, toi qui détournes tes pas pour prier, prie pour le prêtre Agapius ; qu’ainsi tu aies le Seigneur Créateur pour protecteur afin que Dieu pardonne aux sentiments mauvais. Il a vécu 85 ans. Il est mort le jour des calendes de janvier, 68 ans après le consulat de Basile, clarissime, la dixième année de l’indiction » (1er janvier 607/608). Remployée, cette inscription est classée monument historique au titre des objets mobiliers, 1952

Ø  à l’est de Chavanoz, emplacement de site du haut moyen âge.

 

Bibliographie :

 

-       P. WUILLERMIER : en territoire viennois, REA, 1946, pages 98 à 100

-       J. SAUNIER : l’église et le prieuré de Chavanoz, Evocations, janvier février 1960, pages 66 à 68  

-       Le Dauphiné Libéré du 5 octobre 1970

-       B. BLIGNY : histoire du diocèse de Grenoble, 1979, page 18

-       M. C. BAILLY MAITRE : les sépultures à inhumation du bas